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ISBN : 2213679134
Éditeur : Fayard (20/08/2014)

Note moyenne : 2.79/5 (sur 24 notes)
Résumé :

Lors de la dernière présidentielle, c'est dans un petit village de l'est de la France qu'un parti d'extrême droite réalise son meilleur score.

Des journalistes sont dépêchés pour se pencher sur le phénomène. Parmi eux, de retour en France après avoir passé vingt ans au Moyen-Orient, coupé du pays natal depuis trop longtemps pour manier un discours de circonstance, Pierre arrive sur les lieux.

Accompagné d'un preneur de son ave... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
kathel
  30 septembre 2014
Aujourd'hui, vous avez de la chance ! Enfin, du moins, ceux qui comme moi, remplissent des listes interminables de livres à lire absolument, ou qui en ont assez que tous les romans de la rentrée soit unanimement formidables, à en croire les hebdomadaires ou mensuels consacrés à la littérature.
Pourtant, ce roman de Thierry Beinstingel, je l'avais repéré et élu entre six ou sept romans de la rentrée présents sur l'étagère des nouveautés à la bibliothèque. J'avais beaucoup aimé, tant pour le fond que pour la forme, Retour aux mots sauvages ainsi que Ils désertent, deux romans qui l'un autant que l'autre savaient marier des tableaux de notre société, du monde du travail, avec une langue originale et tout à fait en adéquation avec les thèmes.
Dans ce troisième roman que je lis, un journaliste rapatrié du Moyen-Orient se voit attribuer, un peu par défaut, un reportage au coeur d'un village de Haute-Marne qui s'est fait remarquer pour avoir fait le score le plus élevé à la dernière présidentielle pour un parti d'extrême-droite jamais nommé, mais dont les initiales figurent en couverture du roman. Il est accompagné d'un preneur de son aveugle, et le duo s'installe dans une chambre d'hôtes de ce village, et tend son micro ici ou là. Quelques personnages émergent, une agriculteur vieillissant, le maire, un ado amoureux, une femme au foyer délaissée…
Mais cette fois, de mon point de vue, ça ne marche pas. La forme semble intéressante, tout d'abord, avec des chapitres qui alternent le point de vue du reporter, et d'autres qui forment une sorte de choeur qui commente l'histoire du village, depuis les origines. Des personnages historiques reviennent dont un poète que l'auteur semble affectionner. Je ne vois vraiment pas ce qu'Arthur Rimbaud vient faire dans ce livre (ça marchait mieux dans Ils désertent) et dans ce village : à la troisième ou quatrième évocation du frais cresson bleu, j'ai commencé à m'agacer, mais la répétition, les listes, semblent des figures récurrentes choisies par l'auteur, et donc j'ai dû m'y faire.
J'ai relevé quelques clichés au coeur de chapitres assez passionnants, ce qui ne m'a pas empêché de continuer. Pourtant, au fur et à mesure des pages, et malgré un drame qui relance l'intérêt, j'ai eu l'impression que le roman tournait en rond, et ne m'apportait plus rien. Je l'aurais volontiers vu avec quelques dizaines de pages en moins. Il est sans doute plus ambitieux que les deux précédents, mais semble moins personnel, et c'est peut-être son défaut… Je n'irai pas par quatre chemins, mon sentiment est plus proche de la déception que de l'enthousiasme. Nul doute que d'autres le trouveront passionnant, mais au moins, vous le saurez : il ne plaira pas à tout le monde !
Lien : http://lettresexpres.wordpre..
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TRIEB
  01 octobre 2014
Dans ce roman, Pierre, un journaliste, se rend dans un petit village de l'est de la France .Le but de son reportage : expliquer le score élevé réalisé par l'extrême droite lors des récentes élections .Pierre arrive sur les lieux, accompagné de son preneur de son, rendu aveugle par un accident quelques années plus tôt. Mais très vite, on comprend que Thierry Beinstingel veut nous faire faire un long détour par nos fausses certitudes , l'usage excessif et répétitif de notre histoire , la décadence de notre vocabulaire , la faiblesse de nos argumentaires dans les débats et discussions publics .Ainsi , Pierre , qui nous indique que son rédacteur-en-chef lui a transmis une consigne décisive : une seule question, un seul sujet , et persévérer en cas d'absence de réponse , découvre t-il l'existence d'une pierre préhistorique qui serait cachée sous l'église du village : « Jean dit encore : le village a une longue histoire .Tenez, l'église :il paraît qu'une pierre préhistorique est cachée dessous .Il a souligné « préhistorique » d'un doigt levé d'un mouvement de menton .C'est l'adjectif le plus lointain qu'il connaît, le plus digne de respect, incontestable et imparable . »
Ce qui est dénoncé avec force ironie, c'est aussi l'absence de facteurs unificateurs, de raisons véritables de se rassembler. Ainsi, à propos de l'effacement d'un trait d'union sur une pancarte, l'auteur accomplit une digression éloquente vers la signification de ce signe, ou les conséquences de son absence … « le trait d'union ne relie plus personne .Reste l'élan mystique, le poids des corps morts, l'élévation des âmes, les mots d'une histoire que nous forgeons sans y penser. »
Autre grave défaut de notre société dénoncé dans le récit, la solitude qui aboutit à la médiocrité, la petitesse d'esprit : »La politique, oui, la voici : quatre personnages, un aveugle éclairé, une femme délaissée, un adolescent amoureux, un journaliste déboussolé (…) l'ensemble formant nos petits arrangements, nos faibles accommodements. »
C'est de l'état du pays que nous entretient Thierry Beinstingel, en faisant appel à l'histoire, à la dénonciation de nos lieux communs, à Arthur Rimbaud , dont une citation, avant la première page explicite le titre de l'ouvrage ,et dont les allusions à de multiples épisodes de sa vie éclairent le roman .Texte convaincant mais qui aurait gagné à être raccourci , car la démonstration est faite , largement avant la conclusion du texte .
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bartok79
  15 septembre 2014
Un livre déroutant, sans doute, mais un livre envoûtant, c'est sûr !
Pierre, sauve la vie d'un grand reporter, là-bas, quelque part au moyen orient.
Pierre est partie de France depuis 20 ans, il fait office de guide touristique en Afrique, en Iran, dans ces pays qui le possèdent et où il se sent bien.
Après son acte d'héroisme, il est rapatrié en France et le rédacteur en chef du journal, pour le remercier lui confie un reportage : chercher à savoir pourquoi, un village du nord a voté massivement extrême droite, alors que rien ne le justifie.
Mais Pierre n'est pas journaliste !
Il se retrouve associé avec un preneur de sons quasiment aveugle, suite à un accident de plongée.
Pierre est déraciné, il est là sans y être, son esprit est là-bas avec les gens qu'il aime.
Il va voir le maire du village, «ICI, c 'est trois lettres comme une île, un endroit minuscule» qui lui tient un discours tout fait, le roi de la langue de bois.
Pierre n'est pas à son "reportage", son esprit est en Iran à Ispahan, où son amour l'attend, il est sur les pistes africaines avec "un jeune homme maigre et édenté" qui y vend du miel. Il est avec Rimbaud, Jules ferry le colonisateur, le général Boulanger et son suicide sur la tombe de sa bien aimée, une femme de petite vertu, Flaubert et madame Bovary qu'il identifie à Emma la femme rejetée qui tient le gîte où ils sont hébergés. .
Mais la question : Pourquoi une majorité de villageois a voté extrême droite ?
IL n'en est plus question.
Il finit par s'ouvrir et a une certaine intimité avec certaines personnes du village, il s'attache à eux et le drame surviendra...
L'auteur dit : «C'est la première fois qu'il fait mourir un personnage»
Ce livre c'est une auberge espagnole où chacun pioche ce qu'il a envie et il y a de la matière.
Les chapitres sont très courts, ce qui donne du rythme, le style est foisonnant, c'est le genre de livre qui rend intelligent les curieux. On y a rendez-vous avec la poésie, l'aventure, l'histoire, la colonisation, l'amour, l'immigration clandestine des humains et des loups, la fin nous donne une grande leçon d'espoir .
Mais si vous voulez avoir une réponse à la fameuse question :
Pourquoi une majorité de villageois ont voté extrême droite ? Passez votre chemin....
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bdelhausse
  26 mai 2015
So what ! Tout ça pour ça?
Intrigué, dérouté, je le suis très certainement au terme de la lecture de Faux Nègres de Thierry Beinstingel. le premier mouvement est de tout évacuer d'un geste du bras. Chaotique, confus, inabouti, oui, j'ai ces mots en tête.
Mais également fascinant, interpellant, captivant. Pas catpivant par la simple et banale répétition de mots ou d'expressions, comme les "cressons bleus", le "village d'ici comme une île"... Mais par l'aspect circulaire des choses. On revient sans cesse dans le roman... non, dans le récit de Beinstingel aux fondamentaux, aux basiques, à nous, à notre identité, à notre inconscient collectif, à nos grandes interrogations...
Mais là, l'auteur nous tackle grave... l'inconscient collectif se raconte dans le livre. OK l'alternance "un chapitre individuel, un chapitre collectif", c'est drôle un moment, et puis on se lasse quand même. Et l'auteur triche un peu en mélangeant tout, surtout après les 300 premières pages (sur 420 que compte le livre).
Revenons à cet inconscient, multiforme, qui nous éclaire sur nos racines, sur nos schémas comportementaux, sur nos soi-disant valeurs occidentales... Il nous mystifie, nous embobine, nous emberlificote... ça y est, d'ailleurs, j'aligne les synonymes comme Beinstinger... dire que cette façon d'accumuler des mots, des synonymes m'a plu, ce serait un peu exagérer. Mais il y a dans cette façon de faire, une répétition qui agit comme un mantra. On finit par attendre de cet inconscient qu'il glose et nous anesthésie par son discours lénifiant. A mon avis, c'est le but recherché par Beinstinger.
On est donc dans le récit plutôt que dans le roman. Pour un peu, je dirais même qu'il s'agit d'un essai...
Un ami qui voyait le titre du livre s'est écrié "Faux nègres... vrais blancs?"... et il n'est pas loin de la vérité, je trouve... qu'est-ce qu'un vrai blanc... c'est aussi la question que pose Beinstinger. le fil rouge, l'enquête sur pourquoi un village de l'Est français vote extrême-droite en si forte proportion, ce fil rouge finit par se dissiper et on plonge dans le vécu des gens, des ces gens qui adoptent individuellement des comportements différents de l'attitude collective. Mais devant le drame
Là où (à mon avis) Beinstinger se trompe, c'est que les gens ne sont plus aussi honteux qu'avant de voter pour un parti à mèche blonde.
Reste une aventure humaine, qui pourrait s'écrire de manière plus fluide, plus directe et plus concise. Trop peu de tension, à mon goût, également. Même si par son côté répétitif, et les chapitres très courts, le lecteur y revient...
Rimbaud, Baudelaire, Simon, le président à tête de chérubin, les protagonistes directs ou collectifs se fondent dans un récit humain, dont on ressort plein de questions, sans la moindre réponse, sur les valeurs, la société, le rapport à l'autre, la providence... C'est aussi cela que je cherche dans un livre.
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motspourmots
  21 août 2014
Ce roman est un sacré bouquin.
Pas toujours facile à lire mais sans aucun doute intrigant et surtout intéressant dans sa construction et son fil narratif.
Une plongée dans la France profonde, loin de Paris et du microcosme.
Point de départ : des journalistes sont envoyés en reportage dans un petit village de l'Est de la France dont la particularité est d'avoir donné à un parti d'extrême droite son meilleur score lors de la dernière élection présidentielle.
Comment ? Pourquoi ?
Ce sont les questions que va s'attacher à poser Pierre, journaliste par accident, lui qui revient sans vraiment l'avoir voulu d'un exil de vingt ans au moyen orient... Imaginez un peu la confrontation entre Pierre, redécouvrant le pays dont il s'est coupé depuis si longtemps qu'il en devient un nouveau territoire, Pierre, ouvert sur d'autres cultures au point d'en avoir épousé les environnements, adopté les façons de vivre et ces habitants auprès desquels il tente désespérément d'obtenir la réponse à cette question : pourquoi le front national ?
Accompagné de Frédéric, un preneur de son aveugle, personnage aussi savoureux qu'attachant, Pierre écoute ses interlocuteurs parler, réciter, inventer... sans jamais vraiment répondre. Tandis que pendant ce temps, les vies et les destins se dessinent...
Plume incisive, notes poétiques, interrogations historiques, politiques, contextuelles... C'est dense et c'est riche.
Disons que ça ne peut pas laisser indifférent.
Une lecture tout sauf inutile.

Lien : http://www.motspourmots.fr
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critiques presse (1)
Lexpress   25 août 2014
Les 20 premières pages du récit peuvent dérouter, mais il faut passer outre et, très vite, on est pris par le charme entêtant de ce Clochemerle revisité par la mondialisation. L'auteur n'a pas son pareil pour décrire l'odeur du gel douche dans un gymnase vide, le bruit obstiné de la tondeuse qui démarre le samedi après-midi et la mélan colie des panneaux défraîchis "A vendre" devant des volets clos...
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   02 décembre 2014
Chemins parcourus : l'un qui ne bouge pas, pieds dans la terre domestique, l'autre qui s'évade d'un monde sauvage qui ne le retenait pas. Au final ,des idées différentes : celui qui refuse l'étranger par méfiance familiale, vieux souvenirs d'invasions séculaires, et l'autre, presque vingt années à parler d'autres langues, à traverser d'autres paysages au point de, revenu par inadvertance au pays natal, ne plus rien comprendre et d'endosser par erreur un costume de journaliste de pacotille. Même la question du rédacteur en chef (pourquoi les gens d'ici votent à l'extrême droite ?) lui demeure obscure. Son seul souvenir avant de partir, il grattait à la truelle des affichettes qu'un quidam s'évertuait à coller sur le poteau EDF en face de l'immeuble familial. C'était au début des années quatre-vingt dix, juste avant qu'il ne quitte le pays. L'extrême-droite était alors à l'image de ces flammes bleu, blanc, rouge, engluées par des colles nauséabondes, dispersées au hasard d'un espace public disjoint, armoires électriques, feux tricolores, abribus, poteaux indicateurs, cabanes de chantier, piles de pont. Prospectus de mauvais papier, limités aux maisonnettes de cantonniers, balancés sur le plastique des balançoires des jardins publics, à la manière d'un exotisme revanchard, marquant l'incongruité d'un discours alors dépassé. A son arrivée à l'aéroport, sur le titre des quotidiens, sur les périodiques des salles d'attente des hôpitaux, dans les premières heures de son retour, cette nouvelle notoriété de l'extrême droite lui saute à la gorge, s'affiche à la une et aux places d'honneur d'un espace public devenu soudainement cocardier. Les petites affichettes, grattées à la truelle, ont maintenant le format de poster de music-hall, un Kärcher ne suffirait pas à les décoller. La télévision relaie un discours pétainiste, une droite décomplexée s'époumone. Il avait quitté son pays à la Ve République : on joue maintenant retour vers le futur dans un espace incertain qui ressemble aux atermoiements de la IIIe.
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bartok79bartok79   15 septembre 2014
Un enfant qui meurt ou la littérature, des histoires ou la chanson des morts : Que choisir ? Rien, ne pas choisir, laisser faire seconde après seconde cette illusion d'existence tenue en nous, cette impression de l'illimité. Pour la percevoir, nous avons balisé le temps, secondes, minutes, heures, années, siècles, millénaires, l'accélération à rebours nommé histoire, la séquence des dates, leurs proximités (30 septembre 1891 : mort du général Boulanger; 10 novembre 1891 : mort de Rimbaud) leurs éloignements (la fête négre du marchand Paul Guillaume le 10 juin 1919, quarante six ans après les faux nègres du poète). Leurs intervalles passées sous silence : entre la mort de Rimbaud et 1919, il y a l'affaire Dreyfus. Entre 1938, date à laquelle Saint-John Perse négocie les accords de Munich, et le 28 mai 1964, où Claude Simon apostrophe Jean-Paul Sartre, il y a trois guerres, une mondiale et deux petites, Indochine et Algérie. Ne pas choisir, laisser faire.
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kathelkathel   30 septembre 2014
Le premier pavillon de ce premier lotissement existe toujours. Il appartient à présent à un routier solitaire et les volets sont toujours fermés. Les autres occupants sont arrivés à la suite du premier avec les mêmes ambitions, avoir une baignoire, une chambre pour chacun des enfants. La plupart sont restés. À l’époque, faire construire était un aboutissement durable. Nous comptons maintenant deux veufs, trois veuves et quatre couples vieillissants. Ceux qui ne se sont pas brouillés au fil des années s’échangent à l’occasion les photographies des petits-enfants.
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TRIEBTRIEB   01 octobre 2014
Le trait d’union ne relie plus personne .Reste l’élan mystique, le poids des corps morts, l’élévation des âmes, les mots d’une histoire que nous forgeons sans y penser
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motspourmotsmotspourmots   21 août 2014
L'aube, à l'heure où blanchit la campagne, n'est pas celle de Hugo, ni celle de Rimbaud, sa bonne pensée du matin, encore moins celle de Verlaine, cette aube qui grandit. L'aube d'ici (trois lettres comme une île) n'attend rien, ne provoque pas grand-chose. Elle arrive et c'est tout, c'est le réveil.
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