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Pierre Pascal (Autre)Pierre Gascar (Autre)
ISBN : 2070368505
Éditeur : Gallimard (1976)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 91 notes)
Résumé :
A travers les paysages du Caucase et le régiment de Cosaques auquel ii est affecté, un jeune officier,.. Olénine, qui n'est autre que Tolstoï lui-même, découvre la splendeur du monde primitif. «Dieu que notre Russie est triste», soupirait Pouchkine; le Caucase, c'est pour Tolstoï la découverte de la joie, l'oubli de l'accablant sentiment de culpabilité qui est au fond de l'âme russe.
D'admirables évocations de nature. Le pittoresque éclatant des voyages roman... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
Tatooa05 janvier 2016
  • Livres 5.00/5
J'ai entrepris depuis quelques mois de découvrir les auteurs russes dits "classiques" car je n'en avais jamais lus auparavant.
J'ai commencé par une courte nouvelle de Dostoïevski et j'ai été enchantée. Je continue avec Tolstoï, et la magie continue.
Cette langue ! Même traduite, c'est magnifique, alors je me dis qu'en russe, ça doit être juste fabuleux...
Il est rare que j'aime les descriptions à répétition, et c'est pourtant ce que j'ai préféré dans ce livre ! Incroyable tout de même... A dire vrai, la Mongolie, les steppes, les mongols, ça fait partie d'un mythe (de l'histoire, je sais, mais pour moi c'est de l'histoire mythique) qui m'a toujours fascinée, au même titre que l'Egypte ancienne. Donc ce livre tombait à pic, les cosaques étant, dans mon esprit, les héritiers des mongols, et d'après les descriptions de Tolstoï, je ne suis pas très loin de la réalité.
Il n'est pas trop long (il est difficile de trouver du Tolstoï qui ne soit pas "pavesque", et lire un pavé d'un auteur que je ne connais pas, très peu pour moi !), et j'ai pu donc m'y plonger sans hésitation.
Oups, je me rends compte que j'ai hérité la tendance de Tolstoï à faire des phrases interminables, je dois tout réécrire en coupant ! Mdr !
Ma version contient une notice à la fin, sur la vie de Tolstoï et l'épisode qui a donné lieu à ce roman, ses 3 ans de "cosaquerie". Il est très autobiographique donc, et ça se sent, ses personnages sont tangibles, vivants, Erochka étant mon préféré ! Marion, malgré les descriptions enthousiastes de son côté naturel, solide et travailleur, m'a parue très "fille", bien plus que ce à quoi je m'attendais ! Je me doute bien que ça changeait Tolstoï des femmes poudrées qui ne faisaient rien de leurs dix doigts, ce qui l'a séduit, bien sûr, mais quand même, elle fait un brin caractérielle sur la fin du bouquin lol !
Ce livre nous montre un élan très romantique dans la démarche de Tolstoï/Olenine qui part sur un coup de tête, quittant sa vie facile d'aristocrate russe pour devenir "junker" (élève-officier) dans l'armée russe qui appuie les cosaques livrant batailles aux tchétchènes (appelés ici "montagnards ou abrek").
Et Tolstoï est envouté par ces paysages grandioses (déjà que ça fait un moment que j'ai envie d'y aller voir, il n'a pas arrangé les choses pour moi, là, mdr !), qui l'inspirent, le transportent, lui donnent un désir mystique. Il y a pourtant la dureté et la violence du monde cosaque, même si j'ai trouvé que c'était assez édulcoré par Tolstoï, qui, finalement, semble fuir pas mal ce côté "guerre" pour se consacrer à la chasse et à la nature, et ensuite à l'amour, même s'il rêve de "croix de guerre" et de devenir officier (il se sent obligé de participer aux raids, mais pas du tout de gaieté de coeur, contrairement à Lucas, "vrai" cosaque sanguinaire et voleur), la contradiction ne semble pas le déranger, lol...
C'est très humain comme texte, on reste un peu sur un goût d'inachevé quand il part, à la fin, mais c'est ça, la vraie vie, et Tolstoï est assez lucide sur lui-même et sur tout ce qu'il a vécu chez les cosaques. L'herbe paraît toujours plus verte ailleurs, on aimerait "y être né", dans cet ailleurs, mais si on y était né, on ne serait pas qui on est. On n'obtient pas toujours ce qu'on veut, et l'amour ne suffit pas, contrairement à ce qu'il écrit à un moment. Il part en s'en étant rendu compte, en ayant beaucoup grandi...


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Pingouin
Pingouin13 août 2012
  • Livres 4.00/5
Tolstoï, l'un des plus grands écrivains russes. N'ayant toujours pas trouvé l'occasion de m'adonner à la lecture de l'un de ses chefs-d'oeuvre Anna Karénine ou La guerre et la paix, je me suis intéressé à ce petit roman dont le curseur semble beaucoup plus pointer vers l'autobiographie que la fiction, Les cosaques.

C'est l'histoire d'Olénine - dans lequel tous ont reconnu Tolstoï - qui, las des conventions de son milieu de petit bourgeois, quitte la "civilisation" de son plein gré pour aller vivre en cosaque parmi les cosaques, dans le Caucase. Il n'y va pas parce que leur appellation fait un excellent nom de roman, il y va pour se replonger dans cette simplicité de l'existence aujourd'hui oubliée dans le milieu qui lui est destiné, il y va pour se sentir écraser par la puissance de ces montagnes qui l'entourent et qui sont seul témoin du passé, il y va pour rencontrer l'Homme tel qu'il est, il y va pour vivre, tout simplement.
L'arrivée dans le Caucase est aussi merveilleuse pour Olénine que pour nous, Tolstoï a ce génie qui lui permet de transporter devant nos yeux ces environnements qu'il décrit, et ces montagnes qui écrasent Olénine nous écrasent nous aussi, parce que l'auteur sait comment les créer en notre esprit, il sait comment transcender les émotions de son héros pour qu'elles deviennent celles de son lecteur. Olénine s'avère ravi de rencontrer ses nouveaux compagnons, il admire leur simplicité et leur vigueur, tout ce qui lui manque désormais pour atteindre le bonheur, c'est de parvenir à s'intégrer, de devenir, lui aussi, un cosaque.
Et c'est bien là que le conte de fée s'arrête, épris d'une fille promise à un autre, Olénine verra dans ses yeux qu'il ne fait pas partie de son peuple. Arrivera-t-il tout de même à passer outre et à en faire sa compagne ? Je vous laisserai le découvrir.
C'est un livre qui m'a tout de même un peu déçu, comme si tout n'avait été que survolé : il y avait une histoire à raconter, on l'a racontée, mais on ne s'y est pas attardé. C'est un format peu habituel à la littérature russe du XIXème, elle qui est mère, soit de nouvelles, soit de gigantesques fresques sociales, philosophiques et religieuses qui dépassent bien souvent le millier de page ; peut-être est-ce pour cette raison que j'ai eu l'impression qu'il manquait quelque chose à un livre trop long pour être une nouvelle, trop court pour être une grande fresque.
Mais Tolstoï, en grand écrivain qu'il est, ne se contente pas de l'histoire. J'ai bien l'impression que c'est la nécessité de notre être qu'il essaie de faire passer dans ce roman, oui Olénine renie sa naissance, oui il veut de tout coeur appartenir à ce peuple qu'est celui des cosaques, mais ce ne sera jamais suffisant. Nous n'avons aucun moyen de nous arracher à notre être, il est là, et il témoigne de notre passé, tout constitué qu'il en est. Olénine est un très bon comédien, sans doute peut-il paraître cosaque à celui qui ne l'est pas, mais en contemplant son reflet dans les yeux de la personne qu'il aime et qui en est bien une, il ne peut nier son être intrinsèque. Il ne peut nier qu'il n'en est pas un.
Ainsi va la vie, l'on aura beau, tant bien que mal, se battre avec cet être dont nous avons l'impression qu'il ne nous convient pas, qu'il nous emprisonne, qu'il nous limite, jamais, et c'est bien ce que Tolstoï veut nous faire comprendre, nous ne parviendrons à nous en arracher. Faute de pouvoir s'en décoller, il s'agit d'apprendre à composer avec, ne refusez pas de jouer la partition que le public attend que vous jouiez parce que vous avez mal au doigt : trouvez un moyen de jouer avec ce doigt douloureux. Alors peut-être jouerez-vous moins bien, peut-être que l'on dira que vous êtes un mauvais musicien, mais personne ne pourra vous reprocher de n'avoir pas joué sous prétexte qu'une difficulté était survenue, vous aurez assumé ce pour quoi vous étiez présent, et sans doute est-ce là le propre d'une apparition réussie - d'une existence réussie.

J'ai donc été un peu déçu par l'histoire en elle-même, mais c'est peu de dire que cette déception est rattrapée par cette capacité qu'a Tolstoï de nous projeter au beau milieu de ces immenses étendues montagneuses et typiquement russes. J'ai également pu me réjouir de la dimension implicite du roman - presque "métaphysique". Un bon livre au final, mais à lire sans en attendre une merveille, cela étant, si vous souhaitez vous plonger au milieu du Caucase, n'hésitez pas.
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Perdre-son-temps
Perdre-son-temps09 mars 2011
  • Livres 5.00/5
Avez-vous déjà eu envie de tout plaquer, partir pour une vie rude et simple, retrouver le rythme primitif des origines ? Allez donc vivre comme les cosaques
Sur un coup de tête ! C'est ce que fait Olénine (le Tolstoï de papier), à l'occasion d'une campagne militaire contre d'insaisissables rebelles Tchétchènes.
Et comme tous les paradis, celui-ci ne sera accessible que pour mieux se perdre. En dépit de toute sa volonté de tomber la veste du civilisé pour rejoindre les cosaques, le sang d'Olénine ne peut mentir, il ne deviendra jamais un vrai Djigit. C'est le roman de cette perte. Olénine au lieu d'être révélé à lui-même, sera au contraire amené à prendre conscience de qui il n'est pas.
Reste le souvenir d'une aventure qui s'abîme peu à peu au contact de la guerre; cruelle mangeuse de frères de quel bord que l'on soit.
Allez-y les yeux fermés c'est un très beau roman
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feanora
feanora30 septembre 2014
  • Livres 4.00/5
Ce roman est la troisième mouture du texte des Cosaques.
À l'origine Tolstoï avait écrit un poème en vers.
Ce livre est autobiographique et Olénine est son porte-parole.
Après avoir fait connaissance de la nature, le héros ressent une grande béatitude et décide de faire le bonheur de Marianna et de Loukachka.
Mais l'amour charnel l'emporte. Il courtise Mariana qui se rapproche de lui par intérêt.
Or Loukachka est gravement blessé et la jeune fille se rend compte que c'est lui qu'elle aime et rejette Olénine qui comprend alors qu'il n'appartient pas à ce monde.
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Bunee
Bunee30 mai 2008
  • Livres 3.00/5
On ne présente plus Tolstoï, et pour cause: ce travail a été si souvent (bien) fait qu'il est absolument inutile que j'y procède ici. Vous trouverez ainsi sur le net de nombreuses pages - d'ailleurs souvent repompées les unes sur les autres - je vous indique celle du Wiki qui m'a paru bien sympathique.
Je n'ai eu qu'il y a peu de temps l'idée de lire ce livre, qui est pourtant un des grands classiques de Tolstoi. L'écriture de cet écrivain m'a toujours plu, accrocheuse quoique parfois empesée (je pense que les traductions y sont pour quelque chose).
"Les cosaques", partiellement inspiré d'une partie de la vie de l'auteur, nous récite les aventures d'Olenine, jeune gentilhomme moscovite exalté à la vie dissolue, dépensier, buveur et criblé de dettes de jeu, qui part comme officier servir dans les monts du caucase.
(...)
http://lelabo.blogspot.com/2008/01/tolsto-les-cosaques.html
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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa25 décembre 2015
La femme est pour le Cosaque l'instrument de sa prospérité ; la jeune fille seule a le droit de prendre du bon temps, mais l'épouse doit, de la jeunesse jusqu'à une vieillesse avancée, travailler pour son mari, qui, à l'orientale, exige d'elle soumission et labeur. Par suite de ces coutumes, la femme, fort développée physiquement et moralement, a beau être soumise extérieurement, elle jouit dans la vie domestique, comme en général dans tout l'Orient, d'une influence et d'un poids infiniment plus grands qu'en Occident. [...] En outre ce perpétuel travail masculin et pénible qui lui est confié a donné à la femme de la Crête un caractère viril, d'une rare indépendance, a développé chez elle à un degré étonnant la force physique, le bon sens, la fermeté, l'esprit de décision.
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TatooaTatooa29 décembre 2015
C'était l'un de ces soirs comme il n'en existe qu'au Caucase. Le soleil avait disparu derrière les montagnes, mais il faisait encore clair. Le crépuscule avait envahi le tiers du ciel, et à sa lueur se découpait nettement les masses blanc mat des montagnes.
L'air était rare, immobile et sonore. Une ombre longue de plusieurs verstes descendait des montagnes sur la steppe. Dans la steppe, derrière la rivière, sur les chemins, c'était partout le vide.
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TatooaTatooa01 janvier 2016
Olenine se trouvait fort bien de ses trois mois de bivouac. Sur son visage lavé il sentait la fraîcheur; sur son corps vigoureux une propreté inaccoutumée après tant de marches; dans tous ses membres reposés, le calme et la force. Son âme aussi était fraîche et limpide.
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TatooaTatooa30 décembre 2015
Les bruits réguliers de la nuit, le murmure des roseaux, le ronflement des Cosaques, le bourdonnement des moustiques et le cours de l'eau étaient parfois interrompus par une détonation lointaine, par un éboulement de la berge, par le plongeon d'un gros poisson ou par le craquement d'une bête dans le bois sauvage, encombré.
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PingouinPingouin07 août 2012
D'abord, les montagnes étonnèrent seulement Olénine ; ensuite, elles le réjouirent ; plus tard, en considérant davantage cette chaîne de montagnes neigeuses qui naissaient non pas d'autres montagnes noires, mais directement de la steppe pour s'enfuir plus loin, il pénétra peu à peu cette beauté et ressentit les montages. Depuis ce moment, tout ce qu'il put voir, tout ce qu'il put penser, tout ce qu'il put éprouver, reçut pour lui l'empreinte nouvelle, austère et majestueuse des montagnes. Les souvenirs de Moscou, la honte et le repentir, tout cela disparut pour ne plus revenir. "Maintenant c'est commencé !" lui dit une voix mystérieuse.
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