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Benoîte Groult (Préfacier, etc.)Patrick Reumaux (Traducteur)
EAN : 9782859408039
112 pages
Phébus (28/03/2002)
3.8/5   49 notes
Résumé :

Première édition en français des "Hymnes à la haine" de Dorothy Parker. Pendant l'année 1916, elle donne à Vanity Fair une série de pièces en vers où elle assassine tout ce qu'elle n'aime pas. Par exemple, la bohême intellectuelle et la bourgeoisie qui ne pense pas, les épouses, leurs maris, les théâtreux......

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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Morphil
  18 octobre 2021
J'ai appris l'existence de Dorothy Parker très récemment via France Inter qui recevait Nathalia Dontcheva pour le spectacle "Dorothy Parker ou excusez moi pour la poussière". Comme quoi il est simple de passer à côté de quelque chose d'essentiel.
Ses hymnes à la haine sont délicieusement venimeux. Écrit au vitriol, Dorothy nous livre une galerie de portraits, terriblement actuels, de ses contemporains subtilement fielleux dans lesquels on tremble de ce reconnaître. Et pan, on s'y retrouve, dès fois à cheval sur plusieurs de ces croquis, enfin moi, je m'y suis retrouvé avec une furieuse envie de disparaître sous une feuille de vigne (100 kg bien pesé, faut que je m'entraîne sérieusement). Chaque portrait est conclu par un fantasme ("ils aiment se faire photographier en équilibre sur un pied à l'extrême bord du grand canyon... Ah, si je pouvais être juste derrière, rien qu'une fois !").
Le pudding à l'arsenic d'Astérix et Cléopâtre est une douce pâtisserie pour salon de thé en comparaison.
Quelle claque ! Facile à lire, drôle pour qui aime l'humour décalé, caustique, je ne taris pas d'éloges pour un livre qui n'en livre presque pas. A lire, c'est jubilatoire.
J'entame avec gourmandise ses articles et chroniques.
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nath45
  18 mars 2016
Rien ne résiste au regard de Dorothy Parker, tout le monde y passe les femmes, les hommes, la famille, les étudiants, sans oublier les écrivains, les comédiens, les hommes d'affaires, les objecteurs de conscience pour ne citer qu'eux.
C'est cruel, caustique, sans concession, grinçant en fait très irrésistible enfin pour moi, une vraie découverte littéraire, la découverte aussi d'un auteur grâce à Jean Luc Seigle avec sa pièce « Excusez-moi pour la poussière ».
J'ai trouvé ce recueil tellement jubilatoire que je me suis déjà procuré d'autre de ses livres.
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Hekahm
  15 octobre 2015
Je découvre ici Dorothy Parker et je lui voue d'ores et déjà un vrai culte d'amour immortel ! Si je n'avais pu écrire ces textes, je les ai tous pensé très très fort !
C'est décapant, rentre-dedans, sans peur du jugement, tant pis pour les amis et tous les autres ! Génial !
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Taraxacum
  22 avril 2012
Recueil de poèmes écrits dans les années 1910, dans Vanity Fair. C'est féroce et sans pitié, et tout le monde y passe, les maris ; les épouses, les romans réalistes, les femmes d'intérieur, les bricoleurs, les neveux, les acteurs, les réformateurs, tout le monde lui porte sur les nerfs, et elle les épingle sans concession. C'est caustique, brillant et drôle, empli de mal de vivre et de rage, un peu comme un verre d'absinthe.
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alzaia
  05 décembre 2015
Les "chants de haines" (chapitres) commençants tous par "Je hais..." complété, dans l'ordre par "...les femmes,les hommes, les actrices, la famille, les tire-au-flanc, les bohèmes, le bureau, les acteurs, les raseurs, le théâtre, les fêtes, les films, les livres, les jeunes loups, les résidences d'été, les épouses, les maris et pour finir les étudiants" vous avez la structure du recueil.. personnellement au bout de trois chapitre j'ai l'impression d'avoir tout lu... je trouve ça assez vieilli et très stéréotypé comme écriture, même si certaines images m'arrachent un sourire... ça se lit vite et ça ne sera pas pour moi un grand souvenir de lecture!
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
lilibaliliba   27 décembre 2008
"Je hais les Femmes : Elles me portent sur les nerfs.
Il y a les Femmes d'Intérieur...
Ce sont les pires.
Chaque instant est ficelé de Bonheur,
Elles respirent avec méthode
Et pour l'éternité se hâtent à grand pas vers la maison
Où il faut surveiller le dîner...
Il y a aussi les douces
Qui disent avec un tendre sourire « l'argent ne fait pas le bonheur »
Et ne cessent de me faire admirer leur robe
En me confiant : « je l'ai faite moi-même »...
Et vont épluchant les pages féminines des magazines,
Toujours à essayer de nouvelles recettes...
Ah, que je les hais, ces sortes de femmes !
Et puis il y a les Petites Fleurs Sensibles [...]
Et puis, il y a celles qui ont toujours des Ennuis [...]
Et puis, il y a les Madame-Je-Sais-Tout [...]
+ Lire la suite
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MorphilMorphil   17 octobre 2021
je hais les femmes :
Elles me portent sur les nerfs

Il y a les femmes d'intérieur...
Ce sont les pires.
Chaque instant est ficelé de Bonheur,
Elles respirent avec méthode
Et pour l'éternité se hâtent à grands pas vers la maison
Où il faut surveiller le diner...
Il y a aussi les douces
Qui disent avec un tendre sourire "l'argent ne fait pas le bonheur"
Et ne cessent de me faire admirer leur robe
En me confiant : "Je l'ai faite moi-même"...
Et vous épluchent les pages féminines des magazines, toujours à essayer
de nouvelles recettes...
Ak, que je les hais, ces sortes de femmes !
...

Je hais les hommes :
Ils ont le don de m'irriter.
...
Et puis les monsieur muscles...
Vrais spécimens de l'homme des cavernes...
Tout ce qu'ils mangent, ils le mangent crus,
Font trempette dans des bains d'eau glacée,
Laissent tâter leur biceps à la ronde,
Parlent haut
En usant que de termes anglo-saxons bref,
Ne cessent d'ouvrir les fenêtres
Et donnent des tapes dans le dos des gens
En leur disant qu'ils ont besoin de faire de l'exercice...
Ils sont toujours sur le point de partir à pied à San Francisco,
Ou de traverser l'océan en voilier
Ou d'écumer la Russie en traineau...
Et moi je prie Dieu qu'ils le fassent.
...

(Florence Foresti fait un peu première communiante)
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claraetlesmotsclaraetlesmots   13 décembre 2010
Et puis, il y a les Madame-Je- Sais-Tout.
Elles sont la peste !
Elles savent tout ce qui de par le monde arrive
Et sont au régal de vous en informer.
Il est de leur devoir de corriger les impressions fausses,
Elles connaissent les Dates de Naissance, les Seconds Prénoms
De tout un chacun
Et leur être sue la Banalité Factuelle.
Pour moi, elles sont l'Ennui !
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TheomaTheoma   18 avril 2011
(Je hais le théâtre)

« Et puis la pièce sur le Grand Nord...
Celle qui Vous Donne à Penser -
A penser que vous auriez mieux fait d'aller au cinéma...
Elle est traduite du norvégien
Mais on pourrait aussi bien la donner dans l'original.
L'éclairage est si sombre
Qu'on peut à peine distinguer le visage des acteurs,
Ce qui vaut peut-être mieux...
L'héroïne est invariablement Incomprise -
Sans doute à cause de son accent.
C'est une Bonne Petite Jeune Fille
Qui tombe amoureuse d'un obscur comparse,
Ou qui s'aperçoit quelle a épousé par erreur son oncle.
Ou qui sort dans la nuit en claquant la porte,
Tandis que peu à peu le drame se noue et va culminer
Dans un gentil petit suicide, un cas de folie prometteur...
Explique-leur, Ibsen, que tu as acquis les droits scandinaves...
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TheomaTheoma   18 avril 2011
(Je hais le cinéma)

Commençons par le « Grand Spectacle »...
Les agents de presse reconnaissent
Qu'il s'agit là du film le plus remarquable jamais produit...
L'intrigue est tirée de l'Histoire
Mais l'auteur du scénario adoucit les angles :
Cléopâtre finit par épouser Antoine
Et Salomé Jean-Baptiste...
Comme ça on peut emmener les enfants.
La production accumule des statistiques passionnantes
Sur la richesse de la distribution,
La moitié de la population californienne
A pris part aux scènes de bataille,
Et on a mesuré la longueur qu'atteindraient
Les colliers de la star si on les mettait bout à bout !
Le public en a le souffle coupé
Et clame à tous les vents : "Songez à la fortune que tout ça a dû coûter !"
Songez plutôt à la fortune qu'on aurait pu économiser !...
+ Lire la suite
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