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ISBN : 2266189999
Éditeur : Pocket (02/04/2009)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.31/5 (sur 87 notes)
Résumé :

Josée a perdu sa liberté en épousant un jeune artiste en vogue dont l'apparence bien tranquille cache une jalousie morbide qui rend infernale l'existence commune. Comment Josée, l héroïne de Dans un mois, dans un an, supportera-t-elle cette contrainte ?


Vivre librement, aller où bon vous semble, voir qui vous aimez, dormir, rêver sans que personne vous demande compte de vos rêves, de vos sorties, de vos amis ; Josée a perdu ce priv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  23 janvier 2018
J'accorde la moyenne à ce roman à cause du titre emprunté à Baudelaire, qui m'a fait rêver, qui m'a trompée aussi. Françoise Sagan n'écrivait que sur le monde quelle côtoyait, un univers artificiel, dans lequel les gens essaient de se distraire, et où ils boivent comme des éponges. Un texte sans grande envergure ni intérêt qui sera bien vite oublié.
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lecassin
  03 avril 2013
« Les merveilleux nuages », trois parties : « Floride », « La pause », « Paris », deux couples : Alan-Josée, Brandon-Eve…
Key largo, en Floride : farniente, plage, pêche en bateau ; en arrière plan, les relations des quatre composantes des deux couples ; ajoutons Ricardo. Pas de doute on est dans un Sagan.
Un retour précipité, une opération…
A vrai dire, je ne comprends pas bien pourquoi j'aime bien Sagan ; elle si éloignée de mes auteurs préférés, Tournier, Déon, Le Clézio, Hesse. J'aime bien cette légèreté de la plume, cette insignifiance du propos… Non…

Vraiment, je ne sais pas…
Je ne sais pas, mais c'est comme ça : « le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point » aurait dit Pascal…
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asphodele85
  08 mai 2011
Ou l'histoire d'une passion dévastatrice jouée comme un thriller psychologiqueQuatre ans ont passé depuis « Dans un mois, dans un an » et nous retrouvons Josée, avec plaisir !
Mais que fait-elle ? Sur une plage de Key Largo en Floride, mariée à un américain ultra-beau ultra-white, et totalement névrosé ? Elle vit une passion, dans toute sa dimension exclusive, morbide et aliénante. Rien qui ne lui ressemble et elle le sait. Elle a la prescience qu'elle doit, qu'elle va quitter cet Alan, ivrogne à ses heures, riche et incapable de faire autre chose que l'aimer, la martyriser, jaloux de son passé, de tout ce qui peut la distraire de lui. « Mauvaise pièce, mauvais film, mais dont l'auteur ambitieux était son mari et elle ne pouvait s'empêcher de gémir avec lui devant son inévitable échec ».
Voilà, le ton est donné, nous savons que Josée veut se sortir de ce guêpier doré mais n'y parvient pas, mettant en avant comme « alibi », la fragilité psychologique d'Alan et surtout, elle se l'avoue sans l'admettre, un peu, à cause de cette irrépressible attirance qu'elle a de lui. Tout au long du livre, c'est « ni avec toi, ni sans toi ».
Au second chapitre, elle rencontre Bernard, le Bernard écrivain qui publie enfin son livre aux Etats-Unis et chouette, ça y est, on se dit, cette fois, elle va quitter Alan pour de bon. Mais non, Bernard, qui est son double au masculin jouera un rôle de tampon et de messager entre les amants terribles, la prévenant du drame qui couve au-dessus de sa vie. Elle n'en peut plus d'être « traitée non comme un être indépendant mais comme l'objet impuissant d'un amour maladif ». Elle reste en s'absentant, dédoublée et doublée par cette passion qui la submerge et l'étouffe.
Elle s'enfuira seule en Normandie, puis, Alan aidé de Bernard la retrouvera à Paris où ils fréquenteront les cercles parisiens chers à Josée. le coeur n'y est plus pour elle, l'insouciance et la gaieté de sa jeunesse passée l'ont quittée et elle commence à trop boire, non pour l'oublier lui, mais oublier l'erreur qu'est devenue sa vie.
Il est trop tard et nous assisterons à la décomposition de ce couple maudit jusqu'au bout, elle le dit elle-même : « au cinéma non plus, elle ne savait pas partir avant la fin du film»…
Même la fin ne nous convainc pas : se quitteront-ils vraiment cette fois-ci, après qu'elle lui ait avoué l'avoir trompé avec un de ses ex ? Elle lui assure que cette fois « le jeu est fini ».
« Je voulais tout de toi, même le pire » dira-t-il, effondré et « ils restèrent longtemps ainsi l'un contre l'autre comme deux lutteurs exténués ».
Ces merveilleux nuages, titre du poème éponyme de Baudelaire résument très bien l'exclusivité folle de cet amour condamné à mourir asphyxié, mais Sagan sait comme personne insuffler de l'oxygène quand on croit les personnages en état de catatonie avancée et sa petite musique, légère et obsédante, nous tient en haleine pendant 190 pages, délicieusement excédés , délicieusement envoûtés…
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dancingbrave
  08 décembre 2012
Roman court et facile. L'art littéraire de Françoise Sagan est maîtrisé donc le style est simple, clair, propre, agréable. Beaux portraits psychologiques fouillés mais le propos est évocateur d'une période aujourd'hui révolue.
Josée et Alan forment un couple très particulier pétrit d'un amour invivable, lui maladivement jaloux, elle maladivement aimante.
Ils vivent en Amérique dans l'oisiveté la plus complète inondée de l'argent facile.
Sans aucun doute est-ce cette oisiveté qui fait prendre à leur couple cette tournure pathologique.
Josée excédée par cette jalousie finira par tromper Alan par moquerie, puis par fuir vers sa France natale tenter de retrouver sa joie de vivre passée dans l'insouciance.
Alan va la retrouver et le manège va recommencer.
Ils vont mêler à leurs psychoses d'autres personnes et les faire souffrir, parfois à l'excès ; les prenant indirectement à témoin, jouant la comédie de la normalité conjugale jusqu'à ce que leurs tourments transpirent.
Après moult provocations Ils finiront par admettre l'impossibilité de leur amour.
« Qu'ai-je fais, murmurait-il, qu'ai-je fais de toi, qu'avons-nous fait ? »
« le jeu est fini »
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Zazette97
  28 août 2011
Publié en 1961, "Les merveilleux nuages" est le 5ème roman de l'écrivaine française Françoise Sagan, auteure de "Bonjour Tristesse", "Un certain sourire" , "Un peu de soleil dans l'eau froide" ou encore de "Toxique".
Josée et Alan sont mariés depuis 2 ans mais leur couple bat de l'aile. Josée, qui pensait avoir épousé un Américain bien tranquille, étouffe du fait de la jalousie constante d'Alan qui l'assène de questions à longueur de temps.
Excédée par son chantage affectif, Josée finit par provoquer ce qu'Alan redoute le plus.
Malgré l'adultère de sa femme, Alan n'imagine pas sa vie sans elle et Josée n'a pas la force de le quitter.
Quand Alan se remet à la peinture, la jeune femme voit dans cette nouvelle occupation une promesse de liberté. Mais peut-elle avoir confiance en son mari ?
Comme souvent chez Sagan, le titre de ce roman est emprunté à un homme de lettres qui fait l'objet de son admiration.
"Les merveilleux nuages" sont ainsi tirés du poème "L'étranger" de Baudelaire :

" Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est restée jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !"

"Les merveilleux nuages" évoquent un amour dévorant, inépuisable, dans lequel s'enlisent mari et femme.
Alan est prisonnier de son amour maladif, absolu pour Josée à qui il ne laisse pas le moindre répit.
Josée souffre de la situation mais ne se décide pas pour autant à le quitter, refusant d'être un prétexte tout trouvé à la décrépitude de son mari. Elle voudrait tant qu'il puisse exister sans elle.
Il ne semble guère exister d'amour heureux chez Sagan. Les romans que j'ai pu lire jusqu'à présent font état de couples dont l'amour ne tient qu'à un fil tant il se veut bien souvent dicté par des motifs futiles.
Les personnages de Sagan ont a priori tout pour être heureux : oisiveté, soleil, beauté, insouciance et assez de temps pour ne penser qu'à eux-mêmes.
Et pourtant les couples se font rapidement posséder par l'ennui, se déchirent et ne prennent fin que lorsque l'un des deux partenaires est définitivement à bout.
Les ruptures ne sont jamais faciles, même lorsqu'elles sont l'évidence même.
Pas de préambule, le couple présenté au départ de chaque roman est pour ainsi dire condamné dès la première ligne, emprisonné dans ce huis-clos que l'auteure affectionne tant.
Le reste du roman visera à déterminer qui se lassera le premier et de quelle façon il quittera l'autre (et pour qui).
Le soleil, les fréquentations et distractions de la vie parisienne ne sont qu'illusions destinées à mettre en relief cette longue agonie qu'est le couple chez Sagan.
J'ai été happée (effrayée aussi !) par ce récit lancinant, à l'ambiance toujours tendue, qui laisse une large place aux dialogues acerbes échangés entre Alan et Josée.
Chacune des phrases d'Alan semble être un piège destiné à confondre Josée. de son côté, Josée pêche par désespoir, s'échappant dans les bras d'autres hommes, se raccrochant en vain à cet amour qui l'exténue de plus en plus, en attendant l'impulsion qui la fera définitivement partir.
J'ai beaucoup aimé le timbre et le rythme vif choisi par Sophie Chauveau pour coller au phrasé fugitif de Françoise Sagan !
5 sur 5 pour ce roman (mais suis-je vraiment objective concernant Sagan ? :))
En faisant quelques recherches, j'ai appris que le personnage de Josée était déjà présent dans le roman " Dans un mois, dans un an".
N'ayant pas encore découvert ce titre, je n'ai toutefois pas eu l'impression de lire ici une suite.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   23 janvier 2018
En rentrant un peu plus tard, un soir, elle trouva Bernard, assis avec eux deux. Il revenait d'un long voyage et elle lui sauta au cou mais il garda l'air sombre. Dès que Laura fut partie, il se tourna vers elle.
"A quoi jouez-vous tous les deux?"
Josée leva les sourcils.
"A quoi nous jouons?
- Oui. Alan et toi. Que voulez-vous à cette pauvre Laura?
- Personnellement, je ne lui veux rien. Demande plutôt à Alan."
Ce dernier souriait mais Bernard ne se retourna pas vers lui.
"C'est à toi que je le demande. Tu étais bonne dans le temps. Pourquoi acceptes-tu de transformer cette femme en guignol? Tout le monde se moque d'elle. Ne me dis pas que tu l'ignores.
- Je l'ignorais, dit Josée agacée. De toute façon, je n'y suis pour rien.
- Dans la mesure où tu laisses ce petit sadique la détraquer, la soûler et la bercer d'illusions, tu y es pour quelque chose."
Alan sifflota avec admiration.
"Petit sadique... comme vous y allez...
- Pourquoi laissez-vous croire à Laura que vous l'aimez ou que vous l'aimerez? Pourquoi l'avez-vous mise dans une situation ridicule? De quoi vous vengez-vous sur elle?
- Je ne me venge pas, je m'amuse."
Il avait tiqué. Bernard était furieux. Josée se rappela qu'on avait beaucoup parlé d'une liaison entre lui et Laura, dans les beaux temps de Vaux.
"Vous avez des amusements à votre hauteur. Des amusements de petit mufle trop riche et narcissique. Vous menez une vie imbécile tous les deux, vous par Dieu sait quel complexe assommant, Josée par veulerie, ce qui est pire.
- Tu as des retours agréables, dit Josée. Comment était ton voyage?
- Tu vas te décider quand à quitter ce type?"
Alan se leva, lui envoya un coup de poing et il y eut une bagarre fort maladroite et inesthétique, vu leur inexpérience. (...)
+ Lire la suite
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araucariaaraucaria   20 janvier 2018
La musique s'éleva dans la pièce, et elle chercha machinalement à la reconnaître, Grieg, Schumann? Il y avait deux concertos qu'elle confondait toujours.
"J'ai téléphoné aussi à ma mère. Je lui ai raconté - succinctement - les choses et je lui ai dit ma décision. Elle m'a approuvé."
Josée ne répondit pas. Elle le regarda avec une grimace qui signifiait : "Ca ne m'étonne pas."
"Elle m'a dit qu'elle était contente de me voir enfin agir en homme", ajouta Alan, d'une voix presque inaudible.
Il lui tournait le dos. Elle ne pouvait voir son visage mais elle le devinait. Elle esquissa un mouvement vers lui, puis s'arrêta.
"En homme!... répéta Alan d'une voix pensive. Tu te rends compte? C'est ce qui m'a réveillé. Sincèrement - et il se retourna vers elle -, sincèrement, tu penses que c'est se conduire en homme que de quitter la seule femme qu'on ait jamais aimée parce qu'elle a passé une demi-heure dans les bras d'un pêcheur de requins?"
Il lui posait la question de bonne foi, visiblement comme il l'eût posée à un vieil ami. Il n'y avait nulle trace de rancune ni d'ironie dans sa voix.
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araucariaaraucaria   19 janvier 2018
Il s'approchait d'elle, en effet, et en souriant.
"Tu te rappelles, Josée, ce que tu m'as dit un jour : "Les gens sont comme ils sont, je n'ai jamais voulu changer personne, personne n'a le droit de dire un mot sur personne." Tu te rappelles?"
Il était assis près d'elle et il parlait tout doucement, à ce point qu'elle ne savait plus s'il répétait ses mots comme une sorte d'évangile dont dépendait son bonheur, ou pour la confondre. Elle avait la gorge serrée. Oui, elle avait dit ça un jour d'hiver, à New York. Elle avait parlé une heure avec la mère d'Alan, et elle était sortie avec lui pleine de pitié, de tendresse et de beaux principes. Ils avaient marché une heure dans Central Park, et il semblait si éperdu, si confiant en elle...
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araucariaaraucaria   21 janvier 2018
"Nous avons donc oublié Josée, dit-il. Je ne vous connais pas, je suis un ivrogne que vous rencontrez dans un bar et qui vous casse les pieds avec le récit de sa vie. Je vais vous appeler Jean, c'est typiquement français.
- Appelez-moi donc Jean", dit Bernard.
Il vacillait de sommeil.
"Mon cher Jean, que pensez-vous de l'amour?
- Rien, dit Bernard, strictement rien.
- Ce n'est pas vrai, Jean. J'ai lu vos oeuvres, enfin un tome. Vous pensez beaucoup de choses de l'amour. Eh bien, moi, je suis amoureux. D'une femme. De ma femme. Amoureux d'une manière sadique et dévorante. Que dois-je faire? Elle songe à me quitter."
Josée le regarda, regarda Bernard qui se réveillait.
"Si elle vous quitte et que vous savez pourquoi, je vois mal ce que je peux ajouter.
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araucariaaraucaria   22 janvier 2018
"Tu vois cette femme là-bas, dit Séverin en se rasseyant près d'elle, tu la reconnais?
- Attends... Non, je ne sais pas qui c'est.
- Elisabeth. Tu te rappelles? Elle travaillait dans un journal, j'étais fou d'elle...
- Mon Dieu! Mais quel âge a-t-elle?
- Trente ans. Elle en fait cinquante, non? C'est une de plus belles dégringolades que j'aie vues depuis ton départ. En deux ans. Elle s'est amourachée d'une espèce de peintre demi-fou, elle a tout plaqué pour lui, elle ne travaille plus; et elle boit. Car en plus, maintenant, il ne veut plus la toucher."
La nommée Elisabeth, comme prévenue, se tourna vers eux et fit un petit sourire à Séverin. Elle avait le visage à la fois maigre et gonflé et un regard de bête malade.
"Tu t'amuses? cria Séverin.
- Je m'amuse toujours chez toi."
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Vidéo de Françoise Sagan
Frédéric Rébéna publie "Bonjour Tristesse" l'adaptation en bande dessinée du livre de Francoise Sagan chez Rue de Sèvres. Il explique ici comment il s'y est pris pour la dessiner. How to draw "Bonjour tristesse", the graphic novel inspired by the Françoise Sagan's book ? Frédéric Rébéna explains. Plus d'informations sur la BD : https://www.franceinter.fr/livres/bande-dessinee-six-adaptations-litteraires-en-bd-qui-valent-le-detour Plus de leçons de dessin : https://www.youtube.com/playlist?list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD
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