AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782714454829
416 pages
Belfond (17/10/2013)
3.78/5   83 notes
Résumé :
1918, la guerre se termine et les frontières se redessinent. Traversée par le Bosphore, Istanbul est déchirée entre Orient et Occident. Désormais aux mains des Alliés, la ville mythique devient plus que jamais un carrefour cosmopolite.
Leyla, jeune épouse d'un secrétaire du sultan, élevée selon les coutumes ancestrales, assiste impuissante au démantèlement de l'Empire ottoman. Mais la résistance s'organise.
En la rejoignant, Leyla va s'engager dans l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
3,78

sur 83 notes
5
2 avis
4
10 avis
3
1 avis
2
1 avis
1
0 avis

Mimeko
  08 septembre 2015
L'autre rive du Bosphore est un récit qui évoque la période post première guerre mondiale, époque qui voit le démembrement de l'empire ottoman et son dépeçage par les britanniques, les français et les grecs. Dans ce contexte historique, un responsable turc et sa femme, proches du pouvoir encore en place doivent accueillir un couple de français dont l'homme est diplomate, chargé de négocier et protéger les intérêts français dans le partage de l'empire. En parallèle, on assiste à la formation de l'engagement politique de Mustapha Kemal, opposé à l'humiliation imposée par les alliés.
Au delà de la trame politique, vont se nouer des histoires d'amour, souvent contrariées par les évènements politiques donnant beaucoup de rythme au roman.
Ce roman historique de Theresa Révay est une agréable surprise, dans un style alerte elle s'empare des éléments historiques les mêlant habilement aux romances entre les personnages, un ensemble qui fonctionne bien et ravira probablement les lecteurs qui ont apprécié Le soleil sous la soie d'Eric Marchal, roman historique dans la même veine.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
soleil23
  13 août 2017
Après "La Louve blanche", je récidive avec Madame Theresa REVAY qui m'a fait voyager dans son premier roman. Séduite par son style historique romanesque que j'aime bien et ses mots pour raconter le pire et le meilleur.
Je trouve la couverture belle avec une nouvelle fois une femme énigmatique qui pousse le lecteur à vouloir en connaître plus sur ce roman.
Tout commence dans la ville mystique de Stamboul, la famille de Selim Bey vît selon les coutumes ancestrales des " sérails " mais l'invasion des alliés a tout changé sur les rives du Bosphore.
Je me suis vite attachée à tous les personnages sans exception car chacun apporte un plus à cette histoire. le cadre historique donne de la force et du réalisme et le lecteur se trouve pris dans les événements réels qui ont façonné la nouvelle Turquie et ont changé la perle du Bosphore qui a connu la gloire des Sultans, la guerre, la misère et qui a toujours gardé sa fierté. le Bosphore et ses rives hanteront nos nuits avec le parfum des jardins et le regard de Leyla perdu au loin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
willymjg
  17 avril 2014
Ce récit relate un moment charnière de l'histoire européenne à l'époque où Istanbul s'appelait encore Constantinople, quand les vainqueurs de la guerre arrivent en conquérants dans un pays qui a choisi la mauvaise alliance. La ville est occupée par les armées grecque, anglaise et française, et même italienne suite aux traités signés après la Grande Guerre. Les Turcs ayant perdus la guerre, les alliés prennent possession de la ville durant quelques années.
Ce lieu magique sera un échiquier de la vie politique, mais aussi un échiquier des émotions et des sentiments puisque les turcs se battront pour une indépendance et pour un pays. L'auteure va nous faire vivre la fin d'une époque, la fin de l'empire des sultans qui avaient dominé l'Europe pendant tant de siècles et qui ont quitté le trône au début des années 1920 pour laisser place à la république de Turquie.
La vraie histoire, authentique et véridique, est animée par des personnages romanesques qui incarnent ce que les gens vivaient à l'époque. En premier, Leyla, une jeune ottomane, femme de ferveur et de courage, parfait équilibre de la jeune femme moderne et pourtant respectueuse des traditions, prendra le parti de Mustafa Kemal, alors que son mari est le secrétaire du Sultan. Leyla appartenait à cette génération de femmes à qui l'on avait appris les trésors de la logique et du raisonnement, éveillant dans leur esprit des appétits nouveaux. L'héroïne du livre, incarne bien le caractère de nombre de jeunes femmes dans cette modernité naissante.
Ensuite Louis Gardelle, l'officier français qui se verra attribué la demeure de Selim Bey réquisitionnée par les forces d'occupation. Louis, pourtant marié, découvrira l'amour avec une jeune serveuse de bar, russe blanche réfugiée à Constantinople, fuyant la révolution bolchevique.
Rose, l'épouse trompée découvrant que son mari n'est pas celui qu'elle croit, cherchera refuge dans une Smyrne qui sera immolée par des troupes revanchardes.
Hans Käster, ce jeune archéologue, spécialiste passionné de l'empire disparu des Hittites, captivera son auditoire lors de cours magistraux, relatant que rien ne résistait au monde solaire de l'Asie Mineure, à ces guerriers qui avaient régné sans partage sur l'Anatolie et la Syrie pendant plus de mille ans. Hans ressuscitait leurs villes fortifiées, leur usage ingénieux des métaux et leur sens du commerce, à une époque où la civilisation européenne en était à ses balbutiements. Or le même Hans est torturé par une passion plus importante encore, Il pensait devenir fou tant sa crainte de perdre un être cher lui laissait entrevoir un avenir qui ne serait plus qu'incertitude. Il tentera de chasser cette sensation nauséeuse, maudissant ce coup du sort qui le rejette à la lisière de l'existence de l'être cher.
En filigrane, Atatürk, dont l'implication historique orchestrera la vie de tous ces personnages. Ces rencontres bouleversantes entre l'orient et l'occident sont les prémices d'un monde moderne, et feront entrevoir comment ces femmes ottomanes se sont émancipées, comment elles ont pris le pouvoir, comment elles ont joué un rôle dans cette guerre d'indépendance.
Choc des cultures, traditions ancestrales en butte à un monde qui change, rivalités amoureuses, espionnage entre nations, désillusions nées de la guerre, nous voilà embarqués dans une époque qui se meurt et une nouvelle ère porteuse d'espoir,
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Levant
  24 juillet 2015
1918, l'Europe sort exsangue de la grande guerre. Les vainqueurs imposent leur suprématie aux forces de l'Alliance défaites. Cette date ne marque toutefois pas la fin de la guerre pour tous les protagonistes. On a tendance à l'oublier.
Avec L'autre rive du Bosphore, Theresa Revay nous fait revivre cette période dans un repli de la vieille Europe, à la charnière entre orient et occident, dans ce qui n'est pas encore la Turquie mais déjà plus l'Empire ottoman. Ce dernier ayant fait le mauvais choix de s'allier avec l'Allemagne voit ses jours comptés.
C'est donc aux frais de quelques années de guerre supplémentaires que Mustapha Kemal donne l'impulsion au mouvement qui fera naître la Turquie moderne. Ce qui deviendra cette république pro-occidentale qui frappe à la porte de l'Europe. La république laïque que l'on connaît aujourd'hui. Pour combien de temps encore ?
Mais ce n'est pas seulement une guerre civile que connaît alors ce pays, la Grèce ayant profité de la défaite des forces de la triple alliance pour réinvestir d'anciennes possessions perdues, en Turquie occidentale, Smyrne en particulier. La paix ne s'installera finalement qu'en 1923 avec le traité de Lausanne.
Térésa Revay nous livre une belle fresque romanesque dans ce qui est encore, pour quelques années seulement, la capitale de l'Empire ottoman : Constantinople. C'est dans sa péninsule historique, Stamboul, que se réside la famille de son héroïne, Leyla Hanim. Ce récit donne lieu à un bel exercice de confrontation des cultures orientale et occidentale, des religions chrétienne et musulmane, qu'a connu, et connaît encore, cette région du globe.
L'intrigue est vécue du côté d'une famille turque musulmane. Elle vit à la fois l'occupation des forces françaises et britanniques et les dissensions entre partisans de la dynastie ottomane et des forces révolutionnaires de Mustapha Kemal. Intrigues amoureuses, drames familiaux, scènes de guerre émaillent ce récit fort bien enlevé qui ne manque pas de rythme.
Au-delà de l'oeuvre romanesque, cet ouvrage fort bien documenté est un brillant rappel à l'histoire qui lui a valu d'être repéré et primé par le magazine Historia. Même si les Stambouliotes ont été un peu épargnés par les conflits internes à ce pays, j'ai trouvé que l'ouvrage faisait la part un peu trop belle au point de vue d'une famille turque musulmane, proche de la dynastie ottomane sur le déclin. C'est oublier que cette dernière s'était fourvoyée en s'alliant avec l'Allemagne et surtout en jouant sur les antagonismes des minorités pour fomenter le génocide arménien de 1915. Mais peut-être est-ce le choix de ne pas souffler sur les braises qui couvent encore sous la cendre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
shousoun
  24 novembre 2013
Un livre que j'ai pris le temps de lire ! C'est-à-dire que, à l'instar de ces femmes turques, qui savaient prendre le temps, que ce soit pour répondre à une observation ou pour décider de changer leur vie, j'ai découvert la vie de Leyla et de sa famille. le destin des femmes turques qui bien avant les femmes françaises ont conquis le droit de vote !
Refermant la dernière page de ce roman, je me suis dit que l'histoire de la Turquie et de ses femmes de s'arrête pas là, j'aimerais retrouver certains personnages dans une suite … Surtout à notre époque où certains tentent de tout faire pour les renvoyer quatre cents ans en arrière !
Je pense que je vais placer ce livre sur la liste de ceux « A RELIRE », car je pense qu'il mérite d'être étudié sous plusieurs thèmes.
Effectivement, je n'ai pas mis longtemps à le reprendre en main pour une deuxième lecture, m'attachant aux personnages apparaissant dans ce roman, telle Halide Edip femme qui s'investit dans la défense de la cause Turque (avec Leyla Hanim personnage du roman, mais une femme qui a existé également) On lira avec intérêt : Femmes et politique autour de la Méditerranée publié par Christiane Souriau
http://books.google.fr/booksid=fJG5gCFjbwAC&pg=PA118&lpg=PA118&dq=Halide+Edipe&source=bl&ots=ksOZIXymDf&sig=bVVRiJ9paCZvsHq3X99CiAnp_RU&hl=fr&sa=X&ei=UTmgUrmrBeHH0QX3hoCQCg&ved=0¤££¤23Leyla Hanim 19¤££¤#v=onepage&q=Halide%20Edipe&f=false
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          53

Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko   06 septembre 2015
Les Turcs ne redoutaient pas le silence, n'aimant pas étouffer leurs pensées sous un flot de paroles inutiles. Cette introspection décontenançait parfois les étrangers qui avaient perdu, eux, l'intelligence de la patience.
Commenter  J’apprécie          180
shousounshousoun   24 novembre 2013
L'intuition était une alliée précieuse pour qui n'avait pas étouffé le monde des anges, des djinns ou des péris, ces fées capricieuses qui hantent les puits des jardins et se dissimulent entre les racines des figuiers. Sans un mot, elle se tourna vers une niche du mur pour saisir une boîte en nacre contenant du tabac et un carnet aux fines feuilles de papier de soie.
Leyla observa les doigts aux ongles teints de sa belle-mère rouler une cigarette. Gülbahar parlerait lorsqu'elle serait prête. Les Turcs ne redoutaient pas le silence, n'aimant pas étouffer leurs pensées sous un flot de paroles inutiles. Cette introspection décontenançait parfois les étrangers qui avaient perdu, eux, l'intelligence de la patience. (p.155)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MimekoMimeko   07 septembre 2015
Le peuple est aussi prompt à condamner qu'à encenser, le rabroua Selim. Il ne brille jamais par son discernement.
Commenter  J’apprécie          170
MimekoMimeko   06 septembre 2015
Une question lancinante agitait de plus en plus les Turcs : être nationaliste ou pas ? un clivage commençait à apparaître, dont les Anglais ne semblaient pas se méfier mais qui inquiétait le haut commandement français.
Commenter  J’apprécie          60
LevantLevant   18 juillet 2015
Louis avait oublié que l'ombre peut être salvatrice, qu'il existe d'indicibles douleurs, des silences tutélaires, et que le respect d'autrui exige toujours la pudeur du cœur.
Commenter  J’apprécie          70

Videos de Theresa Révay (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Theresa Révay
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/theresa-revay-la-course-parfaite-53094.html
Depuis vingt ans, Theresa Révay s'est imposé comme un auteur majeur fédérant autour d'elle un public fidèle et enthousiaste, friand de ces romans historiques dans lesquels elle raconte les 50 premières années du XXème siècle. Depuis « Valentine ou le temps des adieux » à « La nuit du premier jour », ce ne sont pas moins de huit titres qui font de Theresa Révay une digne héritière d'Henri Troyat ou de Maurice Druon. Emportés par le vent de l'Histoire, les personnages qu'elle invente nous entrainent aux quatre coins du monde et nous font vivre leur passion, dans des décors et des ambiances parfaitement reconstitués, avec un souffle romanesque qui ne trahit en rien une belle qualité d'écriture. Quant à la précision historique, fruit de recherches de longue haleine qui caractérise le travail de Theresa Révay, elle est reconnue par les spécialistes des périodes dans lesquelles elle place ses intrigues. On ne s'étonnera pas ainsi que la romancière ait reçu le prix Historia en 2014 pour son livre « L'autre rive du Bosphore ». Romancière jusqu'au bout des ongles, Theresa Révay ne s'était jamais aventuré dans la biographie, même si l'envie n'était pas loin. Mais le hasard fait parfois bien les choses. Pour l'écriture de son précédent roman, Theresa Révay côtoie dans ses recherches Nathalie Mathet dont le beau-père n'est autre que François Mathet, le célèbre entraineur hippique. A écouter la jeune femme lui confier des secrets de famille, la romancière se dit qu'il y a là matière à un nouveau livre. Voilà comment nait « La course parfaite » publié chez Tallandier. Né en 1908, engagé dans l'armée française en 1939 en tant qu'officier de cavalerie, assistant impuissant à la débâcle, François Mathet se fait un nom dans le monde des courses. Il a un don particulier pour comprendre les chevaux, les entrainer et leur faire gagner les plus grands prix. Veillant sur les chevaux de l'Aga Kahn ou de la famille Rotschild, il fut aussi celui qui entraina Yves Saint Martin sur la plus haute marche du podium, faisant de lui le plus célèbre jockey français. C'est l'histoire de cet homme discret, taiseux mais passionné et généreux que raconte Theresa Révay, l'histoire d'un homme qui se calque sur celle de son époque et que traversent les grandes personnalités d'alors. Une biographie passionnante qui ravira les passionnés de chevaux et de sports équestres mais aussi tout ceux qui s'intéressent aux destins exceptionnels liés à la grande Histoire. « La course parfaite, François Mathet, portrait du maitre entraineur » de Theresa Révay est publié chez Tallandier.
+ Lire la suite
autres livres classés : turquieVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura






Quiz Voir plus

C'est la guerre !

Complétez le titre de cette pièce de Jean Giraudoux : La Guerre ... n'aura pas lieu

de Corée
de Troie
des sexes
des mondes

8 questions
1040 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , batailles , armeeCréer un quiz sur ce livre