AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782253129134
480 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (02/06/2010)
3.76/5   49 notes
Résumé :
Marignan, Chambord, Vinci, en trois mots, on croit avoir tout dit sur François Ier. Mais, au fond, connaît-on vraiment ce roi qui n’aurait jamais dû accéder au trône ? Au-delà de l’image convenue du roi chevalier, on découvre un protecteur des arts, féru de philosophie, poète accompli, dessinateur et architecte novateur. C’est aussi un politique visionnaire, à l’écoute des hommes et de la nature, qui lui inspirent une nouvelle façon de régner. Du triomphe de la prem... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
3,76

sur 49 notes
5
5 avis
4
3 avis
3
2 avis
2
0 avis
1
0 avis

BazaR
  04 septembre 2013
C'est prouvé, L Histoire peut être contée avec verve, sans générer l'ennui. Gonzague saint Bris le prouve ici comme Franck Ferrand ailleurs. Rien n'est omis de la vie de François 1er, tout le factuel est présent. L'auteur l'enveloppe dans la technique quasi-romanesque en cherchant à traduire les pensées de Louise de Savoie ou d'Éléonore d'Autriche, en relatant avec emphase l'exploit de la traversée des Alpes, en pleurant la mort des enfant du roi. La joie de la victoire, la tristesse du deuil sont là, criant avec conviction que la science, humaine ou non, n'est en aucun cas antinomique de l'émotion.
Mais Gonzague ne s'arrête pas là., il englobe la vie de ce premier roi français De La Renaissance dans celle des personnages importants de son époque (en se limitant à l'Europe), à travers des dépêches bien senties dévoilées en fin de chapitre. le monde tourne aussi sans notre héros.
Le seul "défaut" de ce livre est celui de toutes les biographies: le héros vieillit, tombe malade et meurt à la fin du conte. Jamais l'on ne peut espérer un "ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps". La fin du livre est toujours triste, et poignante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
EFourn
  10 février 2015
Une biographie bien menée, je ne sais pas trop s'il faut en attribuer le mérite à Gonzague St Bris ou à François 1er, la tâche du biographe semble vraiment faciliter par le romanesque de l'existence de ce Roi hors norme. de la jeunesse pleine de vie de cet apollon ou tout n'est que luxe et volupté, à la gloire du Roi chevalier à Marignan. de l'incroyable plantage de Pavie suivi de sa captivité dans les geôles de Charles Quint, à l'improbable retournement de situation, ou Eleanor, la soeur de Charles Quint et futur reine de France tombe follement amoureuse de François et tente l'impossible pour le faire libérer. Et de Chambord, château de tous les superlatifs, dont son rival dira que : « c'est l'abrégé de ce que peut effectuer l'industrie humaine », à cette fin douloureuse, ou il sera puni par là où il a péché.
Bâtisseur, mécène, amoureux de la renaissance italienne et des belles lettres, poète, il est à l'origine de la création du collège de France et de la bibliothèque de France.
François 1er aura sans doute été le plus grand de nos Rois.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Federom
  13 juillet 2016
Quelle biographie passionnante ! Il faut dire que François Ier a eu une vie des plus romanesques. Dans un style à la lecture aisée, l'auteur nous fait traverser son règne plein de panache, en livrant de multiples anecdotes sur l'époque et approfondissant des événements que je ne connaissais que très partiellement pour ma part (la fameuse bataille de Marignan en 1515, sa relation avec Léonard de Vinci ou Jacques Cartier...). François Ier fut un des grands rois de France, très populaire et qui n'hésitait pas à sans cesse voyager dans tout le royaume pour aller à la rencontre de ses sujets.
La chance l'a fait devenir roi, lui qui n'était pas le premier dans l'ordre de succession, et sa mère Louise de Savoie a eu une très grande importance tout au long de son règne. François Ier a énormément contribué à l'essor du royaume, en tant que grand bâtisseur (Chambord !), protecteur des lettres (il fut poète lui-même) et remplaçant le latin par le français comme langue officielle de l'administration.
Sa rivalité ambigüe avec Charles Quint ne cessera quasiment jamais, alternant également avec des alliances et des conflits sans fin avec Henry VIII d'Angleterre.
Cette biographie se lit presque comme un roman, et même si elle fourmille parfois de détails, elle reste accessible et toujours intéressante, dressant un portrait complet d'un roi et d'une époque essentiels à l'histoire de France.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
poulo67
  24 septembre 2014
Un agréable voyage dans la France de la Renaissance. On y croise les artistes et rois et personnages emblématiques. le tout nous est conté tel un roman. On est happé dans le tourbillon artistique et politique. Sans oublier les nombreuses anecdotes croustillantes qui jalonnent les pages pour notre plus grand plaisir !
Commenter  J’apprécie          60
orno
  04 juillet 2012
je suis tres friands des biographies historique, notament la vie et conquete de nos rois de france. j ai decouvert saint louis, henri iv grace a georges bordonove ,louis xiv et napoleon grace a max gallo.
aujourd hui j ai enfin decouvert francois 1er par la plume de gonzague saint bris et j ai adore
sa vie et son regne m a passione c etait un roi cultive,juste,visionnaire bref un magnifique personnage
d ailleurs mr de lescure qualifie francois 1er de premier roi chevalier, premier roi courtisan, premier roi poete et a tout prendre l un des plus grand roi de france
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
PseudoPseudo   03 juin 2013
Pas moins de trente-deux mille actes sont rédigés pendant les trente-deux années de règne de François 1er, soit mille par an. Un collège de notaires veille sur leur bonne application, ce qui assure une meilleure diffusion des rouages de la politique d'un Etat de plus en plus centralisé et absolutiste. Tous ne passent pas le seuil de la postérité, mais l'un d'eux peut être légitimement considéré comme le chef-d'oeuvre du règne, l'édit de Villers-Cotterêts, signé le 15 août 1539.

Non pas dans son ensemble, puisque celui-ci comporte cent quatre-vingt-douze articles ayant pour but de réformer la justice. Mais les articles 110 et 111 sont fondamentaux, ils stipulent que "les enquestes, contrats, commissions, sentences, testaments et autres actes et exploicts de justice, ou qui en dépendent, sont prononcez, enregistrez et délivrez aux parties en langaige maternel français et non autrement."

Qu'est-ce que cela signifie ? Que cet avatar du romain qu'avaient progressivement adopté les Gaulois conquis par César, et que, depuis le serment de Strasbourg conclu en 842 par Charles le Chauve et Louis le Germanique, on appelait vaguement le "franc", le "francien" ou le "français", est désormais l'unique langue administrative pour l'ensemble du royaume de France. L'usage du latin est relégué à l'Eglise et celui des langues régionales au bas peuple des campagnes, ces "gens de néant", chargés seulement de nourrir le royaume et non de le gérer.

L'édit de Villers-Cotterêts accélère brutalement l'unité linguistique du royaume de France et ouvre cette tradition glotophage qui, accentuée par le décret Barère sous la Révolution, va combattre les idiomes locaux de l'Oïl ou de l'Oc (breton, picard, wallon, normand, limousin, gascon, provençal) sans pouvoir cependant les éradiquer. Ce texte a aussi pour conséquence de favoriser non seulement le monde de l'édition, mais encore celui de l'Université, et d'enclencher un mouvement de restructuration et d'organisation du français, avec la construction progressive des règles d'orthographe, de prononciation, de ponctuation, de grammaire et de syntaxe. Ce sont ces règles qui, deux siècles plus tard, aboutiront à cette perfection de la langue de Racine, de Molière ou de Voltaire. Grâce à elles, le français servira de langue diplomatique commune à l'Europe jusqu'au congrès de Vienne, au début du XIXème siècle.


Pages 391-392
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
PseudoPseudo   22 mai 2013
Le jour suivant, accompagné de plusieurs paysans du voisinage et de gens d'armes, on revient au château. Une charrette est attelée sur laquelle est juchée une grande cage aux forts barreaux de bois. Chacun se précipite pour savoir ce qu'elle contient et, non sans étonnement, découvre un grand sanglier mâle, le poil hérissé, les défenses en avant, grognant à en perdre le souffle, fâché d'avoir été arraché à sa bauge, capturé, enfermé.
Profitant de cette agressivité, sur laquelle il comptait, le roi fait alors transporter la cage dans une enceinte close, où des mannequins de chiffon ont été pendus par des cordes, puis la fait ouvrir. Aussitôt, le sanglier s'élance sur les leurres pour les renverser, au grand amusement des dames et des seigneurs qui applaudissent à tout rompre à ce spectacle improvisé.

Soudain, les rires se changent en cris. Le sanglier furieux a trouvé un passage non protégé dans les lices et s'y est précipité dans l'espoir de retrouver sa liberté, provoquant l'épouvante des dames présentes et même celle de nombre d'hommes qui, vêtus de leur tenue de cour, n'ont aucune lance pour se défendre des assauts de la bête féroce. Le sanglier furieux dévale à présent la galerie basse du château puis l'escalier conduisant au logis du roi. Chacun se range pour éviter la charge de l'animal. Seul le roi, saisissant la grande épée d'un de ses gardes, lui fait face, attendant qu'il ne soit plus qu'à un pas de lui. De plus en plus furieux, le sanglier s'apprête à sauter sur sa cuisse, lorsque, d'un coup particulièrement adroit, la lame de l'épée s'enfonce dans son flanc. La bête fait une courte retraite puis tombe morte dans la cour, sous les cris d'admiration du public. S'est-elle vraiment échappée seule ou François a-t-il donné l'ordre de faire en sorte qu'elle se libère ? On ne sait, mais il n'est pas mécontent de son effet qui impressionne les dames et inspire aux hommes l'admiration de son sang-froid, de sa force et de son courage. Il est le nouvel Hercule vainqueur du sanglier d'Erymanthe !


Pages 107-108
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
AuroraeLibriAuroraeLibri   30 janvier 2021
Mais la forme, l'âme , la finesse de la Renaissance, c'est à la souveraineté de la femme que nous les devons. Elle est à la fois signée par l grâce de l'intelligence et l'intelligence de la grâce. A l'avant-garde, Christine de Pizan, fille d'un médecin et astrologue italien, entrée au service du Roi Charles V et première femme de lettres. C'est elle qui a ouvert la voie. Anne de Bretagne, qui possédait une galiote sur la Loire et une meute de vingt-quatre chiens, était surtout une lectrice d'élite. Elle se plongeait avec passion dans les ouvrages que son mari Charles VIII avait rapportés d'Italie. (...)
Que dire encore des trois dames du Clos-Lucé, ces égéries royales aux talents multiples : Anne de Bretagne, duchesse en sabots, Louise de Savoie, mère de François Ier, et Marguerite de Navarre, notre premier grand écrivain français.

Avant-propos
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
AuroraeLibriAuroraeLibri   06 février 2021
Pour François, ce sera l'apparition, à Amboise, d'une " claire-brune " qui déterminera son véritable premier amour. En lisant l'Heptaméron de sa soeur, Marguerite d'Angoulême, on peut reconnaître, dans la quarante-deuxième nouvelle, une évocation qui rappelle étrangement la première passion de François. Il ne s'agit cette fois nullement de galanterie, mais d'un authentique grand amour. " Un jour, alors qu'il était âgé de quinze ans, François tomba amoureux d'une jeune fille à l'église. Lui qui jamais encore n'avait aimé sentit en son coeur un plaisir non accoutumé. Il se renseigna sur la jeune fille, assez belle pour une claire-brune." Alors qu'il lui adressait un messager pour lui déclarer sa flamme, "Françoise, car c'était son prénom, lui fit répondre que le château abritait quantité de femmes plus belles qu'elle et qu'en outre elle était très honnête. Mais cela bien sûr ne suffit pas à mettre fin à l'ardeur de mon frère. Il la poursuivit de ses assiduités et à la messe ne la quittait pas des yeux. Il était si tenace et tellement omniprésent qu'elle finit par changer de chapelle..."

Chapitre 2. Le petit prince d'Amboise
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
PseudoPseudo   22 mai 2013
Ce grand prince est un sang-mêlé car, dans les veines de Charles Quint, coulent du sang juif et du sang arabe. A ce propos, dans sa belle biographie de l'empereur Jean-Pierre Soisson fait cette révélation : "Comme pour la plupart des Grands d'Espagne, huit siècles de luttes et de rapprochements entre Maures et Espagnols ont mêlé les sangs. L'Espagne, médiévale, pays des trois religions (chrétienne, musulmane, et juive), a toujours constitué un pont entre l'Occident et l'Orient... Au Xème siècle, le roi Ramiro d'Aragon a un fils de la soeur du roi maure. Au XVème siècle, Alphonse V est appelé "Adfun-ibn Barbarya" c'est-à-dire le "fils de la femme berbère".

Dans son Nobilato, imprimé en 1640, Poncho de Barcelos, fondateur de la généalogie espagnole, mentionne aussi, parmi les ancêtres de Charles Quint, un collecteur d'impôts d'origine juive, Ruycapon, dont la fille épouse Gonzalo Paez de Tavara.



Page 112
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Gonzague Saint Bris (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gonzague  Saint Bris
Gonzague Saint Bris et Patrick Favardin - Dandysme et décadence (1989)
autres livres classés : France (François I)Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1190 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre