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EAN : 9782266270304
696 pages
Éditeur : Pocket (26/05/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.16/5 (sur 1876 notes)
Résumé :
Comme tous les matins, Amandine a quitté sa prison de verre stérile pour les locaux de l’Institut Pasteur. En tant que scientifique à la Cellule d’intervention d’urgence de l’Institut, elle est sommée, en duo avec son collègue Johan, de se rendre à la réserve ornithologique de Marquenterre pour faire des prélèvements sur trois cadavres de cygnes. Un sac avec des ossements est trouvé dans l’étang.
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Critiques, Analyses et Avis (377) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  28 mai 2016
Rappelant à nos bons souvenirs la cacophonie qui avait agité les médias et fait naitre des craintes sans doute légitimes autour de la grippe aviaire il y a quelques années, Franck Thilliez plonge au coeur du sujet : il suffit de quelques cygnes morts pour mettre en alerte les spécialistes qui veillent sur notre environnement microbiologique. Car le fait est là : le virus de la grippe qui les a tués est d'un type inconnu. C'est suspect et d'autant plus inquiétant que les cas d'oiseaux atteints se multiplient et que les cas humains se déclarent. Particulièrement au 36….La volonté de nuire ne fait plus de doute, rien de naturel dans cette épidémie soudaine.
« Partout, autour de ces gens qui ont été contaminés le mercredi au restaurant, on a des cas secondaires. La famille, les proches, les amis. le virus est un sprinter. Putain, Amandine, c'est la merde! »

Sharko est sur une affaire de meurtre bien crade, des victimes éliminées selon une mise en scène bien précise, des rituels qui évoquent de vieux mythes mais bien sûr tout lecteur de polar se doute d'emblée qu'il existe un lien et que les services de la sécurité biologique vont avoir tout intérêt à collaborer avec les enquêteurs de la crim.
Qui est derrière tout ça? c'est la trame du roman, ce qui crée l'intérêt et pousse à tourner le sages les unes après les autres.
Mais Pandemia, ce n'est pas que ça. C'est aussi un voyage qui réveille des peurs ancestrales. La mise en scène des meurtres évoquent des vieux mythes
« le cavalier blanc est là pour répandre la parole de Dieu, il est l'annonciateur du malheur. le rouge symbolise le sang versé, il sème la guerre, le trouble par l'épée. le noir fait pourrir les récoltes, amène la famine. Quant au vert, il représente la maladie, la mortalité par épidémie.
Il est la Mort.
Tout concourt à met en évidence s'il en est besoin la fragilité de l'humanité, celle de chacun de ses éléments ou de sa globalité.
On n'est plus au moyen-âge, la technologie permet aussi aux êtres les plus mal intentionnés d'accroitre leur efficacité, et l'incursion que nous propose l'auteur au coeur du dark web m'a bien fait flipper!
Quant aux personnages, on retrouve avec plaisir Sharko et Lucie, mais les nouveaux ne sont pas en reste : le couple Phong-Amandine est particulièrement intéressant, et l'ambiguïté est bien entretenue sur la personnalité de la jeune femme.
Aucun doute sur le travail de documentation, c'est du cousu main, du boulot de spécialiste, de la belle ouvrage, qui rend totalement crédible le scénario .
C'est intelligent, efficace, captivant, palpitant : 5/5
Challenge pavés 2015-2016
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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lyoko
  25 mars 2016
Une épidémie de grippe frappe la France mais pas n'importe quel virus de la grippe.. une grippe jusqu'alors inconnnue. Mais cette épidémie qui tourne en pandémie est d' origine terroriste... les service de biosécurité de l'institut pasteur vont devoir travailler main dans la main avec le 36 quai des orfèvres.. ou l'on retrouvera des inspecteurs de police déjà rencontrés dans Atomika et Angor.
j'ai apprécié ce roman très documenté, a la fois par sa façon d'aborder les choses et le suspens mené. Néanmoins il m'a aussi mise mal à l'aise, tout simplement parce que ce style d'épidémie ou de pandémie volontaire nous pend au nez. Même si je sais pertinemment que les armes bactériologiques ont été utilisées depuis la nuit des temps, cette seule idée de savoir qu'un virus qu'on ne peut voir a l'oeil nu est capable de décimer une population entière me révolte. L'ignominie humaine n'ayant aucune frontière. Et toute volonté de nuire peut être issue de tellement de facteurs différents .. enfin tout ça fait froid dans le dos.

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Verdorie
  07 juillet 2015
Lu et approuvé... bon ! Je peux peut-être rajouter quelques mots...
Après les déceptions qu'étaient pour moi "Atomka" (trop d'invraisemblances) et "Angor", que j'ai abandonné au bout d'une centaine de pages (pas la faute de l'auteur qui voulait sûrement rapprocher Sharko de M. Toutlemonde, mais moi, je n'avais pas envie de côtoyer un papa-poule pantouflard)... voici donc "Pandemia", choisi pour un sujet qui m'intéresse : les virus.
Des virus historiques, combinés, retrouvés, mutés, transférés, cachés, aussi bien dans notre monde biologique que dans la sphère informatique et... dans nos peurs et angoisses du terrorisme bactériologique et des dangereux illuminés qui font passer les frontières à ces petites bestioles sans étiquette d'identité.
Le thème et les idées ne sont certes pas nouveaux, mais Thilliez nous amène ça, comme à son habitude, dans de courts chapitres et un style coulant avec un bon équilibre entre descriptions (révoltantes mais pas trop gores) et dialogues (explicatifs pour les ignorants que nous semblerons être).
Il nous présente ses protagonistes (et nos héros récurrents) toujours physiquement et moralement sur-humainement au-dessus de vous et moi... enfin, vous je ne sais pas, mais moi j'ai besoin de dormir, p.e., sommeil raccourci cette fois-ci parce que j'étais scotché au récit.
Donc, oui, la "sauce" a bien pris ! "Sauce" qui aurait pu être mieux lié si les éditeurs se donnaient la peine d'ôter les grumeaux que sont ces coquilles, comme "c'est" à la place de "ses", p.e.... tsssss !
Ça devient pandémique, ces fautes typographiques.
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nameless
  13 août 2019
Pour cette 279ème chronique sur Pandemia, je ne vais pas jouer les présomptueuses en vous racontant le thème de ce roman que vous connaissez déjà tous, et que je suis une des dernières à découvrir. Je me contente donc, subrepticement, d'ajouter ma modeste obole aux louanges majoritaires et justifiées et de saluer le talent polymorphe de Franck Thilliez qui en quelques 650 pages, livre une version crédible et fort bien documentée de pandémie de grippe aviaire sur fond d'attaque terroriste trouvant ses origines dans les abysses bibliques ou dans les grandes peurs du Moyen Age.

Que l'auteur nous fasse visiter le 36 quai des Orfèvres, l'Institut Pasteur, le réseau souterrain des égouts de Paris ou les bas-fonds du Darknet, qu'il nous entraîne dans une course poursuite jusqu'en Pologne, ses descriptions sont réalistes, facilement compréhensibles et bien flippantes pour un lecteur lambda qui mesure parfaitement comment, à la faveur d'un grain de sable dans un engrenage de protection pourtant bien huilé, elles pourraient aisément devenir réelles. Les multiples rebondissements sont logiques et habilement liés entre eux pour faire sens. Pour avoir partagé ma vie plusieurs années avec un aplasique (et avoir longtemps vécu masquée et désinfectée), je note que toutes les précautions quotidiennes décrites dans le roman face aux microbes et virus invisibles, sont en parfaite adéquation avec la dangerosité de cette rareté médicale potentiellement mortelle. Ces observations justes sont un bon point supplémentaire pour Franck Thilliez, attribué en raison de mon expérience personnelle.

L'enquête urbaine est rapide, bien rythmée, sans temps morts malgré une hécatombe de victimes. Je découvre pour la première fois Franck Sharko et Lucie Hennebelle ainsi que leurs jumeaux, et je peux d'ores et déjà affirmer que ce ne sera pas la dernière.
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Ptitgateau
  08 février 2019
Bien contente de retrouver notre cher sharko et sa compagne que j'avais abandonnés depuis plusieurs années.
J'avais lu Syndrome E et Gataca il me semble, et puis je suis passée à Pandémia en laissant des Thilliez de cette série de côté.
Cela ne m'a pas empêchée de me lover dans ce roman sans problème, j'ai constaté quelques nouveautés dans la vie des tourtereaux, et quelques rappels ont suffi à me remettre sur les rails.
Ben j'ai adoré, d'abord l'ambiance : Une vraie petite famille cette équipe de flics dynamiques qui savent se serrer les coudes, ça rassure un tout petit peu, car l'histoire est quand même difficile à supporter par moment, je continue d'ailleurs à me demander pourquoi, comme moi, on peut être addict aux thrillers, ce qui pourrait sous-entendre, assoiffé de sang, se complaisant dans les situations les plus glauques… si quelqu'un possède la réponse, je suis preneuse.
Bref, j'ai adoré l'ambiance, le suspense entretenu par non pas une enquête, mais plusieurs investigations : chacun de son côté : Sharko et Lucie, Nicolas et Camille, mais aussi Amandine la biologiste soutenue par son conjoint….
Et non pas un criminel, mais deux affaires dès de départ (même si on se doute qu'elles fusionneront, puis un bouquet de tueurs de première catégorie !)
Et puis du médical, du biologique… avec des armes redoutables à faire baisser les bras au flic Lambda.
Mais sharko et ses collègues n'ont rien de flics lambda…
Avec eux je me suis sentie motivée pour débusquer les criminels (sauf que pour moi, c'était sans trop d'effort), avec eux je me suis révoltée, écoeurée par la cruauté humaine, avec eux j'ai eu envie de pleurer et de me lamenter sur le sort de victimes auxquelles j'étais attachée, compatissant volontiers avec ceux qui restent…
J'ai bel et bien eu deux vie : la principale, celle de tous les jours, et la deuxième en retournant retrouver mes héros.
J'attaque Sharko, le dernier tome (pour l'instant) dès que ma pal me le permettra.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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critiques presse (2)
LaPresse   10 août 2015
Toujours étayé par de solides connaissances scientifiques, s'aventurant sur cet inquiétant terrain qu'est le web clandestin, Thilliez réussit une fois de plus à instiller la frayeur au coeur du lecteur:
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro   15 juin 2015
Un roman peut être bien plus efficace qu'une campagne de sensibilisation.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (221) Voir plus Ajouter une citation
lune_calmelune_calme   08 mai 2021
Ils vont appliquer point par point toutes les mesures préconisées. Réunions d’urgence entre membres de l’Union européenne… Ils renforcent les contrôles sanitaires aux frontières, se mettent à distribuer des traitements d’antiviraux et des kits de prélèvement au personnel de santé des hôpitaux parisiens, aux médecins traitants… Les entreprises de production de masques sont dans les starting-blocks, prêtes à lancer les machines. Les recteurs d’académie, les proviseurs, les directeurs d’école vont recevoir des directives de l’Éducation nationale, dans l’optique où un cas se déclare dans leur établissement. Idem pour les crèches et les garderies que fréquentent les tout-petits. Ils ont l’obligation de fermer en cas de soupçons.
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lune_calmelune_calme   08 mai 2021
Côté politique, l’opposition tirait à boulets rouges sur le gouvernement en place, les accusant de négligence, de maladresses, de dissimulation. On commençait à fouiner dans les dossiers, à remuer la boue, à s’intéresser aux industries pharmaceutiques et au business des vaccins. Comme chaque fois, des théories du complot se mettaient en place tandis que, plus concrètement, des écoles fermaient dès qu’était avéré un cas. Des infirmières descendaient dans la rue tandis que les lits d’hôpitaux se remplissaient, des chauffeurs de la RATP avaient refusé d’aller travailler de peur d’attraper le microbe et ils médiatisaient leurs revendications
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lune_calmelune_calme   08 mai 2021
L’incertitude est notre pire ennemi en termes de microbes. On peut prédire la trajectoire d’un astéroïde, la durée d’une éclipse solaire, or une pandémie est imprévisible. Et complètement invisible. Elle n’abîme pas les infrastructures, les constructions, contrairement à une guerre. Elle ne s’attaque qu’à ce qui vit. Il n’y a pas de monuments de commémoration ni de tombes alignées dans les cimetières une fois qu’elle a tout balayé.
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lune_calmelune_calme   08 mai 2021
Tu as dit que chaque livre que tu avais lu était comme un éclat de ta mémoire, un petit morceau de ta vie.
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SiabelleSiabelle   03 mars 2016
Un gros rat gisait là. Elle lui avait éclaté la cervelle. Amandine se redressa, une main devant la bouche, à la limite de vomir. Qu'est-ce que cette horreur faisait chez elle ? Comment un animal chargé jusqu'à la gueule de virus et de bactéries avait-il pu entrer entrer ces murs hermétiques ?
Des araignées... des rats à présent. C'était impossible.
Les claquements reprirent, vraiment pas loin. Encore un origami qui tombait par terre. Amandine sursautait et vit une longue queue noire disparaître derrière un fauteuil, juste sur sa droite. Elle se retourna en sentant une autre présence dans son dos. Un autre rat, encore plus gros, était en train de longer les plinthes à une vitesse impressionnante. Il se dirigea vers sa chambre.
Ces bestioles répugnantes contaminaient toute la maison. D'où venaient-elles ? Remontaient-elles des égouts ? Des canalisations ?
Il se passait forcément quelque chose sous terre, pour que les rats fuient de la sorte leurs abysses. La jeune scientifique pensa aux aiguilles des sismographes qui s'agitaient doucement, quelques jours avant une grosse éruption volcanique.
Ces rats étaient comme ces aiguilles. Des annonciateurs du malheur.
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Videos de Franck Thilliez (150) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Franck Thilliez
RÉPARER DES ÉPAVES
Il sort de prison. Nous ne connaîtrons jamais son nom. Il a passé huit ans derrière les barreaux pour avoir accidentellement renversé un enfant, alors qu'il conduisait. Maintenant qu'il est libre, la conditionnelle lui permet un emploi d'agent d'accueil dans un garage où on aide les accidentés de la route, les naufragés de la nuit. Une vraie chance pour repartir du bon pied et trouver enfin la rédemption.
UN BUNKER ENFOUI SOUS LA TERRE
Une nuit, derrière le vacarme sourd du garage, un hurlement. Un long hurlement de terreur pure. Puis des vibrations, des coups portés sur une surface dure semblent sortir du sous-sol. Comme si des hommes et des femmes, en proie à la panique, celle de la nuit la plus obscure, étaient enfermés dans un bunker.
LA TRAQUE DE TROIS ENFANTS DISPARUS
Trois collégiens, dont les avis de recherche sont toujours diffusés, partout, dans la ville. Une ville gangrénée par des monstres en liberté. Une ville dans laquelle cet homme cherche à fuir les démons de son passé.
Après le Village des Ténèbres, Prix VSD du polar 2015 et coup de coeur de Franck Thilliez, David Coulon signe un thriller poignant sur la vengeance paroxysmique comme chemin de rupture vers la renaissance. Incroyablement prenant, sa précision dans l'art de la manipulation laissera le lecteur étourdi, mais totalement émerveillé. Oeuvre sombre à l'intrigue solide, machiavélique et inarrêtable, Biotope propulse David Coulon dans le cercle fermé des maîtres français du thriller contemporain.
Né en 1974, David Coulon, psychologue et metteur en scène, s'intéresse aux individus en phase de rupture mentale dans un univers social qui les broie.
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