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EAN : 9782352211327
390 pages
Éditeur : Editions Paulsen (17/03/2016)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Franchir les frontières pour Olivier Weber, c’est l’occasion de portraits en tout genre avec humour, enchantement et gravité, mais aussi de réflexions sur la mondialisation, les fissures des confins et la planète de demain, le tout dans la tradition des grands récits de voyages littéraires.
Pendant deux ans, l'écrivain a franchi les frontières de tous les continents, parfois officiellement, souvent clandestinement, et découvre que le monde n’a jamais été aus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
michelekastner
  15 juin 2016
Récit d'une grande richesse mêlant les expériences et les rencontres d'un grand reporter-écrivain-voyageur, des retours éclairés sur des périodes de l'histoire, des citations de grands écrivains ou poètes dont les écrits ont accompagné l'auteur, des portraits d'autres grands voyageurs, pour livrer un état des lieux des frontières physiques ou virtuelles, conquises ou imposées, en compagnie de trafiquants de toute sortes, de migrants, d'humanitaires, de grands chefs tribaux, d'hommes et de femmes qui vivent dans ces zones incertaines et fluctuantes, zones de conflits, souvent hostiles et dangereuses, des contrées où sévit le chaos et la loi de la jungle : au Moyen-Orient, en Amazonie, en Afrique du Nord et en Europe. Un fabuleux et instructif voyage, à la rencontre de l'autre et une magnifique odyssée littéraire.
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ichamouton
  22 novembre 2016
Quelle jubilation de lire un récit de voyages, d'aventures et de rencontres aux 4 coins du monde si riche en citations de grands écrivains et en références à des personnalités aussi variées qu'extraordinaires ! L'auteur analyse les particularités communes à toute frontière dont le passage ne constitue pas une simple formalité. Sur ces zones, les rencontres ne peuvent être anodines tant le franchissement de ces lignes est chargé de sens. Toutes les parcelles de vie de migrants racontées sont aussi bouleversantes qu'essentielles à la restauration de notre compassion active...
Une très belle plume pour une formidable épopée moderne !
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littleone
  13 novembre 2016
Récit de voyages aux frontières de différents pays du globe, instructif et agréable à lire, jamais lassant. A lire absolument !
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EveQ
  26 octobre 2017
L'auteur évoque certains de ses voyages qui l'ont conduit à franchir des frontières au Moyen Orient, en Amérique du Sud, Europe ou encore autour du Détroit de Gibraltar...
Sur ces lignes imaginaires ou suivant le relief se croisent des personnes aussi différentes que des contrebandiers, des passeurs, des humanitaires, des migrants, des trafiquants, des prostituées... Ces frontières très animées révèlent des tensions, l'hypocrisie des pratiques et la complexité des peuples.
Ils nous fait part de ses différentes rencontres de tout genre, souvent avec gravité, parfois avec humour.
Olivier Weber nous donne quelques repères historiques et références littéraires.
Nous apprenons beaucoup sur les ambiances et les conditions de vie des peuples aux frontières à travers les observations de l'auteur et des anecdotes. Cet ouvrage très instructif nous fait également réfléchir sur la notion-même de frontières dans un contexte de repli sur soi.
Lien : http://www.carnetsdeweekends..
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Gang
  24 octobre 2019
Résumé :
L'auteur, ancien reporter de guerre et ambassadeur, nous fait plonger avec lui dans quelques zones frontalières à haut risque (Surinam, Pakistan, Maroc…) où, au fil des rencontres et des souvenirs, se raconte de l'intérieur des lieux mal connus où les règles pour vivre et survivre sont bien différentes qu'ailleurs.
Critique :
Dans ces histoires de frontières, le lecteur est bringuebalé d'une région à une autre sans qu'il comprenne bien ce qu'il y a à voir.
Le livre est très décousu, peu ou pas construit. C'est une succession de retours de l'auteur sur des séjours passés, mêlant descriptions, souvenirs personnels et réflexions. Comme lecteur, on écote, on est poli, mais on ne comprend pas où l'auteur veut en venir ni même s'il a remarqué notre présence. Car Weber parle à Weber.
Pourtant, L'auteur a de quoi dire. Il est allé là où les autres ne vont pas et quiconque s'intéresse à l'aventure, aux voyages, à la géopolitique trouvera, par bribes, de l'intérêt (l'auteur se faisant griller en tentant de passer clandestinement la frontière pakistano-afghane dans une ambulance ; avec les clandestins au Maroc ; avec les trafiquants et les prostituées au Surinam ; avec les Kurdes en Irak). Mais le livre n'a pas été bien pensé. Il n'a pas la colonne vertebrale qui pallierait le manque de reflexion d'ensemble sur la notion de fronitère. Alors on s'ennuie
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   13 juin 2016
On tend l'oreille pour songer aux discussions lors des sommets pour la paix, lors des conclaves d'après-guerre, des sessions onusiennes censées justifier les milliers de morts, que dis-je, les dizaines de milliers de morts, tant cette frontière-là - et Ashgar en est témoin pour y avoir combattu - fut un Verdun du Moyen-Orient, un terrain de jeu entre Saddam Hussein et l'ayatollah Khomeyni pendant huit ans. Un terrain de mort avec une très forte densité au mètre carré, tant de sacrifiés pour cette colline, tant pour ce plateau perdu, avec des armes vendues par l'Ouest et le reste du monde, dont vingt-neuf pays des deux côtés du conflit, oui, des deux côtés à la fois, histoire de montrer sa générosité, pas de jaloux, long match de ping-pong mortifère qui s'est achevé par un match nul et un retour à la case départ des frontières ou à peu près, un statu quo ante bellum comme l'on dit pudiquement dans les chancelleries et aux tables de pourparlers. A la différence près que cette "situation comme avant la guerre" s'est soldée par la disparition d'un million de personnes.
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michelekastnermichelekastner   13 juin 2016
Lofti a développé une empathie évidente pour les brûleurs du détroit, les harragas, qui ne pourront plus jamais revenir chez eux, trop loin, trop cher, trop pauvre, et puis naîtrait alors la hchouma, la honte, celle de ne pas avoir pu franchir la bonne frontière, la dernière, la honte de ne pouvoir envoyer de l'avenir au kilo, par lettre, par colis, par mandat-poste, celle de ne plus représenter l'icône du cousin de France ou de l'oncle d'Amérique, et c'est pour cela, ajoute Lofti en désignant la baie de Tanger, que même si tu n'as que deux, trois ou cinq pour cent de ce peuple de migrants qui parvient de passer dans l'eldorado, le reste est condamné à errer, à marcher de ville en ville, de mendicité en dépérissement, peu importe, l'amal contre la hchouma, l'espoir contre la honte, seule importe la lumière qui guide les pas, le rêve qui guide l'espoir.
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michelekastnermichelekastner   13 juin 2016
Voilà bien ce que nous apprend le philosophe canadien Ian Hacking : lorsque trop de frontières se mettent en place, des individus bien intentionnés réveillent la conscience d'une société et se lèvent. Ils sont les porte-drapeaux d'une manie qui nous démange, une fâcheuse propension à rappeler nos origines de nomade. Ils devraient proliférer, inonder les sociétés sédentaires de leurs fantasmes, de leur compréhension inconsciente du monde et continuer à nous houspiller, à oeuvrer comme des aiguillons au service de l'humanité afin qu'elle ne sombre pas dans les contingences de l'enfermement et qu'elle renoue avec l'amour de la déambulation, celle de ses origines. Oui, comme Albert Dadas, tant qu'il y aura des hommes aux instincts de nomades, des escouades d'éclaireurs nous lanceront : "Lève-toi et marche."
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michelekastnermichelekastner   15 juin 2016
J'ai rencontré maints malfrats au cours de mes périples, contrebandiers, trafiquants, mais je dois dire que les passeurs, croisés du Pakistan à Calais, du Soudan à Menton via Tanger, la Grèce, les pays de l'Est ou l'Iran, composent une race à part, encore plus encline à exploiter l'être humain que les autres mafias et souvent adossés à elles, quitte à violer les femmes en cours de route, à frapper les voyageurs, à noyer les enfants, sans scrupule aucun. Leurs réseaux sont tentaculaires et se reforment aisément en cas d'arrestations, générant un chiffre d'affaires estimé par les Nations unies à trente-deux milliards d'euros par an.
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michelekastnermichelekastner   14 juin 2016
Les clôtures servent aussi à cela, à borner le réel, à vivre dans son espace tangible, à laisser la part du rêve aux eldorados impossibles. Les frontières les plus fermées ont ceci de paradoxal qu'elles finissent par accroître le désir. Apparaissent alors les villes aux noms magnifiques, inaccessibles et donc à imaginer encore et encore, dans les oasis de la mémoire ou au fin fond des empires de sable.
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Videos de Olivier Weber (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Weber
Du 27 février au 1er mars 2020, la Bibliothèque publique d'information du Centre Pompidou organisait la première édition d'Effractions, le festival de littérature contemporaine qui met en lumière quelques 35 auteurs qui font l'actualité littéraire et dont les oeuvres donnent matière à penser le lien entre littérature et réel.
Retour sur la rencontre avec Adrien Bosc, Kapka Kassabova et Olivier Weber du 28 février :
À l'heure où les limites entre les genres littéraires s'érodent, quel sens peut encore prendre l'opposition traditionnelle entre réel et fiction ? Que sont exactement ces « écritures du réel » qui hybrident les catégories éditoriales et quels enjeux narratifs portent-elles ?
Pour réfléchir, débattre et préciser les contours de cette littérature du réel, trois invités du monde du livre, éditeur, auteur, journaliste, sont réunis et exposeront leur expérience en la matière. À l'issue de la rencontre, la sélection du prix du Livre du réel sera révélée par la librairie Mollat et le journal Sud-Ouest.
Retrouvez notre dossier "Plongée littéraire dans le réel" sur notre webmagazine Balises : https://balises.bpi.fr/litterature/plongee-litteraire-dans-le-reel Retrouvez toute la programmation du festival sur le site d'Effractions : https://effractions.bpi.fr/
Suivre la bibliothèque : SITE http://www.bpi.fr/bpi BALISES http://balises.bpi.fr FACEBOOK https://www.facebook.com/bpi.pompidou TWITTER https://twitter.com/bpi_pompidou
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