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ISBN : 2352879396
Éditeur : Archipoche (09/11/2016)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 257 notes)
Résumé :
Pour les hommes du 231e régiment d'infanterie, les différences d'âge et de condition sociale n'importent plus. Tous sont venus s'enterrer dans les tranchées boueuses de Crouy, sous la pluie et le feu de la mitraille allemande. Leur seule certitude face aux armées ennemies: "I'faut t'nir". Barbusse fut l'un des leurs. Tiré de ses carnets de guerre, ce roman, prix Goncourt 1916, révéla à ceux de l'arrière le quotidien des poilus: leur courage, leur camaraderie, leur a... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
zwyns
  19 février 2015
magnifique roman de guerre s'il en est,Barbusse a bien mérité le Goncourt,roman formidable,témoignage de cette époque effroyable que peu de correspondants de guerre d'aujourd'hui sont incapables de comparer.Il y a du Hugo,du Balzac, du Zola,et d'autres encore dans ce récit.Même l'horreur en devient belle sous sa plume...Tout ce qu'il décrit nous semblons le vivre à l'instant présent et avec les mêmes émotions,voire les mêmes terreurs,les mêmes dégouts.
Mais bon sang pourquoi avoir envoyer deux masses de citoyens paisibles et industrieux à la boucherie pour des empires déliquescents.Alors que bientôt
d'autres monstres bardés d'idéologies encore plus funestes et horribles arrivaient pour leur succéder...Et ce n'est pas fini...
Je termine en citant Brel: Mais pourquoi ont-ils tué Jaurès ?






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MAXINE
  04 octobre 2017
PREMIERE MASSE CRITIQUE
Trois jours ont suffi pour lire le livre d'Henri Barbusse et voilà bientôt deux semaines que je m'évertue à écrire des critiques qui me laissent totalement insatisfaite.
Comment aborder cette oeuvre magistrale ?
Devrai-je être factuelle ? Les chiffres ne manquent pas, pour justifier le nom de « Boucherie » attribué à ce premier conflit mondial et surtout fratricide.
Pourquoi ne pas opter pour les descriptions ? À travers les lignes du soldat Barbusse, engagé volontaire en août 1914, à l'âge de 41 ans malgré une santé fragile et versé sur le front Nord de la France en janvier 1915, c'est toute une escouade qui partage son quotidien avec la France (cote 119 du Crouy – Bataille de l'Artois). Et quel quotidien ! Trois générations d'hommes venus de tous les coins du territoire, exerçant dans le civil des métiers différents, mais unis par une même envie viscérale de tenir face à l'ennemi … pour survivre et rentrer à la maison. L'ennemi, pourtant n'est pas toujours celui que l'on imagine et dans les tranchées, français et allemands ont des ennemis communs : la pluie, la boue, le froid, la peur, la faim, l'ennui.
Sous la plume du soldat Barbusse, les échanges des gars de l'escouade se gravent dans l'éternité, quand bien même ils disparaissent lors d'un assaut, ou d'une patrouille ; l'anéantissement total du village de Souchez fait prendre conscience du sens réel de ce qu'est la guerre, les soldats étendus sont aussi bien français qu'allemands et personne ne s'en félicite.
Tenir, tenir exécuter les ordres et tenir encore. Telle est la réalité de la guerre sur le terrain, celle des soldats, celle des tranchées, pas celle des généraux, pas celle des « embusqués » dans leurs bureaux, ni des civils qui rentrent eux aussi tous les soirs dormir dans leurs lits bien propres et bien chauds. Tenir pour nos enfants, pour que leur avenir soit radieux, pour leur offrir la paix. Ils y croient tous, sauf le soldat Barbusse, qui lui hurle à l'intérieur, car c'est un pacifiste et il pleure de voir tous ces humains et leurs errements, leurs espoirs erronés qui les font vivre et quelques fois confinent à l'aveuglement.
Que dire d'autres sinon que cette lecture revient sans cesse me hanter.
Que j'ai été plus sensible à ce livre qu'à celui de Erich Maria Remarque « À l'Ouest, rien de nouveau » non pas pour des raisons de qualités littéraires, mais plus probablement parce que j'ai lu le premier comme la mère que je suis et le second comme une femme, qui plus est préoccupée par le climat politique mondial.
Si des hommes ont témoigné pour les générations futures, c'est-à-dire, nous, il serait tout simplement honteux voire criminel de ne pas écouter ce qu'ils ont à nous dire et de ne pas nous en inspirer.
Je remercie sincèrement Babelio et les Éditions Archipoche de m'avoir permis de découvrir ce trésor incontournable dans une édition aussi raffinée.
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ibon
  11 octobre 2017
Merci aux éditions Archipoche et à Babelio pour cet envoi tombé pile dans ma boîte aux lettres. Ce sont de fins artilleurs. Heureusement que ce n'est qu'un livre.
Pourtant ce livre est bien plus puissant qu'un obus. Paru en 1916, en France, en plein effort de guerre, sous la forme d'un journal, il révèle le quotidien, les drames et les horreurs d'une escouade en première ligne dans les tranchées et suggère l'absurdité du conflit quand, dans un champ de boue , Allemands et Français se confondent et s'allongent les uns à côté des autres sans discernement , à bout de force.
Céline a hurlé son dégoût de la guerre -et de la vie en général- dans son « voyage au bout de la nuit ». Mais Barbusse se met en retrait de la narration, à aucun moment il ne parle de lui et il n'expose pas une rage comme Céline. Il s'en tient aux faits d'armes de ses compagnons.
Cependant, un message subliminal est sussuré, dans le fracas de fer et de feu, qui passe à travers la censure et les lignes du front : qu'on arrête le bourrage de crâne et toute cette boucherie !
Ce prix Goncourt, de 1916, est un centenaire toujours vif dans l'action et dans le style avec des dialogues que ne renieraient pas Dard ou Audiard.
C'est un témoignage qu'il faut avoir absolument lu pour comprendre ce qui se passe sur un même endroit occupé pendant 6 mois par deux énormes armées qui s'affrontent au corps à corps après avoir labouré la terre grâce à une artillerie incessante qui mélange le sang et le fer tout en exhumant ceux que les brancardiers n'ont pu ramasser lors de la précédente attaque...
Aujourd'hui il pleut et mes habits sont mouillés. Je les ai changés. Je ne vais pas dormir dans le froid, l'humidité, les rats et la vermine en attendant l'ordre d'avancer de nuit dans un boyau le fusil à la main. Je vais revoir ma famille et je pense à Cocon, Biquet, Poterloo, Fouillade et à la multitude, dont le nom orne les cimetières militaires , et qui n'ont jamais revu la leur.
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Levant
  18 décembre 2015
En peine de décrire l'inconcevable, la plupart se sont tus.
Henri Barbusse a su trouver les mots. Il a su leur donner un sens pour exprimer ce qu'aucune imagination n'aurait pu concevoir.
Il a su écrire l'horreur des tranchées : la boue, le froid, la vermine, les odeurs nauséabondes, la peur qui glaçait le sang quand le cri du gradé commandait de monter à l'assaut.
Il a su nous parler de ces hommes fauchés par la mitraille, agonisant sans secours, des survivants qui entendaient leurs plaintes s'éteindre dans la nuit, des corps déchiquetés qui n'étaient déjà plus rien, plus que chair pourrissante, à rendre l'atmosphère irrespirable.
Il a su dire l'incompréhension de ces humbles, extirpés de leur atelier, de leur ferme, pour aller en affronter d'autres, aussi mal lotis. Il a su dire l'attente angoissée des épouses, la terreur de voir le maire du village s'arrêter devant la porte, revêtu de son costume sombre et de son écharpe tricolore.
Henri Barbusse a su écrire tout cela. Avant même que cela ne cesse. Avant même que l'abattoir officiel n'arrête sa funeste entreprise, sous couvert de patriotisme. Avant même que la folie collective ne s'éteigne. Et que renaisse l'espoir. Enfin.
La première guerre mondiale est un événement qui me fascine d'horreur. Mon imagination est dépassée par la dimension inconcevable de pareil mépris de la personne humaine.
Henri Barbusse n'a pas eu besoin d'artifice pour décrire l'horreur. Les mots de tous les jours ont suffi. Car l'horreur était le quotidien des tranchées.
Le feu. Un ouvrage qui vous prend aux tripes.

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gill
  07 juin 2012
Henri Barbusse, engagé dans les tranchées en 1914, décrit objectivement dans ce livre la vie de son escouade.
Il raconte la vision des bombardements, la fatigue surhumaine qu'engendrent les corvées, l'attente dans les tranchées, la lutte contre la pluie et la boue et la grande fresque tragique des assauts.
Cet ouvrage qui met la guerre à nue, devient le plus formidable réquisitoire contre la guerre.
Prix Goncourt 1914, ce cri de vérité, d'un grand courage, n'a pas vieilli, il est l'oeuvre d'un grand auteur pacifiste et moderne.
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Citations & extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
AthalentheAthalenthe   17 octobre 2017
C'est avec nous seulement qu'on fait les batailles. C'est nous la matière de la guerre. La guerre n'est composée que de la chair et des âmes des simples soldats. C'est nous qui formons les plaines de morts et les fleuves de sang, nous tous dont chacun est invisible et silencieux à cause de l'immensité de notre nombre. Les villes vidées, les villages détruits, c'est le désert de nous. Oui, c'est nous tous et c'est nous tout entiers.
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AthalentheAthalenthe   17 octobre 2017
On est des machines à oublier. Les hommes, c'est des choses qui pensent un peu, et qui, surtout, oublient. [...]
-Ah ! si on se rappelait ! s'écria l'un.
-Si on s'rappelait, dit l'autre, y aurait plus d'guerre !
Un troisième ajouta magnifiquement :
-Oui, si on s'rappelait, la guerre serait moins inutile qu'elle ne l'est.
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AthalentheAthalenthe   17 octobre 2017
Deux armées qui se battent, c'est comme une grande armée qui se suicide !
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Gwen21Gwen21   06 octobre 2017
On distingue de longs fossés en lacis où le résidu de nuit s'accumule. C'est la tranchée. Le fond en est tapissé d'une couche visqueuse d'où le pied se décolle à chaque pas avec bruit, et qui sent mauvais autour de chaque abri, à cause de l'urine de la nuit.
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Gwen21Gwen21   05 octobre 2017
L'avenir est dans les mains des esclaves, et on voit bien que le vieux monde sera changé par l'alliance que bâtiront un jour entre eux ceux dont le nombre et la misère sont infinis.
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Video de Henri Barbusse (2) Voir plusAjouter une vidéo

Henri Barbusse : Lettres à sa femme 1914 1917
A la Cité Internationale Universitaire de Paris, Olivier BARROT reçoit Xavier HOUSSIN sur le livre d'Henri BARBUSSE "Lettres à sa femme 1914-1917". Il s'agit de la correspondance de guerre de 1914 à 1917 d'H. BARBUSSE pour sa femme, où l'auteur relate son quotidien au front.
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