AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2265098698
Éditeur : Fleuve Editions (09/10/2014)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.1/5 (sur 1103 notes)
Résumé :
D’où vient ce cauchemar qui la hante depuis sa greffe du cœur ? Camille, gendarme à Villeneuve-d'Ascq, voit chaque nuit une femme enfermée l'appeler au secours. Un rêve aussi réel qu'un souvenir. Elle n'a dès lors plus qu'une obsession : retrouver l'identité de son donneur.
A une centaine de kilomètres de là, Sharko et Henebelle n'ont guère le temps de pouponner leurs jumeaux : une femme, victime d'une longue séquestration, les yeux presque blancs, dépourvus... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (221) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  09 février 2018
Bon franchement pour moi ce n'est pas le meilleur Thilliez.
Ce roman se lit bien, mais malheureusement le suspens n'est pas réellement au rendez-vous. On s'attend trop à ce qui va arriver.
L'idée de base était pourtant intéressante. mais j'ai surtout a regretté le fait que une fois de plus le trop est l'ennemi du bien ce qui rend peu plausible beaucoup de faits de ce roman.
Je n'arrive déjà pas a croire une seconde qu'une fille comme Camille avec ses nombreuses pathologies arrive a rentrer dans la gendarmerie, et a y faire tout ce qu'elle fait. Je veux bien admettre que le fait de travailler intensément sur un projet permet d'ouvrir beaucoup de portes , mais je pense que quand on rentre dans l'armée la visite médicale est souvent un énorme frein.
Du coup rien que cet élément a complètement gâché ma lecture. Pourtant j'ai lu rêver et donc croisé le chemin de Camille. mais sincèrement je suis contente d'avoir lu ces deux romans dans le désordre car je pense que je n'aurais pas apprécié rêver aussi fort en connaissant le passif médical de Camille.
Bref on déception pour moi... et pourtant j'aime beaucoup le personnage de Sharko, qui lui aussi a un peu des supers pouvoirs linguistiques dans ce roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          702
gruz
  09 octobre 2014
Les nouvelles aventures du couple d'enquêteurs Lucie Hennebelle – Franck Sharko se teintent de rouge sang et de noir. Lucie et Sharko, deux ventricules d'un même organe qui pompe toute la noirceur de ce monde.
Pourtant cette fois-ci, ils ne sont pas seuls. Camille Thibaut, gendarme de son état et nouvellement greffée, est au coeur de cette intrigue, qui pulse à travers et autour d'elle. le supérieur du couple d'enquêteur, Nicolas Bellanger, deviendra avec Camille l'autre valve de ce récit.
C'est une histoire tentaculaire que nous propose Franck Thilliez avec cet Angor. Une intrigue aux multiples ramifications qui prouve de manière éclatante que l'auteur est définitivement passé maître dans l'art de la construction fictionnelle.
Les thèmes abordés et les actions qui en découlent prennent tellement d'ampleur qu'il ne fallait pas moins de 620 pages pour en venir à bout. L'auteur y imprime les contractions rythmiques avec brio, tel le conteur hors pair qu'il est.
C'est une véritable échographie du mal que réalise Franck Thilliez. Un peu à l'image de ce que propose son compère de la Ligue de l'Imaginaire Maxime Chattam, mais à sa sauce. Il nous dresse un portrait de la part très sombre d'une partie de notre société ; fibrillation morbide et mortifère d'un pan de notre civilisation.
Avec cette chronique du bien et du mal, une partie de cette intrigue donne l'impression d'un retour aux sources de l'auteur tout en restant dans la droite ligne de ses précédents romans. Les anciens lecteurs de l'auteur comme les nouveaux seront donc comblés.
Retournant à une violence palpable, Thilliez muscle son récit tout en lui donnant une vraie dimension et en vascularise ces innombrables artères pour mieux nous plonger dans l'horreur.
Même si la trame initiale de son scénario est un peu plus commune que dans les toutes dernières aventures de Lucie et Sharko, l'écrivain a un tel talent et une telle imagination qu'il fait vite prendre une dimension insoupçonnée à cette histoire qui vous prend aux tripes.
Pour déclencher des arythmies chez ses lecteurs, Thilliez est vraiment un maestro. Parce qu'il construit ses récits à la perfection, parce qu'il les ancre dans l'actualité et dans les abominations que l'homme est capable de perpétrer, parce qu'il se met entièrement au service de son histoire sans jamais en faire de trop.
Quand un auteur de thriller arrive si bien à concilier violence, sentiments forts et vraie réflexion sociétale, le roman de divertissement prend une autre dimension.
L'écrivain prouve une fois de plus qu'il maîtrise tous les codes génétiques du thriller, à l'image de son long et étouffant final, générant son lot de tachycardies au lecteur. Pensez à bien respirer avant de débuter la lecture, votre coeur risque de manquer d'oxygène par la suite.
Franck Thilliez, au plus profond de la psychologie et de la noirceur humaine, est vraiment le sacré-coeur du thriller français. Incontournable.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          625
Kittiwake
  06 juin 2016
Au coeur de cet opus qui met au travail Lucie Hennebelle et Franck Sharko, le thème de la transplantation d'organes, et particulièrement la transplantation cardiaque.
Camille est une jeune gendarme dont le torse cicatriciel témoigne de la lourdeur des interventions subies. Mais la présence de cet organe étranger, nécessitant un leurre médicamenteux pour éviter que le système immunitaire rejette en bloc cet intrus, taraude la jeune femme. Elle perçoit en elle des modifications de son caractère. Pire, des rêves récurrents et glauques hantent ses nuits. D'où vient ce coeur auquel elle doit la vie? Qui est le donneur?
Quant à Lucie, heureuse mère de jumeaux, il lui tarde de remettre le pied à l'étrier, d'autant que sa curiosité lui a fait entrevoir l'affaire sur laquelle planche Franck : on a retrouvé une femme séquestrée sous terre, aveugle et folle, porteuse d'un curieux tatouage fait de chiffres et de lettres.
L'ADN est un fameux outil pour accélérer les enquêtes : on retourne la trace d'un potentiel coupable, mais aussi la preuve de l'existence d'une douzaine de femmes disparues et tatouées de la même manière …
L'enquête que mène Camille pour son propre compte l'amènera à rejoindre l'équipe de la crim : l'affaire va suivre son cours, mais pas sur le mode pantouflard : les différents protagonistes vont se trouver plus d'une fois en fâcheuse position (c'est finalement une bonne solution de lire les romans de cette série dans le désordre : on est plus serein quant à l'avenir de personnages vraiment mal barrés, mais que l'on sait présents dans l'opus suivant!)
Les personnages que l'on connaît n'ont rien perdu de leur charisme, tandis qu'apparaissent Camille mais aussi Nicolas, digne fils spirituel de Sharko.
C'est encore un excellent thriller, avec une exploitation claire et intelligente du thème choisi, ici les conséquences physiques et psychiques du fait de vivre avec l'organe de quelqu'un d'autre, de la difficulté de trouver des donneurs, de l'important dispositif destiné à préserver l'anonymat.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          625
Gwen21
  21 mars 2015
Je sors globalement très déçue de la lecture de ce thriller et clairement déçue d'être déçue car ma précédente (et première) rencontre avec Franck Thilliez - la nouvelle "Hantises" - avait été 100% positive.
Déjà, j'ose dénoncer une certaine pauvreté stylistique - pour ne pas dire une pauvreté stylistique certaine - qui m'a donné l'impression, très désagréable, d'un roman écrit à la va-vite, comme si l'auteur devait honorer une deadline donnée par son éditeur pour coller à sa stratégie commerciale. Deux exemples suffiront à illustrer mon propos :
1/ "Le véhicule de Lucie, accompagnée de Nicolas, traçait la route, jouant du gyrophare dès que possible, suivi par celui de Levallois et Robillard".
2/ "La campagne alentour était parfaite, verte et jaune, animée d'arbustes et d'herbes sauvages".
Eh oh, dans la salle, levez les mains, est-ce que je suis la seule à trouver ce genre de phrases mal construites, maladroites, affligeantes et pas même dignes de figurer dans la rédaction d'un collégien ? Et bien, en ce qui me concerne, 624 pages de cette prose, ça a durement éprouvé mon petit cerveau...
Après la forme, le fond.
***ALERTE SPOILERS***
Sincèrement, je me suis ennuyée les 3/4 du livre. le dernier quart, certes plus rythmé, m'a paru très prévisible. La soudaineté de la relation entre Camille et Nicolas est peu crédible et le côté "couche-culotte" du couple Franck/Lucie totalement horripilant.
Désolée d'être aussi brutale mais cette surenchère dans le gore et l'horreur, à quoi sert-elle sinon à créer du sensationnel de roman de gare ? le thème est pourtant bien trouvé (ouais, un bon point, on applaudit !) : le trafic d'organes et la plongée glauque dans le passé de la junte argentine, alors j'ai du mal à comprendre ce besoin d'en faire toujours plus, jusqu'à verser dans l'incohérence. Quel besoin, par exemple, de faire du reporter Mickaël Florès le jumeau d'un des bourreaux ? L'histoire se tenait très bien sans ça et aurait gagné en vraisemblance.
Autre incohérence vraiment dérangeante au cours de ma lecture : le barrage linguistique. Franck est envoyé en Argentine pour enquêter. Idée pas mal du tout, ça donne une dimension internationale à l'enquête. Mais l'ex-commissaire avoue ne parler ni espagnol ni un anglais correct, or, il pige les explications, parfois super techniques, de tous ses interlocuteurs dont il est précisé qu'aucun ne parle correctement anglais non plus...
Et vous parlerai-je de ce propriétaire qui affirme aux enquêteurs que son locataire (un psychopathe) était très propre sur lui, irréprochable, avant de sortir du placard des tableaux de dissection anatomique qu'il a laissés dans le logement (et que lui-même a tenu à conserver !?), d'avouer qu'en fait il ne le voyait jamais car il déposait son loyer en liquide dans sa boîte aux lettres, qu'il ne parlait à personne, qu'il était très introverti, et qu'en résumé, après réflexion, il n'était peut-être pas si sain d'esprit que ça... Tu m'étonnes, mec, il séquestrait des victimes dans des galeries souterraines !
Bref, je m'arrête là, je pourrais continuer mais ça présente peu d'intérêt. Triste à dire mais pour moi, un bon thriller ou un bon polar, c'est d'abord un page-turner, un récit qui me happe pour ne plus me lâcher jusqu'à l'issue de l'intrigue. Or, avoir mis trois longues semaines pour venir à bout de celui-ci, ça veut tout dire.

Challenge PAVES 2014 - 2015
Challenge de lecture 2015 - Un livre dont le titre est composée d'un seul mot
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5014
Marple
  04 septembre 2016
Ce n'est pas un angor, autrement dit une angine de poitrine, que ce livre a provoqué chez moi, mais plutôt des palpitations de joie et d'excitation !
Comme dans le syndrome E, Gataca et Atomka, on suit Sharko et Hennebelle, notre couple de flics de choc (ou parfois de toc) désormais parents de petits jumeaux, dans une enquête sombre, scientifique et rocambolesque.
Dans l'épisode précédent, j'avais été très agacée par la niaiserie amoureuse des deux héros. Là, ça n'a pas du tout été le cas ! Certes, les personnages sont à peu près aussi travaillés psychologiquement que 'Oui-Oui contre les méchants', et ils accumulent les gaffes ridicules et les comportements aberrants (mais indispensables pour faire progresser l'intrigue). Pourtant, ils nous prennent aux tripes, ou plutôt nous touchent au coeur, vu le thème du roman.
Surtout, l'histoire est passionnante. Un peu invraisemblable, en tout cas je l'espère, mais passionnante. Entre explications du système des greffes, rencontres glaçantes en prison ou dans les catacombes, parenthèses historiques sur l'Espagne franquiste ou l'Argentine de la dictature, et symboles ésotériques sur le Mal, j'ai dévoré ce roman de plus de 600 pages en un week-end ! J'étais fatiguée physiquement et émotionnellement, et cet Angor m'a remise d'aplomb !
Challenge Pavés 2016 1/xx et challenge PAL
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          510

critiques presse (1)
LaPresse   15 décembre 2014
Le Français Thilliez renoue avec ce qu'il fait le mieux: «écrire» une échographie du mal, ici et maintenant.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
Gil5868Gil5868   02 octobre 2018
Aussi écouté via Audible en octobre 2018. Paraît encore plus noir à l’écoute qu’à la lecture. On se rapproche dangereusemnt de Lucifer ! Style simple, vocabulaire simple, mais assez efficace pour maintenir le suspense jusqu’au bout.
Commenter  J’apprécie          20
SiabelleSiabelle   12 août 2015
- Il n'y a rien à comprendre, et c'est certainement un brin de conscience qui l'a fait renoncer à descendre là-dessous au dernier moment. Les gens aiment flirter avec l'interdit, sortir des rails d'une société qui les étouffe. Avec mon métier, j'ai déjà vu des gens s'approcher d'une scène de crime, rien que pour voir ce qui n'est pas regardable... Et puis, regarde avec ce bouquin là, Cinquante nuance de Grey qui parait bientôt. Un vrai phénomène partout dans le monde, déjà premier sur tous les sites de ventes en ligne. Et qu'est-ce que ça raconte au final, hein ? Une histoire de dominant/dominé. Du cul, du SM, de la transgression. Les Lesly Beccaro sont plus nombreux qu'on le croie. Il n'y a qu'à regarder ce qui est le plus présent sur internet.
- Le sexe, encore et toujours.
- Le sexe, le pouvoir, l'argent. Réunis tout ça dans un seul homme, et tu en fais un prédateur redoutable. C'est peut-être à ce genre d'individus qu'on est confrontés en ce moment.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
ladesiderienneladesiderienne   14 mai 2015
Gonzalez soupira longuement.
- L'histoire de mon pays est compliquée, lieutenant. Vous devez savoir qu'il y a eu une dictature sanglante ici, entre 1976 et 1982, installée par le général Vileda après un coup d’État.
(...)
- On pensait que ce ne serait qu'un coup d’État de plus. Jamais on n'aurait cru que ça aurait été un tel génocide. On enlevait les gens, on tuait en masse, on muselait les opposants en s'en prenant à leurs enfants. Trente mille disparus, des centaines de milliers d'exilés. On kidnappait dans la rue sans raison, sans règles. Parce qu'on participait à une réunion d'étudiants, parce qu'on était juif, trop bruyant, ami ou proche d'une personne elle-même disparue. "Plus que toute création humaine, le livre est le fléau des dictatures", disait Alberto Manguel. Alors, les écrivains aussi, on les punissait. Simplement parce qu'ils écrivaient. Vous avez vécu nos dictatures à travers les livres, moi, j'ai eu les mains sur la tête, dos tourné à un fusil mitrailleur qu'on braquait sur ma nuque.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
KittiwakeKittiwake   01 juin 2016
En 2000, un homme de 47 ans, ouvrier en fonderie, s'était mis à écouter de la musique classique après sa greffe cardiaque, et tous ses proches avaient affirmé que, au fil des semaines , son caractère s'était considérablement adouci. Il avait par la suite découvert que son donneur, un jeune homme de 24 ans, se rendait à son cours de violon lorsqu'il avait été tué d'une balle dans la tête, et qu'il s'était effondré , son instrument serré contre lui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
ladesiderienneladesiderienne   13 mai 2015
- Tu sais, quand on interroge les gens, la plupart seraient prêts à donner leurs organes. C'est un acte tellement magique, un don de soi par-delà la mort, une continuité de la vie. Quand tu leur demandes s'ils donneraient leur accord pour qu'on prélève ceux de leur époux ou épouse, ils accepteraient encore, mais ce serait beaucoup plus dur, il y a comme un sentiment de profanation inexplicable, une peur de déranger le défunt, de le souiller. Mais quand tu passes à la question des enfants, il y a un véritable blocage. Ils refusent presque systématiquement.
- Or, nous sommes tous les enfants de quelqu'un...
- Exactement, c'est ce qui crée le problème. Pourtant, les parents qui refusent de donner les organes d'un fils décédé en condamnent un autre à la mort. Culpabiliser les gens n'est pas la solution, mais la réalité est ainsi. Brute, cruelle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Videos de Franck Thilliez (107) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Franck Thilliez
Franck Thilliez est engagé auprès de l'Institut Pasteur depuis quelques années. Au cours de son interrogatoire, il a tenu à nous parler du lien qui lit son roman Pandemia à son engagement.
autres livres classés : trafic d'organesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Angor - Franck Thilliez

"Angor" est une enquête de...

Holmes et Watson
Sharko et Hennebelle
Mickey et Minnie

10 questions
61 lecteurs ont répondu
Thème : Angor de Franck ThilliezCréer un quiz sur ce livre
.. ..