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Commissaire Jean-Baptiste Adamsberg tome 10 sur 10
EAN : 9782290397848
576 pages
J'ai lu (29/05/2024)
3.3/5   1888 notes
Résumé :
- Le dolmen dont tu m'as parlé, Johan, il est bien sur la route du petit pont ?- À deux kilomètres après le petit pont, ne te trompe pas. Sur ta gauche, tu ne peux pas le manquer. Il est splendide, toutes ses pierres sont encore debout.- Ça date de quand, un dolmen ?- Environ quatre mille ans.- Donc des pierres pénétrées par les siècles. C'est parfait pour moi.- Mais parfait pour quoi ?- Et cela servait à quoi, ces dolmens ? demanda Adamsberg sans répondre.- Ce sont... >Voir plus
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3,3

sur 1888 notes
Ayant profité des derniers rayons d'un soleil printanier, Adamsberg revenait juste d'une de ses errances en bord de Seine, encore vaseux de quelque idée toujours dans l'oeuf, les vêtements froissés et le sourcil froncé.
Sur son passage, Retancourt, inhabituellement soucieuse l'interrogea :
- Tout ne va pas si mal, n'est-ce pas ?
- Je crains que ce ne soit sérieux cette fois.
Adamsberg soupira et saisissant la tasse que lui tendait Estalère, s'assit au fond de la salle du Chapitre.
Un à un les membres de la brigade le rejoignirent à la grande table. La Boule fut portée des genoux de Froissy à la photocopieuse providentiellement allumée. On poussa les coussins que Mercadet avait laissés de son précédent somme. On libéra une chaise de son amas de feuilles éparses et le commissaire commença :
- C'est Fred.
Les têtes se relevèrent. Veyrenc étouffa un gémissement et Froissy se mit à ouvrir frénétiquement les papillotes en chocolat qu'elle avait apportées pour accompagner le café.
Danglard osa :
- Tu ne nous apprends rien. 508 pages de purée de pois.
- Une succession éreintante de modus operandi dialogués, ajouta Mordent
- Modi operandi, corrigea Danglard. Mais il a raison. C'est bien simple, Jean-Baptiste, on croirait que tu organises une colonie de vacances. Tu passes ton temps à indiquer à chacun où il doit aller, ce qu'il doit faire, à quelle heure, quand et quoi il doit manger. Un vrai petit logisticien. Ca te va comme un gant, tu imagines !
- Elle a fait de moi un sumo sans âme ! s'indigna Retancourt pourtant habituellement avare de débordements d'émotions. Je n'interviens que pour courir et sauter de tout mon poids sur le corps d'affreux bandits que je désarme. Alors que mon personnage recelait tant de finesse et de subtilité auparavant !
- Pauvre Violette ! compatit Estalère.
- Et ce déploiement gratuit de forces armées, renchérit Noël. Depuis quand a-t-on besoin d'hélicos, de renforts et de tout ce bordel ? Surtout quand on voit le résultat ! Tout ça pour remplir de la page !
En les écoutant, Adamsberg caressait les stries d'un coquillage qu'il avait exhumé du fond de l'une de ses poches. Il s'attachait à sentir du bout de la pulpe de chacun de ses doigts l'alternance de pleins et de creux que proposait sa convexité.
- Vous avez parfaitement raison, Noël. Et elle ne nous a pas habitués à cela. Je suis inquiet.
Danglard reprit :
- Et voyez comme elle a dilapidé Combourg. le berceau du romantisme, le charme puissant des vieilles pierres qui abritent leur lot de souffrances et de morts. le gouffre qui existe entre les bermudas des touristes à glace et l'ambition de qui proclame
Qu'il en est des douleurs comme des patries, chacun a la sienne
- La Rochefoucauld, tenta Veyrenc
- Chateaubriand, le tança Danglard. Et de cette tension potentielle, de cette corne d'abondance débordant de spectres, de machicoulis, de drapés tragiques et de mèches au vent, que fait-elle ? Rien ! Elle nous bâcle trois phrases qui ne campent pas une ambiance. Elle transforme l'aubergiste en druide de pacotille et passe son temps à nous mettre à table.
- Ah ça, c'est sûr, qu'est-ce qu'on mange ! tenta de plaisanter Mordent. Toutes les deux pages ou plus. Des pique-niques raffinés, des encas, des…
- du brocolis gratiné au roquefort ! le pauvre ! Et tout de même, placer son enquête en Bretagne et appeler la spécialité du chef « mini-crêpes », c'est suicidaire, s'exclama Froissy. Elle va se mettre à dos tous les brezhonegers !
Suicidaire. Lentement l'oeuf de l'idée qu'Adamsberg avait couvé dans ses déambulations en bord de Seine commença à se réchauffer, se fendiller peut-être.
- J'ai discuté avec un ami hier. Phil. Il a un peu côtoyé Fred, ils sont de la même branche. Il a lu lui aussi et, avec ses arguments, il nous rejoint.
- Il nous rejoint sur quoi ?
- Sur la purée de pois
- Et il en pense quoi de cette purée ?
- Qu'elle colmate tout sans rien ouvrir. D'habitude, on patauge dans un incertain nébuleux qui permet d'ouvrir des échappées. On s'enfonce jusqu'à s'envoler. Là, on ne se perd même pas. On enchaîne les péripéties comme un joueur en ligne les niveaux. On accumule des rangs de courses poursuites, des briques de meurtres et on fait des pages et des pages de murs.
- Qui nous enserrent
- Qui ne nous enfoncent dans rien de vif
- Qui ne nous envoleront jamais
- Oui
- Vous croyez que c'est fait exprès, commissaire ?
- Je me demande, Estalère. J'ai le poussin d'une idée qui s'émeut quand j'y songe.
Mercadet faisait défiler les pages de son livre sur son écran.
- Page 187, commissaire, vous « tamponn[ez] doucement les yeux de la jeune femme »
- Sans la connaître ? alors qu'elle est aux prémices d'un deuil cruel ? Comment Fred a-t-elle pu croire que j'aurais osé ?
- Page 256, devant un nième cadavre, vous qualifiez le meurtre de « l'erreur. L'erreur qu'on attendait. »
- Quelle inhumanité ! souffla Veyrenc
- Page 274, Johan se découvre opportunément goûteur dans un passé enfoui ce qui lui permet de délivrer l'information dont vous aviez besoin. Page 317, c'est Josselin qui révèle le véritable motif de ses balades à champignons et, comme de juste, ça tombe à pic pour faire avancer l'enquête. Page 350…
On ne l'arrêtait plus. Les pages défilaient de plus en plus rapidement dans la lueur bleutée de son écran.
- Je crois que l'on a saisi l'esprit de ce que vous avancez, Mercadet, le coupa Danglard. Une telle accumulation de ficelles, une telle nonchalance dans l'improbable ne peut être le fait du seul hasard. Ou de l'amateurisme. C'est un appel.
- de quel mal étrange Fred est-elle atteinte ? Quel monstre furieux
Indomptable taureau, dragon impétueux
a donc pris possession de son être ? demanda Veyrenc
- Quelle obstinée Arachné la retient prisonnière de ses soies ?
- Est-ce le ressac écrasant des piapias médiatiques ? L'éreintement d'un talent qui aura trop puisé à la coupe de nos rêves ?
Noël reposa brutalement sa tasse de café sur la vieille table éraflée.
- C'est bien joli tous vos mots, mais ça ne nous dit pas comment la sauver. Et là, on est tous d'accord, le temps presse.
- Il faut la retrouver
- La ramener à la Brigade
- On lui fait de la place
- A côté de la machine à café
- On la nourrira à la becquée
- La Boule lui ronronnera sa trame
- On la cachera
- Jusqu'à ce que ça aille mieux
- Qu'elle retrouve le fil
- de ses nuées
- Et personne ne viendra la déloger
- le secret sera bien gardé
- Entre les lecteurs et nous
- En route !
(…)
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C'est Fred Vargas qui a écrit Sur la dalle, et c'est l'unique raison pour laquelle je n'ai pas abandonné ce roman avant même d'en avoir atteint la moitié. Je l'ai acheté et attaqué le jour de sa sortie : je l'attendais avec une grande impatience ! Bon, le précédent n'était déjà pas terrible, nettement au-dessous de ce que l'autrice avait fait jusque-là. Mais justement, il y a six ans de ça, et je ne pouvais m'empêcher d'espérer le meilleur de cette pause. D'autant que le début était prometteur : un meurtre prétendument commis par le fantôme d'un boiteux dans un village breton, meurtre dont Adamsberg prendra connaissance dans le journal. Cette histoire attire son attention parce qu'il connaît la région, et même le village : Louviec. Et ça se gâte dès le deuxième chapitre dans un laborieux et difficile retour en arrière…
***
La première intrigue, les meurtres qui ont lieu dans le village, va se doubler d'une autre, qui met en scène, bien mal, une équipe de truands qui ne peuvent pas faire illusion une seconde. C'est grandguignolesque… et ennuyeux. Je n'ai pas retrouvé ici la verve habituelle de Fred Fargas, ni son talent pour les intrigues alambiquées, mais bien ficelées. Les dialogues creux abondent, les développements inutiles aussi et les personnages « secondaires » que j'aime tant jouent les utilités ou ne sont pas reconnaissables tant ils sont transparents ou caricaturaux… Trois critiques seulement sur Babelio aujourd'hui 21 mai 2023, peut-être parce que c'est si difficile d'exprimer une telle déception quand elle vient de quelqu'un qu'on aime et qu'on admire, ou peut-être, tout bêtement, parce que c'est trop tôt. Je vous renvoie à la superbe critique en forme de pastiche que @4bis a publiée : on y trouve toute l'inventivité qui manque à ce roman, beaucoup d'humour et aussi une grande bienveillance, ce qui franchement n'était pas facile à éprouver en l'occurrence !
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Que dalle !
Je l'avais pourtant moi, la dalle, après 6 ans d'attente pour découvrir la nouvelle enquête d'Adamsberg, commissaire lunaire aux intuitions improbables de polars animaliers.
Ce flic contemplatif, allergique à la raison, qui cherche la vérité dans l'anodin, qui n'a pour seule méthode que de « pelleter les nuages », me manquait dans une société pressée qui ne jure que par des process innovants et agiles. J'aimais aussi la rébellion sous-jacente dans sa brigade qui opposait les positivistes ulcérés par l'absence de cadre et de méthode et les adeptes, focus sur les résultats qui acceptaient que dans l'esprit d'équipe, il y avait surtout un esprit… libre.
Les romans de Fred Vargas n'ont jamais brillé par leur réalisme. Les scénarios sont aussi bancals qu'une table de jardin et les dénouements tirés par la tignasse. Les récits précédents tenaient selon moi grâce à ces personnages décalés et aux intrigues originales qui mêlaient superstitions en sabots et curiosités de la nature.
Hélas, plus Fred Vargas s'engage pour la planète, moins elle semble s'intéresser à ses personnages et cette enquête chouchen se boit comme un verre d'eau tiède. Un manque d'humeurs, une pénurie de tensions, une grève d'âmes tourmentées qui ne camouflent plus les invraisemblances de l'histoire.
Pourtant, tous les ingrédients qui ont fait le succès des précédents romans figurent bien dans la recette.
Au Zoo Vargas, après les pigeons, les loups plus ou moins garou, les cerfs, les araignées, les chauves-souris sous perfusion, les bovidés sacrifiés, place aux puces trop savantes pour rester sur des chiens stupides et qui préfèrent piquer des cadavres. Ce n'est pas Beauval, Pandi-Panda, mais Fred Vargas affectionne les bestioles.
Au rayon folklorique, la Bretagne ça vous gagne, et nous avons droit à une légende locale de boiteux, à des rumeurs qui fleurent bon le lisier des petits patelins, à des clubs tupperware de sorcières et à une dalle qui fait office de tapis de yoga pour le commissaire méditatif.
Au stand des bizarreries, un descendant cloné De Chateaubriand qui semble s'être échappé de son outre-tombe pour l'occasion, un bossu qui ne l'est plus et un aubergiste aux menus pantagruéliques.
Hélas, comme si l'intrigue ressemblait trop à un téléfilm de France 3 du samedi soir, genre « Meurtre à Triffouilly-les-Oies » financé par un office du tourisme et un conseil régional en mal de bus de clubs de troisième âge, le récit bifurque à mi-parcours des chemins vicinaux bucoliques pour des sentiers rabattus... d'une battue à tueurs à gages kamikazes.
C'est cette sur-intrigue clownesque qui gâche pour moi la seconde partie du roman et qui frise la parodie avec ces bataillons de gendarmes ridicules qui arrivent et qui repartent sans cesse pour sécuriser un village de quelques âmes.
Présomption de remplissage, Fred Vargas ne semble pas croire davantage à l'histoire qu'elle raconte qu'à l'avenir de l'humanité à qui elle promet l'apocalypse climatique.
Est-il possible à un personnage attachant d'échapper à son créateur quand ils n'ont plus rien à se dire ?

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J'ai lu le dernier Vargas en essayant d'oublier les billets très sévères survolés sur Babelio...
Le ton, plus bavard que d'habitude, les personnages, moins surprenants, Adamsberg, moins laconique, les autres moins fantaisistes..., tout m'a rappelé que nous sommes nombreux à avoir jadis adoré les trouvailles de Vargas et à être déçus par son dernier livre.

Pourtant, l'idée de situer la trame à Combourg permettait de laisser vagabonder l'imagination entre légendes bretonnes et fantômes d'outre-tombe, mais je l'ai trouvée bien longue cette enquête...
Des habitants se font tuer, avec un mode opératoire semblable, le couteau manié par un gaucher, un oeuf dans la main...
Et malgré l'armada de policiers venus à la rescousse, les crimes continuent...
Les suspects ne manquent pas : le sosie De Chateaubriand, le bossu (là on est chez Hugo;-) ), la simili-sorcière, le patron d'entreprise véreux...
Pourtant l'équipe d'Adamsberg, celle de Mathieu, le local, et les renforts de Rennes, veillent, enfin quand ils ne mangent pas dans l'auberge de Johan (je pense qu'un quart du livre se passe à l'auberge à boire du chouchen et à manger...) ( à noter que j'habite en Bretagne depuis un an et je n'ai jamais vu quelqu'un boire de chouchen, ou alors des touristes égarés...)

La résolution de l'enquête renoue avec la fantaisie et la noirceur des précédents livres de Vargas, mais ça ne suffit pas et l'on ressort déçu, et surtout triste de ce rendez-vous manqué avec l'auteur...
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Fred Vargas avait interrompu depuis six ans la série des Adamsberg pour écrire deux libelles écologisants (*) de peu d'intérêt au demeurant.
Et voilà qu'elle nous donne une nouvelle aventure de son commissaire et de son équipe ; comme beaucoup d'autres, je m'en suis réjoui.
Pas longtemps. Pour l'amour des ouvrages précédents, j'ai poursuivi vaillamment ma lecture jusqu'à la moitié du livre environ ; l'ennui qui m'avait envahi dès les premières pages dès les premières pages de Sur la dalle m'a hélas contraint à l'abandonner. La pointe de curiosité que je gardais encore m'a conduit à lire cependant les trois derniers chapitres pour connaître le dénouement, Et le dénouement, c'est le bouquet. Maxime Chattam lui-même n'aurait pas fait mieux. Ou pire. Je ne vous le raconterai naturellement pas, quoique je vous rendrais peut-être service si son absurdité (et le mot est faible) pouvait vous décourage d'entreprendre cette lecture
Mais commençons par le début. Je ne vous parlerai pas du sujet,vous le connaîtrez bien assez tôt si vous entreprenez cette lecture malgré mes conseils.
Je dirai seulement que nous nageons dans l'invraisemblance de bout en bout.
Son oeuvre baigne (ou baignait) au contraire dans une sorte de...je dirais bien réalisme magique si le terme n'était déjà pris, et je la rangerais bien aux côtes de Pierre Véry, d'André Dhôtel, et même du Grand Meaulnes,
Mais rien de de tout cela ici.
Et l'invraisemblance se loge au niveau le plus trivial, au point que la taxerais d'ignorance, nonobstant les titres universitaires de la dame, ou de je-m'en-foutisme.
Jugez-en et gardez bien à l'esprit que l'action se déroule de nos jours.
Madame Vargas a-t-elle si peu dépassé le périphérique pour imaginer qu'il puisse exister en 2023 un bourg de 1200 âmes doté d'une mercerie, d'un magasin d'électro-ménager, d'un garage et même d'un internat dont les pensionnaires (y compris des enfants du bourg!) ne sortent pas le week-end ?
Quant à Combourg (ce village en est proche), on y trouve un casino (pour ceux qui se poseraient la question, le plus proche se trouve à Saint-Malo, à une trentaine de kilomètres)
Mais ce n'est pas tout. Dans cette curieuse contrée, on ne peut recourir à un avortement légal à cause du scandale (?) et il faut recourir à des « faiseuses d'anges ».
La Bretagne est sans doute une contrée arriérée où le secret médical est inconnu et où les lois de la République Française ne s'appliquent pas.
Mais après tout c'est peut-être bien le cas si on en juge d'après le déroulement de l'enquête. La gendarmerie n'existe pas, le juge d'instruction est inconnu, et il existe dans la police un curieux grade de commandant divisionnaire.
On m'a dit qu'il s'agissait de "fiction". L'argument est irrecevable. Si l'intrigue du roman et les personnages sont fictifs, ils s'inscrivent dans un contexte conforme à la réalité objective. le reproche d'invtaisemblance par rapport à ce contexte est donc pleinement justifié. L'auteur a le droit de s'affranchir de cette règle, mais alors il écrit du fantastique, de la SF, ce que l'on veut, ce qui pourrait difficilement être invoqué pour défendre cet opus, à moins que l'on admette qu'Adamsberg n'ait franchi un portail spatio-temporel et basculé dans un univers parallèle. Alors...
Et j'en oublie. Quant à la psychologie des personnages, n'en parlons même pas. Il ne sont plus que leur propre caricature, au moins qu'on a parfois l'impression de lire un plagiaire maladroit.
On peut aussi noter qu'au milieu du livre surgissent comme des cheveux sur la soupe (ou pour moderniser la métaphore, une machine à coudre sur une table de dissection) deux truands échappés d'une Série Noire des années cinquante lancés à la poursuite des policiers (si, si!) qui disparaissent rapidement à la satisfaction du lecteur qui a tenu jusque là, sans avoir rien apporté à l'intrigue.
J'ai gardé le plus beau pour la fin : le style.
Je vous en livre un échantillon, digne du devoir de français d'un mauvais élève de troisième :

« Le commissaire leur en avait fait préalablement un portrait rapide : le petit, Berrond, souple et liant, n'avait pas, au physique, l'allure d'un homme déluré et productif, alors qu'il était un énergique infatigable et subtil. Verdun, lui, dont on devinait à son visage lumineux qu'il était un homme entreprenant et rapide, présentait une face inverse faite de prévoyance, de discrétion et de réserve »(**)

Tout comptes faits, et contrairement à ce que je disais plus haut, l'auteur a peut-être eu tort d'abandonner l'écologie,,
Dernière minute: le corps du Commissaire Adamsberg, disparu à Combourg depuis la mi-juillet, avait été retrouvé en début de semaine dernière en forêt de Ville Cartier.
Attendu les circonstances du dossier, le parquet avait immédiatement ouvert une enquête préliminaire confiée à la Section de Recherche de la Gendarmerie de Rennes, sous la direction du Lieutenant -Colonel Cruchot.
L'enquête s'est très vite orientée vers une piste prometteuse.
On apprend aujourd'hui que Madame Frédérique Audouin -Rouzeau, dite Fred Vargas, romancière et universitaire, est entendue dans les locaux de la Section de Recherche.
D'après une source proche de l'enquête, les enquêteurs la soupçonne d'avoir commandité l'assassinat du Commissaire par deux malfrats parisiens actuellement en fuite
Madame Vargas aurait tenté de se pre-constituer un alibi grâce à un roman publié bien avant les faits sous le titre de Sous la Dalle, tissu d'elucu raisons invraisemblables qui ne pouvait tromper les enquêteurs

PS il est intéressant de constater que les cinq critiques les plus appréciées attribuent au livre des notes de 1 ou 2

(*) Je ne me prononce pas sur le bien-fondé des thèses qu'elle a voulu défendre ; je constate simplement que ces ouvrages auraient pu être écrits par beaucoup de gens, alors que Vargas était la seule à pouvoir écrire des Adamsberg ; c'était dommage pour la littérature.
(**) Entre autres :
Énergique ne peut pas s'employer comme subjonctif
Qu'est-ce que la face inverse d'un visage, fût -il lumineux ? Et en quoi les deux membres de la phrase recèlent -ils une contradiction ?
Les adjectifs sont employés de manière approximative et mal associés ; les descriptions ne correspondent à rien de précis
Du temps que j'étais au lycée, j'aurais écopé d'un "mal dit" pour moins que ça
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critiques presse (12)
Culturebox
24 juillet 2023
Dans ce village où tout le monde se côtoie et s’épie, où les rumeurs et les superstitions vont bon train, le suspect des meurtres commis pourrait bien être le village tout entier ou presque ! Un polar à l’ancienne, comme on les aime, qui fourmille de personnages, avec des intrigues qui s’entremêlent et des pointes d’humour, le tout signé Vargas bien sûr.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Lexpress
10 juillet 2023
Ceux qui m’aiment liront mon Sur la dalle… Voilà ce que pourrait dire, en pastichant Patrice Chéreau, Fred Vargas à ses fidèles lecteurs à propos de son dernier ouvrage. Ils y (re) trouveront tout ce qui fait la singularité et le sel des polars de la romancière depuis ses premiers succès.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir
20 juin 2023
Après plusieurs années de silence côté polar, Fred Vargas revient avec une nouvelle enquête entraînant Adamsberg et sa fine équipe sur les traces de Chateaubriand. Et d’un tueur.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Culturebox
19 juin 2023
Sur la dalle (Flammarion), elle revient aux fondamentaux : un commissaire pas comme les autres, plus laconique, hors temps, un zeste de zoologie, un ou des crimes exceptionnels, un quotidien fantaisiste où la porosité entre le réel et la légende est béante.
Lire la critique sur le site : Culturebox
SudOuestPresse
12 juin 2023
Ses fans l’attendaient avec impatience, le nonchalant commissaire revient six ans après sa dernière enquête. Cette fois-ci en Bretagne, dans une histoire de meurtres en série,sur fond de légendes locales et de piqûres de puces. Du Vargas pur jus.
Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
LaCroix
08 juin 2023
Du côté de Combourg, retour réussi de l’enquêteur rêveur de Fred Vargas, six ans après le dernier livre de l’écrivaine.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaLibreBelgique
06 juin 2023
"Sur la dalle", le nouveau polar de Fred Vargas, est un vrai plaisir intelligent et jouissif.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Bibliobs
22 mai 2023
Le commissaire Adamsberg est enfin de retour. Direction la Bretagne, avec un descendant de l’auteur des « Mémoires d’outre-tombe » au cœur de l’intrigue.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeDevoir
22 mai 2023
Après six ans de silence, la «polarchéologue» Fred Vargas renoue avec son «pelleteux de nuages» fétiche.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeMonde
22 mai 2023
Pour Sur la dalle, douzième enquête d’Adamsberg, la « formule magique » de Fred Vargas n’a guère changé. L’écrivaine glisse toujours des signes à interpréter : ici, c’est l’utilisation d’un couteau rare comme arme du crime qui aiguise la ­curiosité d’Adamsberg. Le bestiaire, ensuite.
Lire la critique sur le site : LeMonde
OuestFrance
17 mai 2023
Sur la dalle, le nouveau polar de Fred Vargas, sort le 17 mai 2023. La romancière plante son décor à Combourg, près de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), pour une intrigue touffue qui part dans tous les sens.
Lire la critique sur le site : OuestFrance
Elle
11 mai 2023
Après six ans d’absence, la célèbre auteure, Fred Vargas, fait son retour en librairie avec un nouveau livre. Un polar porté par son personnage fétiche, le commissaire Adamsberg, qui sortira le 17 mai.
Lire la critique sur le site : Elle
Citations et extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
Le gardien du commissariat du 13e arrondissement de Paris, Gardon, pointilleux jusqu'à la maniaquerie, était à son poste à sept heures trente pile, la tête penchée vers le ventilateur de son bureau pour sécher ses cheveux, selon son habitude, ce qui lui permit d'apercevoir de loin le commissaire Adamsberg approcher à pas très lents, portant sur ses avant-bras un objet non identifié, les paumes tournées vers le ciel, avec autant de précautions que s'il tenait un vase de cristal. Gardon - nom tant approprié à sa fonction qu'il lui avait valu force blagues avant qu'on ne s'en lasse -, n'était pas réputé pour sa vivacité d'esprit mais accomplissait sa mission avec un zèle presque excessif. Mission qui consistait à repérer toute étrangeté en approche, si minime fût-elle, et à en protéger le commissariat. Et pour cette tâche, il excellait, tant par son coup d'œil exercé par des années de service que par la vitesse inattendue de ses réflexes. N'entrait pas qui voulait dans ce saint des saints qu'était la Brigade criminelle, et il fallait que la patte fût plus blanche que neige pour que ce cerbère des lieux - qui était tout sauf impressionnant - acceptât de lever la grille de protection qui fermait l'entrée.
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Il est vrai que le temps des canicules était encore loin mais que depuis une semaine, le thermomètre battait des records qui n’auguraient rien de bon pour l’avenir. Tous les agents qui arrivaient peu à peu à la Brigade étaient en manches de chemise, inquiets mais profitant malgré tout de cette tiédeur anormale.
Au retour de sa mission, le commissaire avait traversé torse nu toute la longueur de la salle de travail commune, saluant les uns et les autres, assez stupéfaits, et avait attrapé dans l’armoire de son bureau un de ses éternels tee-shirts noirs, à croire qu’il n’avait rien d’autre à se mettre. Sa tenue ne variait jamais, il trouvait cela plus simple, tout au contraire du commandant Danglard qui se passionnait pour l’élégance anglaise, sans doute pour attirer les regards vers ses vêtements et non sur son visage dénué de charme.
Adamsberg, assis sur sa table devant un journal ouvert, ne tourna pas même la tête quand son adjoint entra dans son bureau, tout absorbé qu’il était à se passer sur les mains et les bras un liquide à l’odeur âcre.
– Une nouvelle eau de toilette ? demanda le commandant.
– Non, un remède préventif contre la gale et la teigne. Il en avait, c’est courant. Sachant cela, j’avais pris la précaution de le soulever avec mon tee-shirt, mais la véto m’ordonne cette désinfection.
– Mais qui, « il » ? questionna Danglard, pourtant si habitué aux étrangetés du commissaire qu’il aurait dû en être blasé.
– Mais lui, le hérisson. Un salopard l’a renversé en voiture, je l’ai vu de loin, et croyez-vous qu’il se serait arrêté ? Évidemment non. Si la Terre portait moins de crétins, on n’en serait pas là. J’ai hâté le pas jusque sur les lieux du crime…
– Du crime ?
– Parfaitement. Le hérisson est une espèce protégée, vous le savez tout de même. Ça vous indiffère ?
– Évidemment non, dit le commandant, extrêmement attentif aux nouvelles environnementales qui ne faisaient qu’accroître son anxiété naturelle. Et donc ?
– Et donc j’ai soulevé la petite bête, mal en point, piquants abaissés, incapable de se mettre en posture de défense.
– À moins qu’elle n’ait compris qu’elle avait trouvé là un ami, dit le commandant avec son léger sourire.
– Et pourquoi pas, Danglard ? Maintenant que vous me le dites, je suis sûr qu’elle l’a senti. Son cœur battait toujours, mais son flanc était rudement amoché et sanglant. Alors je l’ai doucement portée jusque chez la véto de l’avenue. Un adorable spécimen.
– Le hérisson ?
– Non, la véto. Elle l’a examiné sous toutes les coutures et a affirmé qu’elle espérait le sortir de là. Heureusement c’est un mâle, donc sans petits qui l’attendent pour la tétée. Dès qu’il sera d’aplomb, il faudra que j’aille le replacer chez lui, dans ce bosquet d’arbres qui résiste vaillamment à nos agressions. Si je suis absent, Danglard, le ferez-vous pour moi ?
– Absent ?
Adamsberg tapota le journal étalé sous ses yeux.
– Ça, dit-il.
– Je n’ai rien noté de particulier dans la presse.
– Mais si, dit Adamsberg en suivant du doigt un entrefilet. Regardez, ajouta-t-il en poussant le journal vers son adjoint.
Il appela le lieutenant Froissy pendant que Danglard lisait sans comprendre.
– Libre, Froissy ? demanda Adamsberg.
– Jamais, mais c’est pour quoi ?
– Pourriez-vous aller me chercher France de l’Ouest ? Je crois qu’ils l’ont, au kiosque.
– Je reviens tout de suite. Je vous prends un croissant au passage, je suis sûre que vous n’avez rien mangé.
En réalité, elle en prendrait quatre, savait Adamsberg en raccrochant. Nourrir les autres était une des satisfactions obsessionnelles de Froissy, qui craignait toujours de « manquer », qu’il s’agisse d’elle ou des autres. Elle revint en effet un quart d’heure plus tard avec un sachet copieusement rempli, prépara le café et servit un petit-déjeuner complet à ses deux collègues.
– Je ne vois pas en quoi cela nous concerne, dit Danglard qui avait replié le journal et prélevait avec soin un morceau de croissant.
– Parce que cela ne nous concerne en rien, commandant. Ah, c’est plus détaillé dans France de l’Ouest. Merci, Froissy.
Adamsberg lut lentement l’article à mi-voix et Danglard dut s’approcher pour entendre.
– Vous voyez, dit-il ensuite, en avalant son café.
– Si vous ne mangez pas au moins un croissant, vous allez la bouleverser.
– Très juste, je le fais. Froissy est déjà naturellement bouleversée, je ne souhaite pas aggraver les choses.
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Le gardien du commissariat du 13e arrondissement de Paris, Gardon, pointilleux jusqu’à la maniaquerie, était à son poste à sept heures trente pile, la tête penchée vers le ventilateur de son bureau pour sécher ses cheveux, selon son habitude, ce qui lui permit d’apercevoir de loin le commissaire Adamsberg approcher à pas très lents, portant sur ses avant-bras un objet non identifié, les paumes tournées vers le ciel, avec autant de précautions que s’il tenait un vase de cristal. Gardon – nom tant approprié à sa fonction qu’il lui avait valu force blagues avant qu’on ne s’en lasse -, n’était pas réputé pour sa vivavité d’esprit mais accomplissait sa mission avec un zèle presque excessif. Mission qui consistait à repérer toute étrangeté en approche, si minime fût-elle, et à en protéger le commissariat. Et pour cette tâche, il excellait, tant par son coup d’œil exercé par des années de service que par la vitesse inattendue de ses réflexes. N’entrait pas qui voulait dans ce saint des saints qu’était la Brigade criminelle, et il fallait que la patte fût plus blanche que neige pour que ce cerbère des lieux – qui était tout sauf impressionnant – acceptât de lever la grille de protection qui fermait l’entrée. Mais nul n’aurait critiqué l’obsession soupçonneuse de Gardon qui avait plus d’une fois décelé les renflements à peine visibles d’armes enfouies sous des vêtements ou douté d’allures trop onctueuses pour lui paraître naturelles et stoppé net les velléités des agresseurs. Le plus souvent, il s’était agi de libérer un prisonnier en détention provisoire, mais parfois de crever la peau d’Adamsberg, ni plus ni moins, et ces alertes devenaient plus nombreuses. Deux tentatives en vingt-cinq mois. Au fil des années et des réussites du commissaire dans les enquêtes les plus tortueuses, sa réputation s’était affermie en même temps que les menaces contre sa vie.
Danger dont Adamsberg ne se souciait en rien, persistant de sorte à venir à pied depuis chez lui jusqu’à la Brigade, tant il était habité par sa nonchalance innée, semblant souvent toucher à de la négligence, voire de l’indifférence, particularité de sa nature qui, si blindés que fussent ses équipiers, les désorientait ou parfois les exaspérait, tout en laissant nombre de ses succès inexpliqués. Succès fréquemment obtenus via des méthodes opaques, si tant est qu’on puisse parler de « méthode » dans le cas d’Adamsberg, et par des chemins détournés où peu parvenaient à le suivre. Au long de ces ramifications inintelligibles de ses enquêtes, qui semblaient parfois tourner le dos à l’objectif, force était pourtant de l’accompagner sans toujours comprendre. Quand ses adjoints – et particulièrement le premier d’entre eux, le commandant Danglard – lui reprochaient cette brume dans laquelle il les laissait se débattre, il écartait les bras en un geste d’impuissance, car il n’était pas rare qu’il ne puisse s’expliquer sa propre démarche à lui-même. Adamsberg suivait son propre vent.
Gardon ouvrit sa fenêtre quand son chef ne fut plus qu’à quelques mètres du perron du vieux bâtiment et le vit se retourner pour adresser un bref salut à deux femmes qui marchaient à vingt pas de là, en apparence deux femmes d’affaires pressées, en réalité deux tireuses d’élite chargées de protéger le parcours du commissaire. Adamsberg sourit. Il savait qu’il devait cette récente mesure aux soins attentifs du commandant, de même que cette voiture qui veillait la nuit devant le jardinet qui encadrait sa maison.
– Gardon, dit-il sans entrer, tenant toujours ses bras tendus, j’aurai un peu de retard, j’ai à faire. Prévenez ceux qui me demanderont. Encore que cela m’épaterait, l’humeur n’est pas criminelle par ces temps, on tourne en rond autour de cambriolages d’amateurs.
– C’est le climat qui fait cela, commissaire, cette chaleur anormale en plein mois d’avril. Ça ne bousille pas que la planète, ça assèche le cerveau des assassins.
– Si vous voulez, Gardon.
– Qu’est-ce que vous transportez là ? demanda le garde en fixant une sorte de boule rouge sur les bras d’Adamsberg.
– Une victime, Gardon, et c’est mon boulot de m’en occuper.
– Mais vous allez loin comme cela ? Je vous signale que vous êtes torse nu, commissaire.
– J’en suis conscient, brigadier. J’ai dix minutes de marche à faire, tout au plus. Ne vous en faites pas.
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Il s’assoupissait en attendant que l’analgésique fît son effet quand il sentit une bulle imprévue remonter avec lenteur et difficulté vers sa conscience, du fond de son lac opaque. Immobile, aux aguets, il la laissait cheminer, les mains placées en cuvette sur son torse comme pour la saisir quand elle émergerait. Elle était lourde, confuse, charriant des fragments mêlés de son hérisson revenu au bosquet, des derniers mots de Gaël, des images de Joumot, du docteur, de l’œuf, de la cordialité…
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Ce sont des bulles, les idées vagues. Elles se décollent des fonds vaseux. Elles bougent, elles oscillent, elles se heurtent. Je ne peux pas me permettre de les abandonner trop longtemps ou elles repartiront bouder au fond du lac.
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Vidéo de Fred Vargas
Le livre lu dans cet épisode est « L'Homme aux cercles bleus » de Fred Vargas paru aux éditions J'ai lu. Avec la participation de Baptiste Montaigne, champion du grand concours national de lecture « Si on lisait à voix haute » 2023 pour le générique, Benoit Artaud à la prise de son et montage.
Remerciements à Martine Bommel - Murua, psychomotricienne et Dominique Samora, assistante sociale éducative de l'hôpital marin de Hendaye AP-HP, ainsi qu'à Claire Grimbert et Patxi Uzcudun du théâtre des chimères de Biarritz.
***
Le Centre national du livre lance un programme en direction des hôpitaux, Mots parleurs, en partenariat avec l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Cette action s'inscrit dans la continuité des actions menées pour transmettre le goût de la lecture à tous et notamment aux publics éloignés du livre.Définitivement tournée vers la jeunesse, cette action vise à conjuguer lecture, écriture et mise en voix. Les adolescents et les jeunes adultes, en collaboration avec le personnel hospitalier, sont ainsi inviter à choisir un livre parmi une sélection, en lien avec la thématique de l'édition 2023 des Nuits de la lecture : la peur.
Pour cette première édition 2023, six établissements de l'AP-HP participent. Quatre établissements sont situés en Île-de-France et deux en région (Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nouvelle-Aquitaine).Le projet se déroule de fin septembre 2023 à début janvier 2024.A partir d'un ouvrage sélectionné avec le personnel hospitalier, les adolescents et jeunes adultes sont amenés à choisir des extraits de textes pour les lire et les commenter. Sur la base du volontariat, Mots parleurs propose ainsi à des groupes de cinq à dix patients accompagnés de personnel soignant d'écrire et d'enregistrer leur production, au cours de six ateliers répartis dans différents hôpitaux. Ils débattent pour élire l'ouvrage qui constituera la matière de leur travail.
Afin de les guider dans la sélection des extraits, dans la rédaction et dans l'enregistrement du podcast, ils sont accompagnés par un écrivain ou un comédien, ainsi qu'un technicien du spectacle. Ce podcast, d'une trentaine de minute, sera ensuite mis à disposition de tous les patients et personnels soignants de l'AP-HP.
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