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Guillaume Villeneuve (Traducteur)Karine Daisay (Illustrateur)
EAN : 9782842053314
47 pages
Éditeur : 1001 Nuits (20/05/1998)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Quels sont les rapports de la prose et de la poésie ? Un prosateur peut-il élucider les motivations d'un poète ? Y-a-t-il un moyen terme poétique entre le réalisme et la beauté ? La poésie a-t-elle un sens ? Telles sont les principales questions abordées par Viginia Woolf dans cette lettre pleine de malice et d'humour adressée en 1932 au jeune poète John Lehmann
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
ATOS
  31 mars 2016
« On n'a pas toujours envie de penser au futur quand on vit, comme il arrive parfois, dans le présent ». Et pourtant elle a lui a répondu. Elle a trouvé cette force. Elle a tenu à répondre à ce jeune homme. Et quelle réponse ! Quelle hymne quelle déclaration d'amour adressée par Virginia Woolf ! Elle savait la poésie des cimes, elle savait l'immortalité des poètes. Elle les savait présents. A ses côtés. En chaque poète. Car c'est une charge, une responsabilité aussi que l'on devine à travers cette lettre. Écrire écrire justement au nom de tous, à travers soi. Alors y a t il des mots, des temps interdits de poésie ? Des espaces des sujets réservés ?
Non, liberté , imagination, rythme, rythme, danse du rythme, où tout se lie, se relie, où tout devient ensemble. La cohérente beauté du monde. Qui se ressent, une chair donnée à l'esprit, pour lui donner corps, corps et âme, une bienfaisance belle et généreuse, pleine d'élégance, de tendresse, et d'humour. Aucun mot n'est interdit, aucun sujet, aucun temps, seul compte l'honnêteté de l'écoute, la disponibilité totale que doit avoir le poète par rapport à sa vision. Ne pas faire de la musique mais être musicien pour reprendre les propos de Sainte Colombe.
Virginia Woolf le sait, la poésie n'est pas morte, elle est là et elle nous le dit, et qu'importe l'époque, qu'importe la nuit, qu'importe ce qu'ils disent, ce qu'ils écrivent, qu'ils pleurent, qu'ils suivent des corbillards vides, ils n'ont décidément rien compris. Qu'ils comptent , qu'ils se mirent, qu'ils courent l'affiche, qu'ils se courbent, se tortillent mais qu'ils cessent d'écrire des rimes sans raison.
Dans chaque vers écrit demain, il y a toutes les lettres des poètes. Une promesse d'avenir. Une urgence, un instinct.
Aucun voyelle, aucune syllabe, aucune couleurs, aucun souffle, aucune image, aucun silence n'appartient au passé. Tout est là, vivant, présent. En tout. Mais pour que cela soit, pour que cela soit entendu, il faut ce rythme, ce battement,cette pulsion d'écrire, ce désir scopique., que le poids du poème pèse dans la paume de l'homme. «  Je sens dans mes doigts le poids de chaque mot ». Dans chaque livre écrit se tient déjà le livre qui viendra. Un concerto en cime majeure, à l'inverse de l'abîme. C'est ainsi que dans un puits on peut faire tenir le ciel. Une lettre de musique, sublime.
Magnifique préface de Viviane Forrester. Magnifique traduction de Jacqueline Délia. Ed Arléa-1996 ISBN 9782869592742
« « À présent monte en moi le rythme familier ; les mots qui étaient dormants tantôt se soulèvent, tantôt agitent leurs crêtes, et tombent et remontent, et tombent et remontent encore », « comme si nous étions les éléments séparés d'un seul corps et d'une seule âme » ( Les eaux profondes de Virginia Woolf, extraits)
Astrid Shriqui Garain
Lien : https://dutremblementdesarch..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   18 septembre 2014
L'art d'écrire [...], l'art d'avoir à sa disposition, et sur demande chaque mot de la langue, d'en connaître le poids, la couleur, la sonorité, les associations et, comme c'est tellement nécessaire en anglais, l'art de suggérer plus que ce qui est formulé, peut être enseigné, jusqu'à un certain point, par la lecture. On ne lira jamais assez.
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PiatkaPiatka   20 septembre 2014
Glissez-vous plutôt dans ce personnage beaucoup plus humble et moins spectaculaire mais, à mon avis, infiniment plus intéressant : un poète. C'est à dire quelqu'un en qui vivent tous les poètes du passé et qui porte en lui tous les poètes à venir. Il y a en vous une touche de Chaucer et un soupçon de Shakespeare. Dryden, Pope et Tennyson - pour ne mentionner que les plus respectables de vos ancêtres - stimulent votre sang et poussent parfois votre plume un peu plus à droite ou un peu plus à gauche. Bref, vous êtes un personnage complexe, immensément ancien et continu.
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PiatkaPiatka   27 septembre 2014
ET POUR L'AMOUR DU CIEL, NE PUBLIEZ RIEN AVANT D'AVOIR TRENTE ANS !
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brigetounbrigetoun   29 novembre 2009
.. Je crois qu'il s'appelait Peabody. Alors même qu'il bannissait tous les arts à la tombe, il s'étouffa avec une rôtie beurrée et la perspective consolante d'aller rejoindre Pline le Jeune dans l'Erèbe ne lui procura pas la moindre satisfaction, paraît-il.
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NievaNieva   04 janvier 2020
Parmi toutes les pièces qu’ils ont écrites, il n’y a guère probablement que l’Atalante de Swinburne et le Prométhée de Shelley qu’on lit encore. Toutes les autres ont grimpé aux derniers rayons de nos bibliothèques et glissé leurs têtes sous leurs ailes avant de s’endormir. Personne n’ira de son plein gré déranger leur sommeil.
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Videos de Virginia Woolf (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginia Woolf
Marie Darrieussecq est une romancière fêtée. Vingt-trois ans après la parution tonitruante de l'inaugural Truismes, elle affiche une ample et belle bibliographie (Bref séjour chez les vivants, le Pays, Il faut beaucoup aimer les hommes...) dont La Mer à l'envers, le dernier jalon en date, paru mi-août aux éditions P.O.L, s'impose comme le roman-phare de cette rentrée littéraire 2019. « Comment peut-on écrire aujourd'hui sur un autre sujet que les migrations ? », s'interrogeait-elle lorsqu'on l'a rencontrée au début de l'été, à Paris, pour évoquer avec elle cette fiction à la fois grave et légère qui met en scène une jeune femme dont l'existence ordinaire est soudain bouleversée par sa rencontre avec un jeune réfugié nigérien. Marie Darrieussecq est aussi traductrice (notamment de Virginia Woolf et de James Baldwin), elle préside depuis l'an dernier la Commission d'avance sur recettes au Centre national du cinéma (Cnc) et s'apprête à prendre en charge la chaire d'écrivain en résidence récemment créée à Science Po. Où trouve-t-elle le temps et l'énergie ? Quel est son moteur : la curiosité, la passion, ou la peur de l'ennui ?
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