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EAN : 9782352211327
390 pages
Editions Paulsen (17/03/2016)
4.33/5   18 notes
Résumé :
Franchir les frontières pour Olivier Weber, c’est l’occasion de portraits en tout genre avec humour, enchantement et gravité, mais aussi de réflexions sur la mondialisation, les fissures des confins et la planète de demain, le tout dans la tradition des grands récits de voyages littéraires.
Pendant deux ans, l'écrivain a franchi les frontières de tous les continents, parfois officiellement, souvent clandestinement, et découvre que le monde n’a jamais été aus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
michelekastner
  15 juin 2016
Récit d'une grande richesse mêlant les expériences et les rencontres d'un grand reporter-écrivain-voyageur, des retours éclairés sur des périodes de l'histoire, des citations de grands écrivains ou poètes dont les écrits ont accompagné l'auteur, des portraits d'autres grands voyageurs, pour livrer un état des lieux des frontières physiques ou virtuelles, conquises ou imposées, en compagnie de trafiquants de toute sortes, de migrants, d'humanitaires, de grands chefs tribaux, d'hommes et de femmes qui vivent dans ces zones incertaines et fluctuantes, zones de conflits, souvent hostiles et dangereuses, des contrées où sévit le chaos et la loi de la jungle : au Moyen-Orient, en Amazonie, en Afrique du Nord et en Europe. Un fabuleux et instructif voyage, à la rencontre de l'autre et une magnifique odyssée littéraire.
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ichamouton
  22 novembre 2016
Quelle jubilation de lire un récit de voyages, d'aventures et de rencontres aux 4 coins du monde si riche en citations de grands écrivains et en références à des personnalités aussi variées qu'extraordinaires ! L'auteur analyse les particularités communes à toute frontière dont le passage ne constitue pas une simple formalité. Sur ces zones, les rencontres ne peuvent être anodines tant le franchissement de ces lignes est chargé de sens. Toutes les parcelles de vie de migrants racontées sont aussi bouleversantes qu'essentielles à la restauration de notre compassion active...
Une très belle plume pour une formidable épopée moderne !
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littleone
  13 novembre 2016
Récit de voyages aux frontières de différents pays du globe, instructif et agréable à lire, jamais lassant. A lire absolument !
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EveQ
  26 octobre 2017
L'auteur évoque certains de ses voyages qui l'ont conduit à franchir des frontières au Moyen Orient, en Amérique du Sud, Europe ou encore autour du Détroit de Gibraltar...
Sur ces lignes imaginaires ou suivant le relief se croisent des personnes aussi différentes que des contrebandiers, des passeurs, des humanitaires, des migrants, des trafiquants, des prostituées... Ces frontières très animées révèlent des tensions, l'hypocrisie des pratiques et la complexité des peuples.
Ils nous fait part de ses différentes rencontres de tout genre, souvent avec gravité, parfois avec humour.
Olivier Weber nous donne quelques repères historiques et références littéraires.
Nous apprenons beaucoup sur les ambiances et les conditions de vie des peuples aux frontières à travers les observations de l'auteur et des anecdotes. Cet ouvrage très instructif nous fait également réfléchir sur la notion-même de frontières dans un contexte de repli sur soi.
Lien : http://www.carnetsdeweekends..
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jocelynev
  09 décembre 2020
Quel bonheur de voyager ainsi aux côtés d'Olivier Weber. Il ose aborder ces gens des frontières que j'aurais sans aucun doute voulu éviter. Alors le dialogue prend d'autres dimensions à travers cet espace chaotique de la frontière bien sûr mais aussi vers le passé et la littérature notamment ces écrivains voyageurs qui ne font pas encore partie de cette littérature classique que l'on se transmet de génération en génération. Mais cela est en train de changer- merci Les Étonnants Voyageurs -. Quel bonheur de croiser aussi bien Rimbaud que Amin Maalouf ou encore John Dos Passos. J'ai tout aimé dans ce livre que j'ai dévoré en quelques jours à peine. Grâce à Olivier Weber j'ai pu faire un étonnant voyage sans prendre de risque ni pour moi ni pour la planète. C'était un magnifique voyage par lequel je me suis sentie à la fois l'hôte de ce journaliste écrivain mais surtout de tous ceux qu'il ose aborder et avec qui il partage un morceau de route, de vie, un repas ou quelques heures et tous ceux qu'il ne fait que croiser mais qui l'interpellent souvent par l'héroïsme individuel dont ils peuvent faire preuve de façon rétrospective. Une voix que je suis heureuse d'avoir découvert et que j'envisage d'écouter encore puisqu'il en connaît un bout sur les écrivains voyageurs et les voyages et les frontières.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   13 juin 2016
On tend l'oreille pour songer aux discussions lors des sommets pour la paix, lors des conclaves d'après-guerre, des sessions onusiennes censées justifier les milliers de morts, que dis-je, les dizaines de milliers de morts, tant cette frontière-là - et Ashgar en est témoin pour y avoir combattu - fut un Verdun du Moyen-Orient, un terrain de jeu entre Saddam Hussein et l'ayatollah Khomeyni pendant huit ans. Un terrain de mort avec une très forte densité au mètre carré, tant de sacrifiés pour cette colline, tant pour ce plateau perdu, avec des armes vendues par l'Ouest et le reste du monde, dont vingt-neuf pays des deux côtés du conflit, oui, des deux côtés à la fois, histoire de montrer sa générosité, pas de jaloux, long match de ping-pong mortifère qui s'est achevé par un match nul et un retour à la case départ des frontières ou à peu près, un statu quo ante bellum comme l'on dit pudiquement dans les chancelleries et aux tables de pourparlers. A la différence près que cette "situation comme avant la guerre" s'est soldée par la disparition d'un million de personnes.
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michelekastnermichelekastner   13 juin 2016
Lofti a développé une empathie évidente pour les brûleurs du détroit, les harragas, qui ne pourront plus jamais revenir chez eux, trop loin, trop cher, trop pauvre, et puis naîtrait alors la hchouma, la honte, celle de ne pas avoir pu franchir la bonne frontière, la dernière, la honte de ne pouvoir envoyer de l'avenir au kilo, par lettre, par colis, par mandat-poste, celle de ne plus représenter l'icône du cousin de France ou de l'oncle d'Amérique, et c'est pour cela, ajoute Lofti en désignant la baie de Tanger, que même si tu n'as que deux, trois ou cinq pour cent de ce peuple de migrants qui parvient de passer dans l'eldorado, le reste est condamné à errer, à marcher de ville en ville, de mendicité en dépérissement, peu importe, l'amal contre la hchouma, l'espoir contre la honte, seule importe la lumière qui guide les pas, le rêve qui guide l'espoir.
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michelekastnermichelekastner   13 juin 2016
Voilà bien ce que nous apprend le philosophe canadien Ian Hacking : lorsque trop de frontières se mettent en place, des individus bien intentionnés réveillent la conscience d'une société et se lèvent. Ils sont les porte-drapeaux d'une manie qui nous démange, une fâcheuse propension à rappeler nos origines de nomade. Ils devraient proliférer, inonder les sociétés sédentaires de leurs fantasmes, de leur compréhension inconsciente du monde et continuer à nous houspiller, à oeuvrer comme des aiguillons au service de l'humanité afin qu'elle ne sombre pas dans les contingences de l'enfermement et qu'elle renoue avec l'amour de la déambulation, celle de ses origines. Oui, comme Albert Dadas, tant qu'il y aura des hommes aux instincts de nomades, des escouades d'éclaireurs nous lanceront : "Lève-toi et marche."
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michelekastnermichelekastner   15 juin 2016
J'ai rencontré maints malfrats au cours de mes périples, contrebandiers, trafiquants, mais je dois dire que les passeurs, croisés du Pakistan à Calais, du Soudan à Menton via Tanger, la Grèce, les pays de l'Est ou l'Iran, composent une race à part, encore plus encline à exploiter l'être humain que les autres mafias et souvent adossés à elles, quitte à violer les femmes en cours de route, à frapper les voyageurs, à noyer les enfants, sans scrupule aucun. Leurs réseaux sont tentaculaires et se reforment aisément en cas d'arrestations, générant un chiffre d'affaires estimé par les Nations unies à trente-deux milliards d'euros par an.
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michelekastnermichelekastner   14 juin 2016
Les clôtures servent aussi à cela, à borner le réel, à vivre dans son espace tangible, à laisser la part du rêve aux eldorados impossibles. Les frontières les plus fermées ont ceci de paradoxal qu'elles finissent par accroître le désir. Apparaissent alors les villes aux noms magnifiques, inaccessibles et donc à imaginer encore et encore, dans les oasis de la mémoire ou au fin fond des empires de sable.
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Videos de Olivier Weber (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Weber
À l'occasion de la Journée Spéciale "Afghanistan : 6 mois après la prise de Kaboul" de France Culture, on se retrouve autour de la Grande Table pour échanger sur la mémoire de l'Afghanistan.
Son patrimoine culturel richissime fut menacé par les Taliban entre 1996 et 2001 lorsqu'ils détruisaient les collections du musée de Kaboul, les Bouddhas de la vallée de Bamiyan, et brûlaient les archives audiovisuelles et les livres dans de gros autodafés.
La situation de l'Afghanistan d'aujourd'hui, six mois après la reconquête du pays par les Talibans, a-t-elle une chance d'être plus clémente qu'en 1996 ?
Pour en parler de la mémoire afghane, Olivia Gesbert invite à sa table : - Yousuf Jan Nesar, chef de l'armée de libération afghane, dont il devint rapidement le caméraman officiel. En août 2021, ses cinq mille heures d'archives furent rapatriées à l'INA, avant qu'il ne soit lui-même exfiltré par l'Ambassade de France. - La réalisatrice Sahra Mani, qui a filmé le combat judiciaire de Khatera pour condamner son père et les abus sexuels qui lui a fait subir. Son documentaire "A Thousand Girls Like Me" (2017) appelle à briser le tabou des violences sexuelles dans un pays qui refuse d'en parler. - L'écrivain et reporter Olivier Weber, qui est l'auteur de "Afghanistan. La Mémoire assassinée" (2001) et de "Massoud, le rebelle assassiné" (2021). le 17 février 2022, il co-organise une conférence-débat “Mémoires afghanes” avec la SCAM.
#afghanistan #mémoire #franceculture _____________
Prenez place à La Grande Table pour rencontrer d'autres personnalités qui font l'actualité des idées https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDrpsBVAaqJ_sANguhpPukaiT ou sur le site https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie
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