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Madeleine Ambrière (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070371239
Éditeur : Gallimard (21/06/1979)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 73 notes)
Résumé :
La psychologie de Balzac atteint ici à des perspectives qu'on croirait à tort réservées au seul Dostoïevski. Dès le début de ce roman, de lignes épurées et simples, aux personnages peu nombreux, à l'unité de lieu rigoureuse, aux scènes minutieusement découpées, amenées de longue main avec un art infini [...] et qui est sans doute de tous les romans de Balzac l'un de ceux qui s'approchent le plus étrangement par certains côtés de la tragédie racinienne, Balzac nous f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Fortuna
  02 juin 2015
Ce récit commence à Guérande au début du XIXème siècle. le jeune Calyste, irlandais par sa mère et breton par son père, est élevé dans une famille de cette Bretagne profonde où les moeurs sont immuables depuis le Moyen Age. Entre une tante de 80 ans, un père guère plus jeune et une mère qui lui est dévouée corps et âme, les soirées passées au jeu de la mouche avec le curé, une vieille fille du voisinage et un militaire sur le retour, son existence dans une antique bâtisse n'offre guère de distractions…
Le paysage breton bordé par la mer et les marais salants, la lenteur du temps, la pérennité des habitudes que rien ne vient troubler, le peu d'ouverture sur le monde extérieur, forment le décors de la première partie. Calyste a 20 ans, il a comme perspective d'avenir un mariage avec une jeune fille sans charme ni esprit. Mais depuis quelque temps il fréquente avec assiduité le manoir d'une certaine Félicité Des Touches, Camille Maupin de son nom de plume, une femme artiste qui a le double de son âge et pour laquelle il éprouve une fascination bientôt détournée par l'arrivée de Béatrix…Cette dernière a quitté mari et enfant pour suivre un amant musicien dont elle commence à se lasser des infidélités…Après avoir allumé la passion dans le coeur de Calyste, elle l'abandonnera entre la vie et la mort.
Cette première partie romantique dans le cadre sauvage de la Bretagne se poursuit à Paris dans les intrigues des salons parisiens. Calyste qui a épousé la belle Sabine de Granlieu, épouse aimante et dévouée, grâce aux soins de Félicité qui s'est retirée dans un couvent, va retomber sous le joug de son ancien amour… La mère de l'épouse malheureuse va faire jouer ses relations pour déjouer le destin…et que dans un chassé-croisé vaudevillesque chaque mari retrouve une femme légitime…les affaires de coeur étant gérées comme des transactions commerciales permettant de fructueuses alliances.
Ce roman De Balzac, dont l'intrigue est un peu bâclée, est intéressant par son opposition entre Paris et la province, l'étude des moeurs contrastée entre l'austérité provinciale et la liberté de la grande ville et ses figures de femmes qui déclinent les différents visages de la condition féminine à cette époque : l'écrivain, femme presque masculine, la maîtresse, l'épouse, la mère, la courtisane, la vieille fille, la soeur… La vie qui s'écoule avec lenteur à Guérande s'accélère brusquement dans la capitale. D'où ce récit en deux temps, qui s'étire en longueur lors d'une partie de cartes et de la naissance d'un amour, pour s'accélérer dans le tourbillon de la vie parisienne dans un scénario rocambolesque...
Ce n'est pas mon Balzac préféré mais la puissance de son style nous emporte malgré tout. A découvrir ou redécouvrir pour ses personnages féminins et ses vues de Guérande...
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Commenter  J’apprécie          250
AMR
  06 septembre 2018
Je reprends enfin ma lecture de la Comédie Humaine délaissée depuis avril dernier par Béatrix, un roman un peu long et ennuyeux dont j'ai peiné à venir à bout...
Le récit, organisé en trois parties, met du temps à entrer dans le vif du sujet. Il ne se passe rien dans la première partie, intitulée « Les Personnages », particulièrement descriptive avec la présentation de la ville de Guérande, que je connais et que je retrouve avec plaisir à l'époque balzacienne, « une ville à part, essentiellement bretonne, catholique fervente, silencieuse, recueillie, où les idées nouvelles ont peu d'accès ». Il est aussi question de deux maisons que tout oppose : l'hôtel des du Guénic, vieille famille de la noblesse bretonne, pétrie de traditions et le château des Touches, demeure d'une femme libérée, écrivain, tenant salon à Paris. La jonction entre ces deux endroits passe par Calyxte du Guénic, un jeune homme séduisant et prometteur, fasciné par Camille Maupin, nom de plume de Félicité des Touches. À la fin de cette longue exposition du décor et des protagonistes, apparait la fameuse Béatrix, marquise de Rochefide, femme infidèle qui a abandonné son mari pour un musicien italien.
La deuxième partie, « le Drame » raconte par le menu comment Calyxte tombe amoureux de Béatrix. S'ensuit un étrange jeu de dupe entre les deux femmes pour s'attirer les faveurs du beau jeune homme. Naturellement, ce dernier fait le désespoir de sa famille, refusant les projets de mariage que l'on fait pour lui avec un beau parti breton. Béatrix triomphe mais ne cède pas aux avances de Calyxte, Félicité se réfugie au couvent mais organise, avant de se retirer du monde, l'avenir de son protégé et son mariage de convenance avec Sabine de Grandlieu.
La dernière partie, sans titre particulier, est d'abord épistolaire ; Sabine raconte les débuts de son union dans de longues lettres adressées à sa mère. Nous comprenons que cette jeune femme est pleine de bon sens et de ressources, qu'elle a compris les tenants et les aboutissants du drame qui s'est joué avant elle et qu'elle luttera pour garder son mari quand ce dernier retombera dans les filets de la perfide Béatrix. le dénouement arrive enfin après une série d'intrigues et de complots mondains destinés à préserver la morale tout en ramenant le beau Calyxte à sa place auprès de son épouse dévouée et renvoyant la marquise à ses propres devoirs familiaux...
Les portraits féminins sont toujours aussi finement travaillés, physiquement, moralement, psychologiquement et demeurent très intéressants malgré les longueurs du récit. Je retrouve l'oeil balzacien : « les femmes sont parfois mauvaises ; mais elles ont des grandeurs secrètes que jamais les hommes ne sauront apprécier ».
On reconnait sans peine Georges Sand derrière le personnage de Félicité des Touches qui écrit sous le pseudonyme de Camille Maupin, s'habille en homme et bouscule les convenances... : « une femme de moeurs équivoques, occupée de théâtre, hantant les comédiens et les comédiennes, mangeant sa fortune avec des folliculaires, des peintres, des musiciens, la société du diable, enfin ! Elle prend, pour écrire ses livres, un faux nom sous lequel elle est, dit-on, plus connue que sous celui de Félicité des Touches. [...] Cette monstrueuse créature, qui tenait de la sirène et de l'athée, formait une combinaison immorale de la femme et du philosophe, et manquait à toutes les lois sociales inventées pour contenir ou utiliser les infirmités du beau sexe ».
Les figures ecclésiastiques sont également bien campées, particulièrement savoureuses dans leurs compromis et leurs manières de concilier les affaires mondaines et les choses spirituelles.

Dans ce roman, la comédie humaine prend des allures de comédie mondaine.
Ce n'est pas mon préféré parmi tout ce que j'ai déjà lu De Balzac ; c'est trop détaillé, long et monotone. Je déconseille de commencer par Béatrix pour découvrir cet auteur.
À réserver donc aux inconditionnels avertis...
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Ys
  14 juillet 2015
Pour se sauver du trop jeune et délicieux Calyste, dont vingt ans de différence la séparent inexorablement, Félicité des Touches crée Béatrix.
Béatrix, son amie et sa rivale, grande dame mal mariée et perdue aux yeux du monde pour l'amour d'un musicien qui ne la mérite pas, blonde exquise aux grâces raffinées, amante idéale dont le jeune homme tombe amoureux comme seul peut aimer à vingt ans un cœur pur, naïf, absolu.
Mais si la Béatrix de Dante, jamais revue, sut n'être qu'un rêve, Béatrix de Rochefide existe pour de bon, et comme chacun le sait qui a passé l'âge des cœurs naïfs, l'idéal se marie bien mal au réel. Comment sauver alors Calyste de cette passion qui le dévore tout entier et finit par menacer sa santé, sa raison, son avenir, jusqu'à sa vie ?
Imprégné d'idéaux romantiques tout autant que de froide lucidité, voire de cynisme désabusé, Béatrix est un roman tout de contrastes. Contraste entre la Bretagne sauvage, austère et noble, dans laquelle se noue le drame, à laquelle Calyste appartient tout entier par son éducation, et le Paris tourbillonnant, tout de faux-semblants, dont Béatrix fut l'une des reines et où les choses s'achèvent par une magistrale entreprise de manipulation.
Contraste entre deux femmes : la brune Félicité, femme de Lettres, de coeur et d'esprit, dont l'intelligence n'a d'égale que la grandeur d'âme, mais que sa force et son indépendance rendent monstrueuse, bien trop masculine, pour une société où la femme ne doit être qu'un ornement gracieux. Vouée par là-même, irrémédiablement, au malheur. La blonde Béatrix, femme du monde toute de grâce et d'artifice, scandaleuse par orgueil, dont l'âme froide confond les aspirations du cœur et celles de la vanité, et qui ne sait rien être au fond que par les hommes. Deux femmes, ou plutôt trois puisqu'à l'artificieuse Béatrix s'oppose la délicieuse Sabine de Grandlieu, future épouse modèle, amoureuse exaltée mais lucide qui sait allier l'esprit mordant de la parisienne à la franchise simple de la provinciale.
Outre de fascinantes descriptions de la Bretagne ancienne et un scénario peut-être un peu lent au départ, mais de plus en plus prenant et dont on se demande bien comment il va pouvoir se résoudre, c'est dans ces très beaux portraits de femme que réside la plus grande force de ce roman.
Un esprit moderne, certes, pourra s'agacer des petites notes sexistes qui émaillent leurs descriptions - une femme est ceci, ne doit pas être cela -, mais elles sont à remettre en condition dans la société de l'époque, et ne déparent en rien la force des caractères mis en scène, la justesse remarquable de leur analyse. Inspirée par George Sand, Félicité des Touches m'a aussi fait penser - par sa carrière, sa liberté, son côté amazone, son milieu social et jusque par son nom - à Félicie de Fauveau, cette artiste sculpteur étroitement liée au parti de la duchesse de Berry (comme le furent d'ailleurs Calyste et son père).
Si Sand et Félicie surent vivre jusqu'au bout dans le monde pour et par leur art, Félicité, elle, aura le sort de bien des héroïnes plus fades de l'histoire. Un sort un peu décevant sans doute, mais ce retrait final vers Dieu reste assez bien dans la logique d'un personnage extraordinaire et exalté, à qui le monde ne sait plus offrir que déceptions.
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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KRISS45
  26 avril 2016
C'est bon de revenir de temps en temps à notre patrimoine classique bien que l'histoire du jeune et candide Calyste du Guénic "magnifique rejeton de la plus vieille race bretonne", confronté à deux chipies coquettes et intrigantes date un peu.
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Moquetteer
  14 mai 2016
Les deux premières parties sont vraiment somptueuses. S'y s'affrontent en douceur les générations et surtout les moeurs rurales du prétendant situé à Guérande et celles citadines des protagonistes qui maltraitent les sentiments de ce garçon. On se laisse ici guider par une description des personnages réussie, dans ce milieu noble de province et bourgeois de Paris. Une lecture est ainsi agréable et intuitive. Comme dans d'autres chef-d'oeuvres De Balzac, certains passages mettent en extase le lecteur (du moins, moi!).
Alors pourquoi ce livre n'est pas jugé à sa juste valeur ? En cause, l'écriture très tardive de la troisième partie, beaucoup moins réussi et surtout très décalée du reste! Pour vous dire, au même moment, je lisais "César Birotteau" (je n'ai jamais passé autant de temps pour lire un livre de ce volume, j'espère le finir avant cette été pour ne pas oublier le début) et je ne savait plus lequel je lisais. Pourtant "César.." a une approche bien moins abstraite, d'un point de vue romanesque.
Soyez sur que ce livre vous est destiné si comme moi vous avez vibré, par tant d'émotion, à la lecture du "Lys dans la vallée". Ici, plus de légéreté, de trahison et de complot. En bref, il conviendra à un plus grand nombre.
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
Josepha_AnhJosepha_Anh   26 avril 2014
- Me marier à mon âge ?... dit-il en jetant à sa mère un de ces regards qui font mollir la raison des mères.
Serais-je donc sans belles et folles amours ? Ne pourrais-je trembler, palpiter, craindre, respirer, me coucher sous d'implacables regards et les attendrir ? Faut-il ne pas connaître la beauté libre, la fantaisie de l'âme, les nuages qui courent sous l'azur du bonheur et que le souffle du plaisir dissipe ? N'irais-je pas dans les petits chemins détournés, humides de rosée ? Ne resterais-je pas sous le ruisseau d'une gouttière sans savoir qu'il pleut, comme les amoureux vus par Diderot ? Ne prendrais-je pas, comme le duc de Lorraine, un charbon ardent dans la paume de ma main ? N'escaladerais-je pas d'échelles de soie ? ne me suspendrais-je pas à un vieux treillis pourri sans le faire plier ? ne me cacherais-je pas dans une armoire ou sous un lit ? Ne connaîtrais-je de la femme que la soumission conjugale, de l'amour que sa flamme de lampe égale ? Mes curiosités seront-elles rassasiées avant d'être excitées ? Vivrais-je sans éprouver ces rages de coeur qui grandissent la puissance de l'homme ? Serais-je un moine conjugal ? Non !
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Josepha_AnhJosepha_Anh   24 avril 2014
Toute grande âme, en venant là, sera saisie par les beautés spéciales du paysage qui déploie ses savanes après le parc, dernière végétation du continent. Ces tristes carrés d'eau saumâtre, divisés par les petits chemins blancs sur lesquels se promène le paludier, vêtu tout en blanc, pour ratisser, recueillir le sel et le mettre en mulons ; cet espace que les exhalaisons salines défendent aux oiseaux de traverser, en étouffant aussi tous les efforts de la botanique ; ces sables où l'oeil n'est consolé que par une petite herbe dure, persistante, à fleurs rosées, et par l'oeillet des Chartreux ; ce lac d'eau marine, le sable des dunes et la vue du Croisic, miniature de ville arrêtée comme Venise en pleine mer ; enfin, l'immense océan qui borde les rescifs en granit de ses franges écumeuses pour faire encore mieux ressortir leurs formes bizarres, ce spectacle élève la pensée tout en l'attristant, effet que produit à la longue le sublime, qui donne le regret de choses inconnues, entrevues par l'âme à des hauteurs désespérantes. Aussi ces sauvages harmonies ne conviennent-elles qu'aux grands esprits et aux grandes douleurs.
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Josepha_AnhJosepha_Anh   17 août 2015
L'on croit qu'Othello, que son cadet Orosmane, que Saint-Preux, René, Werther et autres amoureux en possession de la renommée représentent l'amour ! Jamais leurs pères à coeur de verglas n'ont connu ce qu'est un amour absolu, Molière seul s'en est douté. L'amour, madame la duchesse, ce n'est pas d'aimer une noble femme, une Clarisse, le bel effort, ma foi !... L'amour, c'est de se dire : "Celle que j'aime est une infâme, elle me trompe, elle me trompera, c'est une rouée, elle sent toutes les fritures de l'enfer..." Et d'y courir, et d'y trouver le bleu de l'éther, les fleurs du paradis.
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FortunaFortuna   30 mai 2015
La nature regimberait-elle sous le joug social ? la nature veut-elle que l'élan de la vie donnée soit spontané, libre, que ce soit le cours d'un torrrent fougueux, brisé par les rochers de la contradiction, de la coquetterie, au lieu d'être une eau coulant tranquillement entre les deux rives de la Mairie, de l'Eglise ?
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AMRAMR   28 août 2018
Le mariage ne se compose pas seulement de plaisirs aussi fugitifs dans cet état que dans tout autre, il implique des convenances d'humeur, des sympathies physiques, des concordances de caractère qui font de cette nécessité sociale un éternel problème. Les filles à marier aussi bien que les mères connaissent les termes et les dangers de cette loterie, voilà pourquoi les femmes pleurent à un mariage, tandis que les hommes sourient. Les hommes croient ne rien hasarder, les femmes savent bien tout ce qu'elles risquent.
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