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EAN : 9782072833021
160 pages
Éditeur : Gallimard (14/11/2019)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Au printemps 2015, un ornithologue amateur observe au sommet du puy de Dôme un petit oiseau, le traquet kurde, jamais vu en France auparavant, et dont nul ne sait comment il est arrivé jusque-là. Sur la piste du traquet kurde, des vertes prairies du Hertfordshire aux montagnes du nord de l’Irak, le narrateur de ce récit, quant à lui, croisera les ombres de T. E. Lawrence, St. John Philby (le père du célèbre espion), Wilfred Thesiger, celle aussi d’un invraisemblable... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Zakuro
  07 janvier 2019
J'ai lu le traquet kurde de Jean Rolin dès sa parution en 2018. J'écris de mémoire et à partir de mes notes ces quelques lignes les conservant au chaud en me promettant de parler de ce coup de coeur qui m'a éblouie.
C'est l'actualité internationale qui me sonne de réagir avec la décision des États-Unis de se retirer de la Syrie. Pour ne pas oublier le peuple kurde, le roman de Jean Rolin est à lire absolument. Parce qu'il parle de liberté et de paix et de l'éternelle quête de celles-ci en ayant comme emblème un petit passereau, le traquet kurde originaire du moyen orient et qui chose incroyable a été repéré en haut de la chaîne du Puy de Dôme en 2015. Que faisait-il donc là ? On peut voir dans cet oiseau l'image atroce de tous les réfugiés contraints de quitter leur pays et qui ont tout perdu.
La dure et triste réalité n'empêche pas la rêverie et la curiosité et c'est à partir de là que Jean Rolin, le narrateur, fin limier et éternel baroudeur de la vie part à la recherche des origines de ce petit oiseau. D'abord, à travers les collections muséales ornithologiques britanniques et surtout par un formidable voyage d'initiation à travers le Moyen-Orient jusqu'au mont Nemrut Dag et au tombeau mausolée d'Antiochos. Ce voyage, qui se poursuit jusqu'en Afrique du Sud comparable à ceux des anciens explorateurs pacifiques et non voleurs, un carnet de croquis à la main, m'a subjuguée et m'a laissée frémissante devant tant de beauté. Intensément nostalgique aussi parce qu'il renvoie à notre finitude face à l'immensité de la nature si belle et si vulnérable avec la menace d'extinction qui pèse sur les oiseaux et tant d'autres espèces animales et aux trésors archéologiques qui font partie de notre héritage commun de l'humanité.
J'ai aimé les grandes emballées digressives, truculentes et anecdotiques de la première partie du livre même si je préfère ne pas voir les animaux empaillés. En parcourant les allées du musée, j'ai appris les grands noms de l'armée britannique qui ont fait les heures de gloire de l'espionnage et du contre-espionnage dont la passion pour l'ornithologie leur servait le plus souvent de couverture.
J'ai adoré l'envolée lyrique et passionnante du voyage vers ce territoire à l'est de la Turquie et au nord de l'Irak, le Turkistan où la nature et les animaux ne connaissent pas les frontières et la guerre des hommes. J'ai aimé entendre la voix rieuse et tendrement ironique, chaleureuse, pleine de vie et d'enthousiasme de Jean Rolin qui s'émerveille de ce qui l'entoure comme la transhumances spectaculaire de 500 chèvres noires à travers les montagnes abruptes du Mont Shirin. J'ai vu les coquelicots, les tulipes et les anémones.
J'ai vu la vie et la mort qui rôde tout près. J'ai vu un territoire magnifique et un peuple qui aspire enfin à la paix.
Le roman est comme le vol de ces milliers de traquets kurdes aperçus sur le mont Nemurt, un spectacle unique et magnifique.
Merci Monsieur Jean Rolin.

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Cigale17
  24 janvier 2020
Quel curieux petit livre ! Je connaissais Olivier Rolin, mais pas Jean Rolin, son frère, de quelques années plus jeune. Je l'ai suivi avec un très grand plaisir dans ses pérégrinations à la recherche d'un petit oiseau, le traquet kurde, aperçu par un ornithologue amateur au sommet du puy de Dôme, un endroit où normalement il ne se rend pas. J'aime bien les oiseaux, je les nourris en hiver, je les observe souvent et j'en reconnais une bonne vingtaine parmi les plus courants, un peu plus peut-être en ajoutant ceux du Québec. Je m'intéresse donc un peu aux oiseaux, mais jusqu'à maintenant, je ne m'étais pas intéressée aux ornithologues. C'est une erreur ! Dans la première partie de son livre, Jean Rolin nous en présente plusieurs, de différentes nationalités, parmi lesquels il y a de sacrés numéros ! Est-ce par ce que beaucoup sont britanniques ? je ne sais pas, et je ne m'avancerai pas sur cette voie… On va croiser des ornithologues passionnés, amateurs ou experts, dont certains très célèbres : Lawrence d'Arabie, sir John Philby (le père de l'autre), Thesiger, Ibn Saoud, Ian Flemming (et James Bond !), mais surtout, surtout, un personnage incroyable, détestable, mais furieusement romanesque : Meinertzhagen (1878-1967). Wikipédia ne lui accorde que quatre lignes, mais lui consacre un article plus long sous le titre de « La fraude Meinertzhagen ». En effet, l'homme est retors, mythomane (les rencontres avec Hitler !), voleur, usurpateur, mesquin, prompt à la calomnie, de surcroît sans doute meurtrier de deux hommes et probable assassin de sa première femme (riche, forcément riche). Il s'accapare certaines découvertes ornithologiques, vole des spécimens dans des musées pour se les approprier. Il fausse les lieux et les dates, laissant ainsi un véritable casse-tête aux autres passionnés : bien malin qui démêlera le vrai du faux, notre escroc ayant par ailleurs fait de réelles découvertes.
***
Dans la deuxième partie, nous laissons Meinertzhagen de côté pour suivre Jean Rolin et ses accompagnateurs sur les lieux où vit le traquet kurde, au Kurdistan, comme le laisse supposer le nom de l'oiseau. Nous voyagerons à travers une bonne partie du Moyen-Orient, dans les pays dévastés par la guerre, presque sous les bombes ou pendant de fragiles trêves. Que des ornithologues prennent de tels risques pour observer des oiseaux dépasse un peu mon entendement, j'avoue… Jean Rolin raconte le bruit des bombes qui tombent sur Mossoul, les pistes déminées, ou peut-être pas, les gens qui continuent à effectuer les gestes du quotidien malgré les horreurs qui les entourent. Finira-t-il par l'observer dans son milieu naturel, cet insaisissable traquet kurde ? Ne serait-il pas réfugié, lui aussi, sous des cieux plus calmes ? Je vous laisse le découvrir.
***
L'humour très pince-sans-rire de Jean Rolin donne à ses descriptions un ton extrêmement savoureux qui m'a beaucoup plu. Grâce à une subtile remarque, il réussit à vous faire sourire d'une situation qui n'est pas franchement amusante, à souligner un dysfonctionnement, à attirer l'attention sur les qualités (ou les défauts) d'un personnage secondaire : « À Zakho, Saber, qui vraisemblablement est non seulement quelqu'un de gentil, mais, ce qui est beaucoup plus rare, quelqu'un de bon […], et à raison de deux ou trois prières par jour, tout au plus, quelqu'un de raisonnablement pieux, Saber a raconté [etc.], p. 108. J'avoue que le « tout au plus » m'enchante autant que le « raisonnablement »  ! Jean Rolin nous entraîne dans de longues phrases limpides, quitte à reprendre un mot si la digression nous en a emportés trop loin. J'ai beaucoup aimé ce court récit, à la fois contemplatif et plein d'action… contenue.
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sylvaine
  10 avril 2020
Texte inclassable s'il en est, le Traquet kurde est bien loin de ce à quoi je m'attendais. Il s'agit au départ de l'observation par un ornithologue amateur d'un petit oiseau au sommet du Puy -de Dôme. Jean Rolin, ornithologue dans l'âme , relève le fait; Que venait donc faire ce Traquet kurde aussi loin de son habitat naturel à la frontière turco-irakienne..
Jean Rolin mène l'enquête. D'abord il nous présente les ornithologues prestigieux du XXè siècle en particulier le sulfureux Richard Meinertzhagen prêt à tout pour enrichir ses collections. de page en page, de lieu en lieu nous le retrouvons à la frontière en pleine guerre. L'observateur des oiseaux observe aussi les hommes.
Choisi une fois encore pour valider un challenge ce texte comme d'autres m'a surprise, intriguée et fort intéressée. N'est-ce pas là l'essentiel?
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ChtiBaboun
  17 mai 2018
Quel OLNI ( Objet littéraire non identifié) que ce court livre de Jean Rolin!
Nous voilà , pèle-mêle avec un traquet kurde , les monts d'Auvergne , l'île d'Ouessant mais aussi le British Muséum , des ornithologues , des hauts gradés de sa majesté , l'Etat Islamique , Mossoul , l'Irak ,le Kurdistan et aussi une multitude de noms d'oiseaux plus étonnants les uns les autres : la courvite isabelle , le sirli du désert , le bruant mélanocéphale , la sittelle de Neumayer.
C'est cet inventaire à la Prévert qui donne cette impression d'OLNI ( Objet littéraire non identifié )
Une fois que l'on a reposé le traquet Kurde et qu'on a laissé décanter cet inventaire , tout prend sa place et de OLNI (objet littéraire non identifiè) nous passons à une déambulation , à une méditation littéraire plus profonde qu'il n'y en à l'air.
Jean Rolin est un "fondu" des oiseaux et de ce qu'ils peuvent représenter.
Il ne pouvait rester insensible à la photographie d'un amateur : la photo d'un traquet kurde sur les pentes du Puy de Dôme.
Que faisait cet oiseau à 4 500 kms de sa zone de vie au Kurdistan.
En plus l'oiseau a été aperçu 3 mois après la bataille de Kobané à la frontière turco-syrienne.
A partir de ce fait Jean Rolin va nous entraîner sur les traces de ce traquet kurde de façon originale.
Tout d'abord en revenant dans les années 1900/1930 ,en nous évoquant d'éminents ornithologues britanniques qui étaient aussi d'éminents militaires au Moyen Orient. parmi eux l'édifiant Meinertzhagen , mythomane , peut être assassin. A coup sûr tueurs d'oiseaux et à la recherche de leurs poux.
Ce Meinertzhagen qui côtoya Philby , Laurence d'Arabie ou encore Ibn Saoud , le père de la future Arabie Saoudite.
Et tout ce beau monde construisit le Moyen Orient que l'on connait aujourd'hui. le traquet Kurde n'ayant cure des frontières lui vit exclusivement au Kurdistan à cheval sur l'Irak, la Turquie et la Syrie.
Autre façon de nous entraîner sur les traces du traquet kurde : nous perdre à Ouessant où des ornithologues du monde entier viennent compter le passage des oiseaux migrateurs. le nec plus ultra étant d'apercevoir, de voir ,de noter, de cocher l'oiseau qui n' a pas de raisons de passer là. Comme le traquet Kurde sur le Puy de Dôme. Réchauffement climatique , migration forcée des oiseaux comme celle des hommes ?
Enfin Jean Rolin en grand reporter veut retrouver le traquet kurde dans son environnement naturel. le voila parti au Kurdistan à la recherche de ce petit oiseau alors qu'autour de lui les combats font rage entre L'Etat Islamique , les Kurdes , les Syriens.
Cela donne des scène ubuesques décalées mais qui parle de nous , de notre monde.
Vaut il mieux avec des jumelles , examiner une ligne de front ou essayer de trouver un traquet kurde ?
Est ce qu'avec des jumelles à traquer un traquet , peut on être pris pour un agent secret ?
Sous son écriture lègère , décalée , Jean Rolin nous laisse méditer sur notre monde .
Cette année il a été vérifié que 30% de nos oiseaux des campagnes avaient disparus. le chant des oiseaux se fait plus faible.
Et quand est il du chant des hommes ?
Ce traquet kurde sur les pentes du Puy de Dôme nous rappelle tout cela.
Migration , Migrants....
Lien : https://auventdesmots.wordpr..
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blandine5674
  24 avril 2018
Drôle de roman, drôle d'histoire, drôle d'écrivain, drôle d'oiseau que ce Traquet kurde. Jean Rolin, passionnée d'ornithologie, va mener son enquête quand ce petit oiseau est vu en 2015 au Puy de Dôme, première en France. L'île d'Ouessant, vie d'ornithologues anglais, Irak, Turquie, conflits, moines, assassinats, viols, etc. Amusée d'apprendre comment le nom de James Bond a été choisi. Pas facile de suivre l'oiseau dans sa langue d'érudit. Livre court, heureusement, j'avais vite envie de prendre mon envol.
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critiques presse (5)
LeMonde   04 avril 2018
Il n’est jamais là où on l’attend, lui qui nie être un « écrivain voyageur ». Pour le suivre dans son œuvre, qui s’enrichit du « Traquet kurde », vite  ! une boussole, et quatre points cardinaux.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   20 février 2018
Sur la piste du traquet kurde, Jean Rolin part enquêter au bout du monde, et en profite pour narrer avec bonheur les élucubrations des fondus d'ornithologie.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   26 janvier 2018
Au printemps 2015, un ornithologue amateur observe au sommet du puy de Dôme un petit oiseau, le traquet kurde, jamais vu en France auparavant. Le sort des Kurdes et des chrétiens d'Orient est-il mystérieusement lié à celui du traquet ?
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint   17 janvier 2018
Un vagabondage enchanteur de Londres jusqu'aux confins de l'Irak et de la Turquie.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaCroix   12 janvier 2018
L’observation récente d’un oiseau kurde au sommet du puy de Dôme donne à Jean Rolin le point de départ d’une exploration rocambolesque et méditative.

Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
ZakuroZakuro   03 mars 2018
De cette route de Mossoul, passé quelques check-points et autant de villages dépeuplés, émane une route plus étroite, qui s'élève en lacets au flanc d'une montagne absolument seule de son espèce au milieu de la plaine de Ninive, culminant à près de 700 mètres et abritant à son somment, ou près de celui-ci, le monastère syrien orthodoxe de Mar Matta. Des alouettes effectuent leur vol ascensionnel, et chantant, au-dessus des champs de céréales, des guêpiers sont alignés sur les fils électriques d'où ils plongent parfois pour intercepter un insecte, des moutons ou des chèvres divaguent, de petites oliveraies alternent avec des étendues incultes et rocailleuses, plantées de loin en loin de chênes verts ou de lauriers-roses.
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blandine5674blandine5674   24 avril 2018
(Incidemment, si Ian Fleming, lui-même espion et passion d’ornithologie, a choisi pour son héros ce nom de James Bond, c’est en hommage à un ornithologue américain homonyme – et apparemment sans lien avec les services secrets de son pays – dont il avait apprécié le guide des oiseaux des Caraïbes.)
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rkhettaouirkhettaoui   28 janvier 2018
Pour ce qui est du dépouillage des oiseaux, c’est surtout dans sa jeunesse qu’il s’y est adonné, à un âge où sans doute il était désireux de s’imposer non seulement comme un grand explorateur, mais comme un contributeur au majestueux édifice des sciences naturelles britanniques. Wilfred Thesiger est né en 1910 à Addis-Abeba, ce qui fait de lui, souligne-t-il dans son autobiographie, The Life of My Choice, le « premier enfant britannique à être né sur le sol éthiopien ».
En 1934, sa première grande expédition, à travers le pays Danakil, le conduit jusqu’au point où les eaux de la rivière Awash se perdent dans le lac Abbe – comme on le présumait, mais comme aucun voyageur n’avait eu le loisir de le vérifier avant lui –, et dans cette circonstance il prélève, et prépare (ou fait préparer), un nombre d’oiseaux s’élevant à 872, et « comprenant, précise-t-il, 192 espèces et sous-espèces ».
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rkhettaouirkhettaoui   28 janvier 2018
La littérature : Meinertzhagen juge le style des Sept Piliers « ennuyeux, difficile à lire et laborieux », même si ailleurs il concède que les écrits de Lawrence, « et particulièrement ses lettres, resteront comme un exemple exquis de littérature anglaise ». Parfaitement incongru pour caractériser le style de Lawrence, l’adjectif « exquis » n’a probablement été sélectionné par Meinertzhagen que dans la mesure où il contribue au dessein général de son portrait, qui est de faire apparaître l’auteur des Sept Piliers comme un être efféminé et puéril, deux traits de caractère dont il estime sans doute qu’ils ruineront sa réputation.
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rkhettaouirkhettaoui   28 janvier 2018
Cette passion pour l’observation de raretés, et leur « cochage » – c’est-à-dire l’ajout d’une coche, dans un guide d’identification, en marge de l’article consacré à l’oiseau observé –, c’est en Grande-Bretagne qu’elle compte le plus grand nombre d’adeptes : à la fois, sans doute, parce que les Britanniques sont parmi tous les peuples – à égalité avec les Américains, voire légèrement en retrait par rapport à ceux-ci – le plus massivement adonné à l’observation des oiseaux, et parce qu’ils ont un goût pour les listes dont témoigne par exemple l’étrange habitude du trainspotting.
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Jean Rolin vous présente son ouvrage "Crac" aux éditions POL. Entretien avec Yves Harté. Rentrée littéraire janvier 2019.
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