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EAN : 9782070361434
252 pages
Éditeur : Gallimard (12/07/1972)
3.83/5   63 notes
Résumé :
En proie à ses regrets et perplexités, Michaud (de la Société de Gérance Michaud et Lolivier) ne songe pas à s'étonner outre mesure que son fils cadet Antoine échange un roman américain contre des valeurs aussi prisées qu'une livre de beurre, un paquet de chocolat et. une invitation à passer quinze jours à la campagne avec son ami Tiercelin. L'époque, certes, se prête à la nostalgie et aux trocs avantageux : Paris est occupé, les vivres manquent, le marché noir pro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Iboo
  04 juillet 2018
Ma critique ne va pas être transcendante car, autant j'avais été emballée par sa "Table-aux-crevés", autant, cette fois, Marcel Aymé m'a laissée perplexe.
Dans un premier temps, j'ai été gênée par les caractères d'imprimerie petits, épais et pas très nets (Edition Folio 1999) qui ont rendu la lecture fastidieuse. Est-ce pour cela que j'ai eu des difficultés à vraiment entrer dans l'histoire ? Je ne le jurerais pas mais il est certain que ça n'a pas aidé.
De plus, j'ai trouvé la manière d'amener les choses, de les mettre en situation, pas toujours très claire. Ce qui est dommage car certains passages étaient vraiment percutants - c'est du Marcel Aymé tout de même, ne l'oublions pas.
Globalement, mon avis est donc mitigé bien que je ne regrette absolument pas cette lecture.
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gill
  22 février 2012
Pendant l'occupation Antoine Michaud, jeune lycéen de 17 ans, se livre avec son ami Paul Tiercelin au marché noir. Il entretient une maîtresse, Yvette, dont le mari est prisonnier en Allemagne.
Le père d'Antoine s'inquiète des sorties trop nombreuses de son fils et questionne le père de Tiercelin, qui tient un restaurant dont la clientèle est essentiellement constituée d'allemands et de collaborateurs avec l'occupant. Tiercelin père livre Charles Michaud aux mains d'Olga, "une créature de rêve"...
Ce roman est passionnant et profondément humain.
Bourvil tient dans l'adaptation cinématographique le rôle de charles Michaud, le jeune Alain Delon y figure son fils et Lino Ventura Tiercelin. Ce film à la distribution prestigieuse tient toutes les promesses de ce magnifique roman.
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Thaddeus
  13 avril 2015
Une splendide fresque familiale sous l'Occupation. Pierre Michaud, père, honnête, bon patriote, employé consciencieux. La mère est a l'hôpital tout le temps du roman. La famille subit les pénibles restrictions de la guerre. Un jour, le père découvre les activités de ses fils. Frédéric risque sa vie en distribuant des tracts communistes, tandis que l'autre, Antoine, 16 ans, fait des millions grâce à des affaires sur le marché noir, entretient une maîtresse et fréquente des bars. le père, dans un premier mouvement, s'indigne de cet argent «sale», mais bien vite il considère cette fortune comme un don du ciel. «Celui qui fait la puissance d'un autre fait en même temps sa propre ruine», dit Machiavel, et il n'a pas tort. Si l'on peut faire un usage honnête de cet argent, il est bien mieux entre nos mains que dans les poches des autres. le père fondera une nouvelle entreprise qui lui permettra de faire sa richesse quand viendra la Libération.
Aymé utilise un procédé que je n'ai revu dans aucun autre roman. Au cours de l'histoire, de nombreux personnages secondaires croisent le chemin des membres de la famille Michaud. Ce sont des figurants d'importances minimes sur les événements. Aymé les dote de courtes biographies en notes de bas de pages. En quelques lignes, nous avons droit aux vies futures de ces personnages. Certaines sont déroutantes, mais toutes sont savoureuses à souhait.
Dans le film Cours, Lola, cours, il y un procédé similaire qui nous fait voir en quelques photos le futur des figurants rencontrés par la protagoniste.
Si jamais quelqu'un connait d'autres oeuvres qui se servent de dispositifs semblables, ne vous gênez surtout pas à me le faire savoir.
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dimitri
  26 décembre 2011
Un style limpide, pour soutenir un point de vue sans concession sur la relativité de la morale et de la conscience politique.
Petit innovation : les notes de bas de page pour résumer le devenir des personnages secondaires.
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litteratus
  30 janvier 2021
Sous l’occupation, une famille vit ensemble mais sans se connaître vraiment. Les deux fils ont une vie en parallèle tandis que le père croit détenir encore une quelconque autorité dans son foyer.
Évidemment, la narration conduit au dévoilement de la vérité.
Livre féroce sur la vie sous l’occupation, le marché noir, les lieux interlopes peuplés d𠆚llemand et sur les compromissions avec la morale par temps de guerre. Tout le monde en prend pour son grade. Un très bon roman que je viens de découvrir.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
gillgill   22 février 2012
- J'ai dit ce qu'auraient dit cent mille personnes à ma place. Qu'en présence de certaines situations, il faut adopter certaine attitude et lui rester fidèle. C'est une question de dignité.
- Mais toi, personnellement, tu t'en fous ? Il y a deux ans, c'était juste avant mai 1940, tu me disais que l'honneur de la France, tu t'en torchais la raie des fesses.
- Oui, je l'ai dit et je le redirai probablement après la guerre. Pour l'instant, je vénère ma patrie et je suis férocement jaloux de son honneur. Ça te chiffonne ?
- Mais non, répondit Lolivier. Tu papillonnes avec tant de grâce que forces mon admiration....
(extrait du chapitre VIII)
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Wendat69Wendat69   31 octobre 2019
Soudain, Michaud dessera son nœud de cravate qui l'étranglait, son visage devint rouge et il se mit à invectiver.
-Face de bougnat, cul-terreux auvertin, avec toute ta suffisance de matois, tu peux ratiociner pendant vingt ans, tu ne seras jamais qu'un margoulin de la dialectique, un bricoleur de raclures positiviste.
-Je te l'ai toujours dit, dommage que tu ne sois pas resté dans l'enseignement, tu aurais sûrement la Légion d'honneur.
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SepoSepo   23 avril 2014
Rêve d'une locataire juive de Pologne:
"Après, c'est l'Amérique et c'est fini le ciel noir, les jours noirs et toutes les choses noires et petit œil de Gestapo. Venez avec avec moi. Ici, vous êtes des chiens tristes qu'ils viennent toujours de voler une chose à leurs maîtres. Vous avez peur de laisser voir ce que vous êtes et, des fois, peur de ne pas laisser voir assez. Même ceux ils sont pour collaboration, ils ont peur de perdre les Allemands. Même ceux qui pensent rien, ils ont peur parce qu'ils pensent rien. Et peur pour un père, peur pour un ami, pour demain, pour bombardements, viande,charbon, marché noir. Mais là-bas, vous avez plus peur. Juif, pas juif, personne s'occupe. Vous pensez n'importe qu'oi. Vous mettez ce que vous voulez dans la vie. Elle est grande, ele est petite, mais toujours elle est à vous. En Europe, il n'y aura plus jamais ça, même quand l'occupation est partie. Les vieilles choses il faut les laisser pour les rats. Là-bas, vous trouvez liberté, lumière, ciel et toutes choses qui sont pour la vie. Et quand vous avez besoin de mépriser et être méchant - tout le monde a en besoin- il y a les Nègres. Oh! je voudrai être déjà. Venez avec moi."p.245
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ThaddeusThaddeus   10 février 2015
Ne faisons pas fi de l'argent. Celui qu'on met dans sa poche, c'est autant qui manque à autrui pour nous mal traiter et nous humilier.
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benlebbenleb   25 décembre 2015
Mais l'aversion qu'il a toujours eue pour le communisme ne s'inspire plus des mêmes raisons qu'autrefois. Lolivier se moque de lui : "Il t'arrive une aventure insignifiante. Tu étais un bourgeois de gauche et tu es devenu un bourgeois de droite."
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Videos de Marcel Aymé (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Aymé
Marcel Aymé : “Le passe-muraille”, suivi de “La carte” (1957 / France Culture). Photographie : La statue du “Passe-muraille” de Jean Marais, d'après l’œuvre de Marcel Aymé à Paris, Montmartre • Crédits : Jean-Didier Risler / Only France - AFP. Lecture du soir par le comédien Philippe Dumas : “Le passe-muraille” et “La carte” de Marcel Aymé, une émission diffusée pour la première fois sur France Culture le 19 août 1957. Dans le journal « La vie doloise » du 27 octobre 1967, Charles Laurent, un ami d'enfance de Marcel Aymé, racontait : « J'ai eu l'immense privilège de lire “Le passe-muraille” en cellule, à la prison de la Butte ! Peu de lecteurs de Marcel Aymé ont eu, si j'ose dire, cette chance. Ceux qui l'ont lu le soir, en pantoufles, chez eux, au coin du feu, se sentent moins concernés par les aventures de Dutilleul que le taulard qui en est à son quatre-vingt dixième jour à l'ombre. » Le recueil de nouvelles auquel “Le passe-muraille” donna son titre fut publié en 1943. Tous les récits qui le composent, à l'exception d'un seul, ont été rédigés pendant la guerre, et portent, d'une façon plus ou moins discrète, sa marque. “La carte”, la troisième nouvelle du recueil, est écrite à la façon du journal d'un certain Jules Flegmon, qui nous raconte comment, après qu'il a entendu parler d'une prochaine mise à mort des consommateurs improductifs, est bientôt rassuré par un ami conseiller à la préfecture de la Seine : « Naturellement, lui dit ce dernier, il n'est pas question de mettre à mort les inutiles, on rognera simplement sur leur temps de vie. » Lorsque l’on songe que cette nouvelle a été publiée pour la première fois en avril 1942, on mesure à quel point l’humour et la fantaisie côtoient souvent, chez Marcel Aymé, une noirceur profonde. Pour une « lecture du soir », Philippe Dumas lisait “Le passe-muraille” et “La carte” et en rendait brillamment l'humour, la mélancolie et la noirceur dans une émission diffusée pour la première fois le 19 août 1957 sur les ondes de France Culture.
Source : France Culture
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