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EAN : 9782743648732
300 pages
Payot et Rivages (02/10/2019)
3.24/5   182 notes
Résumé :
Oghi, paralysé après un accident de voiture ayant causé la mort de sa femme, se retrouve enfermé chez lui sous la tutelle d’une belle-mère étrange. Cette dernière s’obstine à creuser un immense trou dans le jardin entretenu autrefois par sa fille, afin, dit-elle, de terminer ce qu’elle avait commencé...
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Critiques, Analyses et Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
3,24

sur 182 notes
Le jardin est-il le reflet de notre propre jardin intime ? Est-il le moyen de combler le fossé séparant le moi d'avant au moi actuel ? Telles sont les questions soulevées par ce livre oppressant et troublant.

La littérature coréenne a ceci de particulier qu'elle nous envoute l'air de rien. Au début elle parait sucrée, presque jusqu'à l'écoeurement, le style est en effet simple limite enfantin, l'auteur semble pétri de bonnes intentions et de politesse surannée. Il ne se passe pas grand-chose jusqu'au moment où nous nous apercevons que le sucre un peu mielleux s'avère être de l'ambre corrosif nous ayant pris au piège. Là impossible de nous détacher de l'histoire, fascinés que nous sommes par l'imagination incroyable de cette littérature coréenne si singulière.

Le jardin de la coréenne Hye-Young Pyun ne fait pas exception, même si le livre démarre sur les chapeaux de roue.
Oghi se réveille à l'hôpital d'un long coma après avoir eu un accident de voiture causant la mort de sa femme. Il est paralysé, pouvant uniquement cligner des yeux, muet, et totalement défiguré. Il s'alimente désormais à base de nourriture liquide fournie par un tuyau, ne contrôle plus ses intestins ni son sphincter anal, « il connait donc l'humiliation de se faire dessus et de laisser l'aide-soignante s'en occuper », et doit être constamment tourné, retourné, et massé pour éviter la formation d'escarres. Ses jours à l'hôpital sont marqués par de douloureuses et vaines séances de kinésithérapie mais il retrouve tout de même la mobilité de son bras gauche ce qui lui donne un espoir de guérison.
Lorsque son état se stabilise, il retourne à la maison sous tutelle d'une bien étrange belle-mère. En plus d'avoir un comportement changeant, passant de la bienveillance, du sacrifice, à un comportement proche de la maltraitance et de l'humiliation, elle s'obstine à creuser un immense trou dans le jardin entretenu autrefois par sa fille afin, dit-elle, de terminer ce qu'elle avait commencé…
Cette relation se combine aux souvenirs d'Oghi qui peu à peu refont surface dressant le portrait de cet homme, de sa femme, de leur famille avant le drame. En touches subtiles et selon une approche psychologique très fine, lumière est faite sur les éléments qui peu à peu ont conduit à l'accident. Tout ce qui s'est passé cette nuit-là lui revient petit à petit en mémoire. L'entrelacement entre ces souvenirs et le comportement étrange de la belle-mère rend l'histoire de plus en plus inquiétante.

« Son coeur, déchiré par la douleur, bouillonne, et sa gorge est tellement nouée qu'il pourrait vomir. Il a l'impression d'être en train de pleurer. Il croit avoir versé des larmes mais c'est de la salive. Ses mâchoires se sont un peu écartées et, en guise de tristesse, sa bave s'écoule de ses lèvres sèches entrouvertes. Comme il n'arrive pas à refermer la bouche, il continue de baver ».

Ce qui m'a littéralement fasciné dans ce huis-clos oppressant et glaçant, est la façon de nous mettre véritablement à la place d'Oghi, de nous faire vivre cette situation d'enfermement dans son propre corps inerte et de totale dépendance, à la merci d'une femme dont on ne connait pas les intentions exactes mais dont on devine la malveillance. le comportement de cette femme fluctue entre la négligence vis-à-vis de lui, la moquerie, à l'humiliation la plus abjecte, lui faisant sentir à quel point il est devenu une sorte d'objet des plus répugnants. Il n'a plus aucune intimité, plus aucun jardin secret, tout est peu à peu saccagé tout comme le jardin à l'extérieur l'est. le trou s'agrandit…Impossible de ne pas frissonner, impossible aussi de ne pas avoir une pensée émue pour les personnes diminuées qui peuvent vivre de telles situations d'abus et de détresse sans pouvoir rien faire. L'angoisse est crescendo jusqu'au dénouement, éminemment implacable. Une fin ouverte qui laisse perplexe et songeur…
Voilà un excellent thriller qui se lit d'une traite à découvrir absolument !


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Complètement paralysé après un accident de voiture qui a coûté la vie à son épouse, ne s'exprimant plus que par battements de paupières, Ogui, la quarantaine, est finalement renvoyé à son domicile après une longue hospitalisation. Sa belle-mère, son ultime parente, s'installe chez lui. Insidieusement, au rythme des étranges comportements de la vieille femme, qui s'active notamment à creuser un vaste trou dans le jardin, s'installe un huis-clos étouffant et inquiétant…


J'ai été littéralement happée par cette terrible histoire qui s'ouvre sur le réveil d'Ogui après un long coma. Peu à peu lui revient la mémoire des événements qui ont mené à son funeste accident, un enchaînement de souvenirs qui finissent par dessiner le portrait de cet homme et la nature de ses relations passées avec son épouse, ses beaux-parents et ses collègues. Ogui a jusqu'ici mené une existence ordinaire, plutôt centrée sur lui-même et ses ambitions, ni pire ni meilleure qu'une autre, mais l'on comprend graduellement, au fil de ses réminiscences, ce que lui semble incapable de percevoir : son entourage a sans doute des raisons de le considérer d'un oeil pas forcément bienveillant, et de ne pas compatir si spontanément à son sort actuel…


Dès lors, le malaise ne fait que se préciser, Ogui prenant conscience des impalpables menaces qui le cernent, lui qui se retrouve désormais dans une situation de totale dépendance et d'impuissance à se défendre si besoin. Dépossédé de son corps, réduit à une passivité physique qui l'oblige à subir son environnement sans recours, Ogui réalise qu'il risque de perdre aussi son statut d'être humain tout court, chacun pouvant désormais le traiter à sa guise, comme un vulgaire objet, en vérité plutôt répugnant.


Nous faisant vivre de l'intérieur l'enfermement d'un homme dans la prison qu'est devenu son corps inerte, à la merci d'un entourage désormais tout puissant sur son sort, ce récit réussit à instaurer un climat hautement angoissant et à faire frémir le lecteur dans un crescendo de tensions au dénouement implacable : la force des mésententes et des malentendus familiaux est décidément sans équivalent ! Grand coup de coeur.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Oghi est prisonnier de son corps après un accident de voiture qui a pris la vie de sa femme. Tous les deux, malgré tout, avaient une belle vie: un poste à l'université pour lui où il réussissait bien et des ambitions jamais réalisées pour sa femme...sauf leur jardin qu'elle a su transformer en un magnifique endroit de fleurs, de buissons et d'arbres fleuris. Comme Oghi est orphelin et n'a donc plus de famille, ce sera sa belle-mère qui finira par prendre soin de lui lors de son retour à la maison. le hic c'est que cette belle-mère ne s'est jamais remise de la mort de sa fille. Un deuil inaccompli. Un récit qui nous fait penser à Misery de Stephen King c'est bien vrai mais avec une fatalité toute acceptée, transcendée. Pour Oghi, ce n'est même pas une mauvaise fortune mais plutôt un possible irrévocable et c'est juste parce que c'est ainsi. Pour un récit aussi troublant, et malgré son cynisme, c'est très joliment écrit. Presque légèrement. Un récit sur la fermeté d'une conviction qui en occulte le mal.
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Oghi, quarante-quatre ans professeur de géographie spécialisé dans la cartographie, marié sans enfants, se réveille à l'hôpital après un long coma profond. Il est entièrement paralysé et ne peut communiquer- sa mâchoire est en lambeaux - que grâce au battement de ses paupières.
Progressivement, lui reviennent en mémoire les images d'un accident de voiture... cause de son état présent.
Il doit se rendre à l'évidence : sa femme est morte.
Il est seul au monde... il est orphelin depuis l'enfance...
Non, il lui reste sa belle-mère, veuve également, et mère de sa femme décédée dans l'accident.
Elle est inconsolable et son affection et sa dévotion pour son gendre forcent l'admiration de tous.
Après huit mois d'hospitalisation et de rééducation, Oghi qui a récupéré l'usage du bras gauche... c'est peu, mais c'est un début (?), retourne à la maison où plane le fantôme de sa femme.
Sa belle-mère irréprochable jusqu'alors se métamorphose peu à peu.
Elle vouait une adoration aveugle à sa fille.
Le couple battait de l'aile.
Sa fille avait transformé le petit jardin de leur propriété, au point que les badauds dans la rue s'arrêtaient et demandaient l'autorisation de contempler cette merveille.
Il est aujourd'hui en friche.
La belle-mère d'Oghi s'attelle à la tâche... déblaie, défriche, déplante, déracine... pour creuser un trou. Un trou profond pour, dit-elle, en faire un étang...
Point n'est besoin d'être devin pour comprendre qu'elle creuse la tombe de celui qui est à ses yeux le criminel qui a tué sa fille.
Elle a retrouvé dans la chambre de celle-ci, qui écrivait compulsivement, ce que fut l'histoire de ce couple... ce qui se cachait derrière les apparences.
Enfermé dans son corps, prisonnier de celui-ci, sa belle-mère va s'employer à l'emmurer vivant... double châtiment et début d'une première allégorie...
L'auteur nous fait vivre un huis clos dans lequel l'impuissance d'Oghi à communiquer, à se bouger, à se défendre, est à terme synonyme de mort...
Contrairement à ce que j'ai lu ici ou là, ce n'est pas à - Misery - et à S. King que j'ai pensé en lisant - le jardin -, mais plutôt à Dalton Trumbo et au malheureux Johnny dans - Johnny s'en va-t-en guerre -, à Jean-Dominique Bauby victime du locked-in syndrome ( le syndrome d'enfermement ), dont vous pouvez retrouver le témoignage dans son livre - le scaphandre et le papillon -.
- Misery -, c'est une tout autre histoire,,, effrayante, angoissante certes, mais Paul Sheldon a des ressources et des défenses que n'a plus Oghi. C'est par ailleurs, en dehors du face à face entre Paul et Annie, une allégorie sur l'écriture, la création, les relations et les interactions entre l'écrivain, son oeuvre, et ses lecteurs.
Oghi, s'il fallait chercher une allégorie, ce pourrait être une allégorie sociétale... comment au XXIème siècle la Corée du Sud est devenue ce qu'elle est, l'impact que la modernité, la numérisation et la globalisation a eu ( l'impact... pour les grammairiens ...) sur la cellule familiale, l'individu... Que sais-je encore...
Ce huis clos, compte tenu de l'état d'immuno-dépression totale de ce pauvre Oghi et de l'hostilité meurtrière et de l'indifférence du monde à son égard ( encore des allégories ), est à chaque page une souffrance qui se surajoute à toutes celles qui ont précédé... pour nous autres pauvres lecteurs.
L'écriture est tout à fait lisible.
L'histoire est crédible et bien structurée.
Les personnages ont de l'épaisseur.
Un roman dont il est regrettable qu'on ne fasse pas une adaptation théâtrale... il y a matière à...
Mal être garanti... c'est efficace mais sans surprise !
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Oghi avait bien réussi dans la vie : un poste de professeur à l'université, une jolie maison avec jardin et une gentille épouse. Jusqu'au jour où un accident de voiture met un arrêt brutal à ce bonheur tranquille. Sa femme ne survit pas et lui se réveille d'un long coma défiguré, muet, paralysé, ne pouvant plus communiquer qu'en clignant des yeux. Orphelin et fils unique, Oghi n'a plus pour seule famille que sa belle-mère. Quand il est autorisé à rentrer chez lui, c'est elle qui prend en main sa rééducation. Mais alors que son état ne semble pas s'améliorer, le comportement de la mère de sa femme est de plus en plus étrange. Isolé, Oghi est entièrement dépendant d'une femme qui creuse un immense trou dans le jardin.

Ambiance oppressante pour ce thriller psychologique coréen où le lecteur se retrouve dans la tête d'un homme prisonnier de son corps. le malheureux Oghi est à la merci d'une belle-mère qui prend soin de lui, ne le menace pas et pourtant le malaise plane. Elle semble vouloir le couper du monde extérieur, elle fait mine de ne pas comprendre ses demandes désespérées et surtout, elle creuse. Jusqu'ici le jardin était le domaine privilégié de sa femme qui s'en occupait à temps complet et la belle-mère dit vouloir continuer son oeuvre. Alors pourquoi ce trou ? Oghi cogite, passe de la reconnaissance à la rage intérieur, de l'impression d'être paranoïaque à une réelle terreur. Et puis mérite-t-il les soins d'une femme qui ne lui est rien ou, au contraire, est-il la victime d'une froide vengeance ? Après tout son couple n'était pas parfait et il n'a pas toujours été un mari exemplaire…
Le jardin est un huis-clos étouffant que l'on lit presque en apnée tellement on ressent le sentiment d'enfermement du personnage principal. Une lente mais inéluctable descente aux enfers.
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critiques presse (2)
LePoint
04 novembre 2019
Une atmosphère claustrophobie aigre-douce, une menace latente, et une fin qui en est une, chose rare, que l'on doit à une romancière coréenne qui s'exporte, Pyun, et connaît un succès aux États-Unis qu'on lui souhaite légitimement voir gagner la France.
Lire la critique sur le site : LePoint
Liberation
11 octobre 2019
La Coréenne Hye-Young Pyun trousse un scénario implacable autour d'un homme devenu infirme à la suite d'un accident et pris en charge par sa belle-mère.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Ogui ouvre lentement les yeux. Tout est blanchâtre autour de lui. Une lumière l’éblouit. Il ferme les yeux et les rouvre. Ça lui coûte un peu. Il est rassuré, il sent qu’il est en vie. Son éblouissement et la difficulté physique qu’il éprouve à remuer les paupières en sont la preuve.
(Incipit)
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Tous avaient eu la même curiosité et le même avenir incertain. Tous avaient regretté d'avoir continué en master puis en doctorat et étaient souvent aller se saouler ensemble, résignés. Leur amitié avait prospéré parce qu'ils étaient sur un pied d'égalité : aucun n’entretenait la moindre once d'espoir.
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Le médecin lui soulève successivement les deux paupières. Il le palpe ensuite un peu partout. Ogui n’éprouve toujours aucune sensation. L’homme examine tour à tour son patient et les différentes données qu’affichent les appareils fixés à son chevet, les note dans le dossier d’Ogui et souffle à voix basse des consignes à l’infirmière.

– Bravo, cher Monsieur, vous avez accompli un travail extraordinaire. Je vous laisse reprendre des forces, d’accord ? C’est maintenant que commence la vraie bataille, et votre volonté va jouer un rôle déterminant là-dedans. Nous avons davantage besoin de votre volonté que de la médecine. Je peux beaucoup pour vous. Je ferai au mieux. Mais pas autant que vous, Monsieur, vous comprenez ? Le médecin a son rôle à jouer, mais c’est vous qui allez devoir fournir le plus d’efforts. Nous allons commencer par quelques examens, pour lesquels nous devons vous installer dans une autre chambre. Ça vous va ? Si vous êtes d’accord, clignez une fois de l’œil.

Ogui lui obéit à nouveau.

– Très bien. Parfait. Je repasse tout à l’heure.
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A l'époque, il trouvait adorable cette vanité puérile. Son amie savait ce qu'elle voulait faire et était persuadée que chacun de ses projets était profondément ancrée en elle. Mais elle ne parvenait jamais à ses fins. Heureusement, ça ne la déprimait pas, elle savait renoncer sans douleur.
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D'un autre côté, la complexité et le sérieux de sa belle-mère le mettait mal à l'aise. Si elle avait été un peu plus expansive et sociable, il aurait moins transpiré tout au long de ce repas.
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