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EAN : 9782070369126
288 pages
Éditeur : Gallimard (04/02/1977)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 42 notes)
Résumé :

Dans sa trente-cinquième année, un nain de cirque se mit à grandir, ce qui embarrassa les savants qui avaient fixé à vingt-cinq ans l'âge limite de la croissance. Incapable d'amuser encore le public, ou d'accomplir une autre besogne dans la troupe, il renonce au cirque et disparaît dans la foule.

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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
zabeth55
  27 juillet 2013
J'ai retrouvé intact le plaisir que j'avais eu enfant à lire les contes du chat perché, le début de ma passion pour la lecture.
Quel bonheur de retrouver l'esprit et la plume de Marcel Aymé.
Cette série de nouvelles est un vrai régal.
Les situations et les personnages sont très visuels. J'avais l'impression de les voir, comme de petits films qui se succèdent.
Toutes différentes et pas une qui ne m'ait laissée indifférente.
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MarcelP
  26 janvier 2020
Les lampions clignotent. Aymé, sur une estrade, ajuste son piano à bretelles, "les joyeux triolets de l'accordéon fusent*" et c'est parti pour son petit guinche : les corps s'étreignent, les valses chaloupées s'enchaînent... Chauffe, Marcel !
Le Nain ("(...) un nain se met à grandir dans sa trente-cinquième année, et il ne lui arrive rien du tout, contrairement à ce qu'il attendait. C'est très dramatique."**), apologue circasien et kafkaïen mais d'un Kafka sous anxiolytique, métaphorise le métier de l'écrivain dont l'originalité semble se diluer dans la notoriété et ouvre le bal en beauté.
Sur la piste, Aymé s'amuse et son rire est contagieux. Qu'il dégomme la lâcheté des petits bourgeois (La Canne, Bonne vie et moeurs ou Deux victimes) ou vise un humour noir corsé (Trois faits divers), ses morceaux, javas polissonnes ou toupies fougueuses, frappent juste. On lui pardonnera quelques fausses notes (L'Affaire Touffard, un Cami pas drôle), pour ne retenir que ses coups d'éclat.
Le Mariage de César (un modeste et vertueux bougnat devient un parti intéressant à partir du moment où il monte un bordel et qu'il a pignon -et lanterne rouge- sur rue), Rue Saint-Sulpice (dans lequel un Jésus d'occasion s'investit beaucoup trop dans son rôle de composition) et l'hilarant La Liste (un irrésistible et leste conte fantastique) constituent, à mes yeux, de flamboyantes réussites.
Un musette au répertoire très convaincant.
* Damia, La guinguette a fermé ses volets ** Prière d'insérer du recueil.
Lien : http://lavieerrante.over-blo..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   05 décembre 2012
Sous un ciel sans lune, deux assassins se rencontrèrent à un carrefour.
Ils allaient dans la nuit avec tant de précautions qu'ils se trouvèrent l'un face à l'autre sans avoir entendu le bruit de leurs pas.
Tous deux, ils eurent un mouvement de frayeur que chacun prit pour une menace de l'autre.
Le plus grand, qui avait des épaules de lutteur et la tête grosse comme une pomme, serra une trique qu'il balançait entre deux doigts.
L'autre, un petit homme sec, ouvrit son couteau de poche.
Un moment, ils furent immobiles, sur la défensive, les épaules remontées, le cou tendu en avant, écoutant leurs respirations oppressées.
Dans l'ombre, ils s'apercevaient en silhouettes confuses, et leurs yeux luisaient d'inquiétude.
Enfin, l'homme au gourdin laissa passer une plainte entre ses dents serrées par la peur. Alors l'autre eut un soupir de détente...
(extrait de "Trois faits divers", nouvelle incluse dans le recueil paru chez "Folio" en 1978)
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patatarte2001patatarte2001   13 août 2015
Le père désignait les monuments avec sa canne et discourait avec une abondance et une bonne humeur qui exaspérait sa femme.
" C'est plein de monuments historiques par ici. Là bas, les magasins du Louvre...ici le ministère des Finances...Voilà la statue de Gambetta, celui qui a sauvé l'honneur en 70....rappelez-vous."
Un peu plus loin, Victor avisa une femme nue debout sur un socle et la montra du doigt. "Et celle-là, papa? Qu'est-ce que c'est ? Elle a sauvé l'honneur aussi ?"
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patatarte2001patatarte2001   13 août 2015
Les grillons nous font une belle musique", disait Noel à sa pipe en merisier. Alors que c'était tout le contraire, et que les grillons, comme aussi bien les crapauds, les rainettes et les rossignols, en avaient la chanson coupée à l'étranglette d'entendre le ramage de tous ces couples qui se donnaient la bonne suée sur le frais de la rosée du soir.
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MahaDeeMahaDee   30 décembre 2018
Dans sa trente-cinquième année, le nain du cirque Barnaboum se mit à grandir. les savants étaient bien ennuyés, car ils avaient, une fois pour toutes, fixé à vingt-cinq ans l'âge limite de la croissance. C'est pourquoi ils firent en sorte d'étouffer l'affaire.
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patatarte2001patatarte2001   13 août 2015
A plusieurs reprises, Mathilde l'entendit prononcer d'une voix saccadée : " La cuisse, l'épaule, le ventre, le jarret." Un moment, elle put croire qu'il méditait une manière originale de composer un pot-au-feu, mais après un silence, il ajouta en éclatant d'un rire nerveux : " Et les seins, nom de nom ! les seins !"
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Vidéo de Marcel Aymé
Marcel Aymé : “Le passe-muraille”, suivi de “La carte” (1957 / France Culture). Photographie : La statue du “Passe-muraille” de Jean Marais, d'après l’œuvre de Marcel Aymé à Paris, Montmartre • Crédits : Jean-Didier Risler / Only France - AFP. Lecture du soir par le comédien Philippe Dumas : “Le passe-muraille” et “La carte” de Marcel Aymé, une émission diffusée pour la première fois sur France Culture le 19 août 1957. Dans le journal « La vie doloise » du 27 octobre 1967, Charles Laurent, un ami d'enfance de Marcel Aymé, racontait : « J'ai eu l'immense privilège de lire “Le passe-muraille” en cellule, à la prison de la Butte ! Peu de lecteurs de Marcel Aymé ont eu, si j'ose dire, cette chance. Ceux qui l'ont lu le soir, en pantoufles, chez eux, au coin du feu, se sentent moins concernés par les aventures de Dutilleul que le taulard qui en est à son quatre-vingt dixième jour à l'ombre. » Le recueil de nouvelles auquel “Le passe-muraille” donna son titre fut publié en 1943. Tous les récits qui le composent, à l'exception d'un seul, ont été rédigés pendant la guerre, et portent, d'une façon plus ou moins discrète, sa marque. “La carte”, la troisième nouvelle du recueil, est écrite à la façon du journal d'un certain Jules Flegmon, qui nous raconte comment, après qu'il a entendu parler d'une prochaine mise à mort des consommateurs improductifs, est bientôt rassuré par un ami conseiller à la préfecture de la Seine : « Naturellement, lui dit ce dernier, il n'est pas question de mettre à mort les inutiles, on rognera simplement sur leur temps de vie. » Lorsque l’on songe que cette nouvelle a été publiée pour la première fois en avril 1942, on mesure à quel point l’humour et la fantaisie côtoient souvent, chez Marcel Aymé, une noirceur profonde. Pour une « lecture du soir », Philippe Dumas lisait “Le passe-muraille” et “La carte” et en rendait brillamment l'humour, la mélancolie et la noirceur dans une émission diffusée pour la première fois le 19 août 1957 sur les ondes de France Culture.
Source : France Culture
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