AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782883870123
231 pages
Éditeur : Plaisir de lire (30/11/-1)
4.19/5   13 notes
Résumé :
« L'homme arriva au village vers les sept heures ; il faisait jour encore parce qu'on était en été. L'homme était maigre, il était petit ; il boitait un peu. »

Charles-Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878. Il a fait des études de Lettres à l'université de Lausanne et y a obtenu sa licence en 1901. Il a exercé la profession de maître d'études au Collège d'Aubonne avant de comprendre rapidement qu'il n'était pas fait pour l'enseignemen... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  29 septembre 2020
Avec "Le règne de l'esprit malin", Charles Ferdinand Ramuz propose un roman angoissant sur le thème classique de Faust.
Dans une bourgade montagnarde débarque un beau jour un inconnu, cordonnier de son état, qui installe son échoppe. Bien qu'étranger, il possède de l'argent, travaille bien, pour pas cher, et sa popularité grandit vite, d'autant qu'il a également des dons de guérisseur. Tout serait donc parfait dans le meilleur des mondes possibles si... d'étranges phénomènes ne se produisaient pas depuis son arrivée. Maladies, violences en tout genre, malhonnêtetés, catastrophes naturelles ; à croire que les calamités divines se sont abattues sur le modeste village. Atteints dans leurs comportements, les habitants sont tour à tour démunis et débridés. Ils passent par les stades classiques de la peur et du désespoir : recherche d'un coupable, identification d'un bouc-émissaire, perte de la foi, pacte avec le Mal, violences en collectivité et rejet de l'autorité.
Il s'agit de ma première rencontre avec l'auteur et je peux dire que ce ne sera pas la dernière. J'ai vraiment apprécié le style et les effets narratifs, j'ai été transportée avec facilité et réalisme dans cette bourgade, au coeur de la montagne, j'ai côtoyé les protagonistes et j'ai compris leurs actes, j'ai compati à leurs émotions et j'ai été fascinée jusqu'au bout par le récit. Un très belle découverte.

Challenge MULTI-DEFIS 2020
Challenge XXème siècle 2020
Challenge XIXème siècle 2020
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          322
dourvach
  10 août 2018
Notre ami babéliote défricheur Lavieestunlongfleuvetranquille a peut-être raison : "Le Règne de l'esprit malin" (paru en avril 1917) n'aura, pour nous tous, PAS FORCEMENT toutes les séductions - inaltérables - de "Derborence" [1934] ou même de "Si le soleil ne revenait pas" [1937]... mais tout de même, tout de même... Quel conteur, quelles "forces d'images", et quel humour tout en finesses de langue (fourchue) !
Après la belle chronique de "La guerre dans le Haut Pays" (son sixième roman, paru en 1915), voici le septième... premier de la saisissante série de ses six romans (dits) "mystiques" [soit : "Le Règne de l'esprit malin", "La guérison des maladies", "Les signes parmi nous", "Terre du ciel", "Présence de la mort", "La séparation des races"] dont la parution s'étalera de 1917 à 1922 - à un rythme accéléré et notamment grâce à la fondation des "Cahiers Vaudois" à Lausanne (années de vie de cette Revue littéraire : 1914 à 1920)...
Une histoire toute faustiennne : Branchu, le "vagabond-cordonnier" (qui arrive puis stationne dans l'auberge, quelle coïncidence ! ... ce juste trois jours après la mort du cordonnier du village... et s'enquiert aussitôt d'un commerce à racheter), c'est Mephistophélès... le naïf "Faust", par contre, c'est le village entier, séduit d'abord par le bagoût et les espèces sonnantes et trébuchantes de l'étrange vagabond...
Nous irons jusqu'au bout de la route avec le Maudit : la séduction puis le malheur... "Le règne de l'esprit malin" s'empare du village... Force du diable (ou du diablotin) : car il est justement si "malin"...
Seule "l'innocence" d'un enfant, peut-être, en contrepouvoir si fragile... Cette innocence-là, inatteignable par le monde matérialiste des adultes, n'offrira plus "prise"... imperméable à toute emprise, à toute puissance sournoise...
Le conte reste réaliste. Branchu pourrait tout aussi bien ne pas être "le diable"... Diable d'homme, tout simplement !
Il est curieux de voir en ce touchant récit combien s'annoncent - comme en germe - les maléfices des alpages maudits de "La grande peur dans la montagne" [1926], les ravages de l'avalanche de pierres de "Derborence" [1934] et les charmes de l'aura fédératrice et rédemptrice de la jeune Isabelle, puissance solaire, face à la toute-puissance malfaisante du devin Anzevui dans "Si le soleil ne revenait pas", conte poétique magistral et secret - presque ultime - de 1937...
(Gloire à la) grâce intemporelle de l'étrange langue nouvelle de C.F. RAMUZ !
Lien : http://fleuvlitterature.cana..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
dourvach
  23 septembre 2018
1917 : "Le Règne de l'esprit malin"...
Après la belle chronique de "La guerre dans le Haut Pays" (son sixième roman, paru en 1915), voici le septième... et tout premier d'une saisissante série de six romans (dits) "mystiques" [soit : "Le Règne de l'esprit malin", "La guérison des maladies", "Les signes parmi nous", "Terre du ciel", "Présence de la mort", "La séparation des races"] dont la parution s'étalera de 1917 à 1922 - à un rythme accéléré et notamment grâce à la fondation des "Cahiers Vaudois" à Lausanne (les années d'existence de cette courageuse Revue littéraire si excentrée seront : 1914 à 1920)...
Eh bien, quel conteur, quelles "forces d'images", et quel humour tout en finesses de langue (bien fourchue) !
Au final, une histoire toute faustiennne... Branchu, le "vagabond-cordonnier" qui paraît soudain (arrive puis stationne à l'auberge, et - quelle coïncidence ! - juste trois jours après la mort du cordonnier du village, s'enquiert aussitôt d'un commerce à racheter,
Branchu, c'est Mephistophélès... mais le naïf "Faust", par contre, c'est le village entier, séduit d'abord par le bagout et les espèces sonnantes et trébuchantes de l'étrange vagabond, toujours si plein de largesses...
Nous irons jusqu'au bout de la route avec le Maudit : la séduction puis le malheur... "Le règne de l'esprit malin" s'empare du village... Force du diable (ou du diablotin) : car il est justement si "malin"...
Seule "l'innocence" d'un enfant, peut-être, en contre-pouvoir si fragile... Cette innocence-là, inatteignable par le monde matérialiste des adultes, n'offrira plus "prise"... imperméable à toute emprise, à toute puissance sournoise...
Le conte reste réaliste. Branchu pourrait tout aussi bien ne pas être "le diable"... Diable d'homme, tout simplement ! Ou peut-être serais-tu "notre" capitalisme du futur, fourvoyeur et égareur d'âmes ?
Il est curieux de voir en ce touchant récit combien s'annoncent - comme en germe - les maléfices des alpages maudits de "La grande Peur dans la montagne" [1926], les ravages de l'avalanche de pierres de "Derborence" [1934] et les charmes de l'aura fédératrice et rédemptrice de la jeune Isabelle, puissance solaire, face à la toute-puissance malfaisante du devin Anzevui dans "Si le soleil ne revenait pas", conte poétique magistral et secret - presque ultime - de 1937...
Gloire à la grâce intemporelle de l'étrange langue nouvelle de C.F. RAMUZ ! Chaque ligne, chaque image du texte semble s'inventer seule, luire et chanter sa petite chanson sous nos yeux, parler directement à notre coeur...
Lien : http://fleuvlitterature.cana..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Lavieestunlongfleuvetranquille
  20 mars 2014
Ramuz a écrit plusieurs oeuvres dans ce style. Ce ne sont pas forcément celles que j'apprécie le plus (mais vous voyez que j'attribue quand même un cinq étoiles !) mais son écriture reste toujours proche du monde qu'il dépeint, et c'est à mon sens le plus important. Il entre dans les croyances populaires, avec ses excès. Qui pourrait affirmer que la vision des villageois de cette époque n'était pas empreinte de mysticisme ?
Un excellent moment, que je vous conseille de découvrir, comme l'oeuvre entière de C.F. Ramuz.
Commenter  J’apprécie          61
marguerite18
  16 avril 2019
La veine fantastique de Ramuz n'est pas celle que je préfère, ce qui ne m'a pas empêchée d'apprécier ce roman longuement travaillé par l'auteur qui en a élaboré plusieurs versions successives. Ici l'oeuvre n'est pas centrée sur un narrateur ou un personnage principal auquel on peut s'attacher ou s'identifier. C'est un village des montagnes valaisannes tout entier qui se trouve en proie à l'influence pernicieuse d'un étranger qui séduit les habitants avant de les tourmenter, sans qu'on s'accorde tout d'abord à reconnaître en lui un humain, un démon ou une figure christique. A son contact, les instincts réprimés de tout un chacun se réveille. L'un se révolte contre sa pauvreté jusqu'alors acceptée de bon coeur et déplace les bornes de ses champs, l'autre, bon mari pourtant, rudoie sa femme ; puis viennent les fausses couches et les maladies. L'auteur ne manque pas de verve et d'imagination dans l'évocation des maux qui accablent bêtes et gens, de la famine, d'une sorte de lèpre s'attaquant à la pierre même. Une oeuvre originale témoignant du goût de Ramuz pour la recherche esthétique et de sa volonté de faire évoluer son art.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21

Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
dourvachdourvach   30 septembre 2018
Le lendemain matin il faisait du soleil. Les nuages, pendant la nuit, s'étaient défaits de devant la lune. Ils passent rapidement dessus, laquelle est là qui les élime comme la pierre fait d'un filet ; et, quand enfin le jour se lève, on la voit toute pâle et ronde, être seule dans le ciel bleu.

[C.F. RAMUZ, "Le Règne de l'esprit malin", 1917, chapitre III - III - page 1050 de l'édition La Pléiade, T.I]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
dourvachdourvach   30 septembre 2018
Il y avait en lui un drôle de mélange de toute espèce de sentiments comme quand on met dans un tonneau des vins de diverses sortes : fierté, honte, faux aplomb, de la peur, de l'entrain, des accablements ; au total un affreux désordre. Il avait mis des grandes guêtres, ses yeux brillaient sous un chapeau tiré très bas ; malgré qu'il fît froid, son long cou sortait nu de sa veste de grosse laine. Et il le tendait en avant, rentrant chez lui dans la neige qui était profonde et où il enfonçait quelquefois jusqu'à mi-cuisses. Qu'est-ce qu'il faudrait pour qu'on soit heureux ? Dix francs par jour ? Mettons quinze tout de suite. Et encore ça ne suffirait pas. Car il ne faudrait pas qu'on fût obligé de les gagner : il faudrait que ces quinze francs vinssent d'eux-mêmes, à date fixe, comme ce que les riches appellent leurs rentes : c'est de l'argent qui a des égards pour vous ; il se présente à vous le chapeau à la main. Alors je me sentirais un homme. Il ne s'apercevait pas que la nuit venait : d'ailleurs il n'était plus très éloigné du village. Mais tout à coup l'aspect des choses avait changé. L'éclairage gris d'un reste de jour derrière les nuages avait fait place à une lumière verte qui venait on ne savait d'où, vu l'absence de lune et d'étoiles ; et elle semblait venir de dedans la neige, comme si celle-ci était devenue transparente [...]

[C.F. RAMUZ, "Le Règne de l'esprit malin", 1917, chapitre III - II]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
dourvachdourvach   11 août 2018
Il ne tarda pas à voir paraître sa maison. Une lampe était allumée dans la cuisine. Et sa femme, vu l'heure tardive, devait l'attendre : pourtant quelque chose l'empêchait d'entrer. Il s'approcha de la fenêtre et, se collant au mur, avança la tête, un peu. La petite Marie était assise au bout de la table devant un livre et ses lèvres bougeaient. Bien sûr que ce livre était un de ses livres d'école et qu'elle apprenait son devoir ; on la voyait épeler avec application chaque mot ; puis, arrivée au bout de la phrase, elle fermait les yeux et se la récitait à elle-même, alors elle se redressait. La lampe, pendue au plafond, éclairait doucement son front rond aux cheveux tirés, où, à l'endroit de son plus fort bombement, il y avait une lumière. Tout était parfaitement calme, parfaitement comme toujours. Le feu brûlait sur le foyer, les assiettes attendaient autour de la soupière. Et Jean Lude voyait tout cela, et il ne se décidait pas à entrer.

[C. F. RAMUZ, "Le Règne de l'esprit malin", 1917, chapitre III - II]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
RaviRavi   21 juillet 2015
Mais voilà que, comme il arrivait devant chez lui, la plus grosse des cloches laissa tomber un long son sourd. ...
Boum!... Il y a quand même grand peine chez les hommes. Où qu'on soit, quoi qu'on puisse faire, on est en face de la mort. Elle ne permet pas qu'on l'oublie: qu'un instant on n'y pense pas et elle se rappelle à vous.
...
Boum! Seigneur notre Dieu, protégez-nous dans notre affliction; on ne peut rien sans vous, sans vous on n'est rien, on a terriblement besoin de vous, Seigneur notre Dieu, dans notre misère ayez pitié de nous, Seigneur.
[Joseph voit son enfant mort et sa femme morte qu'on ensevelit] ... ; mon Dieu! est-ce possible, c'est mes entrailles qui s'en vont, c'est le coeur de mon coeur, c'est la pensée de ma pensée. C'est le meilleur de moi, la promesse de mieux encore; elle était ma seule vendange, la vraie richesse de mon grenier. ... "On a coupé le noyau de ma chair, on a ôté la bonne amande." A ce moment, les mottes tombèrent sur la caisse, il poussa un cri, on l'emmena.
(chapitre IV - i)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
dourvachdourvach   11 août 2018
L'homme arriva au village vers les 7 heures ; il faisait grand jour parce qu'on était encore en été. L'homme était maigre, il était petit ; il boitait un peu ; il portait sur le dos un sac de grosse toile grise. Il n'y eut point d'étonnement pourtant parmi les femmes qui causaient entre elles devant les maisons, quand elles le virent venir, et les hommes, occupés dans les granges et les jardins, à peine s'ils levèrent la tête ; sûrement que ça devait être un ouvrier de campagne en quête d'ouvrage, comme on en voit souvent passer dans le pays.

[C. F. RAMUZ, "Le Règne de l'esprit malin", 1917, chapitre I - incipit]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Charles Ferdinand Ramuz (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Ferdinand Ramuz
Relecture : Charles-Ferdinand Ramuz (1978 / France Culture). Photographie : Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947) © Albert Harlingue/Roger-Viollet. Site internet : http://www.roger-viollet.fr/fr. Par Hubert Juin. Réalisation : Anne Lemaître. Interprétation : François Maistre et Henri Virlojeux. Avec Jacques Cellard, Bernard Voyenne, Claude Bonnefoy et la voix de Ramuz. Diffusion sur France Culture le 15 septembre 1978. Présentation des Nuits de France Culture : « Il avait toujours protesté avec vigueur contre la qualification d'écrivain “régionaliste”. Certes, il était - Ramuz était - vaudois et cela a joué un très grand rôle, nous dit-on. Mais Proust était parisien et cela a dû jouer aussi un très grand rôle. Donc, écrivain régionaliste ? Non : écrivain universel. À l'occasion du centenaire de sa naissance, Hubert Juin proposait, le 15 septembre 1978, une “Relecture” consacrée à Charles-Ferdinand Ramuz. » Charles Ferdinand Ramuz, né à Lausanne le 24 septembre 1878 et mort à Pully le 23 mai 1947, est un écrivain et poète suisse dont l'œuvre comprend des romans, des essais et des poèmes où figurent au premier plan les espoirs et les désirs de l'Homme. Ramuz puisa dans d'autres formes d'art (peinture, cinéma) pour contribuer à la redéfinition du roman. Dans sa “Lettre à Bernard Grasset” de 1929, Ramuz précise son rapport avec la Suisse romande : « Mon pays a toujours parlé français, et, si on veut, ce n’est que “son” français, mais il le parle de plein droit [...] parce c’est sa langue maternelle, qu’il n’a pas besoin de l’apprendre, qu’il le tire d’une chair vivante dans chacun de ceux qui y naissent à chaque heure, chaque jour. [...] Mais en même temps, étant séparé de la France politique par une frontière, il s’est trouvé demeurer étranger à un certain français commun qui s’y était constitué au cours du temps. Et mon pays a eu deux langues: une qu’il lui fallait apprendre, l’autre dont il se servait par droit de naissance; il a continué à parler sa langue en même temps qu’il s’efforçait d’écrire ce qu’on appelle chez nous, à l’école, le “bon français”, et ce qui est en effet le bon français pour elle, comme une marchandise dont elle a le monopole. » Ramuz écarte l’idée que son pays soit une province de France et dit le sens de son œuvre en français : « Je me rappelle l’inquiétude qui s’était emparée de moi en voyant combien ce fameux “bon français”, qui était notre langue écrite, était incapable de nous exprimer et de m’exprimer. Je voyais partout autour de moi que, parce qu’il était pour nous une langue apprise (et en définitive une langue morte), il y avait en lui comme un principe d’interruption, qui faisait que l’impression, au lieu de se transmettre telle quelle fidèlement jusqu’à sa forme extérieure, allait se déperdant en route, comme par manque de courant, finissant par se nier elle-même [...] Je me souviens que je m’étais dit timidement : peut-être qu’on pourrait essayer de ne plus traduire. L’homme qui s’exprime vraiment ne traduit pas. Il laisse le mouvement se faire en lui jusqu’à son terme, laissant ce même mouvement grouper les mots à sa façon. L’homme qui parle n’a pas le temps de traduire [...] Nous avions deux langues: une qui passait pour “la bonne”, mais dont nous nous servions mal parce qu’elle n’était pas à nous, l’autre qui était soi-disant pleine de fautes, mais dont nous nous servions bien parce qu’elle était à nous. Or, l’émotion que je ressens, je la dois aux choses d’ici... “Si j’écrivais ce langage parlé, si j’écrivais notre langage...” C’est ce que j’ai essayé de faire... » (“Lettre à Bernard Grasset” (citée dans sa version préoriginale parue en 1928 sous le titre “Lettre à un éditeur”) in “Six Cahiers”, no 2, Lausanne, novembre 1928).
Sources : France Culture et Wikipédia
+ Lire la suite
autres livres classés : diableVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Aimé Pache, peintre vaudois de Charles-Ferdinand Ramuz

Ce roman, paru en 1911 à Paris chez Fayard et à Lausanne chez Payot, est dédié à un peintre : ...

Alexandre Cingria
René Auberjonois
Cuno Amiet
Ferdinand Hodler

15 questions
3 lecteurs ont répondu
Thème : Aimé Pache, peintre Vaudois de Charles Ferdinand RamuzCréer un quiz sur ce livre