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ISBN : 9782234062467
Éditeur : Stock (18/08/2010)

Note moyenne : 2.93/5 (sur 21 notes)
Résumé :
« Denise était une vedette de télévision des années soixante, elle animait tous les dimanches l’émission Discorama, où elle a lancé, soutenu de nombreux chanteurs, comme Barbara, Maxime Le Forestier, Véronique Sanson. Elle ne vivait que pour cela, le talent des autres. En janvier 1975, elle a été licenciée pour des raisons politiques. Elle espérait revenir pour “un dernier tour de piste”, comme elle le disait.

En 1981, on lui a fait de nombreuses pro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Aela
  18 décembre 2015
Un pari un peu risqué pour ce livre court et intense: celui de mêler deux destins, deux héroïnes qui ont a priori peu en commun: la journaliste Jeanne Rosen, qui est journaliste de radio, à l'instar de l'auteure, Colombe Schneck, et l'animatrice de l'émission de télévision très célèbre des années 60, Discorama, émission dont le générique était l'air de la chanson "J'ai du bon tabac".
Denise Glaser donc, qui a produit cette émission qui a été diffusée entre 1959 et 1968 et qui a permis de lancer la carrière de Barbara, Maxime le Forestier, Catherine Lara et tant d'autres. Qui a vécu ces années n'a pu oublier les robes évanescentes de la présentatrice, sa diction parfaite, ses mèches en accroche-coeur, Une production de qualité, en ces temps de chaîne unique en noir et blanc, glorieuse époque de l'ORTF..
Une émission très libre aussi, Denise Glaser invitant des artistes d'horizons divers.
En 1975 elle est licenciée suite à ses prises de position politiques peu en accord avec le pouvoir en place.
Elle ne se remettra jamais de cette éviction et mourra dans le dénuement en 1983.
Le récit est intéressant mais le parallèle avec la vie de la journaliste Jeanne Rosen est tout sauf convaincant. On arrive difficilement à "accrocher" avec cette journaliste mère d'un enfant attardé et maîtresse d'un grand nom de la vie littéraire.
C'est dommage car cette évocation de la vie d'une grande dame oubliée de la télévision ne manque pas d'intérêt... et de nostalgie...
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Petitebijou
  03 octobre 2012
Voilà un livre que j'ai lu dans une espèce de torpeur et de désoeuvrement. Je ne me suis pas vraiment ennuyée, je n'ai pas vraiment détesté, ce fut pire : ce roman m'a laissée totalement indifférente. Vous parler de l'histoire ? Une jeune femme, à qui tout a « toujours réussi sans qu'elle ait eu à se battre » même un minimum pour l'obtenir, mariée, un enfant « très mûr pour son âge mais différent », maîtresse d'un éditeur à succès, travaillant dans le monde des médias, nous raconte sa vie et, parfois, évoque la figure de Denise Glaser, comme un lointain écho d'elle-même.
Le titre « Une femme célèbre » comme la quatrième de couverture mettent l'accent sur la référence à la productrice et présentatrice de « Discorama », et c'est d'ailleurs ce qui m'avait donné envie de lire ce roman. Et, en avançant dans la lecture, je me suis sentie flouée, car Denise Glaser est tout juste présente par ci par là dans le roman, mais, ne nous y trompons pas, c'est bien la narratrice et son nombril, hélas, qui occupent la plupart du décor. Comme si Colombe Schneck avait parsemé son livre d'indications biographiques de Denise Glaser trouvées sur Wikipédia pour donner l'impression d'une idée originale et essayé de doter d'une certaine épaisseur son texte banal. Mais les ficelles sont un peu grosses et on frise la petite escroquerie.
Au fil du roman, il m'est apparu que l'Angotite (maladie littéraire apparue avec Christine Angot) guettait de très près Colombe Schneck. Je passe sur le milieu parisiano-médiatique branché qui semble me poursuivre en ce moment (puisqu'après tout, cela existe), mais il se trouve que l'auteur à travers son héroïne raconte sa propre vie d'une façon à peine déguisée, maniant l'autofiction par le biais d'une auto-flagellation complaisante insupportable, et qu'elle ne cesse de répéter à quel point elle se sent coupable du fait d'être riche, belle, aimée, que son fils soit beau et intelligent, qu'elle ait écrit deux livres qui ont eu du succès alors qu'« elle ne le méritait pas »,que tous les hommes soient amoureux d'elle, que son père lui ait acheté une robe Kenzo à l'âge où, encore une fois, « elle ne le méritait pas »… Tout ceci aurait pu être supportable soutenu par un certain humour ou autodérision, pour que le lecteur puisse respirer entre deux soupirs, mais il semble que ce courant littéraire français soit dépourvu du moindre recul salutaire, signe aussi d'un certain manque d'humilité. Hélas, rien de drôle, d'aérien, dans des phrases égrenées passivement, au goût de monotonie, sans charme, sans surprise.
Aucun personnage du livre n'est attachant. le seul protagoniste un peu intrigant, celui que la narratrice ne fait que nommer comme « le père de son fils », est à peine effleuré. L'héroïne/Colombe veut toute la place et se la donne. de même, la pauvre Denise Glaser méritait sûrement mieux comme hommage posthume.
Le deuxième signe d'Angotite, et le plus grave à mes yeux, est le syndrome de la répétition. En effet, Colombe Schneck nous ressasse régulièrement au fil des pages certaines descriptions, ou réflexions, mot à mot. Je n'y vois aucun intérêt, si ce n'est pour l'auteur d'atteindre péniblement les 170 pages et permettre à son roman d'être formaté pour un succès planifié par un service Marketing, sans oublier l'autopromotion puisque y est glissé une publicité à peine masquée pour ses précédents écrits. D'ailleurs, je suis peut-être une lectrice ignare, puisque ce livre ne valant pas grand-chose pour moi sur le plan littéraire, a été pressenti pour être lauréat de deux prix littéraires et en a reçu un autre.
Pour ma part, « Une femme célèbre » ne m'a donné qu'une envie : relire Colette, Maupassant, pour me rappeler ce que peut être le style, ou revenir à John Fante, pour me souvenir de ce que peut être une histoire.

Lien : http://parures-de-petitebijo..
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tousleslivres
  11 octobre 2012
Beaucoup de déception en lisant ce livre, je pensais en lisant la 4ème de couv qu'il allait traiter de la vie de Denise Glaser et que j'allais en apprendre bien plus sur sa vie, sa carrière et sur elle... Et bien, il n'en est rien. Ce livre est l'histoire d'une concordance entre une femme de notre époque "Jeanne Rosen" qui est journaliste et qui croit vivre la même chose que Denise dans sa vie professionnelle. Jeanne nous raconte sa vie au jour le jour, avec beaucoup de répétition et se compare à Denise.
Rien d'exceptionnel, tout ce qui est dit peut se trouver facilement si on surf sur le net, rien de nouveau, décevant... si on recherche des choses nouvelles concernant Denise Glaser comme j'espérais le faire...
Ce qui m'a chagriné, aussi, c'est que la narratrice prenne comme exemple cette pauvre Denise Glaser pour parler d'elle-même et pour tout ramener à elle-même, parce que c'est un portait très narcissique qui est présenté là... sur le dos d'une femme qui est morte très pauvre dans l'anonymat le plus total et qu'il n'y avait que 2 personnes à son enterrement : Barbara et Catherine Lara... Pourquoi utiliser Denise Glaser pour sortir un livre? le nom porte peut-être assez pour que des personnes comme moi, avide d'en savoir plus sur cette femme merveilleuse l'achète??? très certainement!!! Dommage...
Lien : http://tousleslivres.canalbl..
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Corboland78
  26 mars 2012
Colombe Schneck écrit des romans mais elle est aussi journaliste à la télé et à la radio (France Inter actuellement), spécialiste des médias. Cette précision sur son autre activité n'est pas anodine car ce roman intègre un portrait de Denise Glaser la fameuse présentatrice de l'émission de télévision non moins célèbre,Discorama. Pour les plus jeunes, cette émission présentant de nouveaux artistes de la chanson, a permis de lancer les carrières de Barbara, Maxime le Forestier ou Véronique Sanson par exemple. Ecartée de la télévision lors des magouilles de remaniements décidées par les pouvoirs politiques, elle décède en 1983 dans la misère.
Le roman de Colombe Schneck met en parallèle deux vies et deux destins, celui de la vedette aujourd'hui disparue dans des conditions peu glorieuses et celui de l'héroïne Jeanne Rosen, présentatrice de radio. Jeanne Rosen est mariée, un enfant « attardé » et un amant célèbre critique littéraire. Jeanne Rosen ne s'aime pas beaucoup, culpabilisant professionnellement, ne pensant pas être à la hauteur de l'émission qu'on lui a confiée, meurtrie par les courriers d'auditeurs critiquant sa voix ou son inculture.
Colombe Schneck alterne les passages liés à la biographie de Denise Glaser et ceux de la vie de Jeanne Rosen dans un style dépouillé fait de courtes phrases qui oblige à lire très vite ce bouquin. En fait, on ne sait pas très bien si on lit un roman ou une biographie de Denise Glaser et c'est là que le bât blesse, car autant les passages sur la présentatrice « réelle » sont très intéressants et émouvants pour les gens de ma génération qui l'ont souvent vue à la télévision, autant le reste du roman n'a franchement aucun intérêt. Je suis le premier désolé à être aussi dur mais l'écart entre la personnalité de Denise et celui de Jeanne est trop important pour qu'il ne soit pas casse-gueule. le bouquin fait cent cinquante pages, durant la première moitié du livre je me suis passionné à « revoir » Denise Glaser et apprendre quelques bribes de sa vie, après quand elle disparaît du récit je me suis complètement désintéressé de Jeanne Rosen.
Alors que retenir de cet ouvrage, une pensée pour madame Glaser et une remise en lumière des pratiques des pouvoirs concernant les nominations au sein des télévisions. Denise Glaser est une icône d'un temps révolu, les magouilles elles, sont toujours d'actualité ! Pour la littérature, nous repasserons (peut-être) une autre fois.
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eirenamg
  27 avril 2015
Une femme célèbre est un roman singulier, étrange qui entremêle 2 destins comme une mise en abime celui de Jeanne la narratrice mère de Nino, qui travaille à la télévision et à la radio et le destin d'une autre femme de média réelle celui-là: Denise Glaser.
Le récit est à la première personne et nous raconte les peurs, les désirs, le mal être de la narratrice dans sa vie professionnelle et personnelle. Elle a l'impression d'être une usurpatrice d'avoir volé sa place dans les médias par la chance et ses relations. Elle est fascinée par le destin de Denise qu'elle voit comme un reflet, une sorte d'avertissement à sa propre vie.
Elle vit une relation compliquée avec le père de son fils, toujours absent, elle est la maîtresse d'un critique littéraire qu'elle ne désigne que par une lettre W. Son fils est au coeur de sa vie, il y a de très beaux passages sur cette relation mère-fils. Il est aussi question d'amour, de passion notamment avec sa relation compliquée avec W.
En filigrane, on a le récit de la vie de Denise Glaser pionnière à la télévision qui recevait les grands artistes de son époque dans son émission Discorama, femme de gauche licenciée en 1975 pour ses opinions politiques, qui espérait revenir à la télévision après 1981 et qui est morte seule et abandonnée par le métier. Ce récit réel celui là éclaire en contrepoint l'histoire fictive et les tourments de Jeanne.
On découvre les luttes de pouvoir, la dureté de ce monde des médias avec les lettres d'insultes que recevaient Denise et la narratrice à qui on reproche pour Denise ses robes trop féminine, à Jeanne son inculture, sa voix à la radio, le fait qu'elle ait eu du succès avec son premier roman écrit sur sa grand-mère. La publication de lettres d'insultes montre bien la jalousie et la bêtise parfois des gens.
Ces deux portraits de femmes sont touchants, les va et vient entre fiction et réalité, la description de ce monde cynique et cruel des médias, des luttes de pouvoir avec la fin de l'ORTF que je ne connaissais pas sont très intéressantes. le monde de paillette et de gloire, de la télévision est aussi éphémère et l'ingratitude des gens du métier vis-à-vis de Denise est bien retranscrite. La présence de la mort, de la maladie dans les 2 vies, dans ces portraits de femmes qui se battent. Jeanne avance, fonctionne malgré ses problèmes de couple, la mort de son père et se cherche une identité, une reconnaissance à travers ses activités. Denise espère elle revenir pour un « dernier tour de piste » à la télévision après l'élection de Mitterrand.
Jeanne cherche à comprendre à travers le destin de Denise ce qui peut lui arriver, à se rassurer à conjurer le sort. En effet, elle a toujours tout eu facilement depuis son adolescence et elle pressent qu'un jour elle le paiera.
L'écriture est étonnante dans ce maelstrom d'émotions, cette valse entre réel et fiction, entre répétition, annonce de malheur, va et vient dans le passé. Comme dans un vieux disque rayé ou un documentaire dont la narration commence par la fin. Mais cette écriture originale, intime est terriblement efficace et prenante. On s'attache au personnage réel à cette femme totalement méconnue et à l'héroïne de fiction en se demandant jusqu'où ira l'identification. Ce qui est parfois frustrant c'est qu'on aimerait en savoir plus sur Denise Glaser notamment ou continuer de lire un peu plus longtemps pour savoir ce qui arrive à l'héroïne après la fin. le roman a le mérite de faire sortir de l'ombre cette femme dont j'ai découvert le destin.
Un roman intéressant qui nous montre l'envers du décor des médias et la solitude, les tourments de femmes modernes qui résonnent comme une petite musique, un générique de fin à la fois douce et amère. Alors découvrez ce récit étonnant et passez derrière le miroir pour découvrir une femme célèbre.

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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   18 décembre 2015
Dès son élection à la présidence de la République, Valéry Giscard d'Estaing décide de démanteler l'ORTF, l'organisme qui chapeaute la télévision et la radio françaises. Une mesure qui n'a pas été proposée pendant la campagne électorale. Au mois d'août la loi est déjà votée.
Trois chaînes de télévision sont créées.
L'Elysée nomme trois nouveaux présidents. Jean Cazeneuve, membre du conseil d'administration de l'ex-ORTF, professeur de sociologie à la Sorbonne, est désigné pourTF1.
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Corboland78Corboland78   26 mars 2012
Henri Chapier répond : - Oui, si elle est partie c’est pour des raisons politiques. Après 1968, on a fait le ménage. Elle était frondeuse, ne mâchait pas ses mots. On doit tous se demander pourquoi elle n’est pas revenue. Il y a eu la maladie, mais après cela, depuis mai 1981, il y a eu ces quatorze mois où elle a attendu. On lui a fait croire qu’elle reviendrait et rien. Quelques invitations, chez nous au « Soir 3 », une émission régionale. Elle faisait peur. On avait peur qu’elle ne fasse pas suffisamment d’audience. On l’a laissée tomber. Ce soir, je ne mâche pas mes mots. Je le dis, chers téléspectateurs, on l’a laissée tomber comme de la merde.
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IzaBzhIzaBzh   29 juin 2011
Comment ai-je compris que cette histoire de Moyen Age, de dix ans c'est suffisant après on s'ennuie, n'était peut-être qu'une hypothèse, que d'autres issues étaient possibles ?
W m'a lu les premières lignes de "Lettre à D." d'André Gorz. "Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans, tu as rapetissé de dix centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien."
Pourquoi personne ne m'a dit avant que cela était possible ?
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Marti94Marti94   04 septembre 2014
Qui était vraiment Denise ? Que devient-on après avoir été une femme célèbre ?
Avoir sa photo dans le journal, être courtisée et vivre avec la crainte lancinante que tout s'arrête un jour.
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Marti94Marti94   23 juillet 2014
Denise n'avait pas de corps, elle n'ouvrait jamais la porte de sa chambre à coucher à des hommes, elle ne se déshabillait pas, elle était ce personnage. Habillée, maquillée, coiffée, le nez refait deux fois, le geste maniéré. Elle n'existait qu'une fois par semaine, le dimanche, face à la caméra.
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