AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782823824162
58 pages
Éditeur : 12-21 (13/05/2015)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 180 notes)
Résumé :
La croisière de douze jours s'annonce idyllique et les vacances de rêve. Gilda et son fils sont émerveillés par la visite du paquebot sur lequel ils viennent d'embarquer. Ils partagent leur modeste cabine avec deux autres personnes, à l'entrepont du bateau. Le départ est à peine perturbé par un incident étrange : la porte des toilettes, près de leur cabine, est bloquée de l'intérieur. Lorsque le personnel navigant parvient à l'ouvrir, s'en échappe un oiseau affolé.... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Val07
  19 août 2019
/!\ Avertissement : cette chronique sera plutôt longue. Elle foisonne donc de spoilers sur le grand voyage, mais également Pandemia. Si vous n'avez pas lu l'une des deux oeuvres, c'est à vos risques et périls. Si vous les avez lues toutes les deux, vous pouvez vous préparer une tisane car je radote beaucoup dans cette critique. /!\
Gilda, jeune femme française, part avec son jeune fils en croisière à destination de Barcelone. N'ayant pas les moyens de s'offrir le luxe du luxe, les deux se contentent de l'offre "low cost", qui a tout de même un gros inconvénient : la promiscuité. Au départ de la croisière, un oiseau agonisant est découvert dans la cabine des toilettes. Plusieurs heures plus tard, au beau milieu de la nuit, le navire s'arrête au grand dam des voyageurs qui ne comprennent pas ce qui se trame...
Je vais tout de suite débuter par l'énorme point négatif du livre : la présentation de l'éditeur on-ne-peut-plus trompeuse.
On nous vend le grand voyage comme étant un préquel de Pandemia, gros pavé du même auteur, Franck Thilliez. Soit. Or, de très grosses invraisemblances sur la continuité des deux oeuvres pose problème... Jugez plutôt :
1) L'épidémie commence ici par la présence d'un oiseau infecté sur le navire, soit. Or, dans Pandemia, les enquêteurs découvrent que la grippe inconnue est mise en route via deux actes criminels, qui sont la propagation du virus côté oiseaux sur une île allemande et la propagation côté humains dans la cantine du Palais de Justice à Paris. Tout concorde très bien là-dedans. A aucun moment, il n'est fait mention d'un lâcher d'oiseaux sur un bateau France-Espagne.
Première hypothèse : personne n'est au courant. Mais cette hypothèse peut-être démontée très facilement : on peut voir que dans le grand voyage, l'armée est sur le coup au vu des navires de guerre qui encerclent le bateau de croisière... L'implication de l'armée est un signe que le gouvernement est plus que probablement au courant de ce qui se passe sur le bateau, ce qui n'est visiblement pas le cas dans Pandemia.
Deuxième hypothèse : les autorités espagnoles sont au courant, mais pas les françaises. Je ne suis pas expert en police, mais les enquêteurs du 36 utilisent Interpol dans Pandemia, ils seraient forcément tombés sur cette affaire. Ou alors, l'Espagne aurait gardé cette info pour elle, mais ça voudrait dire que personne n'aurait remarqué le suicide d'une centaine de personnes ?! Impossible.
Troisième hypothèse : c'est l'organisation des trois cercles qui dirigent les navires de guerre, pour se servir des passagers de la croisière comme cobayes ou que sais-je. Mais je pointe les mêmes contre-arguments que pour ma première hypothèse : le 36, Quai des Orfèvres aurait eu vent de navires de guerre qui se baladent tout seuls dans la Méditerranée, et 100 personnes qui disparaissent en pleine mer, ça ne passe pas inaperçu...
Quatrième hypothèse : le grand voyage n'est pas canon avec Pandemia.
2) Dans Pandemia, le monde est ravagé par une épidémie de grippe tout ce qu'il y a de plus bénigne (bon, en réalité cette grippe sert à préparer le terrain pour une maladie autrement plus grave, mais le plan capote au dernier moment donc ne peut avoir lieu dans le grand voyage). Ici, le bateau est stoppé dès que l'info de l'oiseau remonte jusqu'aux oreilles d'un quelconque dirigeant. Or, désolé, mais on n'envoie pas 100 personnes à la mort pour stopper une épidémie de grippe. Je sais bien que l'armée à ses méthodes, mais là c'est un peu trop radical pour être vrai. Si c'était un virus destructeur, je veux bien le croire, mais là...
Première hypothèse : l'Homme en noir a fait disparaître les potentiels cobayes, cf. mon opinion dans le 1).
Deuxième hypothèse : les militaires n'avaient pas envie de passer une semaine au lit, donc ils ont tué tout le monde (je rigole) !
Troisième hypothèse : le grand voyage n'est pas canon avec Pandemia.
3) Toujours dans le grand voyage, l'un des premiers symptômes de la maladie est le saignement de nez. Mais dans Pandemia... Zéro saignement de nez. Rien. Quand Lucie Hennebelle chope la grippe, on nous dit qu'elle ne se sent "pas bien". Même chose pour ces collègues, ou les autres infectés. Si Thilliez avait eu une volonté de relier le grand voyage à Pandemia, il aurait fait mention des mêmes symptômes dans les deux bouquins, non ?
Première hypothèse : je n'ai pas d'idée...
Deuxième hypothèse : Même chose.
Troisième hypothèse : le grand voyage n'est pas canon avec Pandemia.
4) Pour finir en beauté, le grand voyage se clôt avec la fière annonce que plus de 50% des habitants du Maine sont morts, implicitement des suites de l'étrange maladie. Vous allez me dire que mes arguments ne sont pas bien variés, mais je vous avais prévenus...
C'est pas dit dans Pandemia.
Quand Thilliez oublie de dire que Machin saignote du nez dans telle ou telle scène, je peux dire qu'il est peut-être éventuellement possible qu'il ait eu une fulgurante crise d'amnésie à ce moment-là, et qu'il ait ainsi totalement oublié ce qu'il avait écrit l'année précédente, passe encore. Mais des chiffres comme ça, ça ne s'oublie pas. Et, pour rappel, dans Pandemia, l'épidémie commence en France ! Donc si un Américain sur deux est mort, je n'imagine même pas ce qui s'est déroulé de notre côté de l'Atlantique... Tout ça ne concorde absolument pas avec la description de la grippe banale qui nous est faite dans Pandemia.
Première et dernière hypothèse : le grand voyage n'est pas canon avec Pandemia.
J'ai vu, dans d'autres critiques, que certains membres supposaient que Pandemia ne faisait que survoler certains aspects de la pandémie, ce qui expliquerait les incohérences. Mais comme vous avez pu le lire, je trouve qu'autant d'invraisemblances, ça fait beaucoup ! D'autant plus lorsque l'on connait la réputation de M. Thilliez, qui est de ne tomber dans aucune facilité, et donc aucune incohérence...
Bref. Si l'on fait abstraction de la présentation trompeuse, le grand voyage est une bonne nouvelle. Franck Thilliez raconte très bien l'escalade de la panique dans un huis-clos étouffant, où la terreur prime par-dessus tout et où chacun devient un danger pour autrui… J'aurais seulement aimé avoir un peu plus de précisions sur comment tout cela se termine. La fin, avec le premier suicide d'un passager, est un peu abrupte et j'aurais aimé mieux savoir comment l'épidémie prend réellement le dessus. Mais bien sûr, la nouvelle reste très plaisante !
Bonnes lectures ! :)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          193
Siabelle
  16 mars 2016
«C'était ce qui la dérangeait le plus dans ce genre d'endroit, cette promiscuité avec des inconnus, ce viol de nuits de chacun, ces fluides corporels qu'on déversait sur les draps d'un autre.»
Après ma lecture de «Pandemia», j'ai décidé de lire cette nouvelle. Je crois qu'il n'y a pas d'ordre à suivre, qu'on le lise avant ou après «Pandemia.» Sur certains sites, il est offert aussi gratuitement. Cette nouvelle me fait penser au livre «Puzzle», je trouve que le climat se ressemble ainsi que l'ambiance.

Paranoïa, Obsession, Panique
C'est une courte nouvelle à lire, à peu près 30 pages. Elle se lit très facilement. Pour la lire, il ne faut pas être déprimé car Thilliez nous amène dans un huis-clos et dans une attente. Il y a des scènes assez violentes qui peuvent déstabiliser certains lecteurs.

En résumé, c'est des gens qui voyagent sur un bateau, le bateau s'arrête au cours de la nuit et ils ne savent pas pourquoi. Les gens sont inquiets, les questions se posent et ils n'ont pas vraiment de réponse.
En quelques mots : Thilliez aborde ici un sujet qui lui tient à coeur : l'épidémie. Au fil des pages, on se laisse transporter à bord de ce navire, le suspense est toujours au rendez-vous et on ressent bien la tension fragile qu'il règne à bord. Il nous amène en même temps à nous poser des questions. Est-ce qu'on agirait pareil si ça nous arriverait ? Est-ce que l'environnement nous préoccupe ?
Pour conclure, c'est une nouvelle qui se lit bien, c'est intéressant à lire, il maîtrise bien son sujet. C'est enveloppant et mystérieux. C'est à la fois glauque et malsain. Si vous avez envie de sortir de votre zone de confort alors je vous le conseille.
C'est encore du bon Thilliez !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
stokely
  03 février 2016
Une petite nouvelle de Franck Thilliez que j'ai téléchargée avant la sortie de Pandemia et que j'ai lu après avoir lu Pandemia oui je sais cela n'est pas tellement logique mais n'a au fond pas d'importance, car si le sujet de fond est le même la transmission d'un virus de l'oiseau à l'homme, le cadre lui n'est pas le même.
On se trouve ici à bord d'un paquebot et de sa traversée en mer lorsqu'un oiseau vivant est retrouvé à bord dans des toilettes, cela inquiète le personnel naviguant qui boucle le secteur d'où vient l'oiseau. Des passagers ressentent ensuite les premiers symptômes de la maladie fièvre, saignement de nez etc....
Cela est très angoissant car les passagers se retrouvent dans un espace confiné et l'armée va plus tard encercler le bateau qui a interdiction de poursuivre sa route. Et si la personne qui a embarqué l'oiseau à bord dispose d'autres oiseaux afin de propagé ce virus?
Commenter  J’apprécie          230
Yumiko
  04 février 2016
Quand il s'agit de faire les choses dans un sens différent de ce qui est attendu, je suis la championne. C'est donc après Pandemia que j'aurai lu cette nouvelle. Pas mal quand on sait qu'elle se passe avant le roman... N'empêche que même lue après, cela ne pose aucun souci et elle ne perd en rien de sa saveur ou de sa force. Je dirais même qu'elle a amené une profondeur supplémentaire au roman, même si elle nous présente un récit complètement hors du roman, avec des personnages qui n'apparaissent à aucun moment dans l'histoire de base, et pour cause...
Franchement en lisant Pandemia, j'avais bien compris la pandémie, son impact, etc., mais je n'avais clairement pas mesuré l'étendue possible des morts. En fait, l'histoire passe un peu par-dessus et j'en suis venue à penser que la plupart des gens avaient survécus et avaient juste été malades. Cette nouvelle nous montre bien que cela n'a pas été le cas et elle m'a complètement fait flipper. Nous nous retrouvons dans le huis-clos d'un voyage en bateau, un voyage interrompu par la présence d'un oiseau contaminé...
Sur quelques pages à peine, l'auteur nous fait plonger dans une horreur sans nom... Je peux vous le dire, ce récit est glaçant et fait vraiment flipper. Il nous met face à une réalité pas très agréable à vivre et réussit à nous transmettre un lot d'émotions incroyables. Vraiment l'auteur est un maître dans l'art d'écrire des thrillers et qu'ils soient courts ou longs, la maîtrise reste la même, nous époustouflant du début à la fin.
Cette nouvelle peut être lue indépendamment de Pandemia si on le désire, mais les deux se complètent et permettent d'aller jusqu'au bout du sujet, donc je ne le conseillerais que moyennement. Par contre, je vous conseille vraiment d'éviter de la lire avant Angor, histoire de bien suivre tout le cheminement de l'auteur au fil des récits et des tomes.
En bref, je me suis régalée et j'ai ressenti de nombreux frissons, ce que j'adore! Merci Mr. Thilliez de nous glacer toujours aussi bien le sang.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
NatachaMNEA
  24 mars 2018
Et bien une belle claque que cette petite nouvelle !
Je n'est jamais lu de livre de Mr Thilliez et comme j'en est dans ma PAL, quoi de mieux qu'une nouvelle pour faire connaissance 😊
En plus j'adore les huis-clos 😊
Et c'est fantastique ! J'ai embarqué pour ce grand voyage a bord de ce bateau ! Pourquoi s'arrête t'il au milieu de nul part ? C'est quoi le problème ?
En l'espace de quelques pages, j'ai ressenti plein d'émotion différente !
De la sympathie pour Gilda et son fils, de l'angoisse, de la paranoïa, du stress, de l'étouffement... Tout ça avec si peu de page !
J'en déduis donc que l'écriture de Franck Thilliez est efficace, qu'elle est addictive ! Parfait ! Plus qu'a découvrir ce grand Monsieur en profondeur !
Commenter  J’apprécie          170

Citations et extraits (4) Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   11 mars 2016
- Seul dans une cabine ou pas, on a quand même l'impression d'être comme des rats dans les soutes d'un navire. Le low cost, c'est l'idéal pour le porte-monnaie, mais bon, côté confort et esthétique, on a vu mieux.
Mélanie s'éloigna en direction des toilettes, tandis que Gilda s'interrogeait encore sur cette histoire de réseau téléphonique coupé. Alors qu'elle s'apprêtait à regagner sa cabine, elle remarqua l'absence du petit marteau brise-vitre, juste à côté de l'un des grand hublots. Intriguée, elle remonta le couleur de leur tronçons. Tous les marteaux avaient disparu. Pourtant, Gilda avait une certitude : ils étaient bien en place dans leurs boîtiers rouges lorsqu'elle avait embarqué.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          72
SiabelleSiabelle   14 mars 2016
Des gens hurlaient, d'autres se brûlaient les rétines pour essayer de voir. Chacun avait l'impression d'être un rat de laboratoire qu'on observait. Que se passait-il dehors ? Qu'attendait-on d'eux ? Pourquoi les avait-on enfermés ?
Commenter  J’apprécie          120
JulitlesmotsJulitlesmots   02 mars 2016
Gilda et son fils étaient sur le lit du haut. La mère serrait son petit contre elle. Elle essuya un filet de sang qui coulait de son nez.
- Ce n'est rien, fit-elle. Ça m'arrive de temps en temps.
Alain restait figé dans l'embrasure. Gilda pleurait à présent.
- Une plume d'oiseau, fit-elle. Il a juste ramassé une belle plume d'oiseau...
Commenter  J’apprécie          30
NatachaMNEANatachaMNEA   24 mars 2018
Anderson retourna le fusil contre lui, ouvrit la bouche tira.
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Franck Thilliez (149) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Franck Thilliez
Franck Thilliez et son rapport au premier confinement dans votre nouveau podcast "Un Certain Goût pour le Noir" a l'immense plaisir de lancer sa première émission avec le génial Franck Thilliez, auteur incontournable aujourd'hui du polar en France.
Ecoutez l'émission dans son intégralité : https://www.bepolar.fr/PODCAST-1-Franck-Thilliez
Au micro de Lloyd Chéry, il revient sur son rapport au polar, sur son parcours d'écrivain mais aussi sur la série TV Alex Hugo. On vous propose 42 minutes avec lui... Cette émission vous est présentée par notre partenaire Fleuve éditions, éditeur du dernier roman de Franck Thilliez "Il était 2 fois".
+ Lire la suite
autres livres classés : thrillerVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Franck Thilliez, auteur de polars (facile pour les fans)

Franck Thilliez est né...

à Lille
à Bruxelles
à Annecy
à Paris

15 questions
368 lecteurs ont répondu
Thème : Franck ThilliezCréer un quiz sur ce livre

.. ..