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EAN : 9782260024170
162 pages
Éditeur : Editions Julliard (18/08/2016)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 10 notes)
Résumé :
« Qu'est-ce que la chronique ? Un art simple et difficile. Un art de ne rien dire à propos de tout, de tout dire à propos de rien. Une chronique, c'est du verre soufflé, un paraphe de libellule sur l'épaisseur du calendrier, une tache d'encre qui aurait une âme, une jolie chiquenaude de mots, une sorte de poème pour le ministère des Postes, un bouquet de lieux communs passés au tamis, une sonatine pour l'indicateur des chemins de fer. Et bien d'autres choses encore.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
oran
  24 août 2016
Rentrée Littéraire :
Qu' est-ce qu'une biographie ? En se référant au « Petit Larousse » on note que ce mot est formé de « bios : vie » et de « graphein : écrire » , c'est donc un écrit qui raconte la vie de quelqu'un.
Qu'est-ce qu'un biographe ? c'est celui qui écrit ce genre d'histoire avec le désir de livrer sa propre interprétation, d'affirmer son intérêt pour l'individu choisi , le valoriser, avec la volonté de transmettre un témoignage personnel, conserver sa mémoire , le sortir de la gangue de l'oubli…
Le biographe est souvent partial , pas toujours objectif, mais il sait écrire et encore mieux raconter, souvent il devient hagiographe.
Et bien après avoir lu « Biographies non autorisées » petit livre de 150 pages, je peux vous affirmer que Jacques André Bertrand est un talentueux biographe, mais quand même, quelque peu particulier !
Il a choisi de nous présenter 20 « biographies », tout à fait exclusives, fantasques parce que tour à tour, il va nous raconter « la vie » de Dieu, de la cellule, de la famille araignée, de la première épouse, de Lucifer, de la larme, de la première vague, de la mélancolie, du temps …
Ses écrits s'alimentent de toutes les matières et disciplines : histoire, géographie, physique, mythologie, linguistique, philosophie, politique …
C'est iconoclaste mais aussi savoureux, truculent, poétique, cocasse, subtil, plein d'humour, de tendresse, de sagesse…
Sur la 4 e de couverture, une citation de Léon-Paul Fargue définit ce qu'est une chronique :
« Qu'est-ce que la chronique ? Un art simple et difficile. Un art de rien dire à propos de tout, de tout dire à propos de rien. Une chronique, c'est du verre soufflé, un paraphe de libellule sur l'épaisseur du calendrier, une tache d'encre qui aurait une âme, une jolie chiquenaude de mots, une sorte de poème pour le ministère des Postes, un bouquet de lieux communs passés au tamis, une sonatine pour l'indicateur des chemins de fer. Et bien d'autres choses encore… »
Et bien, toutes les suggestions énumérées ci-dessus peuvent s'appliquer idéalement aux « bio » non autorisées de Bertrand.
Mais au-delà d'une simple lecture , il y a matière à réflexion et chacun peut apporter sa contribution pour enrichir ces histoires , les compléter avec ses propres ressentis, sa culture, ses souvenirs, ses expériences, sa sensibilité, les faire vivre, revivre, survivre, en y apportant sa part personnelle de vérité, d'imaginaire aussi.
Un livre qui m'a fait penser « au parti pris des choses » de F. Ponge, et à « Y regarder de plus près » d'Olivier Rolin.

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GribouilleLechat
  12 octobre 2016
Ce livre n'est pas un roman, mais un recueil de petites chroniques, chacune étant censée être la biographie d'une personne -réelle ou mythologique - , d'une chose (matérielle ou immatérielle) ou d'un concept, d'une idée. Pour vous donner quelques exemples, vous aurez les biographies non autorisées de Dieu, de Lucifer, de la Larme, de la Fumée, de Mélancolie (et non pas "la" Mélancolie, comme si l'on parlait d'une personne), du Destin, du Temps, de la Liberté de penser, du narrateur (l'auteur ?) ainsi que de sa première épouse...
Chaque biographie est très courte (environ 4 pages) et l'auteur nous présente chaque "sujet" comme s'il s'agissait d'une personne en partant de ses origines, et en venant vers le présent, montrant ce qu'est devenu ce sujet, et comment, éventuellement, nous le percevons aujourd'hui, ses caractéristiques, son importance et son influence dans le monde...
Il n'est pas facile de parler de ce livre car c'est un peu un OVNI littéraire. Mais ce que je peux dire, c'est que cette lecture a été très agréable, pour moi. L'auteur nous apprend des choses sans se prendre au sérieux. D'ailleurs, le concept même de ce livre montre qu'il a de l'humour, et cet humour se retrouve dans ces "biographies". Mais il s'agit d'un humour très fin, très subtil, et j'ai très souvent souri devant l'intelligence de l'auteur qui, sans en avoir l'air, envoie quand même quelques "punchlines" bien sentis à des gens qui le méritent bien. Il ne s'agit pas de personnes précises, mais de catégories de gens : ceux qui attentent aux libertés des autres, les soi-disant "grands hommes", les gens intolérants qui veulent imposer leur façon de voir à tout le monde...
Certaines de ces biographies, comme celle de Mélancolie, sont pleines de poésie, d'autres d'ironie, mais toutes sont d'une grande culture, remplies de références, et jouent beaucoup sur les mots, les expressions, les proverbes... de même, l'auteur étaye souvent ses propos en s'appuyant sur des citations, des phrases empruntées à d'autres hommes de lettres. J'ai beaucoup aimé tout cela, même si, je l'avoue, il y a certaines références qui m'ont échappées.
Mais je tiens à préciser que ce n'est jamais pédant ou prétentieux. Au contraire, j'ai ressenti comme une grande humilité, de la part de cet auteur. Comme s'il s'amusait, avec ces chroniques, mais que c'était sans conséquence. A aucun moment il ne se pose en Monsieur-je-sais-tout ou en faiseur de morale.
Ce que j'ai aimé, également, c'est que je n'ai pas senti ses penchants politiques, dans ce qu'il disait, alors que de telles chroniques auraient largement pu lui donner l'occasion de faire part de ses opinions, mine de rien. C'était très neutre, tout en étant très humain. Et neutre ne veut pas dire "vide" ou "creux", car c'était tout sauf creux. C'était même très riche. En l'espace de trois ou quatre pages, il y a énormément de choses qui sont dites, et je pense qu'il doit y avoir plusieurs niveaux de lecture. D'ailleurs, l'ayant lu très rapidement, je n'ai sûrement pas tout appréhendé pleinement et il y a des subtilités que je n'ai sans doute pas saisi.
Et cela me donne envie de le relire, non seulement pour voir si je parviens à approfondir ma lecture, à y mettre encore plus de sens, mais également pour me replonger dans l'écriture de cet auteur, que j'ai beaucoup apprécié. Vraiment, ce mélange d'humour, de poésie et d'érudition était un vrai régal !

Conclusion : Un petit livre très agréable, d'une grande érudition, mais qui ne se prend pas au sérieux. de l'humour intelligent.
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Corboland78
  07 octobre 2016
Jacques-André Bertrand est un écrivain français né en 1946. Arès avoir passé son baccalauréat (philosophie) il entre à l'École supérieure de journalisme de Lille et devient ensuite journaliste professionnel pendant une douzaine d'années, avant d'écrire et de publier des livres. En 2015, il reçoit le Prix Alexandre-Vialatte pour Brève Histoire des choses et l'ensemble de son oeuvre. Ces Biographies non autorisées sont parues il y a peu.
Un petit bouquin difficile à cerner avec précision puisqu'il ne s'agit pas de biographies à proprement parler, ni d'un essai, ni de nouvelles et encore moins d'un roman, pourtant il y a un peu de tout cela là-dedans, nous dirons donc que ce sont des chroniques. Dix-neuf exactement, pourquoi pas vingt pour faire un compte rond ? Nous ne savons pas, mais qu'importe, ça colle avec l'esprit alambiqué de l'auteur.
Un bouquin qui s'explique par ce qu'il n'est pas : Ce ne sont pas des biographies dans le sens où on l'entend d'ordinaire, la preuve avec celle de la « mélancolie », de la « cellule », du « destin »… pour n'en citer que trois ; ce n'est pas un essai car nous n'y trouverons pas la rigueur ou le développement intellectuel que cela nécessiterait ; ce ne sont ni nouvelles ni roman, non plus. Pourtant on y trouve des versions personnelles sur la vie et la mort de Dieu, ou de Lucifer. Ici et là émergent des réflexions philosophiques – modestes – ou des dénonciations (les gens nuisibles, les intégristes…) et en creux un portrait de l'auteur.
Ce qui est certain et avéré par contre, c'est que le lecteur retrouvera ici ce qui caractérise l'oeuvre de Jacques A. Bertrand, un sens aigu de l'observation du genre humain, un don certain pour l'écriture et un sens de l'humour dont il ne se départit jamais.
Pour autant, ce talent paraît ici un peu gâché par beaucoup de n'importe quoi, porté certes par une plume alerte, une pensée souriante, cultivée et galopante de l'écrivain mais qui ne nous donne en fin de compte qu'un gentil petit ouvrage, très plaisant à lire mais franchement dispensable aussi. Les dix-neuf chapitres vivant indépendamment les uns des autres, faites un essai en picorant au hasard en librairie, l'un ou l'autre, avant de vous engager… si affinités.
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aaahhh
  30 octobre 2016
Quel joli petit recueil de brèves qui nous présente, avec autant de légèreté que de profondeur, des biographies aussi inattendues qu'improbables telles celles du temps, de la larme ou de la première vague... L'occasion pour Jacques A. Bertrand de nous donner à réfléchir sur la vie, les beautés et les monstruosités de l'existence, à sa manière, douce, tout en humour et en délicatesse.
Un bon moment de lecture et beaucoup de sourires assurés!
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yv1
  10 septembre 2016
J'aime les livres de Jacques A. Bertrand depuis que je l'ai découvert il y a vingt ans avec son très beau le pas du loup qui racontait les moments suivant le décès de sa maman et j'avais apprécié la délicatesse de l'auteur. Depuis, je l'ai relu plus ou moins fréquemment, pas toujours chroniqué soit parce que le blog n'était pas ouvert, soit parce qu'au début, je ne parlais pas forcément de tous les livres que je lisais. Néanmoins, j'ai écrit sur J'aime pas les autres.
Biographies non autorisées est évidemment un moyen détourné de parler des autres et de lui-même, de son rapport à la vie, à l'amour, à la mort et à l'humour qui sauve -presque- de tout, de prendre soi-même ou la vie trop au sérieux, et qui par une pirouette permet de se sortir de toutes les situations , : "Le clown est un gentleman. Roger Nimier affirmait un jour à Antoine Blondin que, dans certaines circonstances, l'homme élégant se devait de porter un nez rouge. Rien n'est plus vrai. Nous en avons toujours un dans notre poche. Chacun de nous a sa douleur secrète. le port du nez rouge est fortement conseillé. Avec une larme d'élégance." (p.120)
Chez Jacques A. Bertrand tout est élégance et légèreté qui cachent la gravité et la profondeur ; ce "nous" par lequel il se désigne pourrait être de la prétention, mais il est de la discrétion, une manière de rester incognito. Dans sa Biographie non autorisée de moi-même, il finit ainsi un paragraphe dans lequel il reconnaît ne pas aimer se mêler aux foules -et que je pourrais rependre à mon compte si je m'en souviens suffisamment longtemps : "Il n'est pas impossible que je sois un peu snob. Je ne suis personne, soit, mais je ne voudrais pas qu'on me prenne pour un autre." (p.85)
Une écriture malicieuse et joyeuse qui sait se faire mélancolique lorsqu'elle évoque justement la mélancolie, poétique ou onirique lorsqu'elle s'attarde sur l'araignée, Athéna ou la première vague, plus sérieuse lorsqu'elle parle des fondamentalistes dans une Biographie non autorisée de l'Homo Fundamentalis qui résonne fortement depuis les derniers attentats : "L'intégrisme n'est pas l'intégrité." (p.124), un auteur malin et érudit sans être pédant, des chapitres bourrés de références, enfin, bref, une lecture réjouissante.
L'art de la chronique n'est pas aisé, Jacques A. Bertrand le maîtrise parfaitement en y instillant beaucoup de lui, ce qui les rend particulièrement belles, joyeuses, enlevées, ... A déguster sans modération.
Lien : http://www.lyvres.fr
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
oranoran   24 août 2016
Biographie non autorisée de la Fumée
Le bruit court qu’il n’y aurait pas de fumée sans feu. Mais d’innombrable rumeurs sont dépourvues de tout fondement. Chimères.
La plupart des êtres humains s’efforcent de faire toujours un peu de fumée, en toutes circonstances. Par souci de discrétion, de protection et, à l’occasion, pour brouiller légèrement les choses. Nous faisons de même. Car il est prudent de se méfier de trop de clarté.
Le Commun des mortels, qui n’existe pas mais se révèle bien commode pour toutes sortes de démonstrations, n’y voit que du feu.
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Corboland78Corboland78   07 octobre 2016
Cependant il faut bien reconnaître qu’il se fabrique beaucoup trop d’enfants. Si au moins la Terre était plate, ainsi que le pensèrent nos ancêtres, et si l’Anglais Newton n’avait pas inventé la gravitation, le surplus, poussé vers les bords, basculerait dans le vide… La vision d’individus tentant de s’accrocher à quelques arbustes au bord de l’abîme aurait pu inspirer à Hieronymus Bosch un de ses meilleurs tableaux.
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oranoran   24 août 2016
Mélancolie
Ce fut peut-être une espèce de fleur (de la famille des renonculacées). Mais bientôt – l’évolution, le progrès ou la méprise -, il apparut qu’il s’agissait d’une jeune-femme attirante autant qu’étrange, troublante, inquiétante même par son apparente tranquillité.
Plusieurs spécialistes la rangèrent dans la classe des fées. D’autres dans celle des sorcières. Querelles d’experts, déjà. (Plus tard on en ferait une pathologie).
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oranoran   24 août 2016
Biographie non autorisée d’Anastasie et, accessoirement de la Liberté de Penser
Au XIX e siècle, on la croqua en bignole parisienne – du genre de celles qui, dit-on, renseignaient la police. Coiffe en soufflé au fromage, blouse de gros drap et lorgnon, armée d’une grande paire de ciseaux. La Censure. On lui choisit le sobriquet d’Anastasie. Mais elle sévissait depuis toujours (Anastasie, en latin, c’est la résurrection).
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oranoran   24 août 2016

Biographie non autorisée de l’Evolution et, accessoirement de la Matière Noire
(…) bien que l’homme soit censé être devenu de plus en plus intelligent, ses dents n’ont pas cessé de diminuer. Surtout celles dites « de sagesse ». Ce qui n’est pas sans inquiéter le Sage.
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Videos de Jacques André Bertrand (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques André Bertrand
Seule la lecture de Jacques A. Bertrand peut rendre l'homme meilleur et plus heureux », écrivait Jérôme Garcin dans L'Obs. À cet effet, les éditions Julliard ont le plaisir de rééditer le premier livre de cet auteur
indispensable. • • •
Publié en 1984, Chronique de la vie continue, dont le titre est déjà en soi tout un programme, est le premier livreécrit par Jacques A. Bertrand. le style et l'humour inimitables de ce « funambule plein de grâce qui rit au bord desgouffres et voit dans la légèreté une indispensable politesse à rendre à l'existence » (Gérard Pussey, Elle), s'y expriment dès les premières lignes. On constatera avec bonheur, en lisant ce texte, que tout véritable écrivain,comme le dit l'adage, passe sa vie à écrire le même livre. On ne sera donc pas surpris de retrouver dans cette chronique empreinte d'ironie douce des personnages et des lieux familiers tels que le Christ, Bouddha, des papillons et des rapaces, des mariés, beaucoup de gens comme ci ou comme ça, un homme insignifiant, et une certaine quantité d'entrecôtes-frites, arrosées de vin léger, dégustées en solitaire dans la fumée des brasseries. Chaque idée, chaque association de mots, chaque phrase écrite par Jacques A. Bertrand atteint l'esprit du lecteurcomme un caillou jeté dans une mare. Un choc d'abord quand les mots atteignent votre entendement, puis des vibrations jouissives qui se propagent dans votre cerveau comme les ronds dans l'eau après l'impact du caillou. Trente-cinq ans plus tard, conforté par la vingtaine d'ouvrages publiés depuis par Jacques A. Bertrand, l'effet est toujours aussi spectaculaire.
• • •
« Tout écrivain, même de septième ou de huitième ordre, a d'abord été un lecteur. Je peux dire qu'au sommet de ma forme je suis davantage lecteur qu'écrivain : je n'écris pas, je lis ce que j'écris », dit de lui- même Jacques A. Bertrand. Depuis Tristesse de la Balance et autres signes en 1983, il a publié de nombreux ouvrages dont le Pas du loup, Derniers camps de base avant les sommets, L'Angleterre ferme à cinq heures,La Course du chevau-léger, J'aime pas les autres, Les Sales Bêtes, Les autres, c'est rien que des sales types,Comment j'ai mangé mon estomac, Brève histoire des choses, Biographies non autorisées et Quelques conseils pour venir au monde.
+ Lire la suite
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