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EAN : 9782205067460
88 pages
Éditeur : Dargaud (07/10/2011)
3.99/5   147 notes
Résumé :
Tous les esclaves ne rêvent pas de liberté. 1830, Afrique noire. Atar Gull, un superbe esclave, est chargé sur le bateau du capitaine Benoît pour être vendu aux Antilles. Son prix est élevé : c'est le fils d'un roi, un athlète, un guerrier... Son histoire nous entraînera des soutes d'un négrier jusqu'à la Jamaïque, des marchés aux esclaves au coeur des plantations ; son destin sera tragique...

Fabien Nury et Brunö signent une incroyable fresque flamb... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
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marina53
  27 septembre 2016
À bord de la "Catherine", sur l'Atlantique, le commandant Benoit espère être bientôt de retour à Nantes afin d'y retrouver sa femme et son fils. Négrier, c'est pour eux qu'il se livre à ce commerce dégradant. Une mer déchainée mettant à mal le brick, l'équipage n'est pas peu soulagé de poser enfin un pied à terre. Accueilli par van Harp, un négociant blanc d'Afrique, qui se propose de le remettre à flot, le commandant peut enfin commercer avec lui. Et les affaires semblent plutôt bonnes d'autant que la guerre entre petits et grands Namaquas a repris, ces derniers venant directement livrer leurs prisonniers aux négociants. C'est ainsi que Benoit repart avec pas moins de 32 nègres, 19 négresses et 11 négrillons. Parmi eux, une force de la nature, le chef des petits Namaquas: Atar Gull qui vaut à lui seul 100 guinées et qui devrait lui rapporter 500 livres en Jamaïque... Encore faut-il y arriver !
Librement adapté du roman d'Eugène Sue, publié en 1831, cet album vaut son pesant de pesos ! Fabien Nury nous offre un scénario implacable et maîtrisé de bout en bout. Une fresque singulière traitée avec force qui nous emmène des fonds de cale de la Catherine au coeur des plantations en passant par le marché aux esclaves, en compagnie d'Atar Gull, le chef des petits Namaquas devenu esclave. L'auteur traite ainsi de l'esclavagisme considéré normal, de la supériorité affichée des Blancs qui se croient moraux. L'on assiste à de terribles scènes. Atar Gull, assoiffé de vengeance contre ceux qui l'ont un jour assujetti, est un personnage fort, parfois sournois et surtout impitoyable. Au même titre, finalement, que tous ces Blancs. le trait épuré, épais et sobre de Brunö et les couleurs de Laurence Croix magnifient cette sombre tragédie. de la nuit crépusculaire aux chaleurs des plantations en passant par le flamboyant des flammes, les atmosphères se suivent et ne se ressemblent pas.
Un album fort, saisissant et profondément sombre...
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gill
  01 avril 2015
Celui-ci ne fait pas partie du lot. C'est un article spécial.
C'était le chef des "petits namaquas" depuis que son père avait été capturé et vendu.
Il vient d'être pris à son tour.
Il s'appelle Atar Gull.
Au bas mot, un étalon pareil rapportera bien 500 livres !
Vous avez vu ces muscles, cette taille.
A la Jamaïque, il pourra être vendu comme "mandingo"...
Cet album est inspiré d'un très sombre et ambigu roman d'Eugène Sue qui, à sa sortie en 1831, fit scandale et heurta par son cynisme, sa cruauté et sa lucide amertume.
La haine, plus forte que l'amour, ne laissant place à aucune pitié, à aucun autre sentiment, engage, insidieusement, implacablement, ce récit sur le versant de la désespérance et de la mort.
Atar Gull est un personnage maudit qui, dans son profond malheur, par sa vengeance, prononce lui-même sa malédiction.
Le scénario est écrit par Fabien Nury.
Les dessins sont réalisés par Brüno à qui l'on doit le très original "Nemo".
La couleur, qui ajoute réellement au récit, est de Laurence Groix.
L'alliance des trois est une véritable réussite.
Le graphisme, dont la forme parfois faussement un peu naïve cache la véritable audace, est un écrin façonné juste à la taille de cette adaptation si justement écrite.
Les personnages sont tranchés.
Ils sont souvent pathétiques, parfois inquiétants.
Ils semblent être le revers de l'humanité.
Pourtant la cruauté de cet ambigu récit réside dans le flou qu'il peut y avoir entre l'endroit et le revers....
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LiliGalipette
  28 avril 2012
Bande dessinée d'après le roman d'Eugène Sue. Scénario de Fabien Nury. Dessin de Brüno.
En Afrique, le conflit entre les petits et les grands Namaquas a pris un nouveau visage avec la traite des noirs. Désormais, la tribu victorieuse livre les vaincus aux blancs qui les embarquent dans des vaisseaux qui partent vers les colonies américaines. Voilà qui fait bien l'affaire des négriers pour qui l'homme noir n'est qu'une marchandise : ils se pensent tellement supérieurs et mieux éduqués, ces avides commerçants : « Ils ont enfin renoncé à manger leurs prisonniers pour pouvoir nous les vendre. » (p. 12) Chez les petits Namaquas, c'est la désolation. Mais Atar Gull, le jeune fils du chef, reste ferme. « Moi, Atar Gull, je ne pleurerai jamais. Jamais. » (p. 4)
Les années passent. Sur son bateau, le capitaine Benoît ne pense qu'à en finir avec ce commerce immonde pour enfin retrouver son épouse restée en France. Mais alors que ses cales sont pleines de cette précieuse marchandise humaine, son navire est abordé par Brulart, pirate qui veut tirer parti du conflit entre les petits et les grands Namaquas pour remplir doublement ses cales et ses poches. Parmi les esclaves qu'il a volés, il y a Atar Gull, nouveau chef des petits Namaquas. Il est grand, puissant et fier. L'esclavage ne l'avilit pas et il porte sa noblesse avec arrogance.
La traversée est longue et semée de périls. À l'arrivée à Port-Royal, en Jamaïque, la précieuse cargaison a souffert. « 17. Sur la bonne centaine au départ de l'Afrique. Il était temps qu'on arrive. » (p. 44) Atar Gull et les Namaquas survivants sont vendus à Tom Will, propriétaire de la plantation de Greenview. Les esclaves constituent la dot de sa fille. Sur les terres de Jamaïque, Atar Gull se montre un travailleur exceptionnel et un esclave obéissant. Étonnant de constater comme le chef des Namaquas est devenu docile. Jusqu'au jour où il découvre, pendu à un arbre, son père, l'ancien chef de la tribu, qui avait été capturé des années plus tôt. Atar Gull jure de venger son père et il ne laisse rien se mettre en travers de son projet. Avec l'aide de nègres marrons qui ont fui leurs maîtres, ceux que l'île appelle les « empoisonneurs », il met en oeuvre une terrible machination. Son objectif est d'asservir son propre maître. « Maintenant, Tom Will n'a plus que moi au monde… et je souhaite que cela dure. » (p. 73)
Brulart est une terrifiante figure grise. Les broderies de sa redingote lui font comme un squelette sur la silhouette. Son nez exagérément busqué et son regard à demi fou le placent parmi les monstres. Par quelques brèves incursions dans son passé, on comprend que cet opiomane est presque un mort-vivant, un être retranché du monde. À l'opposé, lui faisant face, se tient Atar Gull. Avec son corps massif, son visage dur, ses pupilles blanches et les marques qui ornent ses joues, le puissant chef des Namaquas est un personnage vivant et magnifique. Mais seule sa haine le maintient en vie. Si on l'en prive, il ne sera qu'une coquille vide et désespérée.
En camaïeux de bruns et marron, les dessins sont très puissants et montrent des visages très expressifs dans un monde résolument dur et violent. L'image se veut brute et animale. À la fois très sensuelle et très brusque, elle oppose sans cesse les êtres et les choses. Un des contrastes les plus saisissants est celui qui réunit le doux pastel de la robe de l'héritière de la plantation de Greenview à la peau nue, noire et brillante de l'esclave dépossédé de tout, même de lui-même. Dans la première partie qui se déroule en mer, Brüno propose de superbes marines : en version 7° art, ces représentations d'ordinaire très classiques ont quelque chose de particulièrement novateur, avec un dynamisme superbe.
L'histoire d'Atar Gull est celle d'une haine inexorable et d'une vengeance si patiente qu'elle confine à la folie pour ses deux acteurs. On est bien loin du mythe du bon sauvage qui se civilise au contact de ses maîtres. Ici, le sauvage est brutal et il ne se civilise que pour se venger et pour retourner contre ses bourreaux tous leurs pseudo bienfaits. Je ne sais s'il faut prendre le parti de Tom Will qui perd tout sous les mains meurtrières d'Atar Gull ou s'il faut prendre en pitié l'esclave qui n'avait rien demandé, mais qui, refusant de se soumettre, ferme son coeur à la bonté. le sous-titre est lourd d'ironie tragique. Impossible d'y croire, dès le début. Et la première de couverture de cette superbe bande dessinée donne immédiatement le ton : nous allons rencontrer des êtres terribles, sans pitié.
Je n'ai pas réussi à trouver le texte d'Eugène Sue que j'ai lu il y a très longtemps. Mais je le recommande au même titre que l'oeuvre de Nury et Brüno.
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jamiK
  24 octobre 2018
Bruno a l'art de dépeindre des personnages charismatique, forts et puissants, rien qu'avec la prestance, leur regard, les contrastes de lumière sur leur corps, la force du trait. L'intensité de cette bande dessinée est absolument remarquable, le jeu des couleurs accentue les tensions, alourdit les atmosphères, dramatise le récit, les cadrages, le gros plans, le choix des couleurs, tout participe à la force du récit. L'histoire de cet esclave est tirée d'un roman d'Eugène Sue, le résultat est impressionnante, magistral et terrible. Les options d'interprétations de Bruno et Nury ne pouvaient être meilleures. Un traitement efficace, tranchant, beau et effroyable à la fois, cette bande dessinée est une pure merveille.
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trust_me
  26 octobre 2011
Atar Gull est le fils du roi de la tribu des Petits Namaquas. Enlevé par ses ennemis jurés les Grands Namaquas, il est vendu à un négrier et embarque pour la Jamaïque. En cours de route, le bateau est arraisonné par des pirates et la « cargaison » change de main. Après un voyage épouvantable, seuls 17 des 100 esclaves arrachés à leur terre natale arrivent en vie à bon port. Atar Gull est vendu à Tom Will, un planteur paternaliste qui traite ses esclaves plus « humainement » que nombre de ses confères. Devenant rapidement le serviteur attitré de Will, il l'accompagnera jusqu'à son dernier souffle. Mais sous l'empathie affichée à l'égard de son maître, l'esclave n'aura de cesse de mettre en oeuvre une implacable vengeance…
Atar Gull est l'adaptation d'un roman d'Eugène Sue publié en 1831. Une oeuvre d'une violence et d'une modernité incroyable. L'auteur des mystères de Paris offre avec ce roman l'un des ouvrages les plus choquants de son époque. Loin de faire d'Atar Gull le bon sauvage épris de liberté qui, une fois affranchi, accède au paradis après avoir subit les pires tourments, il préfère le transformer en psychopathe prêt à tout pour se venger. Son esclave n'est pas Spartacus, il ne souhaite pas fédérer ses pairs et entrer en rébellion. Tout ce que veut Atar Gull, c'est faire payer à son maître son comportement inhumain. de victime, il va se transformer en bourreau, tuant la fille de Tom Will, empoisonnant ses bêtes et ses esclaves, allant même jusqu'à provoquer la mort de son propre fils pour parvenir à ses fins. Sournois, individualiste, impitoyable, d'une rare intelligence, Atar Gull est un personnage terrifiant. Au bout du compte, il n'y pas grand monde à sauver dans cette histoire. Des chefs de tribu aux négriers, du pirate au maître esclavagiste en passant par les esclaves eux-mêmes, tous les protagonistes sont d'infâmes salauds. Sans doute Sue a-t-il voulu dénoncer avec ce roman le paternalisme, une forme de racisme habillée avec les beaux habits de l'humanisme. Et force est de reconnaître qu'il a frappé fort !
Avec un tel sujet, difficile de proposer un dessin hyper réaliste qui rendrait l'horreur des situations insupportable. A l'inverse, le choix du franco-belge « gros nez » à l'ancienne aurait été proprement ridicule. Avec le dessin synthétique de Brüno, c'est un parfait compromis qui est trouvé. le découpage, très cinématographique, alterne à merveille les séquences violentes et les pauses quasi contemplatives, en mer ou sur la plantation. Les couleurs crépusculaires, flamboyantes, jouant sans cesse sur le contraste entre ombre et lumière, magnifient l'ensemble. du grand art !
Atar Gull est un album d'une grande puissance. Violent, sans concession, d'une insondable noirceur (sans jeu de mot !), il coupe le souffle comme un crochet à l'estomac. En matière de BD traitant de l'esclavage, ma référence absolue restait Les passagers du vent. Il me faut aujourd'hui reconnaître qu'Atar Gull fait au moins jeu égal avec le chef d'oeuvre de Bourgeon.
Un dernier mot pour féliciter l'éditeur d'avoir publié cette histoire en un seul volume. L'album est en effet découpé en deux chapitres de 44 pages qu'il aurait été facile de publier en deux tomes à quelques mois d'écart pour avoir davantage de rentabilité. En choisissant le One Shot plutôt que le diptyque, Dargaud respecte le travail des auteurs et offre au lecteur une histoire complète qu'il peut dévorer d'une traite sans avoir à attendre impatiemment la suite et sans passer deux fois à la caisse. C'est suffisamment rare pour être souligné.


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critiques presse (7)
ActuaBD   10 janvier 2012
Fabien Nury fait une fois de plus la preuve de sa maîtrise de raconteur d’histoires, tandis que Brüno se révèle être un des nouveaux talents avec lesquels il va falloir compter désormais.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
LeFigaro   05 décembre 2011
Adapté d'un beau roman maritime d'Eugène Sue (Les Mystères de Paris), Atar Gull est surtout l'occasion pour le dessinateur Brüno, soutenu par l'ample scénario de Fabien Nury, de réaliser l'un de ses meilleurs albums. L'auteur de Biotope transcende son dessin stylisé, lui donne un grand coup de cinémascope et atteint des sommets graphiques qu'il convient de saluer.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   23 novembre 2011
C'est tout l'art du scénariste, Fabien Nury, de savoir jongler avec les ellipses et les ambiguïtés qui propulsent vers l'inconnu une action sous tension. Et c'est en parfaite harmonie que Brüno joue d'une ligne claire et expressionniste, un trait net, incisif, où l'épure produit une étincelante stridence dramatique.
Lire la critique sur le site : Telerama
BulledEncre   23 novembre 2011
Fabien Nury et Brüno nous proposent là un chef d’œuvre poignant, avec une aventure tragique mais vraiment représentative de ce qu’a pu être la traite des Noirs dans les années 1830, des conditions de transport abominables à la vie dans les plantations en passant par la vente sur les marchés comme de vulgaires objets.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BoDoi   19 octobre 2011
Puissant et montrant sans détour l’atrocité de la traite des Africains, le récit original est parfaitement transposé par Fabien Nury, dans une bande dessinée sobre et sans un gramme de gras. Chaque case, chaque page, chaque dialogue sert un propos intelligent et documenté, porté par des personnages terriblement humains.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDSelection   14 octobre 2011
Le scénario de Fabien Nury […] est parfaitement ciselé et le dessin de Brüno, magnifique, le porte avec vigueur et flamboyance. Quant à la mise en couleurs effectuée par Laurence Croix, elle est somptueuse et contribue également pleinement à la magie de cet album.
Lire la critique sur le site : BDSelection
Sceneario   03 octobre 2011
« Atar Gull » ou le destin d’un esclave modèle est un récit superbement mis en scène aussi fascinant qu’il est terrifiant. Sans nul doute possible un must à posséder d’urgence.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
lisaloulisalou   20 mars 2012
Beufry: - Le gouvernement de la Jamaïque offre une prime de 60 guinées pour le supplice de tout esclave reconnu coupable de meurtre ou de vol. Il vous suffit de saisir votre vieil impotent, de lui adjoindre deux témoins -blancs, cela va de soi- qui l'accusent de vol... et de le faire pendre... De la sorte, vous ferez d'une perte, un profit... sans compter que cela motivera les autres à travailler jusqu'à la fin de leurs jours!

Will: - C'est ingénieux... Mais est-ce vraiment moral?

- Moral? Je vais vous dire, ce qui n'est pas moral... Tous les planteurs me payent pour traquer les esclaves qui ont fui leurs plantations... Un vrai fléau, ces nègres "marrons". Ils se terrent dans les parties les plus reculées de l'île. Il est bien difficile de les déloger... et quand ils sortent de leur tanière, ces "empoisonneurs", c'est pour mener des razzias sans pitié contre d'honnêtes gens comme vous et moi!
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liratouva2liratouva2   04 avril 2012
Mon père…Pourquoi les femmes pleurent-elles?- Elles pleurent leurs hommes disparus…enlevés par nos ennemis de la tribu des Grands Namaquas.- Mais alors, pourquoi les hommes pleurent-ils?- Ils pleurent pour leur tenir compagnie.- Mon père, pourquoi pleures-tu?- Parce que …Je suis leur chef. Leur souffrance est aussi la mienne. Et toi, mon fils, n’as-tu pas envie de partager les larmes de ton peuple?- Non, moi, Atar Gull, je ne pleurerai jamais. Jamais…
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lunchlunch   22 novembre 2011
_ Ton navire est à moi, désormais, ainsi que ta vie.
_ Mais... je ne vous ai rien fait !
_ Non, rien. Je préfère ça. C'est plus cruel, plus injuste. Si tu m'avais porté grief, ce ne serait qu'un vengeance...
_ Je... Je suis marié, et...
_ Marié ? Tant mieux ! As-tu des enfants, comme tout bon chrétien qui se respecte ?
_ Un f... fils.
_ Parfait ! Je ne me suis pas présenté. Je m'appelle Brulart. Tu ne veux pas savoir quel sort je te réserve ? Moi, j'ai envie que tu saches... Je veux contempler ta face de bourgeois, pendant que tout espoir t'abandonne.
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MagBMagB   08 janvier 2012
- Combien nous reste-t-il de nègres?
- 17, capitaine.
- Tous bien vendables, au moins? Quelle allure ont-ils?
- Bah... J'irais pas jusqu'à dire qu'ils sont gras, mais bon... Ainsi va le commerce, tous les planteurs le savent. [...]
- 17. Sur une bonne centaine, au départ de l'Afrique! Il était temps qu'on arrive...
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lunchlunch   22 novembre 2011
32 nègres, race de Petits Namaquas, sains, vigoureux et bien constitués, de l'âge de 20 à 30 ans. 19 négresses à peu près du même âge, dont deux pleines et une ayant un petit de quelques mois, que le vendeur offre noblement par-dessus le marché. 11 négrillons et négrillonnes de 9 à 12 ans.
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Vidéo de Fabien Nury
Rencontre avec le scénariste de bande-dessinée et série Fabien Nury, à l'occasion de la série Canal "Paris Police 1900". Un polar historique qui plonge dans les noirceurs du Paris antisémite et décadent d'une année charnière.
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