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Bernard Lortholary (Traducteur)Robert Simon (Traducteur)
EAN : 9782070425266
401 pages
Gallimard (16/10/2002)
3.49/5   114 notes
Résumé :
"Amours en fuite" est un ouvrage particulier puisqu'il regroupe sept récits qui peuvent se lire comme sept romans à part entière.

C'est dire que le livre est dense, surtout si l'on précise que chaque histoire a les qualités émotives et fictionnelles du Liseur qui a rendu célèbre Bernhard Schlink.

Dans "Amours en fuite", on retrouve d'ailleurs le thème du secret et de la révélation. Chaque intrigue se noue autour d'un personnage mascul... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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sabine59
  27 mars 2020
Ce recueil de sept nouvelles de l'auteur allemand, lui aussi, comme " Octobre", me fait penser à une chanson , celle d'un film de Truffaut, chantée par Alain Souchon, " L'amour en fuite"...
Les personnages principaux de ces histoires sont des hommes qui ont en commun, effectivement, de fuir, de casser les liens brutalement, de ne pas savoir aimer, de s'empêcher de vivre... Ils n'ont certes pas le beau rôle! Le fond social est, comme souvent chez Bernhard Schlink, un facteur essentiel du cours des choses et du destin des êtres. Notamment l'après deuxième guerre mondiale, qui hante le présent et laisse des traces. C'est le cas dans les nouvelles" La petite fille au lézard" et " La circoncision", excellentes, tout en finesse et non-dits. Ou l'après mur de Berlin, évoqué dans " L'infidélité."
J'ai aimé l'ensemble du recueil, ce qui est rare pour des nouvelles, mais bien sûr certaines, en plus des deux citées, ont eu ma préférence, comme " L'autre" et " Les pois gourmands". L'ambiance est douce-amère, souvent nostalgique, mais le ton peut se montrer aussi sarcastique.
Les paroles de Souchon sont tout en fait en symbiose avec le pessimisme amoureux de l'auteur:
🎶 Toute ma vie c'est courir après des chose qui se sauvent
Des jeunes filles parfumées, des bouquets de pleurs, des roses
Ma mère aussi mettait derrière son oreille
Une goutte de quelque chose qui sentait pareil...🎶
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CorinneCo
  11 juin 2014
Bernhard Schlink est une mine d'or pour un cinéaste. Chacune de ces sept nouvelles pourraient être des petites pépites cinématographiques (comme les autres livres d'ailleurs) et cela n'enlève en rien la qualité littéraire. Au contraire, le matériau est si riche et la narration si fine que tout est déjà là. La richesse de l'écriture sera toujours plus dense que le film (il suffit de voir et de lire "Le Liseur", même si le film est tout à fait honorable). "Amours en fuite" s'ouvre sur une nouvelle intitulée "La petite fille au lézard", histoire d'un tableau familial dont le fils remonte le fil de l'acquisition par son père. Ce jeune homme a une véritable fascination pour ce tableau depuis son enfance, un véritable amour presque obsessionnel, il le chérit autant qu'il le hait car nous voici avec Schlink dans le labyrinthe des "objets volés" pendant la guerre. Je n'en dirais pas plus.
Puis c'est "l'infidélité", nouvelle ou le narrateur raconte son amitié avec un couple à Berlin Est, lui habitant Berlin Ouest, avant et après la chute du mur. Une histoire de trahison, d'illusion, de blessures, aussi bien politiques qu'intimes. Quand l'Histoire (comme souvent chez Schlink) s'invite dans les histoires intimes des protagonistes. La troisième nouvelle "L'autre" est plus convenue et "classique". Un homme découvre après la mort de sa femme que celle-ci a eu une liaison et il décide de rencontrer "l'autre". Cet homme timoré et peu aimable découvre une facette de sa femme qu'il ne soupçonnait pas et nous suivons son cheminement émotionnel et intellectuel pour en venir à accepter cet "autre" et à le comprendre et à comprendre sa femme. Puis vient une de mes nouvelles préférées de ce livre "les poids gourmands". Cette histoire rocambolesque d'un homme qui a tout et veut tout, plusieurs métiers, plusieurs femmes, plusieurs enfants, qui décide soudain de tout abandonner et qui se retrouve rattrapé par son histoire, son passé et sa "gourmandise". La fin est à la fois drôle, amère et cruelle.
"La circoncision" avant dernière histoire est une belle partition sur l'acception de l'autre, sur la culpabilité, la transmission, Sarah est juive new-yorkaise, Andi est catholique allemand. Ils sont jeunes, ils s'aiment et se sentent prêts à affronter toutes les difficultés liées à leur passé familial respectif. Mais ce passé ne les laisse pas en paix, Schlink par la voix d'Andi pose toutes les questions, ne répond à aucune ou si peu. Il nous interroge comme souvent dans ses livres. Andi se sent piégé par L Histoire, par son identité. Cet amour est-il voué d'emblée à l'échec ?
L'avant-dernière histoire est "Le fils", la toile de fond est un pays en guerre et un homme faisant partie d'une mission étrangère "d'observation". Cette petite nouvelle parle d'un homme qui a failli toute sa vie, du moins le pense-t-il et qui loin de son pays, de sa famille, dans un environnement hostile et face au danger pense qu'il n'est pas trop tard pour rattraper les choses, surtout son attitude vis-à-vis de son fils. le pourra-t-il ?
La dernière nouvelle s'intitule "la femme de la station service". C'est une rêverie. Un petit bijou désolé, mélancolique comme les côtes du Pacifique noyées dans la brume où l'histoire se termine.
L'alchimie d'humanisme et de beauté formelle qui se dégage de l'écriture de Bernhard Schlink n'a d'égale que la complexité de ses histoires ou nous sommes tous, représentés dans une vision humaine fragmentaire et globale, toujours juste et sensible. Un patchwork d'émotions et de réflexions.
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christinebeausson
  29 janvier 2021
Ce n'est pas un livre qu'il faut aborder à la légère ... c'est un livre qui nous parle de nous, qui nous pose les questions que nous passons notre vie à refuser de nous poser ... un livre qui tout comme les individus qui peuplent ces nouvelles nous laissent au bord du chemin en nous amenant à réfléchir à ce qu'on a fait hier ... ce qu'on veut faire demain .. en partant de simples faits, de simples anecdotes qui ont ou pas remplies nos vies.
Un recueil à feuilleter pour choisir la nouvelle qui parlera à votre coeur à un moment donné ....
si vous vous sentez terrorisé par l'amour qui semble pointe le bout de son nez, penchez vous sur "la petite fille au lézard" ... ou la peur de l'amour (1) ...
si vous ne savez plus trop ou vous en êtes, penchez vous sur "L'infidélité" ... une simple histoire d'amitié ... (ou, et) ... une petite histoire d'amour (2) ...
si vous vous posez des questions sur votre moitié, penchez vous sur "L'autre" ... découvrir le visage de l'autre (3) ...
si vous doutez de votre capacité d'aimer, penchez vous sur "Les pois gourmands" .... la fuite de l'amour (4) ....
si vous doutez de votre capacité à entrer dans le monde de l'autre, penchez vous sur "La circoncision" ... une histoire d'amour où le passé complique les choses (5) ....
Si vous vous sentez culpabilisé par l'absence de lien avec votre progéniture, penchez vous sur "Le fils" ... une histoire d'amour filial (6) ...
Si vous êtes terrorisé par le temps qui passe, penchez vous sur "La femme de la station service" ... quand le rêve peut devenir une réalité (7) ...
Dans tous les cas soyez assurés de trouver dans ces quelques pages, des graines pour nourrir votre réflexion !
(1)
La petite fille au lézard ... ou la peur de l'amour ...
L'Allemagne confrontée à son passé ... un tableau : La fille avec le lézard de Ernst Stückelberg.
L'étude du texte :
"Un des thèmes importants est la confrontation des Allemands appartenant à la génération d'après-guerre avec le passé plus ou moins trouble de leurs parents. Comment peuvent-ils se libérer du sentiment de culpabilité hérité de leurs parents dont les agissements ont été abominables à l'époque nazie ? Comment « assumer » ce passé qui pèse sur eux comme une malédiction, comment s'en libérer ?
Comment les Nazis se sont-ils comportés vis-à-vis des artistes ? Qu'ont-ils fait des oeuvres d'art appartenant à des Juifs ?"
Comme il est difficile de trouver sa place dans l'histoire de son pays, dans le respect de ses souvenirs, dans l'histoire de ses parents et de ses origines, dans le regard que l'on porte sur l'autre, sur la femme qui a pris la place de la petite fille qui regardait le lézard ou regardait derrière le lézard.
(2)
L'infidélité ... une simple histoire d'amitié ... (ou, et) ... une petite histoire d'amour ... une rencontre est-ouest dans une Allemagne qui a tant de mal à reconstruire et à recoller les deux morceaux de son histoire ... alors un simple trio qui essaie vaille que vaille de partager de bons moments et de se fédérer près de l'enfant pour réunir ce qui est difficile à réaliser, l'amour est là, et il se joue des faux semblants, des fausses excuses et parfois le trio ne peut plus demeurer car l'histoire doit s'écrire à deux ... l'enfant étant le seul lien avec l'intrus mais peut être que cet intrus a été l'élément constructeur de ce que deviendra la fillette.
(3)
L'autre ... quand on aime, on est deux ... découvrir le visage de l'autre ....
à la fois, l'autre visage de l'être aimée, ce visage qul'on ne connaît pas, que l'on a pas voulu voir ou qui s'est caché parce que vous ne sembliez pas assez digne pour le découvrir,
Et le visage de l'autre celui qui vous a pris ce que vous croyiez vous appartenir, qui a pu vivre autre chose avec votre amour.
La découverte des autres est douloureuse car on se retrouve confronté à ce qu'on n'a pas su voir, ce qu'on n'a pas su avoir eu envie de découvrir, ne pas avoir suffisamment fouillé dans ce qu'on vous laissait deviner, et celle du visage de l'autre qui vous semble si dénué d'intérêt dont ne vous expliquez pas qu'il est pu être admiré, aimé, désiré par celle que vous preniez pour vôtre
(4)
Les pois gourmands .... la fuite de l'amour, l'incapacité d'aimer l'autre sur la durée pour vivre une relation pleine et entière ...
Un homme qui n'est qu'un jongleur, qui joue entre ses vies, entres ses amours, ses désirs et par conséquence ses femmes et ses enfants ne sont que de simples anneaux qu'un jour ou l'autre tomberont mais surtout pourront vivre leur vie indépendamment de lui.
Pourquoi les pois gourmands ? Ils sont à la fois une évocation d'un poème qui raisonne comme le sentiment d'appartenance à un pays, à une nation dont on fait partie à son corps défendant. le poème est de Heinrich Heine, il raconte son retour clandestin vers son pays ... (essai de traduction trouvée sur le web) ...
C'était au triste mois de novembre,
Les jours devenaient plus gris,
Le vent arrachait le feuillage des arbres,
Et c'est là que je me mis en route vers l'Allemagne.
 
Et quand j'arrivai à la frontière,
Je sentis un battement plus fort,
Dans ma poitrine, je crus même
Que mes yeux commençaient à perler.
 ...
 
Il se trouve assez de pain 
Pour tous les fils des hommes,
Aussi des roses et de la myrte, de la beauté et du plaisir,
Et pas moins de pois gourmands,
 
Oui, des pois gourmands pour chacun,
Dès que les cosses éclatent !
Le Ciel nous le laissons
Aux anges et aux petits oiseaux.
(5)
La circoncision ... une histoire d'amour où le passé complique les choses ...
Un allemand, fils d'allemand peut il être amoureux d'une juive, fille de juifs ?
Une juive, fille de juifs, fière d'être juive, peut elle être amoureuse d'un allemand, fils d'allemand, pas spécialement fier d'être allemand ?
Comment le passé si lourd des uns et des autres peut il permettre de vivre ensemble ?
Comment faire cohabiter deux univers alors que l'un des deux a massacré l'autre au delà de l'imaginable ... tous les mots peuvent s'interpréter, et semblent avoir plein de sous entendu ... le simple avis doit être réfléchi mais surtout pensé en fonction de ce que l'autre pourrait comprendre ou interpréter.
(6)
Le fils ... une histoire de famille avec l'amour d'un père à son fils ...
Comment parler de l'amour sans évoquer l'amour filial. ... l'amour d'un père pour son fils ... un père qui a oublié de lui dire qu'il l'aime ... qu'il l'a aimé hier et qu'il l'aime toujours même s'il ne pense pas à lui dire et ne pense pas à l'importance de le voir et de lui dire.

(7)
La femme de la station service ... le temps qui passe ... le temps qui a passé... le temps qu'il nous reste est la vraie question ... que devons-nous en faire ? Continuer cette vie ? En construire une nouvelle ? Simplement se laisser aller et continuer à rêver ?
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AmandineMM
  09 février 2013
C'est une loi de la nature que l'amour seul peut changer ; et de l'amour, en a-t-on quand on veut ? [Lettre CXXXI des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos]
Sans qu'elle soit jamais citée dans le recueil de Bernhard Schlink, cette citation d'une lettre de la marquise de Merteuil au vicomte De Valmont m'a accompagnée tout au long de ma lecture de ces nouvelles (ou novellas, tant elles sont longues et construites comme de petits romans). Toutes traitent de l'amour, de la façon dont il naît, puis meurt, et abordent une problématique particulière, souvent liée à la (im)possibilité de ce sentiment. Dans L'infidélité, la question amoureuse semble secondaire dans l'intrigue, mais est posée explicitement : « Peux-tu aimer quelqu'un que tu n'estimes pas ? » Dans d'autres textes, la difficulté amoureuse est liée à la religion et à la nationalité (La circoncision), à une idéalisation excessive liée à l'art (La petite fille au lézard) ou au manque de communication entre les êtres (Le fils). En parallèle de ces débuts, les fins amoureuses semblent également préoccuper Bernhard Schlink qui les met en scène à plusieurs reprises. L'amour éternel n'a pas de place dans ces sept nouvelles, les personnages se demandent plutôt comment faire le deuil d'un amour (L'autre) ou s'il est possible de le faire renaître (La femme de la station-service), ainsi que les raisons qui retiennent certaines personnes ensemble (Les pois gourmands).
L'amour est le thème rassemblant ces sept textes, mais il n'est pas le seul abordé, et ce sont surtout ces autres sujets qui m'ont beaucoup intéressée, notamment dans La petite fille au lézard, L'infidélité et La circoncision. Ces trois nouvelles abordent, comme le Liseur du même auteur, la question de la Shoah et de son héritage en Allemagne, d'un point de vue familial dans les deux premières (comment les enfants vivent-ils avec le secret des agissements de leurs parents pendant la seconde guerre mondiale ? Quel héritage reçoivent-ils ?) et plus général dans la dernière. Un chrétien allemand et une juive américaine de la troisième génération peuvent-ils considérer n'avoir plus rien à voir avec les agissements de leurs aïeux et s'aimer ? Ne peut-on « supporter » que ceux qui nous ressemblent ? Toutes ces questions sont posées explicitement par le narrateur masculin, qui relaie avec une certaine compréhension le point de vue de sa compagne, ainsi que le sien, moins consensuel et d'autant plus intéressant.
Un autre sujet abordé est celui des vies manquées : le dernier narrateur, celui qui rêve à la femme de la station-service, partage cette sensation avec le père de la nouvelle le fils. Tous deux reviennent sur leur passé, leurs actes manqués et connaissent un bref moment de motivation qui les pousse à arrêter ce mouvement de résignation. Il n'est malheureusement pas toujours possible de revenir en arrière et de tout recommencer… Dans Les pois gourmands, un homme y parvient, sans jamais rien terminer : l'accumulation mène-t-elle à une « vie totale » et réussie ?
Lien : http://minoualu.blogspot.be/..
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Jo_Ly
  26 novembre 2021

Je suis tombée par hasard sur ce recueil de nouvelles. Par hasard et par bonheur.
Étonnamment, j'ai lu et beaucoup aimé le liseur, mais il ne m'est pas venu à l'esprit d'essayer un autre de ses ouvrages. La page Bernard Schlink était refermée.
Ça m'aura pris, quoi, à peine vingt ans, une broutille, pour pallier à cette erreur.
Sept nouvelles aussi cinématographiques que le liseur. Aussi habilement et intelligemment écrites.
On y retrouve vraisemblablement son thème de prédilection, le mensonge ou la fuite de la vérité. Et celle-ci qui surgit toujours, comme une ennemie finalement. Là où elle pourrait, devrait soulager, ne reste souvent que des hommes brisés.
Bien évidemment, l'impacte de l'Histoire n'est pas anodine dans sa littérature. Mais chez Bernard Schlink, on rudoie les tabous, on les brise, à grand renfort d'amour, de retrouvailles et de déchirures, les mêmes armes qu'à la chute du mur de Berlin en somme...
Ce recueil, ne serait-ce que pour les nouvelles La Circoncision ou Les pois gourmands, finement affûtées l'une et l'autre, mérite qu'on fasse le détour. Qu'on s'arrête à la station-service, avec ou sans... femme.
Un couple juif-allemand.
Un père qui a peut-être volé une toile de valeur pendant la guerre.
La découverte d'une liaison après la mort de son épouse...
J'aurais pu faire plus concis. Et simplement vous dire que si vous avez aimé le liseur, vous aimerez Amours en fuite.
J'aurais pu... 😇😁
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
moklosmoklos   28 septembre 2007
A ses collaborateurs, il avait enseigné que la réflexion et la décision sont deux choses, que la réflexion ne provoque pas forcément la bonne décision ni aucune décision, qu’au contraire elle peut rendre la décision si compliquée et difficile que cela paralyse. La réflexion demande du temps, la décision exige du courage, et il savait maintenant que ce qui lui manquait, ce n’était pas le temps de la réflexion, mais le courage de se décider. Il savait aussi que la vie porte à votre compte aussi bien les décisions qu’on ne prend pas que celles qu’on prend.
+ Lire la suite
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moklosmoklos   12 octobre 2007
A quel moment est-on obligé de s’avouer qu’une dispute n’est pas une simple dispute ? Qu’elle n’est pas un orage après lequel le soleil brille à nouveau, ni une saison pluvieuse à laquelle succédera le beau temps, mais le mauvais temps normal ? Que se réconcilier ne résout rien, ne règle rien et ne fait que traduire l’épuisement et instaurer un répit plus ou moins long, au terme duquel la dispute reprendra ?
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juliette56juliette56   11 octobre 2015
N'y a-t-il que "ou bien ou bien"? Est-on homme ou femme, enfant ou adulte? Allemand ou Américain, chrétien ou juif? Ne sert-il à rien de parler, parce que cela aide à comprendre l'autre mais non à le supporter, et que ce qui compte est de supporter, non de comprendre? Et pour ce qui est de supporter, est-ce que finalement l'on ne supporte que ses semblables? Naturellement, on se fait aux différences, et sans doute ne pourrait-on pas vivre sans elles. Mais ne doivent-elles pas rester dans certaines limites? Est-ce que ca peut marcher quand notre différence débouche sur une totale remise en question de l'autre?
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sabine59sabine59   27 mars 2020
Peut-on tomber amoureux de l'autre une seconde fois? Est-ce qu'on ne le connaît pas beaucoup trop bien? Tomber amoureux ne suppose-t-il pas qu'on ne connaisse pas l'autre, qu'il y ait encore des pages blanches sur lesquelles on puisse projeter ses propres désirs?
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moklosmoklos   12 octobre 2007
Il faut être heureux pour pouvoir rendre heureux. Il faut se faire plaisir pour pouvoir contribuer au mieux-être des autres. Et, même si l’on ne rend heureux que soi-même, chaque miette de bonheur qui advient fait du monde un lieu plus heureux, que cette miette soit à vous ou à autrui.
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