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Michel Aucouturier (Préfacier, etc.)Sylvie Luneau (Traducteur)
ISBN : 2070366782
Éditeur : Gallimard (25/07/1975)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Ce classique de la littérature de l'enfance a été écrit par un très jeune homme pour qui le souvenir n'est pas lié à la nostalgie, à l'attendrissement poétique, mais qui voit dans l'écriture le seul moyen de se libérer de ses chaînes et d'aborder l'âge d'homme.
D'où le ton si particulier de ce livre, sa tension, son étrange et presque aveuglante vérité, son parfum de fraises sauvages. Enfance, adolescence, jeunesse est aussi un des tableaux les plus évocateur... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
gouelan
04 mars 2015
L'auteur nous raconte son enfance à travers cette autobiographie romancée. On y découvre, dès le plus jeune âge un personnage sensible et toujours en quête de vertus morales, de bonheur absolu. Il a la rage de raisonner.
« Pendant Toute une année, je vécus dans un isolement moral absolu, enfoncé en moi-même. Les questions abstruses de la destinée humaine, de la vie future et de l'immortalité de l'âme se présentaient déjà à moi, et ma débile intelligence d'enfant travaillait avec toute l'ardeur de l'inexpérience à éclaircir ces grands problèmes que le génie humain, dans ses plus grands efforts, arrive seulement à poser sans parvenir à les résoudre. »
On ressent aussi dans la lecture de cette sorte de journal intime, une auto-analyse de ses actes et de ses pensées. Il n'est pas tendre avec lui-même. Les règles de vie qu'il s'est imposées sont souvent difficiles à suivre, surtout dans la noblesse russe de l'époque où il vit, où règne oisiveté, plaisir du jeu, hypocrisie, vie facile avec tous ces précepteurs, servantes, esclaves et petit peuple à leurs pieds. Il serait facile de suivre un modèle tel que son frère ainé ou son père, mais il est bien différent d'eux. Il se rend compte qu'il n'est pas, comme il le pensait enfant, le centre d'un monde harmonieux.
Il nous décrit avec précision et sensibilité le passage de l'enfance à l'adolescence puis à la jeunesse, avec son lot de crédulité, d' espoir et de déception. Entre rêveries et désillusions.

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gilliat
17 janvier 2015

Bonjour à toutes et à tous.
J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge 19 ème siècle et c'est le premier de ma liste.
Enfance, Adolescence, Jeunesse est la première oeuvre majeure de Tolstoi qu'il a écrite à 24 ans.
Il s'agit d'une autobiographie romancée des années d'enfance d'un jeune garçon âgé d'environ 10 ans au début du livre jusqu'à l'âge de 17 ans à la fin de l'ouvrage. Une suite était prévue par l'auteur mais il a renoncé à l'écrire.
Le livre est composé de 3 parties qui font le titre du livre. Ce qui est remarquable, c'est la maitrise dont fait preuve Tolstoi si l'on tient de son jeune âge et du fait qu'il écrit là sa première oeuvre..
Certes, le livre n'est pas sans défaut mais ce est étonnant, c'est que l'on y retrouve déjà les mêmes défauts mais aussi les mêmes qualités que dans les oeuvres majeures qui suivront à savoir,le talent pour décrire des scènes de nature ( les chapitres l'orage et jeunesse sont formidables ), la finesse psychologique dans l'analyse des personnages mais par contre les passages dans lesquels Tolstoi se veut philosophe ou moraliste sont un peu pesant.
Je recommande la lecture de ce livre et pour les lectures qui n'auraient pas encore lu Tolstoi, il constitue, à mon sens, une très bonne introduction à son oeuvre.
Bonne lecture à toutes et à tous.

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ignatus-reilly
14 août 2013
Un livre émouvant sur la jeunesse de Tolstoï. Ce livre n'est pas réellement autobiographique mais prend racine des expériences et de la jeunesse de Tolstoï. Il nous raconte l'histoire d'un enfant puis d'un adolescent - d'un homme en devenir. Un jeune garçon déjà fort préoccupé des questions sociales et des personnes qui l'entourent.
Ce livre, Tolstoï l'a écrit très jeune. C'est un de ses premiers écrits. Ce qu'il raconte n'est donc pas si loin dans le temps, ce ne sont pas encore des souvenirs. cela ressemble plutôt à un journal. C'est ce qui le rend si intéressant.
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peloignon
29 octobre 2012
Petit livre touchant et charmant qui nous entraîne au coeur de la psychologie d'un Émile accomplissant tous les moments de l'existence morale en simultanéité chronologique.
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ADAMSY
31 octobre 2016
Contexte : une famille aisée en Russie, entourée de sa domesticité.
C'est sous forme d'anecdotes, de souvenirs, que se raconte l'enfance et l'adolescence du narrateur.
On retrouve toute la naïveté de l'enfance, mais aussi l'amour qu'un enfant peut porter à l'autre, sans distinction sociale.
S'ensuivent les questions philosophiques que peuvent se poser les ados (et c'est toujours d'actualité), et le sentiment de haine qu'ils peuvent ressentir envers quelqu'un de leur entourage.
Un beau texte mais avec quelques longueurs parfois.
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
peloignonpeloignon20 janvier 2013
Les timides souffrent parce qu'ils sont dans le doute sur l'opinion que les autres ont d'eux; aussitôt que cette opinion s'est manifestée, même à leur désavantage, leur malaise cesse.
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gouelangouelan03 mars 2015
Il me semble que chaque individu, dans son développement intellectuel, repasse par les mêmes routes qui ont été suivies par les générations successives, que les idées formant le fondement des diverses théories philosophiques font partie intégrante de l'esprit humain, et que chaque homme en a eu conscience plus ou moins nettement, avant même de savoir qu'il existait des théories philosophiques. Ces Réflexions s'imposaient à mon esprit avec tant de force et de vivacité, que je cherchais à les appliquer à la vie, me figurant que j'avais découvert le premier des vérités si importantes et si utiles.

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SZRAMOWOSZRAMOWO17 janvier 2015
C’était un homme du siècle dernier, et, comme toute la jeunesse d’alors, il avait un je ne sais quoi de chevaleresque, d’entreprenant, d’assuré, d’aimable et de débauché. Il éprouvait un profond mépris pour les gens de notre siècle, et son mépris venait à la fois d’une hostilité orgueilleuse et du dépit de ce qu’il ne pouvait plus avoir à notre époque l’influence et les succès qu’il avait eus dans son temps. Ses deux grandes passions étaient les cartes et les femmes. Il gagna ou perdit au jeu, dans le cours de sa vie, plusieurs millions, et il aima un nombre incalculable de femmes, dans toutes les classes de la société.

Il était grand et de belle prestance, marchait très singulièrement, à tout petits pas, et avait un tic dans une des épaules. De petits yeux toujours souriants, un grand nez d’aigle, une bouche irrégulière, un peu grimaçante et néanmoins agréable, un défaut de prononciation (il sifflait en parlant) et une tête toute chauve : tel était mon père à l’époque où remontent mes plus anciens souvenirs. Avec cet extérieur, non seulement il sut passer pour un homme à bonnes fortunes et l’être en effet, mais il sut plaire à tout le monde sans exception, grands et petits, en particulier à ceux à qui il voulait plaire.
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ADAMSYADAMSY31 octobre 2016
Je me souviens qu'un jour, à dîner (j'avais alors six ans), on avait parlé de ma figure. Maman s'était efforcée de trouver quelque attrait à mon visage - des yeux intelligents, un sourire agréable-, mais, en fin de compte, il lui avait bien fallu se rendre à l'évidence et reconnaître, avec mon père, que j'étais laid. Comme je la remerciais pour le dîner, elle me tapota la joue et dit :
- Nikolenka, il faut que tu saches que personne ne t'aimera pour ton visage : tu devras t'efforcer d'être un garçon intelligent et bon.
Ces paroles renforcèrent en moi une double conviction : celle d'être laid, mais aussi celle de devenir plus tard un garçon intelligent et bon.
Malgré cela, je passais par de véritables crises de désespoir : je me disais qu'il ne pouvait y avoir de bonheur sur terre pour un être pourvu d'un nez épaté comme le mien, avec des grosses lèvres et de petits yeux gris. Je suppliais Dieu de faire un miracle... De me transformer en Adonis. Car j'aurai tout donné pour un joli visage : tout ce que je possédais et tout ce que je posséderais plus tard !
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SZRAMOWOSZRAMOWO24 février 2016
NOTRE PRÉCEPTEUR KARL IVANOVITCH

Le 12 août 18.., juste le surlendemain du jour où j’avais eu dix ans et où j’avais reçu de si beaux cadeaux, Karl Ivanovitch me réveilla à sept heures du matin, en tuant une mouche au-dessus de ma tête avec un chasse-mouches en papier à pain de sucre, attaché au bout d’un bâton. Il s’y était pris si maladroitement, qu’il avait accroché l’image de mon ange gardien, suspendue au chevet de mon lit de chêne, et que la mouche morte m’était tombée sur la tête. Je sortis le nez de dessous ma couverture, j’arrêtai de la main l’image, qui continuait à se balancer, je jetai la mouche morte sur le plancher et je me mis à regarder Karl Ivanovitch avec des yeux endormis, mais irrités. Karl Ivanovitch, enveloppé de sa robe de chambre en cotonnade à ramages, attachée avec une ceinture de même étoffe, coiffé de sa calotte de tricot rouge à gland et chaussé de bottes molles en peau de bouc, continuait tranquillement à longer la muraille en visant et en tapant.
« C’est vrai, pensais-je, que je suis petit ; mais pourquoi me dérange-t-il ? Pourquoi ne va-t-il pas tuer les mouches au-dessus du lit de Volodia ? Il n’en manque pourtant pas ! Mais non, Volodia est plus âgé que moi ; je suis le plus petit de tous ; c’est pour ça qu’il me tourmente. Il passe sa vie, murmurai-je à demi-voix, à chercher ce qu’il pourrait me faire de désagréable. Il voit très bien qu’il m’a réveillé et qu’il m’a fait peur ; mais il fait semblant de ne pas s’en apercevoir… Le vilain homme ! Et sa robe de chambre, et sa calotte, et son gland, est-ce assez laid ! »
Tandis que j’exhalais ainsi en moi-même mon dépit contre Karl Ivanovitch, celui-ci s’approcha de son lit, regarda sa montre, qui était pendue au-dessus du lit dans une petite pantoufle brodée de perles, accrocha le chasse-mouches à un clou et se tourna vers nous d’un air d’excellente humeur.
« Allons, enfants, allons ! Il est temps de se lever. Votre maman est déjà dans le salon, » cria-t-il de sa bonne voix allemande.
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Vidéo de Léon Tolstoï
Chronique de "La mort d'Ivan Illitch".
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