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ISBN : 2070368505
Éditeur : Gallimard (1976)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 56 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A travers les paysages du Caucase et le régiment de Cosaques auquel ii est affecté, un jeune officier,.. Olénine, qui n'est autre que Tolstoï lui-même, découvre la splendeur du monde primitif. «Dieu que notre Russie est triste», soupirait Pouchkine; le Caucase, c'est po... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Pingouin, le 13 août 2012

    Pingouin
    Tolstoï, l'un des plus grands écrivains russes. N'ayant toujours pas trouvé l'occasion de m'adonner à la lecture de l'un de ses chefs-d'œuvre Anna Karénine ou La Guerre et la Paix, je me suis intéressé à ce petit roman dont le curseur semble beaucoup plus pointer vers l'autobiographie que la fiction, Les cosaques.

    C'est l'histoire d'Olénine - dans lequel tous ont reconnu Tolstoï - qui, las des conventions de son milieu de petit bourgeois, quitte la "civilisation" de son plein gré pour aller vivre en cosaque parmi Les cosaques, dans le Caucase. Il n'y va pas parce que leur appellation fait un excellent nom de roman, il y va pour se replonger dans cette simplicité de l'existence aujourd'hui oubliée dans le milieu qui lui est destiné, il y va pour se sentir écraser par la puissance de ces montagnes qui l'entourent et qui sont seul témoin du passé, il y va pour rencontrer l'Homme tel qu'il est, il y va pour vivre, tout simplement.
    L'arrivée dans le Caucase est aussi merveilleuse pour Olénine que pour nous, Tolstoï a ce génie qui lui permet de transporter devant nos yeux ces environnements qu'il décrit, et ces montagnes qui écrasent Olénine nous écrasent nous aussi, parce que l'auteur sait comment les créer en notre esprit, il sait comment transcender les émotions de son héros pour qu'elles deviennent celles de son lecteur. Olénine s'avère ravi de rencontrer ses nouveaux compagnons, il admire leur simplicité et leur vigueur, tout ce qui lui manque désormais pour atteindre le bonheur, c'est de parvenir à s'intégrer, de devenir, lui aussi, un cosaque.
    Et c'est bien là que le conte de fée s'arrête, épris d'une fille promise à un autre, Olénine verra dans ses yeux qu'il ne fait pas partie de son peuple. Arrivera-t-il tout de même à passer outre et à en faire sa compagne ? Je vous laisserai le découvrir.
    C'est un livre qui m'a tout de même un peu déçu, comme si tout n'avait été que survolé : il y avait une histoire à raconter, on l'a racontée, mais on ne s'y est pas attardé. C'est un format peu habituel à la littérature russe du XIXème, elle qui est mère, soit de Nouvelles, soit de gigantesques fresques sociales, philosophiques et religieuses qui dépassent bien souvent le millier de page ; peut-être est-ce pour cette raison que j'ai eu l'impression qu'il manquait quelque chose à un livre trop long pour être une nouvelle, trop court pour être une grande fresque.
    Mais Tolstoï, en grand écrivain qu'il est, ne se contente pas de l'histoire. J'ai bien l'impression que c'est la nécessité de notre être qu'il essaie de faire passer dans ce roman, oui Olénine renie sa naissance, oui il veut de tout cœur appartenir à ce peuple qu'est celui des cosaques, mais ce ne sera jamais suffisant. Nous n'avons aucun moyen de nous arracher à notre être, il est là, et il témoigne de notre passé, tout constitué qu'il en est. Olénine est un très bon comédien, sans doute peut-il paraître cosaque à celui qui ne l'est pas, mais en contemplant son reflet dans les yeux de la personne qu'il aime et qui en est bien une, il ne peut nier son être intrinsèque. Il ne peut nier qu'il n'en est pas un.
    Ainsi va la vie, l'on aura beau, tant bien que mal, se battre avec cet être dont nous avons l'impression qu'il ne nous convient pas, qu'il nous emprisonne, qu'il nous limite, jamais, et c'est bien ce que Tolstoï veut nous faire comprendre, nous ne parviendrons à nous en arracher. Faute de pouvoir s'en décoller, il s'agit d'apprendre à composer avec, ne refusez pas de jouer la partition que le public attend que vous jouiez parce que vous avez mal au doigt : trouvez un moyen de jouer avec ce doigt douloureux. Alors peut-être jouerez-vous moins bien, peut-être que l'on dira que vous êtes un mauvais musicien, mais personne ne pourra vous reprocher de n'avoir pas joué sous prétexte qu'une difficulté était survenue, vous aurez assumé ce pour quoi vous étiez présent, et sans doute est-ce là le propre d'une apparition réussie - d'une existence réussie.

    J'ai donc été un peu déçu par l'histoire en elle-même, mais c'est peu de dire que cette déception est rattrapée par cette capacité qu'a Tolstoï de nous projeter au beau milieu de ces immenses étendues montagneuses et typiquement russes. J'ai également pu me réjouir de la dimension implicite du roman - presque "métaphysique". Un bon livre au final, mais à lire sans en attendre une merveille, cela étant, si vous souhaitez vous plonger au milieu du Caucase, n'hésitez pas.
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    • Livres 5.00/5
    Par Perdre-son-temps, le 09 mars 2011

    Perdre-son-temps
    Avez-vous déjà eu envie de tout plaquer, partir pour une vie rude et simple, retrouver le rythme primitif des origines ? Allez donc vivre comme Les cosaques
    Sur un coup de tête ! C'est ce que fait Olénine (le Tolstoï de papier), à l'occasion d'une campagne militaire contre d'insaisissables rebelles Tchétchènes.
    Et comme tous les paradis, celui-ci ne sera accessible que pour mieux se perdre. En dépit de toute sa volonté de tomber la veste du civilisé pour rejoindre Les cosaques, le sang d'Olénine ne peut mentir, il ne deviendra jamais un vrai Djigit. C'est le roman de cette perte. Olénine au lieu d'être révélé à lui-même, sera au contraire amené à prendre conscience de qui il n'est pas.
    Reste le souvenir d'une aventure qui s'abîme peu à peu au contact de la guerre; cruelle mangeuse de frères de quel bord que l'on soit.
    Allez-y les yeux fermés c'est un très beau roman
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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 30 mai 2008

    Bunee
    On ne présente plus Tolstoï, et pour cause: ce travail a été si souvent (bien) fait qu'il est absolument inutile que j'y procède ici. Vous trouverez ainsi sur le net de nombreuses pages - d'ailleurs souvent repompées les unes sur les autres - je vous indique celle du Wiki qui m'a paru bien sympathique.
    Je n'ai eu qu'il y a peu de temps l'idée de lire ce livre, qui est pourtant un des grands classiques de Tolstoi. L'écriture de cet écrivain m'a toujours plu, accrocheuse quoique parfois empesée (je pense que les traductions y sont pour quelque chose).
    "Les cosaques", partiellement inspiré d'une partie de la vie de l'auteur, nous récite les aventures d'Olenine, jeune gentilhomme moscovite exalté à la vie dissolue, dépensier, buveur et criblé de dettes de jeu, qui part comme officier servir dans les monts du caucase.
    (...)
    http://lelabo.blogspot.com/2008/01/tolsto-les-cosaques.html
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    • Livres 5.00/5
    Par nathalie_MarketMarcel, le 08 octobre 2013

    nathalie_MarketMarcel
    Un beau roman très agréable à lire, au rythme entraînant.
    On est aux confins de l'empire, en Tchétchénie. Autant dire que pour un jeune Russe, le Caucasien est un peu Le Breton ou l'Espagnol des romantiques français : un être simple mais plein d'un charme mystérieux. Ce sont Les cosaques les vrais héros : les habitants mi-russes mi-caucasiens, ennemis de l'armée comme des autres, fiers et inaccessibles, porteurs d'une imagerie exotique.
    Le thème du roman est simple et sans grande surprise mais c'est une très grande réussite. Tolstoï rend extrêmement bien la beauté des paysages, ces montagnes Nouvelles à l'horizon, la forêt, la rivière. le texte est parsemé de mots de diverses langues, mots qui sonnent aussi étrangement aux oreilles françaises qu'aux oreilles russes, pour signifier le dépaysement.
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    • Livres 5.00/5
    Par Acerola13, le 30 décembre 2012

    Acerola13
    Court roman de Tolstoï, Les cosaques est souvent présenté comme autobiographique : tel Olénine, le jeune Tolstoï fut lui aussi affecté en Sibérie, au sein des Cosaques.
    Aux travers d'une plume subtile et délicate, Tolstoï nous fait découvrir les splendides paysages sauvages de Russie, et les peuples qui l'y habitent; Olénine, un jeune russe, est affecté dans un village Cosaque, peuple fier et connaisseur des montagnes.
    La vie que l'on nous présente semble tellement loin des affres et des complications de la nôtre propre qu'il est difficile de résister à ces territoires lointains, le roman nous emporte sans possible retour.
    Un texte que j'ai trouvé magnifique, et une histoire à la hauteur d'un écrivain que l'on ne présente plus; ce livre m'a profondément marquée.
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Citations et extraits

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  • Par Pingouin, le 07 août 2012

    D'abord, les montagnes étonnèrent seulement Olénine ; ensuite, elles le réjouirent ; plus tard, en considérant davantage cette chaîne de montagnes neigeuses qui naissaient non pas d'autres montagnes noires, mais directement de la steppe pour s'enfuir plus loin, il pénétra peu à peu cette beauté et ressentit les montages. Depuis ce moment, tout ce qu'il put voir, tout ce qu'il put penser, tout ce qu'il put éprouver, reçut pour lui l'empreinte nouvelle, austère et majestueuse des montagnes. Les souvenirs de Moscou, la honte et le repentir, tout cela disparut pour ne plus revenir. "Maintenant c'est commencé !" lui dit une voix mystérieuse.
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  • Par Acerola13, le 30 décembre 2012

    Si encore moi, j'avais pu devenir Cosaque, une espèce de Lucas, voler des chevaux, me saouler de tchikhir et de chansons, tuer des hommes et, ivre, me couler chez elle par la fenêtre pour la nuit, en oubliant qui je suis et pourquoi j'existe, alors c'eût été une autre affaire, alors nous aurions pu nous comprendre, et j'aurais pu être heureux.

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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 08 octobre 2013

    Tout à coup il vit, à une vingtaine de pas, crut-il au premier instant, des masses d’une blancheur immaculée aux contours délicats, et la ligne fantaisiste, nettement découpée, de leurs cimes et du ciel lointain. Quand il eut compris toute la distance qui le séparait des montagnes et du ciel, toute l’immensité des montagnes, quand il sentit tout l’infini de cette beauté, il craignit que ce ne fût un fantôme, un songe. Il se secoua, pour se réveiller. Les montagnes étaient toujours là.
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  • Par Acerola13, le 30 décembre 2012

    Le soleil était déjà haut et de ses rayons diffusés éclairait la verdure humide de rosée.

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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 08 octobre 2013

    Idées, souvenirs, songes, erraient dans sa tête, ou plutôt des bribes de tout cela.

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