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ISBN : 2264058714
Éditeur : 10-18 (14/08/2013)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 60 notes)
Résumé :
A Mohawk, petite ville au nord de l’Etat de New York, Mather Grouse a des relations difficiles avec sa fille, son gendre et Rory Gaffney. Parallèlement, Dallas Younger, ancien footballeur célèbre, gaspille son argent dans les bars suite à la mort de son frère, dont il ne se remet pas.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
OphelieCurado
  04 mars 2018
"Mohawk", le premier roman de Richard Russo est un ouvrage singulier, vintage, dans l'esprit de Stephen King et de Tupelo Hassman dont le premier roman, "La fille", était une bouleversante réussite.
Mais "Mohawk" est un drôle d'ouvrage, comme si l'auteur avait voulu tout dire, ne rien omettre et laisser s'exprimer sa folle imagination. L'histoire est complexe, il se passe plein de choses en même temps et nous suivons les destins entremêlés de plusieurs personnages. le poids du passé, de l'hérédité, des erreurs des pères est un thème important. Une sorte de démence semble grignoter le cerveau des habitants et dans cette petite ville, tout n'est que faux-semblants, pièges, coups-bas, magouilles. Un roman agréable à lire, mais un peu trop fouillis, que le lecteur peut être fier d'avoir lu, mais dont il aura du mal à parler...
"Mohawk" de Richard Russo est un roman déroutant, typiquement américain. L'auteur, issu de la classe ouvrière sait de quoi il parle et cela se ressent dans son écriture. Il ne plaisante pas avec ça, ce qui rend ses personnages d'autant plus crédibles. le vécu apporte un poids non-négligeable à cette histoire pas comme les autres. le lecteur risque de se souvenir de cette drôle de ville dans laquelle tout semble aller de travers, presque à part. Alors qu'il réalise en même temps, qu'elle n'est qu'un petit échantillon de tant d'autres villes en Amérique.
Richard Russo choisit de nous raconter la vie morose d'une femme qui avait des rêves et qui les a laissé filer, comme nous tous. le handicap qui vient tout changer, le désir d'émancipation d'un fils qui est condamné, la folie meurtrière d'un policier qui se balade impunément avec une arme. Les horreurs des actionnaires, au détriment de la santé. Mais aussi l'adultère, la vieillesse, le sexe, l'amour, le progrès. Autant de thèmes qui se répètent en boucle dans ce roman, peut-être un peu trop long et qui tourne en rond, défilé de scènes et de décors que l'on connait déjà. En revanche, d'autres romans de l'auteur sont remplis de promesses et donnent très envie. À voir...
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majolo
  24 novembre 2012
Quand on a lu "Le déclin de l'empire Whitening", on ne peut ignorer les similitudes entre les deux. Celui-ci a été écrit avant, et je dirais que "Le déclin..." est plus abouti, plus equilibré.
Cependant, on reconnaît le talent de R.Russo et les ingrédients classiques de ses romans:
- une petite communauté de gens vivant dans un endroit en marge du reste du monde: la plupart sont résignés, quelques uns luttent pour en partir, ou croient le faire.
- des familles marquées par des haines et des secrets, mais aussi beaucoup d'amour et de très belles amitiés.
- un témoin de tous ces destins, le gars du drugstore ou du "diner".
- le déclin économique de la région donne au récit une certaine mélancolie: ici, c'est la récession que subit l'industrie de la tannerie, autrefois florissante dans la région.
Voilà pour le décor et les acteurs, les drames peuvent prendre place. le ton est vif, ironique comme celui des dialoguistes des meilleures séries américaines, avec cependant une grande profondeur.
J'aime beaucoup son style et ses personnages sont toujours extrêmement attachants.
Petit bémol: la fin me semble un peu "bâclée", j'ai eu l'impression qu'il n'avait plus de place dans son cahier...
Lisez les suivants, ils sont parfaits.
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VALENTYNE
  04 septembre 2019
Mohawk - une petite ville aux USA - 1965 -1950 -1971 - Son dinner, son collège et son hôpital
Première partie : Les personnages sont nombreux et on apprend doucement à les connaître : Il y a Anne, divorcée et mère de Randall (un petit génie de 13 ans), il y a Dallas le père de RandalL qui m'a bien fait rire. le père d'Anne, Mather, est gravement malade, la mère est obsessionnelle...
Par ailleurs il y a Lorraine, la veuve du frère de Dallas, Diana, la cousine d'Anne et Dan son mari en fauteuil roulant suite à un accident de la route.
Il y a aussi Rory Gaffney (le méchant ) son frère le flic,son neveu Wild Bill, un peu demeuré (mais il n'a pas toujours été comme cela...il y a 15 ans il était « normal") : il défend Randall qui est racketté.
J'ai beaucoup aimé comment l'auteur « balade son lecteur » d'abord dans les années 65 puis dans les années 50...
Des aller-retours qui font entrevoir ce qui s'est passé quinze ans avant : les personnages sont complexes, attachants.
Deuxième partie : Nous retrouvons tous les personnages 6 ans plus tard.
Randall vient d'arrêter l'université au milieu de sa deuxième année : il rentre à Mohawk en stop. Au début des années 70, l'arrêt de l'université est synonyme de « départ au Vietnam », il réfléchit à s'enfuir au Canada. Il rencontre la soeur de Wild Bill.
Au même moment celui revient également à Mohawk ...la tension monte, les secrets se dévoilent...(pas tous), le situation devient explosive...
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Vintage
  19 avril 2014
Ce roman de Richard Russo, qui est en réalité son 1er roman, nous emmène vers une petite bourgade du nord-est américain : Mohawk. Ville moribonde, frappée par la récession économique (fermeture de sa tannerie), et habitée par des personnages désabusés à la vie étriquée qui se retrouvent au Mohawk grill tenu par Harry.

Soyons clairs, vous ne trouverez dans ce roman rien de spectaculaire et de rebondissant. Par contre vous serez charmé et touché par la façon dont l'auteur parvient à rendre le citoyen lambda, l'anonyme, attachant.
En effet, Richard Russo dépeint toute une galerie de personnages aux ambitions contrariées, des gens ni riches ni pauvres faisant face, tant bien que mal, aux réalités quotidiennes…et tentant de se relever…
Cela va de l'octogénaire Mather Grouse, qui connaît tous les secrets de la ville à son petit fils Randall qui laissera à tout jamais le souvenir d'un enfant qui a sauvé Wild Bill, personnage errant… Au milieu de cela, une mère Courage éprise du mari de sa cousine, un père accro au jeu et à l'alcool, et un homme cloué dans son fauteuil se lamentant sur son sort…
Pas grand-chose à rajouter, si ce n'est reconnaître les qualités de l'auteur en tant que raconteur d'histoires portant à la fois un regard empathique et ironique sur ses personnages. Un roman qui se laisse lire sans être jamais ennuyeux…
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giati
  11 septembre 2016
Ce premier roman de Russo annonce la couleur de la plupart des romans qui suivront.
Une petite ville oubliée par les Dieux où les tanneries tuent les hommes à petits feux après les avoir attirés là autrefois par la manne du travail.
Une nuée de personnages secondaires sympathiques ou révulsants, généreux ou égoïstes,paumés ou infâmes...il faut de tout pour faire une petite ville reflet de notre société.
Une histoire qui prend forme par petites touches, au fil de temps, au fil des pages.
Un livre qu'on n'a pas envie de lâcher ou de voir finir.
Seule note négative pour ce premier Opus: Une fin qui donne l'impression d'être bâclée....C'est en cela l'opposé du roman "Quatre saisons à Mohawk" qui livre - à mon sens - toute son émotion dans la dernière partie.
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critiques presse (2)
Lexpress   13 octobre 2011
Tandis qu'alternent flash-backs et zooms sur un présent cafardeux, chacun fait son tour de piste en nous prenant par la main sans nous lâcher, dans un roman où il ne se passe rien de spectaculaire : c'est pourtant la vie qui frémit entre ces pages, une rhapsodie de coeurs écorchés, sous la plume d'un virtuose de la psychologie.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   12 octobre 2011
Paru aux Etats-Unis en 1986, et premier roman de son auteur, Mohawk est à l'oeuvre romanesque ultérieure de Richard Russo (Le Déclin de l'empire Whiting, Les Sortilèges du Cap Cod...) une matrice où déjà se lisent les qualités qu'on lui connaît - qui lui ont conféré ce statut de peintre empathique autant qu'ironique de la vie provinciale américaine, de « la vile monotonie de l'existence ».
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   24 septembre 2019
Au Mohawk Grill, il existe de nombreuses méthodes pour trouver les chevaux gagnants, et chaque habitué qui se faufile à l’intérieur du diner quand Harry ouvre à six heures tapantes possède la sienne, mais ils admettent volontiers qu’aucun système n’est infaillible sans quoi tous les parieurs vivraient en Floride. Alors, ils établissent des formules mathématiques complexes, non pas pour déterminer quel cheval va gagner, mais quel cheval l’emporterait si les courses n’étaient pas truquées. Cette conviction cynique que la science du handicap est gravement compromise par la malhonnêteté et la cupidité ne les contrarie pas. Éplucher les statistiques d’entraînement, les résultats en fonction de l’état de la piste, le niveau de compétition… C’est une occupation agréable en soi, surtout dans la lumière grise du petit jour, qui entre par les vitres du diner et se répand sur leurs journaux hippiques. Plus cyniques encore sont ceux qui pensent que les chevaux ne comptent pas, ou peu, et qu’il vaut mieux miser sur l’entraîneur qui se fournit chez le meilleur pharmacien. Un point de vue guère répandu car il est impossible de savoir, au jour le jour, qui s’est allié le meilleur fournisseur ; cette théorie n’incite donc pas à parier.
Harry joue lui-même rarement, mais il a quand même une théorie. Il n’a jamais éprouvé le besoin de la faire partager aux vieux de la vieille chevronnés qui boivent son café, tous des minables, aux compétences et aux références impeccables, qui se moqueraient de la simplicité naïve de sa méthode. N’empêche, elle a plutôt bien marché jusqu’à présent et les aficionados étaient les premiers à admettre qu’on ne pouvait pas gagner contre les chevaux de toute façon. Ou les chiens. Ou les dés. Ou les cartes. Vous pouviez juste essayer.
Quand Harry parie, il parie sur les jockeys, et même s’il est plus difficile de les handicaper que les chevaux qu’ils montent, ils ne sont pas totalement immunisés contre l’observation scientifique. Harry suit une règle primordiale : ne jamais miser sur un jockey non expérimenté. Il leur arrive de gagner, mais la plupart du temps, ils réussissent à perdre même quand on leur donne une bonne monture. Certains semblent nés pour perdre. Les meilleurs jockeys possèdent plus ou moins le même talent, mais ce qui fait la différence pour Harry, c’est l’esprit humain : la fierté la concentration. Le désir. Des qualités qui ne sont pas constantes, Harry le sait bien, c’est pourquoi il observe leurs fluctuations jusqu’à ce que son diapason interne et subtil se mette à vibrer à l’unisson et lui suggère par exemple que Shoemaker va faire gagner cinq chevaux d’affilée. Par conséquent, Harry misera sur lui chaque fois qu’il sera au départ, quelque soit le canasson, il continuera jusqu’à ce qu’il sente la fierté, le désir et la nécessité l’abandonner pour rejoindre un autre jockey. C’est une théorie idiote, il le sait, mais ça lui apporte du plaisir, et parfois même ça marche.
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tamara29tamara29   19 août 2019
Elle possédait peu d’attraits physiques, mais quand Dan rentra de Corée, elle lui ouvrit simplement les bras et ce faisant, elle devint belle, à ses propres yeux comme à ceux de Dan.
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giatigiati   02 août 2016
La fille a ôté son peignoir en eponge.c'est la plus belle chose qu'il a jamais vue et il pleure sans bruit, il a envie de lui dire. Il la regarde se brosser ses longs cheveux raides devant le miroir posé sur la commode. Il aimerait croire à la réincarnation, il aimerait recommencer sa vie.
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fiomafioma   01 novembre 2013
Le mensonge pouvait être composé de vérité à quatre-vingt-dix-neuf pour cent, l'unique élément souillé se mélangeait aux éléments purs jusqu'à ce que tout soit corrompu, plus faux encore qu'une totale invention.
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fiomafioma   01 novembre 2013
On se lamente sur les choses insignifiantes qui ne vont pas, mais jamais sur les choses importantes.
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Videos de Richard Russo (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Russo
« David Hedges était vraiment dans une mauvaise passe. Soren l?avait quitté après cinq ans de vie commune, il avait pris du poids, et entre ces deux faits navrants il s?était réveillé un matin en s?apercevant qu?il n?avait plus vingt ans. Ni quarante. La dernière personne dont il s?attendait à avoir des nouvelles, c?était bien Julie Fiske. Oh, Julie. À partir des bribes d?informations qu?il avait pu assembler, il était parvenu à la conclusion qu?elle était heureuse : un mari (le second), une fille adolescente, une grande maison au nord de Boston donnant sur l?océan. La vie avait finalement bien tourné pour elle, semblait-il. Il s?était inquiété par le passé qu?elle n?ait choisi la mauvaise voie et joué de malchance, après l?erreur qu?avait constituée l?expérience aussi brève que malavisée de son premier mariage. Avec lui. » Quand David reçoit un appel de son ex-femme pour qu?il l?aide à planifier l?avenir universitaire de sa fille, lui dont c?est le métier, il n?hésite pas une seconde. Rien ne le retient à San Francisco. Alors il rejoint Julie à l?autre bout du pays, et tous deux reprennent exactement là où ils en étaient trente ans plus tôt : à finir chacun les phrases de l?autre.
« Un mélange à la fois riche et subtil de personnages hauts en couleur, de dialogues hilarants et de critique sociale acérée. » Richard Russo.
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