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ISBN : 2702479340
Éditeur : Le Masque (15/10/2002)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Dans ce petit bourg de l'Est, le paysage s'est soudain figé, évoquant cette scène de février 1943 où deux familles juives ont été arrêtées par la Milice et déportées.

Il est revenu retrouver sa mémoire et affronter celle des autres.

Il est revenu demander justice à ceux qui ont brisé sa vie et celle des siens.

Il est revenu se heurter au clan de la honte.

D'ores et déjà, il sait que sa revanche aura un goût... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  28 juillet 2012
Si j'apprécie les thrillers américains, si je n'ai rien contre les auteurs francophones qui écrivent comme s'ils étaient des purs ricains, j'apprécie tout de même un thriller à la française !
Pas de honte, messieurs, dames, les écrivains à être francophone. Il faudrait de temps en temps éviter cette manie de "fabriquer" des thrillers à l'américaine.
Avec ce livre, mes voeux sont exaucés, Maud Tabachnik est revenue au policier classique. Ouf, un bol d'air pur !
Enfin, "air pur", façon de parler, hein. Ici, c'est tout ce qui s'est passé (et qui se passerait encore) dans nos charmantes provinces peuplées de francs salauds et autres fumiers, sans oublier les indétrônables cons, ceux qui se croient tout droit sortis de la cuisse de Jupiter, alors qu'ils ne seraient même pas digne d'être sorti du côté "officiel" de celui des excréments. C'est vous dire ce que je pense d'eux.
Oui, je parle de ce que je nomme poétiquement "les raclures de bidet".
Ambiance glauque, dans ce roman...
Pourquoi ? Que se passe-t-il ? Et bien, c'est le fils Walter qui revient dans la petite ville de l'est de la France où il a passé une partie de son enfance.
On ne l'y avait pas vu depuis la guerre, et plus précisément une nuit où ses parents ont été arrêtés suite à une dénonciation.
Vous voyez où je veux en venir ? Oui, les Walter étaient juifs, et le fils a été le seul membre de la famille à réussir à s'enfuir, échappant à la mort.

Il revient donc dans ce charmant patelin bucolique et rachète l'étude du notaire.
Toutes les familles qui jalousaient la sienne sont encore là et guettent ses moindres réactions dans la crainte d'une vengeance, car Walter veut savoir qui a dénoncé sa famille.
Mais aura-t-il la force d'accomplir cette vengeance ? L'apaisera-t-elle seulement ? That is the question... Non, je ne dirai rien de plus !
Voilà donc un livre subtil, tout en nuances, digne du meilleur des écrivains de roman policier, me réconciliant un peu avec l'auteur, du moins, pour ce roman.
Si vous aimez les huis-clos étouffants d'une petite ville de province où l'hypocrisie est un sport national, un état d'esprit, quelques chose d'inscrit profondément dans les gènes, ou, comme le souligne une autre critique "une religion, non pas d'État mais communale", alors ce livre est fait pour vous et il vous ira comme un gant.
Pas besoin de faire des retouches, ça ne fait pas un pli, il vous tombera pile-poil dans les mains.
L'atmosphère est lourde comme un soir de canicule sans vent, elle vous colle aux basques, vous oppresse, vous indispose de par sa moiteur et l'évocation des actes lâches dont se sont rendus coupables un certain nombre de français pendant la guerre donne à réfléchir (hé, je ne jette pas la pierre aux Français ! Beaucoup de peuples ont à rougir).
Une fois de plus "putain de guerre !".
Voilà pourquoi je vous disais plus haut que l'ambiance de ce roman était glauque : la trame de fond est consacrée à la persécution subie par le peuple juif durant la guerre et à la vengeance que l'un d'eux pourrait accomplir...
Les personnages sont fouillés et vont jusqu'au bout d'eux-mêmes avec une vérité m'a prise à la gorge.
Une indéniable réussite.
Moi aussi j'ai apprécié le lien que l'auteur a créé entre le personnage principal et le « protégé » de ce dernier.
Que voilà donc une belle étude psychologique des âmes des habitants des petites villes bourgeoises de province. le gratin... de la raclure du bidet, of course !
Malgré tout cela, quelques rebondissements sont assez prévisibles et je m'y attendais. Cela n'enlève rien au plaisir que j'ai pris à lire ce livre.
Belle description (si je puis m'exprimer ainsi) de ce qu'a pu être l'ignominie de ce mois de février 1943, les dénonciations "ordinaires", les spoliations "ordinaires", et que, vingt ans plus tard, les mêmes qui les avaient organisées étaient toujours en place, près du pouvoir, que leurs idées "noires" ne les avaient pas quitté.
A méditer...
Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Missmarguerite
  08 mai 2014
Un petit village de l'est de la France voit revenir avec étonnement un enfant du pays, après 20 ans d'absence. Enfin, "du pays", façon de parler : tous n'étaient pas prêts, 20 ans plus tôt, à lui accorder une place parmi eux. C'est que la famille Walter était juive, voyez-vous. Et en février 43, suite à une dénonciation, les parents et leur fille avaient été arrêtés et déportés. Ils mourront, comme tant d'autres. Seul le fils avait réussi à s'échapper, avant d'être pris en charge par une association de défense des Juifs, et de poursuivre ses études à l'étranger.
Et le voici donc de retour, reprenant l'étude du notaire local, bien décidé à prouver que les notables du coin sont ceux qui ont détruit sa vie.
Je sors déçue de cette lecture. Non pas à cause de l'écriture de Maud Tabachnik, mais en raison des attentes que j'avais, erronément, en tête. J'attendais un suspense, une inquiétude allant crescendo dans le chef des personnes visées. Et ce ne fut pas tout à fait le cas. L'irruption dans l'histoire d'un fou, puis de deux hommes de main au cerveau directement proportionnel à l'étendue de leur vocabulaire m'a... M'a quoi, dans le fond? M'a fait me demander "Mais euh, enfin, pourquoi?". Ce n'est même pas une question de crédibilité, ou de style, ou de talent. C'est une rencontre ratée entre elle et moi, parce que, pour moi, la situation de départ se prêtait tellement bien à un roman d'atmosphère, à une plongée dans la psychologie des personnages, à un récit où la peur s'installe graduellement, où on se demande jusqu'où l'autre est prêt à aller.
A une réflexion plus poussée sur les choix personnels, aussi, sur la collaboration et ce que l'on aurait fait, soi-même, dans les mêmes circonstances.
Tout cela est abordé, certes, mais de manière trop superficielle à mon goût, et ce au profit d'une réflexion sur la folie dont je me demandais finalement pourquoi elle devait être "casée" dans ce roman-là en particulier. Il y avait clairement là matière à deux récits et je n'ai pas compris, je l'avoue, pourquoi l'auteur avait mélangé ces deux thèmes (encore une fois, cela se tient au niveau de l'intrigue, mon incompréhension porte sur le mélange des deux thèmes).
L'ambiance, l'époque, les personnages (l'industriel adepte du droit de cuissage, le médecin qui a épousé une fortune plutôt qu'une femme, le propriétaire endetté d'un vignoble...) dépeignent une société refermée sur elle-même et sur ses prérogatives, très peu ouverte aux minorités plus ou moins visibles, gardant le silence sur les secrets du passé pourtant prêts à exploser. Et de nouveau, je regrette que l'accent ne soit pas davantage mis sur l'atmosphère lourde que tout cela engendre, plutôt que sur des morts finalement assez sanglantes.
Je retenterai l'expérience avec un autre titre de Maud Tabachnik pour lequel nous serons, je l'espère, sur la même longueur d'ondes.
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Giwago
  21 novembre 2007
J'ai eu du mal à ouvrir ce livre. Non pas parce que le sujet ne m'intéressait pas, mais parce que les derniers écrits de Maud Tabachnik que j'ai pu lire m'avaient profondément déçu, notamment à cause du style que je trouvais, au final, assez mauvais. Après quelques pages c'est l'inverse qui s'est produit : beaucoup de difficultés à refermer le livre.
L'histoire est simple : un homme revient dans sa ville natale pour se venger de ceux qui ont détruit sa famille vingt ans plus tôt.
J'ai aimé le style et les mots simples, ce huis-clos étouffant d'une petite ville de province où l'hypocrisie est le maître mot, presque une religion, non pas d'Etat, mais communale. J'ai aussi aimé le lien que Tabachnik a su créer entre le personnage principal et le « protégé » de ce dernier. Maud Tabachnik a su se révéler à mes yeux une fine psychologue des âmes des petites villes bourgeoises de province. Malgré tout cela, quelques rebondissements sont assez prévisibles et téléphonés. Ce livre m'a donné envie de lire d'autres écrits de Maud Tabachnik. Affaire à suivre…
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Krazie
  16 mai 2016
Ce livre est une histoire de vengeance avec en toile de fond la seconde guerre mondiale.
Le personnage principal revient dans le village de son enfance, là où il a vu ses parents et sa soeur se faire embarquer par la milice suite à une dénonciation il y a de cela quelques années.
Il n'a plus jamais revu sa famille, envoyée dans les camps de concentration. On en saura pas beaucoup plus sur cette famille disparue, sur cette période et sur Walter, le seul survivant de la famille qui est maintenant le notaire du village.
Seulement la vengeance n'arrive pas par là où on l'attend et fait un grand ménage dans cette bourgade de province plus tranquille du tout.
J'ai bien aimé la seconde partie du roman, on se demande à quel moment le nombre de cadavres va cesser de s'accumuler, c'est presque du Tarantino.
Mais il y a un petit mélange des genres qui m'a laissé perplexe, et j'aurais aimé en savoir plus sur Walter, son passé, sa fuite après l'arrestation de sa famille plutôt que de plonger dans la folie d'un personnage qui arrive un peu dans le récit comme un cheveu sur la soupe.

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nelson43
  03 janvier 2014
Maitre Walter , notaire revient dans sa ville natale après 20 ans d'absence . Où a -t-il passé ces dernières années se demandent tous les habitants et surtout la belle société qui détient le pouvoir comme l'ont détenu leurs pères à l'époque où maitre walter vivait ici avec ses parents et sa soeur ?
Pourquoi certains ne se sentent pas très à l'aise en sa présence ? Petit à petit , le scénario se met en place : les parents de Walter ont été dénoncés par les conseillers municipaux et , en temps que juifs , déportés dans un camp dont ils ne sont jamais revenus .
Walter est revenu pour se venger ; en parallèle , Damien , un psychopathe , s'évade de la clinique en tuant deux gardiens et trouve refuge , par hasard chez le notaire .
On prend beaucoup de plaisir à lire ce bon roman qui nous amène dans les milieux bourgeois où les notables se croient au dessus des lois..un bon moment de lecture
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
belette2911belette2911   28 juillet 2012
En remontant dans sa mémoire il se voyait, petit garçon, venir avec son chien Toby chercher son père les lundis après-midi, après les parties de rami.

C'était dans la salle du fond, celle aux banquettes en moleskine et aux appliques en verre tourné, que se réunissaient les amis.

Il la trouvait belle, avec sa fresque murale aux teintes passées, où l'on voyait un couple élégant contempler d'une pergola un paysage méditerranéen. La femme surtout lui plaisait.

Longue, mince, avec une robe blanche et légère qui tournait autour d'elle (...).
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sarlcomediesarlcomedie   12 mai 2016
il est revenu. et son retour dans cette petite ville de l'Est, pétrie de préjugés, fait peur.
il est revenu se ve'nger de ceux qui ont brisé sa vie et celle des siens.
devant lui vont se dresser le mur de l'argent et la force du mensonge.
saura-t-il, lui l'homme tranquille, aller au bout de sa haine et se montrer aussi féroce que ses bourreaux?
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cocacoca   07 novembre 2012
Walter se rend compte que la souffrance d'amour est plus douloureuse que celle de la haine, en cela qu'elle dessèche au lieu de nourrir.
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cocacoca   07 novembre 2012
Le temps n'efface pas la haine, il la relativise.
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