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Hubert Juin (Autre)Georges Davydoff (Autre)Paul Pauliat (Autre)
ISBN : 2070368238
Éditeur : Gallimard (25/06/1976)

Note moyenne : 4/5 (sur 180 notes)
Résumé :
Celui que Staline érigea plus tard en pilier du pouvoir soviétique vivait en exil lorsqu'il rédigea, entre 1913 et 1920, sa grande trilogie autobiographique. "Enfance", qui en constitue le premier volet, débute à la mort de son père (son premier souvenir), pour s'achever avec la mort de sa mère : il a douze ans. Évoquant par endroits"Oliver Twist" ou "David Copperfield", Gorki décrit pourtant une misère bien plus morale que matérielle. Terrible réquisitoire contre l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  05 décembre 2015
L'enfance n'est pas toujours un rêve bleu, loin s'en faut. On aimerait pouvoir dire « autres temps, autres moeurs » et reléguer à des époques barbares révolues les brutalités commises au nom de l'éducation. Misère, alcool et bêtise créent un modèle éducatif basé sur l'utilisation alternative du ceinturon,dans un autre but que de prévenir la chute du pantalon. La violence règne au quotidien, envers les enfants, entre adultes, entre parents .
Ainsi les souvenirs de l'écrivain devenu adulte sont teintés de malheur, la mort rode et lui ravit un père puis un frère, et menace la famille dont la précarité les expose autant à une fin violente qu'à la maladie, d'autant que l'alcool est au rendez-vous pour oublier l'âpreté du quotidien.
C'est pourtant dans cette ambiance de bas-fonds, du début du 20è siècle en Russie, que grandit le jeune Gorki. Dans une famille qui sombre peu à peu dans la misère, sans autre culture que la lecture des psaumes. L'enfant se construit en observant la désespérance de ses grands-parents, la cruauté et la cupidité de ses oncles, et l'instabilité de sa mère. Et pourtant il se construit. Certes la confrontation à l'extérieur ne se fait pas en douceur, ce n'est pas l'école qui contribue à formater le garçon, et les premiers contacts sociaux avec ses pairs ne peuvent se créer qu'à coups de poing? . Mais il trouve des échappatoires, comme ce jardin, qu'il s'octroie et aménage, avec la complicité de son grand-père, et les contes de la grand-mère sont aussi un refuge pour l'imagination du gamin et un peu de douceur dans ce monde de brutes
La résilience n'a été inventée que quelques décennies plus tard. Et l'auteur se pose la question : faut-il évoquer ces souvenirs amers?
« En évoquant ces épisodes horribles qui reflètent si bien la sauvagerie des moeurs russes, je me demande par moments s'il faut en parler »
Et la réponse est claire :
« Je suis sûr qu'il le faut, car cette affreuse réalité est encore vivace à l'heure actuelle, et il est indispensable de la connaître pour l'extirper de notre âme, pour la faire disparaître de notre vie, si pénible et honteuse » .
On comprend ainsi que ce récit, fondé sur des souvenirs, mais envisagé du point de vue de ce jeune enfant qui tente de comprendre les règles du jeu, dont les dés sont pipés.
Plus encore, Maxime Gorki attribue des vertus constructives à ce vécu désastreux :
« ce qui étonne chez nous, , ce n'est pas tant cette fange si grasse et si féconde, mais le fait qu' à travers elle germe malgré tout quelque chose de clair, de sain et de créateur, quelque chose de généreux et de bon qui fait naître l' espérance invincible d'une vie plus belle et plus humaine. »
Ce n'est pas sa famille qu'il accuse et excuse à la fois, mais le peuple russe et son histoire :
« Plus tard, j'ai compris que les Russes, dont la vie est morne et misérable, trouvent dans leurs chagrins une distraction »
« Dans la monotonie de la vie quotidienne, le malheur lui-même est une fête et l'incendie un divertissement. Sur un visage insignifiant, une égratignure est un ornement »

Reste à savoir par quels coups de pouce du destin associée une volonté de puissance au sens nietzschéen de l'expression comment ce petit garçon maltraité est devenu l'immense écrivain que l'on sait. Il suffit de se plonger dans En gagnant mon pain.




Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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gouelan
  06 mars 2015
Alexis Pechkof , encore très jeune enfant, assiste au décès de son père, qui sera pour lui le premier traumatisme de l'enfance. Il va rejoindre la famille de sa mère et, abandonné par cette dernière va être plongé au coeur d'une famille épouvantable, subissant les violences d'un grand-père tyrannique, assistant aux violences et méchancetés quotidiennes de ses deux oncles. Battre les petits enfants et les femmes semble une activité normale, elle fait partie de l'éducation.
Mais, au milieu de cette tourmente, il y a sa grand-mère. Les contes, les légendes et les poésies populaires vont adoucir les blessures du petit garçon. Elle le guide vers la lumière, elle lui parle d‘un Dieu ami de la création. Elle lui raconte la vie de son père.
Le grand-père se révèle ambigu. À la fois tyrannique, méchant et avare, il a aussi un côté sensible. Il aime aussi son petit-fils.
Ainsi est l'âme du peuple russe du XIXè siècle :
« La tristesse et la joie vivaient côte à côte en ces êtres ; elles étaient presque inséparables et se succédaient avec une rapidité incompréhensible. »
« Plus tard, j'ai compris que les Russes, dont la vie est morne et misérable, trouvent dans leurs chagrins une distraction. Comme des enfants, ils jouent avec leurs malheurs dont ils n'éprouvent aucune honte.
Dans la monotonie de la vie quotidienne, le malheur lui-même est une fête et l'incendie un divertissement. Sur un visage insignifiant, même une égratignure semble un ornement. »
L'auteur garde cependant espoir en un avenir meilleur. Il est possible de sortir de cette « vie obscure d'une « race stupide » est par trop fertile en cruauté. » L'éducation en est le chemin.
"Ce qui étonne chez nous, ce n'est pas tant cette fange si grasse et si féconde, mais le fait qu'à travers elle germe malgré tout quelque chose de clair, de sain et de créateur, quelque chose de généreux, de bon qui fait naître l'espérance invincible d'une vie plus belle et plus humaine."
Alexis, grâce à l'amour de sa grand-mère, ne se laissera pas dérouter par la folie qui l'entoure :
« Avant de la connaitre, j'avais comme sommeillé dans les ténèbres ; mais elle parut, me réveilla et me guida vers la lumière. Elle lia d'un fil continu tout ce qui m'entourait, en fit une broderie multicolore et tout de suite devint mon amie à jamais, l'être le plus proche de mon coeur, le plus compréhensible et le plus cher. Son amour désintéressé du monde m'enrichit et m'insuffla une force invincible pour les jours difficiles. »
Ce roman est un portrait de la Russie populaire de l'époque avec toute sa dureté, sa misère et parfois aussi sa tendresse, à travers cette grand-mère et d'autres personnages magnifiques tels que l'enfant trouvé, « Bonne Affaire » et l'ouvrier à moitié aveugle.
Ce roman autobiographique donne envie de lire d'autres oeuvres de Maxime Gorki qui m'était inconnu. Son écriture est sensible et poétique.
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Myriam3
  12 août 2014
Cette autobiographie commence par un événement traumatique, celui qui va bouleverser sa vie et faire de lui ce qu'il est devenu - écrivain et farouche défenseur du peuple - et qui est sans doute le premier vrai souvenir de Maxime Gorki: la mort de son père.
A aucun moment du livre, l'auteur n'indique son âge, mais on suppose ici qu'il a quatre ou cinq ans et la narration se fait par son regard. Ainsi, lors de l'enterrement, s'inquiète t'il surtout pour les pauvres grenouilles qui n'ont pas eu le temps de sauter hors du trou et sont enterrées vivantes. Ici commence son éducation à la cruauté et à la violence.
Seul avec sa mère, distante et malheureuse, et sa grand-mère qu'il vient de connaître et qui, femme sainte, lui apprend la vie, l'enfant part vivre dans sa famille maternelle, où un grand-père tyrannique et aigri veille sur ses deux fils imbéciles et violents et ne faillit jamais aux coups de fouets hebdomadaires pour ses petits-enfants.
Maxime Gorki découvre ainsi la misère et la violence qui sévit au coeur de sa famille et du petit peuple russe en général et, dit-il, y devient extrêmement sensible. Révolté, il se laisse lui-même prendre au jeu de cette agressivité, peu-à-peu, tout en ressentant constamment l'injustice de ces situations.
Mais, de l'autre côté, il y a cette grand-mère avec qui il partage son lit, qui lui apprend ce qui est bon, lui parle de son Dieu aimant, des êtres fantastiques qui l'entourent et qui connaît tous les contes et toutes les légendes russes.
Cependant, la plume de Gorki est plus subtile que ce que je viens d'écrire, et le personnage du grand-père peut aussi être d'une grand gentillesse et sensibilité tout comme la grand-mère elle-même peut avoir des accès de colère ou de méchanceté.

Par ce roman autobiographique, on retrouve donc en germe ce qui fera de Gorki ce qu'il est, mais également une critique sans concession ni mépris, simplement humaine, de ce peuple qu'il ne cessera d'évoquer par la suite pour en éradiquer le mal et la souffrance.
Il est, de plus, très entraînant, et ce n'est que vers les dernières pages, lorsqu'il approche de l'adolescence, qu'il s'essouffle un peu, tourne en rond. J'y ai retrouvé la même mélancolie et solitude que dans Les Vagabonds.
Ce livre est à lire tout autant pour sa description de la Russie du 19ième siècle que pour cette évocation sensible et sincère de l'enfance.
J'ajouterais quand même que je l'ai lu en traduction anglaise -elle traînait depuis longtemps sur une étagère - mais que j'ai repris des extraits en traduction française pour les citations et que cette dernière ne correspondait souvent pas avec l'anglaise, que j'ai trouvé beaucoup plus riche et agréable à lire, la version française étant ampoulé et vieillote. Il s'agit de celle de Serge Persky, je suppose qu'il y en eu d'autres depuis.
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lecassin
  14 octobre 2012
« Quelques jours après l'enterrement, grand-père me dit :
"Eh bien, Alexis, tu n'est pas une médaille, tu ne peux pas toujours rester pendu à mon cou, va donc gagner ton pain..."
Et je partis gagner mon pain. »
Tel est le dernier petit chapitre de ce premier volume de la trilogie autobiographique de maxime Gorki… comme une invite à poursuivre avec le deuxième volume : « En gagnant mon pain ».
C'est en exil, entre 1913 et 1920, que Maxime Gorki (alias Alekseï Maksimovitch Pechkov) écrivit cette trilogie : « Enfance », « En gagnant mon pain », « Mes universités »…
A la mort de son père et abandonné par sa mère, l'enfant est recueilli à Nijni-Novgorod par ses grands parents maternels. Il y fera l'apprentissage de la misère, de la haine, de la cupidité et de la cruauté, entouré qu'il est de son grand-père, véritable tyran à qui ses deux fils réclament leur part d'héritage : une vie qui ressemblera alors à « une chanson triste où il était question de maladies, d'incendies, de coups et de morts subites, d'adroites filouteries. ». On pense bien sûr Oliver Twist ou David Copperfield … avec cette dimension russe en plus qui fait l'originalité de l'oeuvre.
Qui n'a jamais entendu parler de « l'âme russe » ? Pour ma part je n'ai jamais très bien compris de quoi on parlait… mais ça c'était avant de lire de Gorki…
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Woland
  26 décembre 2007
Titre original : ?
Traduction : Davydoff & Pauliat
Ma première rencontre avec Alexis Pechkov, qui devait plus tard prendre le pseudonyme de Maxime (par référence au prénom de son père) Gorki (mot russe qui signifie "amer") date de mes quinze ans, ce qui ne me rajeunit guère. "Enfance" est le premier ouvrage de cet auteur que j'ai lu, bientôt suivi par "En gagnant mon pain" et "Mes universités", les deux autres volumes de cette trilogie dans laquelle il a conté ce que fut sa jeunesse.
Puis bien sûr, il y eut "La Mère" que je n'ai pas du tout aimé car je la jugeai - la jugerais-je encore de même aujourd'hui ? - comme trop "démago."
Accessoirement, je me rappelle aussi le film que Renoir tira des "Bas-Fonds" dans les années trente.
La trilogie de sa jeunesse est à mon sens ce que Gorki a produit de mieux. Dans ces livres au style simple mais poétique, se retrouve ce mélange de sincérité, d'utopie et de mysticisme qui avait le don de mettre Lénine en colère et que Staline ne cessa jamais d'avoir en horreur.
Avec l'âge, je comprends mieux l'essence de ce qui, chez Gorki, mettait en rage les deux dictateurs : en dépit de la misère qu'il connut intimement si jeune, en dépit des désillusions que lui apporta assez vite la doctrine bolchevique, en dépit des tentatives de suicide de son adolescence et du poumon fragile que lui laissa l'une d'elles, installant ainsi en son organisme une prédisposition à la tuberculose dont il souffrit le restant de son existence, l'écrivain n'a jamais cessé d'exprimer sa foi dans le salut de la Russie.
Ainsi, dès "Enfance", on peut lire ceci :
"[...] ... Ce qui étonne chez [les Russes], ce n'est pas tant cette fange si grasse et si féconde [allusion à la vie misérable et cruelle, à la sauvagerie de certains comportements de ses compatriotes], mais le fait qu'à travers elle germe malgré tout quelque chose de clair, de sain et de créateur, quelque chose de généreux et de bon qui fait naître l'espérance invincible d'une vie plus belle et plus humaine. ... [...]"
Gorki aurait-il tenu ce même langage devant les ruines de Tchernobyl ? Ce qu'il y a sans doute d'étrange et de merveilleux avec lui, c'est que c'est pratiquement certain. En dépit des horreurs de la vie, en dépit de sa propre recherche de la mort, il y a, chez Gorki, une flamme qui se refuse à capituler - une flamme dont on peut se demander si elle n'est pas tout simplement une parcelle de l'âme russe.
Voilà pourquoi lire sa trilogie sur sa jeunesse est nécessaire et permet de comprendre en quoi, sans l'ampleur d'un Tolstoï et la finesse sans pareille d'un Tchékov, muni du seul naturel et d'une générosité étroitement chevillée à son destin de créateur, Gorki est parvenu à accéder au cercle des grands auteurs russes.
"Enfance" est avant tout le portrait de ses grands-parents maternels, qui l'élevèrent jusqu'à ses 8 ans, date à laquelle il partit "gagner son pain" : Akoulina, la grand-mère vive, rieuse et aimante - un roc, cette femme - et Vassili, le grand-père, petit, avec quelque chose de saturnien, bon pourtant malgré ses accès de sauvagerie. Des personnages en apparence tout simples dont, en même temps que le petit Alexis, nous découvrons peu à peu la profonde complexité.
Un livre attachant et sincère, qu'on lit presque d'une traite et qui constitue un témoignage de première main sur la vie des petites gens russes dans la société tsariste de la fin du XIXème. ;o)
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   02 décembre 2015
J'ai l'impression d'avoir été dans mon enfance comme une ruche où des gens divers, simples et obscurs, apportaient, tels des abeilles, le miel de leur expérience et de leurs idées sur la vie ; chacun d'entre eux à sa manière enrichissaient généreusement mon âme. Souvent ce miel était impur et amer, mais qu'importe, toute connaissance est un précieux butin.
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gouelangouelan   05 mars 2015
– Comment se fait-il que tu ne puisses plus arriver à l’école ?

Ses yeux placides et bons fixés sur mon aïeul, Sacha expliqua sans se presser :

– J’ai oublié où elle était.

– Tu as oublié ?

– Oui. Je l’ai pourtant bien cherchée…

– Tu aurais dû suivre Alexis ; il s’est bien rappelé, lui, où elle est !

– Je l’ai perdu.

– Tu as perdu Alexis ?

– Oui.

– Comment cela a-t-il pu se faire ?

Sacha réfléchit un instant et répondit avec un soupir :

– Il y avait une tempête de neige et on ne voyait plus rien.

Tout le monde se mit à rire ; le temps était calme et clair. Sacha, lui aussi, sourit avec prudence. Les dents découvertes, grand-père continua malicieusement :

– Tu aurais dû le tenir par la main, ou l’empoigner à la ceinture…

– C’est ce que j’ai fait, mais le vent m’a emporté…

Il parlait avec conviction, d’une voix paresseuse. J’étais gêné en entendant ces mensonges inutiles et maladroits. L’entêtement de mon cousin m’étonna beaucoup.
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KittiwakeKittiwake   29 novembre 2015
Avant de la connaître, j'avais comme sommeillé dans les ténèbres ; mais elle parut, me réveilla et me guida vers la lumière. Elle lia d'un fil continu tout ce qui m'entourait, en fit une broderie multicolore et tout de suite devint mon amie à jamais, l'être le plus proche de mon cœur, le plus compréhensible et le plus cher.
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LadybugLadybug   13 août 2011
J'ai l'impression d'avoir été dans mon enfance comme une ruche où des gens divers, simples et obscurs, apportaient, tels des abeilles, le miel de leur expérience et de leurs idées sur la vie ; chacun d'eux, à sa manière, enrichissaient généreusement mon âme. Souvent ce miel était impur et amer, mais qu'importe, toute connaissance est un précieux butin.

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gouelangouelan   05 mars 2015
En Russie, il y a beaucoup d’écorces, de coquilles ; on croit voir un homme et, quand on regarde de près, on s’aperçoit qu’il n’en a plus que le dehors, le noyau manque, on l’a rongé. Il faut qu’on nous instruise, qu’on aiguise notre intelligence, mais la véritable pierre à aiguiser, celle qui serait nécessaire, nous fait défaut aussi…
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Maxime GORKI– La Mère du Monstre
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