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Bernard Lortholary (Traducteur)
ISBN : 2253044903
Éditeur : Le Livre de Poche (20/09/2006)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 11283 notes)
Résumé :
L'histoire abominable et drolatique de Jean-Baptiste Grenouille a déjà fait rire et frémir, en quelques mois, des centaines de milliers de lecteurs allemands et italiens. La voilà, en somme, réimportée en France, puisque c'est ici qu'elle se passe, à Paris et en Provence, en plein XVIII siècle.

Ce vrai roman, ce roman d'aventures, est aussi un merveilleux conte philosophique à la Voltaire. Il y est d' ailleurs beaucoup question d'essences...
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Critiques, Analyses et Avis (641) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  11 octobre 2011
Livre à la fragrance millésimée.
Cueillez-le, sentez-le, humez-le à vous en étourdir.
Ayez du flair, du nez, du tarin, ne passez pas à coté !
J'ajouterais qu'à ce prix, un tel Parfum, dont l'arôme n'a d'égal que la générosité, en est presque indécent...
La perfection olfactive a un prix et pour ce faire, votre vie, aux yeux de Grenouille, n'en a aucun !
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Eric75
  25 juillet 2011
Inclassable, ce livre est devenu… un classique ! Inclassable car d'une grande originalité : pour la première et peut-être unique fois dans un roman, la description des lieux, des objets, des personnes, est d'abord rendue par les odeurs. le personnage principal, Jean-Baptiste Grenouille, est doté d'un odorat d'exception qui fait de lui un quasi surhomme (un super-héros dirait-on aujourd'hui, si l'action n'était pas située au XVIIIème siècle). Son fabuleux odorat lui permet en effet de se diriger dans l'obscurité et de « voir » à travers les murs et les placards, il pourrait presque être aveugle, tant ses autres sens lui sont devenus inutiles. Mais cet étrange héros a bien entendu plusieurs défauts dans la cuirasse. Son intelligence est mise au service exclusif de son besoin d'accaparer et de mémoriser de nouvelles odeurs, et il passe donc auprès de ses semblables pour un parfait idiot, même doué de ce talent unique. Grenouille s'accommode parfaitement de cette situation (rien ne l'intéresse en dehors des odeurs). Rien ne peut l'émouvoir, tout lui est indifférent y compris la beauté et la vie humaine, et il ira donc jusqu'à devenir un tueur en série pour capturer l'odeur des jeunes femmes qu'il cherche à collectionner.
Ce roman est inclassable, car il est à la fois un roman historique, un roman fantastique, un polar et un conte philosophique. le héros est un monstre mais on finit par l'accompagner dans sa folie meurtrière et à comprendre sa quête qui correspond à la construction d'un idéal. L'auteur mène son idée très loin en opérant à notre insu une inversion des systèmes de valeurs, il nous entraîne vers l'acceptation de l'ignominie, la chosification des victimes - et donc leur déshumanisation - et la transformation inattendue de son antihéros en personnage quasi-divin, finalement capable après une condamnation et une résurrection spectaculaire de prendre le pouvoir absolu sur ses congénères et de choisir lui-même l'heure de sa disparition.
Il va sans dire que certaines scènes du roman et son épilogue procureront un sentiment de malaise à certains, car malgré son édifiant parcours olfactif, Jean-Baptiste Grenouille n'est certes pas un personnage en odeur de sainteté !
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Jolap
  18 octobre 2017
Je me suis interrogée sur l'intérêt de mettre en ligne une énième critique. Aujourd'hui je l'écris. J'ai lu ce matin une très belle critique de scoubs ce qui a ravivé certains souvenirs.
J'ai lu ce livre à sa sortie il y a une trentaine d'années. Je ne l'ai pas touché depuis. Deux raisons à cela.
Ce livre est le dernier cadeau que m'a fait ma chère maman, décédée peu de temps après. J'ai commencé cette lecture, embourbée dans le chagrin, le doute, la maladie. Patrick Süskind m'a offert une magnifique parenthèse faite d'évasion, et de sérénité. Dans une bulle on est si bien quand les murs se fissurent autour de soi. Jean-Baptiste Grenouille est bien doté d'un pouvoir magique. J'ai pu le vérifier.
La seconde raison pour laquelle je ne le relirai jamais. Simplement parce que je veux garder ce souvenir intact. La surprise ne sera plus jamais aussi vive. J'étais certainement en demande et ce texte a eu sur moi un effet lénifiant. L'auteur m'a raconté une histoire enveloppante parce que j'avais terriblement froid.
Je fais un commentaire au fil de la plume me basant uniquement sur l'image qui me reste de cette histoire riche dense et originale. Trente ans après les faits, je me présente à la barre.
Jean Baptiste Grenouille nait et vit ses premières heures entouré des déchets de poisson immondes et odorants. J'ai senti la force de ce personnage qui loin de perdre son équilibre veut survivre, se différencier et tirer parti de cette situation tellement inconfortable. Il veut vivre contre vents et marées. Il se renforce à travers cette épreuve et renforce probablement son odorat. Il est prêt à combattre.
Le lecteur est invité à l'accompagner au fil de ses aventures et de ses voyages. Sa situation matérielle est loin d'être brillante. Elle est même précaire. Ce n'est pas un problème. Il ferme les yeux et l'image de ce qui lui manque le plus apparaît. Des fauteuils en velours aux assises confortables le comblent lorsqu'il est assis sur une pierre. Juste en fermant les yeux. le rêve, l'imagination viennent soutenir la réalité pour qu'elle soit non seulement acceptable, mais très jolie. Si tout n'était qu'illusion ? le mental a t-il un ascendant sur nos faiblesses ?
Grenouille, tel un compagnon, exerce son talent dans différents lieux. Je me souviens qu'il fait le bonheur d'un parfumeur en fabricant l'élixir le plus merveilleux, le plus remarquable qui ait existé. le parfumeur s'enrichit considérablement tandis que notre pauvre Grenouille reçoit un salaire misérable. Grenouille est-il vraiment exploité? est-il pauvre ? le bonheur de créer, de sentir, d'exister n'est-il pas satisfaisant à ses yeux ? Une passion épanouie ne vaut-elle pas une charrette de dollars ?
Grenouille assassin ? Et pourtant Il m'a été très sympathique jusqu'à la fin ce drôle de personnage. Il tuait des femmes dont il aime l'odeur après en avoir tiré la substantive moelle. Les brunes, les rousses, les blondes, personne ne lui résiste. J'ai vécu ces meurtres comme un symbole fort : Il garde de chacune de ses rencontres, de chaque personne dont il est attiré le point essentiel. Nous pouvons nous aussi garder ce qui s'adapte le mieux à ce que l'on aime à la manière d'un puzzle. La bonne couleur, le bon endroit, la bonne tournure. Faire de ce point fort un axe central, un pivot, un cadeau, un diamant. Ce diamant ne se monnaye pas. Il se respecte. Il se contemple. Il se conserve. Garder jalousement ce point fort à l'esprit tout comme Grenouille enferme l'essence de ses conquêtes dans une fiole. Garder ce trésor pour aimer plus, pour aimer mieux, pour aimer durablement. Fermer les yeux sur le reste non pas pour rêver cette fois, mais pour garder le meilleur. Grenouille ne s'occupe plus de l'enveloppe charnelle, de l'apparence. Il jette tout cela.Il tue ce qui n'est pas si important. Il garde l'essence, l'âme, la personnalité. Il tue ce qui est inaccessible et conserve ce qui est à sa portée.
L'auteur m'a embaumé de ces flagrances inouïes et j'ai refermé ce livre rassasiée de belles images en me promettant d'essayer d'être un peu plus forte, un peu plus passionnée, plus à l'écoute et de garder précieusement mes plus beaux souvenirs comme des bijoux précieux.
Je viens d'ouvrir une petite fiole et l'odeur qu'elle dégage n'a rien perdu de sa force et de son enchantement. Elle est intacte.
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carre
  27 septembre 2012
Qu'ajouter de plus après 203 critiques je crois sur Babelio ?
Que ça y est, j'y suis enfin, au parfum.
Et que, je me sens bien seul devant l'avalanche de superlatifs concernant le roman de Suskind. Trop d'odeurs, à friser l'overdose, de descriptions, plutôt de perceptions odorisantes qui m'ont souvent plus irrité que flatté. Bien sur, l'écriture est remarquable, l'intrigue oppressante et la chute tout bonnement stupéfiante, mais ce Grenouille n'a jamais ne serais-ce une seconde réussit à me passionner, ni dans sa folie ni dans sa quête, je suis constamment rester en retrait, avec le sentiment de passer à côté d'une évidence pour de nombreux lecteurs : "Le parfum" est inoubliable. Et bien pour moi, c'est sur, mon odorat m'a joué un mauvais tour, car cette fragrance est bien loin du chef d'oeuvre annoncé
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greg320i
  13 octobre 2013
Subodorant l'odorant, et ressentant le grand bien pensant de ce livre , je me vis obligé d'en emmètre mon vis-à-vis . La voici :
Frôlant l'humour et touchant l'horreur, le roman à bon vent : Et pour cause !
Prétexte à milles senteur, ce véritable décodeur d'odeurs nous fait humer, sentir et ressentir la palette entière des émotion de la terre : sueur, peur, jusqu'à la luxure en peinture final , voilà un peu le triomphal message donné :

Humez ! Sentez ! Respirez ! Dégagez -vous et engagez vous dans ce rendez-vous un peu fou ,un tantinet émotionnel , qu'est la fragrance et l'évanescence des sens communs à tout humain . Car c'est au vu et au nez que l'on écoute vraiment, c'est à l'ouïe et la vision que nous respirons quotidiennement.
Transpirant donc de messages olfactif , tout en restant dans le vif du sujet , le Parfum nous conte l'histoire d'un meurtrier, un voleur, un violeur d'odeurs .
Oh oui , c'est violent à la lecture, chaque pages tourné nous exposant à une nouvelle chose à ressentir, à partir dans un nouveau Eldorado de lecture inédite . Car ce livre, ivre et tanguant comme un bateau n'en mène pas large en cargaison : Un homme, son passé, son présent , son tour de France. Mais qu'importe le flacon pourvu qu'on est l'ivresse !
Car c'est dans la justesse des mots , dans la découverte d'une nouvelle manière de lire sensationnel d'une croissance exponentielle que nous réapprenons le vrai trait coutumier des mots , qui peu à peu se transforme en vapeur , tant la force de leur utilisation est juste à nos yeux .
Résumons voir ! A travers les maux de sa vie , la petite comptine anodine de notre sieur Grenouille (notre héros malgré lui) nous monte un peu haut sur les tréteaux du mal jusqu'au théâtral rebondissement en guise d'échappatoire pour clore l'histoire .
Voilà donc mon pied de nez donné pour raccourcir l'intrigue . Et si vous m'accusez de n'en dévoiler que fragments ou éléments, je vous prête vérité et vous rend ceci en témoignage de ma sympathie : Lisez-le ! Car il n'est de meilleur conseiller que sa propre expérience d'une histoire pour s'apercevoir du brillant mis en oeuvre ... Chef-d'oeuvre .
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Citations et extraits (214) Voir plus Ajouter une citation
wiggybiswiggybis   05 novembre 2017
Il le tenait dans le creux de sa main. Un pouvoir plus fort que le pouvoir de l'argent, ou que le pouvoir de la terreur, ou que le pouvoir de la mort : le pouvoir invincible d'inspirer l'amour aux hommes.
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mathilde08mathilde08   17 juin 2012
Tout le malheur de l'homme vient de ne pouvoir rester seul dans sa chambre, là où est sa place. Dixit Pascal. Et Pascal est un grand homme, un Frangipani de l'esprit, un artisan dans le meilleur sens du terme, mais les gens de cette trempe ne font plus recette aujourd'hui. A présent, les gens lisent des livres subversifs, écrits par des huguenots ou des Anglais. Ou bien ils écrivent des libelles, ou de prétendues sommes scientifiques, où ils mettent en question tout et le reste. Rien de ce qu'on pensait n'est plus vrai, à les entendre; on a changé tout ça. Voilà que dans un verre d'eau nageraient de toutes petites bestioles qu'on ne voyait pas autrefois; et il paraît que la syphilis est une maladie tout ce qu'il y a de plus normale et non pas un châtiment de Dieu; lequel n'aurait pas créé le monde en sept jours, mais en des millions d'années, si du moins c'étaient bien lui; les sauvages sont des hommes comme nous; nos enfants, nous les éduquons de travers; et la terre n'est plus ronde comme naguère, elle est aplatie en haut et en bas comme melon - comme si ça avait de l'importance ! Dans tous les domaines, on pose des questions, on farfouille, on cherche, on renifle et on fait des expériences à tort et à travers. Il ne suffit plus de dire ce qui est et comment c'est : il faut maintenant que tout soit prouvé, de préférence par des témoins et des chiffres et je ne sais quelles expériences ridicules. Ces Diderot, d'Alembert, Voltaire, Rousseau, et autres plumitifs dont le nom m'échappe (il y a même parmi eux des gens d'Eglise, et des messieurs de la noblesse !), ils ont réussi ce tour de force de répandre dans toute la société leur inquiétude sournoise, leur joie maligne de n'être satisfaits de rien et d'être mécontents de toute chose en ce monde, bref, l'indescriptible chaos qui règne dans leurs têtes!
Où qu'on portât le regard, c'était l'agitation. Les gens lisaient des livres, même les femmes. Des prêtres traînaient dans les cafés. Et quand pour une fois la police intervenait et fourrait en prison l'une de ces signalées fripouilles, les éditeurs poussaient les hauts cris et faisaient circuler des pétitions, tandis que des messieurs et des dames du meilleur monde usaient de leur influence, jusqu'à ce qu'on libère la fripouille au bout de quelques semaines, ou qu'on la laisse filer à l'étranger, où elle continuait à pamphlétiser de plus belle. Et dans les salons, on vous rebattait les oreilles de la trajectoire des comètes ou d'expéditions lointaines, de la force des leviers ou de Newton, de l'aménagement des canaux, de la circulation sanguine et du diamètre du globe.
Et même le roi s'était fait présenter l'une de ces inepties à la dernière mode, une espèce d'orage artificiel nommé électricité : en présence de toute la Cour, un homme avait frotté une bouteille, et ça avait fait des étincelles, et il paraît que Sa Majesté s'était montrée très impressionnée. On ne pouvait imaginer que son arrière-grand-père, ce Louis-le-Grand qui méritait son nom et sous le règne béni duquel Baldini avait encore eu le privilège de vivre de nombreuses années, eût toléré qu'une démonstration aussi ridicule se déroulât sous ses yeux ! Mais c'était l'esprit des temps nouveaux, et tout cela finirait mal !
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SeshetaSesheta   28 novembre 2009
Maintenant il sentait qu'elle était un être humain, il sentait la sueur de ses aisselles, le gras de ses cheveux, l'odeur de poisson de son sexe, et il les sentait avec délectation. Sa sueur fleurait aussi frais que le vent de mer, le sébum de sa chevelure aussi sucré que l'huile de noix, son sexe comme un bouquet de lis d'eau, sa peau comme les fleurs de l'abricotier... et l'alliance de toutes ces composantes donnait un parfum tellement riche, tellement équilibré, tellement enchanteur, que tout ce que Grenouille avait jusque-là senti en fait de parfums, toutes les constructions olfactives qu'il avait échafaudées par jeu en lui-même, tout cela se trouvait ravalé d'un coup à la pure insignifiance.
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born2flyborn2fly   02 janvier 2013
Quand, ayant fini de prendre leur repas, les cannibales se retrouvèrent autour du feu, personne ne prononça un mot.
L'un ou l'autre éructait un peu, recrachait un petit bout d'os, faisait discrètement claquer sa langue, poussait d'un petit coup de pied dans les flammes un minuscule lambeau qui restait de l'habit bleu.
Ils étaient tous un peu gênés et n'osaient pas se regarder. Un meurtre ou quelque crime ignoble, ils en avaient tous au moins déjà un sur la conscience, hommes et femmes.
Mais manger un homme? Jamais de leur vie ils n'auraient pensé être capables d'une chose aussi affreuse. Et ils s'étonnaient d'avoir tout de même fait ça aussi facilement et de ne pas éprouver, cette gêne mise à part, la moindre trace de mauvaise conscience.
Au contraire ! Ils avaient bien l'estomac un peu lourd, mais le cœur était tout à fait léger. Dans leurs âmes ténébreuses, il y avait soudain une palpitation d'allégresse. Et sur leurs visages flottait une virginale et délicate lueur de bonheur. Sans doute était-ce pour cela qu'ils craignaient de lever les yeux et de se regarder en face.
Mais lorsqu'ils s'y risquèrent ensuite, d'abord à la dérobée, puis tout à fait franchement, ils ne purent s'empêcher de
sourire. Ils étaient extraordinairement fiers.
Pour la première fois, ils avaient fait quelque chose par amour.
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SeshetaSesheta   28 novembre 2009
A dater de ce jour, en revanche, il lui semblait savoir enfin qui il était vraiment : en l'occurrence, rien de moins qu'un génie ; et que sa vie avait un sens et un but et une fin et une mission transcendante : celle, en l'occurrence, de révolutionner l'univers des odeurs, pas moins ; et qu'il était le seul au monde à disposer de tous les moyens que cela exigeait : à savoir son nez extraordinairement subtil, sa mémoire phénoménale et, plus important que tout, le parfum pénétrant de cette jeune fille de la rue des Marais, qui contenait comme une formule magique tout ce qui fait une belle et grande odeur, tout ce qui fait un parfum : délicatesse, puissance, durée, diversité, et une beauté irrésistible, effrayante.
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