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EAN : 9782846824477
304 pages
P.O.L. (05/01/2010)
3.07/5   49 notes
Résumé :
Ce roman était à l'origine un échange de lettres avec un autre écrivain. Nous nous l'étions représenté comme une oeuvre de fiction que nous construisions chaque jour, à deux, et dans laquelle nous inventions que nous nous aimions. Nous ne savions pas jusqu'où le pouvoir du roman nous amènerait. Nous ne connaissions pas la fin de l'histoire. Il est sorti de ma vie brutalement, abandonnant ce texte en cours d'écriture.
En partant, il a repris ses lettres. Il y ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Sous son titre énigmatique, ce livre est très particulier. L'auteure expose, dès le début, le contexte dans lequel il a été composé. Elle a contacté un homme, également écrivain, qu'elle ne connaissait d'abord pas et qui a accepté d'entrer en correspondance avec elle. Cependant, comme celui-ci a finalement refusé la publication de ses lettres, ce livre ne contient que ses lettres à elle.
Il comporte trois parties: avant la première rencontre; au temps de leurs rencontres; après leur rupture. Les lettres se succèdent, brèves ou plus longues, sans indication de date. le lecteur peut seulement essayer de deviner ce qu'a écrit l'homme, dans ses lettres, auxquelles la femme ne répond sans doute pas toujours directement. A diverses reprises, elle définit à sa manière le projet: « Cette maison, ce livre, nous l'habitons ensemble, et c'est ce que nous faisons dedans, c'est elle-même. Nous la construisons, nous l'aménageons, petit à petit, lettre par lettre. Quand elle sera finie, nous l'habiterons, nous l'habiterons ensemble ».

Voilà posé, d'une manière objective, le cadre général. Mais en écrivant seulement ceci, on a encore rien dit sur ce livre qui va bien au-delà de ce cadre-là.

Le lecteur suit pas à pas la relation épistolaire de la femme avec son correspondant anonyme. Dès la fin de sa première lettre, elle lui écrit déjà: « Je t'embrasse. Tu me manques ». Très vite, bien avant la première rencontre, elle commence à s'enflammer - ce qui confirme que le cerveau est, pour tout le monde, la principale zone érogène. Mais ici c'est une femme qui s'exprime, à la manière d'une femme: elle affine l'expression de ses sentiments sans hâte, délicatement, dans une prose qui sonne poétiquement; elle cherche à tâtons les mots les plus justes. Il arrive qu'elle s'égare et que le niveau de son propos fléchisse un peu, mais la lecture de la plupart de ses lettres m'a semblé un régal. C'est même presque… fatiguant de cueillir et de goûter toutes ces phrases que l'auteure a si joliment ciselées: j'ai dû interrompre plusieurs fois ma lecture, pour ne pas devenir blasé.
Et puis, c'est la rencontre physique. La dimension érotique de leur relation, déjà très perceptible dans les lettres antérieures, prend alors une place dominante. La femme parle avec une parfaite sincérité de ses expériences et de ses sensations pendant l'amour. C'est un sujet très cru, la femme ne cherche pas du tout à rester pudique, mais sa manière est diamétralement opposée à la pornographie. La phrase est plus que jamais poétique, presque lyrique, parfois précise, parfois allusive. Je voudrais illustrer cette façon particulière d'évoquer la relation sexuelle, par un exemple: « J'ouvre mes jambes et mes bras pour aller nager plus loin, en eaux limoneuses, obscures, tu me pénètres longuement, et à chaque flux de la rivière, je crois que je me noie, mais non, j'ouvre les yeux, je m'engage dans les tiens, je me baigne dans ton regard, c'est dans tes yeux que je perds conscience, mes cheveux deviennent cette eau noire qui s'emmêle à nos gestes, tu les écartes, tu m'embrasses ». (Le thème de l'eau, dans la relation amoureuse, est récurrent dans ce livre).
Par la suite, le lecteur apprend par bribes la fin de l'histoire: très vite, le choix de la cohabitation, fait par les deux amants, a mal tourné. Elle qui prétendait « Avec toi, pour toi, je suis très forte, je sais écrire, je sais faire l'amour, je sais toucher les points sensibles, les trouver, m'y attarder. (…) J'ai tellement d'avance qu'un jour, quand tu penseras m'avoir rattrapée, ce sera trop tard, ce sera moi qui ne t'aimerai plus, ou pas assez », elle qui se croyait en position de force... se trouve délaissée et ne sait pas lutter pour son amour. Cette rupture la remet en cause, elle se sent profondément attristée et la présence de son jeune fils à ses côtés ne suffit pas à la remettre d'aplomb. Elle évoque à nouveau, avec beaucoup de passion, ses ébats amoureux d'avant, mais c'est bien fini. Et le livre se clôt dans une atmosphère de poignante mélancolie. L'absence d'oiseaux d'eau, pour elle, c'est le manque de tout ce qui emplissait son corps et son coeur.

Un doute m'a saisi après avoir fermé ce livre: le scénario annoncé au début par l'auteure est-il conforme à la réalité ? Est-il possible qu'elle n'ait jamais eu le moindre correspondant ? Je n'exclus pas cette hypothèse. Dans le cas d'une pure invention, les mérites de ce livres n'en seraient pas diminués, à mon avis. Ils seraient peut-être même augmentés, car le lecteur n'est pas un voyeur qui voudrait connaitre les dessous de la vie privée d'une femme en particulier. le propos du livre va bien au-delà, comme je l'ai déjà écrit. Personnellement, avant de la découvrir, je ne connaissais absolument pas E. Pagano. A présent, je ne peux que recommander chaleureusement cette lecture.
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Ce livre faisait partie de ma sélection de la rentrée littéraire 2010, le titre m'a appelé et résonné comme l'écho lointain d'un commun chemin, j'ai succombé à l'écriture poétique d'Emmanuelle PAGANO au diapason de cette histoire troublante.

Se découvrir par les mots, ce besoin d'écrire, de s'écrire qui prend sa source au plus intime de notre chair, ou les mots deviennent caresses, ou les phrases s'enlacent dans le lit d'une rivière, ou la poésie ricoche sur la surface de la peau, cette danse à quatre mains purement imaginée, complètement virtuelle nous immerge dans un bain de confusion : Quand les frontières du réel finissent par se confondre où l'histoire se dilue dans l'absolu besoin de consommer cette part de fiction pour devenir fusionnelle et charnelle, l'auteure devient acteur, le lecteur devient spectateur silencieux.

C'est un échange épistolaire devenu roman à sens unique, ce livre au titre aux consonances d'évasion et d'interrogation qui vous invite à voyager sur les rives de cette histoire puissante par sa brièveté, et son intensité qui s'achève brutalement dans un profond silence et d'indifférence, on ne sait plus on ne sait pas pourquoi d'un coup, les sentiments se meurent aussi vite qu'ils naissent, laissant sur les berges une âme en détresse, un corps meurtri et cet embryon à laisser comme témoin mortuaire d'un amour avorté avant terme.

Au fil des échanges, le flou s'immisce en filigrane d'un lien qui se noue et se resserre de plus en plus autour de la vie, s'échapper par les mots, s'évader aux franges de l'impossible non retour, franchir cette frontière, pénétrer cette bulle inventée à deux, et se laisser emporter par le vent de la passion fulgurante. Cette femme tiraillée par sa condition de mère, son besoin de se consacrer pleinement à l'écriture sans culpabiliser, se garder une part de vie de femme épanouie et rester malgré tout la tête hors de l'eau alors que l'appel du fond se fait de plus en plus puissant, emporter par un tourbillon démesuré, sombrer au plaisir extrême pour finir noyer par l'incommensurable déchirure de l'absence…

C'est un livre qui ne se raconte pas, c'est un livre qui s'écoute, qui frisonne dans le trouble murmurant que cette histoire peut-être la nôtre comme la sienne. on compatit à ses choix de quitter son mari pour l'amant, on compatit encore au détachement par brides de ses enfants bien qu'on ressent cet amour maternel immense qui est présent à chaque confession, on ressent cette culpabilité omniprésente, pourtant elle dit clairement que ses enfant sont sa vie.****

Une belle écriture en arabesque, ou les mots vous parviennent comme les ondes du ricochet effleurant vos sens, délicat et fragile, puissant et violent parfois, un vrai livre qui bouscule et nous résonne, au loin nous parvient le cri d'un oiseau, un oiseau d'eau devenu chant mélodieux…
Lien : http://lesmotsdepascale.cana..
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J'avais très envie de lire ce livre, son synopsis m'avait plu compte tenu de sa singularité et sa part de vrai.

L'autrice, lors d'un salon littéraire, rencontre un écrivain et très vite, ils décident d'écrire un livre ensemble. le sujet ? Une correspondance amoureuse et fictive.
Mais, ils ont été rapidement rattrapés par la réalité et la fiction n'était plus de rigueur.
Le Monsieur s'est retiré du projet de peur de perdre sa vie de famille et l'autrice a donc continué d'écrire ce livre toute seule.

La 1ère partie est la réelle correspondance qu'elle a échangé avec lui.
Bien entendu, nous n'avons pas ses lettres à lui, mais celles de l'autrice qui y répond.

La 2ème partie est composée uniquement de ses pensées à elle, un peu à la manière d'un journal intime : femme délaissée, terriblement peinée et tentant de sortir la tête de l'eau.

La 3ème est totalement romancée et elle imagine l'après.

Ce bouquin aurait pu être bien, mais il est perclu de redondances et devient vite sans intérêt.
On la sent dans l'obsession, dans l'incompréhension, border line. A ce stade, on ne sait plus très bien où commence la fiction et où la réalité s'arrête réellement.

Ça se lit en diagonal, ce n'est pas poétique, c'est brut et parfois ça en devient gênant.

J'ai lu une multitude de critiques qui vont dans mon sens et tous les lecteurs sont d'accord pour dire que ce n'est pas son meilleur .
Pour ma part, je n'ai pas envie de lire autre chose d'elle pour le moment.
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Ma déception à la lecture de ce livre fut sans doute à la hauteur de l'impatience que je ressentais au moment de l'ouvrir. J'avais tellement aimé Les Adolescents troglodytes, mais également (même si c'était dans une moindre mesure) Les Mains Gamines et le Guide Automatique, pour leur écriture à la fois crue, dure et si poétique, si émouvante. Et puis, le principe de ce roman avait de quoi m'intriguer et titiller ma curiosité : il s'agit en effet d'un roman d'amour épistolaire entre deux écrivains, mais qui serait amputé de sa moitié masculine : la femme écrit, décrit, interpelle... et aucune réponse de l'homme ne nous est fournie. Mais qu'à cela ne tienne : elle, elle continue, en nous laissant deviner (théoriquement) ce que lui répond l'homme. Ainsi, après la déclaration, c'est le passage à l'acte, puis, immanquablement, la rupture.
Sur le papier (si j'ose dire) l'idée était bonne. Mais une fois lancé dans le livre, je n'ai pas réussi à m'intéresser, je suis resté à quai : la rivière de mots, de sentiments et d'ébats divers et variés décrits par le menu n'ont pas suscité autre chose en moi que l'ennui. Et la poésie, l'exploration des sentiments, l'exercice de style brillant que j'attendais autant l'un que l'autre, m'ont semblé avoir été emportés par le courant que je ne parvenais pas à suivre.
La première partie (dans laquelle les deux écrivains sont censés inventer cet amour uniquement en échangeant des mots) m'a paru trop artificielle, justement : cet amour était décidé, imposé, soit ; mais qu'est-ce qui a pu justifier qu'il n'en reste pas simplement aux mots, qu'il se concrétise en désir, puis en gestes ? Je n'ai pas compris. Sans doute parce que je n'ai pas réussi à deviner les mots de l'homme dans les réponses de la femme (enfin, pour être honnête, j'ai cru comprendre qu'il n'était pas aussi amoureux qu'elle, mais c'est tout). Alors, comme je l'ai dit, j'ai vraiment trouvé un côté artificiel à cette passion née ex nihilo.
Dans la seconde partie (celle de la "concrétisation"), j'ai trouvé les scènes de sexe très répétitives (tout autant que les déclaration écrites de la première partie, d'ailleurs) et très banales (on a la même chose dans SAS ou dans de nombreuses autofictions) et très superficielles : le sexe semble être une fin en soi et le seul lien qui unit ces deux êtres (pourtant deux écrivains qui, comme cela est dit au début du roman, sont censés être unis d'abord par une expérience de partage de leurs écritures. Mais comme on ne lit que l'une des deux écritures, on ne peut pas voir de partage). Finalement, ces scènes de copulation passionnelle m'ont semblé très froides (alors que les détails sont très chauds), parce que rien de solide ne paraissait les sous-tendre. Comme si l'amour, là encore, n'était qu'un artifice. Sans doute est-ce pour cela qu'on en est arrivé à la troisième partie.
Et ainsi vient donc la rupture... et quelques unes des plus belles lignes du roman. Sans doute la tristesse est-elle plus belle et plus touchante, je ne sais pas. Pourtant, malgré quelques jolies phrases, j'ai ressenti rapidement un peu d'ennui, du fait que l'expression de cette tristesse était, là encore, très répétitive.
Enfin, j'avoue que les métaphores aqueuses (l'homme est une rivière et la femme le lit de la rivière et il y a plein de canards et de poissons) m'ont laissé totalement froid.
Quelle conclusion tirer de cette lecture ? Je dirai que j'attends le prochain roman d'Emmanuelle Pagano : je ne voudrais pas rester sur une déception. Ceci dit, il me reste encore quelques-uns de ses romans plus anciens à lire. Nous en reparlerons donc.
Lien : http://sebastienfritsch.cana..
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Un roman gigogne que je qualifierais d'expérimental. Une narratrice écrivaine correspond avec un ami écrivain. Ils sont le personnage l'un de l'autre. Puis ils deviennent amants et se construisent une vie à deux. Elle a quitté son mari.

Rien ne compte tant pour elle que l'écriture et ce personnage dont elle entretient la flamme à travers les mots, les rites. Les choses se gâtent quand elle fait une fausse couche. il fuit brusquement.

La narratrice se retrouve sans mot, sans amour, sans suite.

Mais a t-elle tout inventé ?

Emmanuelle Pagano a un sens de la formulation très aiguisé, une langue charnelle et diablement sensuelle. Elle travaille les mots et les corps ; les voix littéraires et le langage corporel.

Le roman est construit en 3 parties dont la seconde est très érotique.







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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Quand tu t’es retiré de ma vie, de mon corps, tu as retiré ma vie, mon corps, parce que, j’aurais dû m’en défendre, mais tu m’existais. Je vivais par ton regard, tes bras, tes mots. Avec toi, je portais les couleurs et les odeurs des choses. Leurs sons. S’il faisait chaud tu avais un parfum de soleil. Si nous avions marché longtemps je t’attirais vers moi pour voir ce que nous avions vu. Je t’écoutais, tu me racontais. Tu racontais pour moi et tu racontais moi. Je n’existais que par ce que tu disais. Tu disais le monde. Ta présence près de moi était une cosmogonie. Ton corps n’était pas un corps pour consoler. Il était un commencement.
Je dois maintenant réapprendre les mots, les choses, l’espace, les sensations. Je ne sais plus marcher. Je titube.
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Parfois je me demande comment arriver à maintenir cet espace, ce jeu, entre ces lettres et nous. Il y a du jeu, cela ne s’ajuste pas parfaitement. Je ne sais pas comment relier ces lettres à nos personnes. Comment nos personnes peuvent s’entendre avec nos personnages ? Quand on se verra, bientôt, s’il se passe quelque chose entre nous, et que cela se passe mal, je me dis ce ne sera pas grave, parce que nos lettres, nos lettres d’après, pourront toujours arranger nos gestes. Mais l’inverse ? Si jamais cela se passe bien, trop bien, nos personnes et nos corps pourraient mettre en péril cet échange de lettres. Et nous n’aurons plus que des banalités à nous écrire.
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On ne fait pas qu'écrire des lettres, ni même s'écrire des lettres, on écrit ces lettres ensemble. C'est avec toi que j'écris ce roman : avec toi, pas seulement comme destinataire, avec toi près de moi. Nos quatre mains sur le clavier. Tu es plus grand que moi, alors, j'imagine, je me mets sur tes genoux. Parfois, nos mains sont synchrones et se complètent sans se bousculer, mais parfois c'est forcé, elles se croisent. Il faut que tu sois suffisamment fort pour ça, me porter sur tes genoux, et me supporter. (...)
Je te l'ai dit, ce roman pour moi compte plus que tout, plus que nous s'il le faut. Je t'embrasse sur des centaines de pages. Je reste sur tes genoux jusqu'à ce que tes hanches luxées ne le supportent plus. Je dors avec mon mari, mais c'est toi que je désire. (...)
Je ne sais pas comment relier ces lettres à nos personnes. Comment nos personnes peuvent s'entendre avec nos personnages ? Quand on se verra, bientôt, s'il se passe quelque chose entre nous, et que cela se passe mal, je me dis ce ne sera pas grave, parce que nos lettres, nos lettres d'après, pourront toujours arranger nos gestes. Mais l'inverse ? Si jamais cela se passe bien, trop bien, nos personnes et nos corps pourraient mettre en péril cet échange de lettres. Et nous n'aurons plus que des banalités à nous écrire. Je ne veux pas écrire avec une fleur dans les
cheveux, je voudrais écrire comme on mord dans la viande, avec des dents et de la faim, avec du sang et du désir.
Je t'embrasse.
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nos livres ne sont pas des boîtes où nous enfermons les papillons, ils sont les cocons où s’agitent et s’affairent les chenilles, et nos mots, nos phrases, sont faits de soie vivante. Ils sont cet espace étroit dans lequel deux chenilles tissent, chaque jour, chaque heure. elle tapissent les parois par la bouche de baisers de mots, de caresses, de corps à corps. je passe ma main sur l’abdomen doux de la chenille. Quand ce sera fini, qui pourra dire si nous avons été amants ou jumeaux ? “
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Ce n’est pas simple, parce que, parfois, mes enfants sont ma prison. Ma liberté pourtant. Je me suis battue pour les garder et les élever. ils sont ma force, ma liberté , et mon mur d’enceinte. Ils m’empêchent de partir, de quitter complètement mon mari, qui les a pris dans ses bras sans question. ils m’interdisent parfois d’écrire, de vivre ma vie, et dans le même temps, en même temps ils sont ma vie. “
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