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EAN : 9782264055477
120 pages
10-18 (16/01/2014)
3.44/5   50 notes
Résumé :
C'est bien connu : les sales types, ça court les rues ! Les cons, les imbéciles heureux, les touristes, les voisins, les malades... Autant de gens non fréquentables, venus sur terre pour nous pourrir l'existence. Avec une verve jubilatoire, Jacques A. Bertrand croque une série de portraits corrosifs et subtils qui nous ferait (presque) aimer les autres.

Brillantes, ciselées, aussi intelligentes que subtiles, ces chroniques de Jacques A. Bertrand - qui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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marina53
  05 février 2014
Les autres, c'est rien que des sales types... C'est vrai, ça !
Entre le voisin qui sort juste pile-poil au même moment que vous et qui s'est renversé la bouteille d'after-shave sur le corps ou encore celui qui ne manquera pas de vous bousiller votre sieste dominicale avec sa nouvelle tondeuse; le touriste (à ne pas confondre avec le voyageur), avec son 4x4, assez insupportable dès qu'il est en groupe, qui a tout vu et tout fait dans sa vie et qui n'oubliera pas de vous laisser quelques canettes ici et là; le Parisien (le vrai, pas le semi-Parisien) qui se la pète dès qu'il va en province (au mois d'août exclusivement); le conjoint qui après de multiples échecs amoureux essaiera coûte que coûte de se recaser avec un autre; le malade qui se croit toujours malade (au pire, il est juste souffreteux) et même quand il ne l'est pas est alors hypocondriaque (ce qui revient au même !) ou encore le végétarien qui pense que l'on devient ce que l'on mange, on n'est pas tiré d'affaire !
Jacques A. Bertrand dresse un constat amer sur la société puisque chacun pourra se reconnaître immanquablement dans l'un de ses portraits. Comme disait Sartre, "L'enfer, c'est les Autres" mais ne sommes-nous pas les Autres ? D'une écriture ciselée, fine, intelligente et provocatrice, l'auteur nous offre, sous forme de fausse légèreté, un ensemble de profils que l'on côtoie tous les jours. C'est souvent juste, acéré, drôle, piquant, doux-amer, savoureux ou acide. Un terrible constat !
Les autres, c'est rien que des sales types et nous en faisons tous partie !
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Ziliz
  14 mars 2014
"Tu aimeras ton prochain comme toi-même", apprend-on dès la deuxième ligne du Décalogue du Redoutable. Cette sentence devient ici : "Tu admettras avoir autant de défauts que ton prochain et tu en riras de bon coeur". On conviendra en effet que çui qui dit est, que la poutre (apparente) ressemble parfois à une paille et vice-versa.
Dans ce recueil, Jacques André Bertrand dresse vingt portraits succincts de "sales types", en clair de comportements humains qui peuvent agacer - chez le voisin, le commerçant, le médecin, l'éternel enthousiaste, le conjoint - ou dont on se gausse - chez le touriste, l'imbécile heureux... On y reconnaît les défauts des "autres", bien sûr, mais aussi nombre de ses propres travers. Ceci d'autant plus volontiers que l'auteur ne se montre ni prétentieux ni arrogant, ne s'excluant pas du lot. Son regard est plutôt tendre, derrière l'humour moqueur, futé et pétillant d'intelligence. J. A. Bertrand aime jouer avec les mots, leurs différentes significations, leur étymologie. Il est l'un des chroniqueurs des Papous dans la tête (France Culture, 12h45 le dimanche). Son ton m'a en effet parfois rappelé celui de son "collègue" Paul Fournel.
Petit ouvrage très drôle, donc très agréable à lire, d'une traite ou en picorant sans suivre l'ordre des chroniques. Mais soigneusement, attentivement, pour savourer pleinement l'humour.
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Mladoria
  15 décembre 2014
Une galerie de portraits des types les plus exaspérants de l'espèce humaine. du con au philantrope en passant par le groupe ou l'imbécile heureux, le conjoint ou le touriste. Ici l'auteur brosse avec un humour corrosif et un certain goût pour les jeux de mots et de langue, des portraits au vitriol de ces hommes et femmes que nous croisont tous les jours (que nous sommes aussi parfois).
Même si le comparatif avec les canidés m'a un peu lassée à la fin, j'ai trouvé ces portraits drôles et très bien écrits (l'auteur manie la langue française avec un grand talent). A lire par petits morceaux (les portraits de 2-3 pages s'y prêtent très facilement). Ce qui ressort de ce panorama : "le misanthrope est un brave type". Bercé d'ironie et de virelangues, on déguste ces portraits par petite touche. Agréable et qui fait bien sourire, même si l'humour est inégalement réparti.
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kanarmor
  05 mars 2014
Lecture plaisante qui m'a fait sourire. Je dois reconnais que ce livre est bien écrit, avec beaucoup d'esprit. Mais je n'ai pas vraiment ressenti, à un quelconque moment, de véritable émotion. Je ne me suis pas dit à la lecture des différents portraits "ça c'est vraiment bon !", trouvant parfois j'ose le dire, le propos un peu bavard.
Je n'appartiens donc pas à la catégorie décrite des "Enthousiastes" (même passagers), "allègres, emballés, exaltés, transis".
Mais peut-être serais-je classé dans la catégorie des "Cons", sale con ("le plus désagréable de tous" ou pauvre con ou encore grand con ("généralement inoffensif, pas le plus con mais le plus grand"), tout ceci dixit l'auteur.
Bref un sale type comme les autres, quoi !...
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Corboland78
  28 juillet 2014
Jacques-André Bertrand est un écrivain français né en 1946. Arès avoir passé son baccalauréat (philosophie) il entre à l'École supérieure de journalisme de Lille et devient ensuite journaliste professionnel pendant une douzaine d'années, avant d'écrire et de publier des livres. Entre autres récompenses littéraires, Jacques A. Bertrand a reçu le prix de Flore en 1995 pour son livre le Pas du loup. Son roman Les Autres, c'est rien que des sales types est paru en 2009.
Faisant écho à un roman antérieur paru en 2007 J'aime pas les autres, celui-ci s'attache encore à analyser le genre humain et dénoncer ses travers. Pour cela, l'auteur a créé des catégories, une vingtaine, allant du Touriste au Parisien en passant par le Jeune, le Voisin, ou encore le Conjoint et le Malade pour en citer quelques uns faisant chacun l'objet d'un chapitre.
Comme le titre le laisse deviner, s'il y a un doigt de sociologie dans l'exercice, le reste de la main est fait d'humour. Qu'il lâche un jeu de mots (« no man's langue ») ou se joue des mots (« le philatéliste est un amoureux des lettres affranchies, le Philanthrope est un amoureux des êtres humains qu'il voudrait affranchir ») Jacques A. Bertrand ne vise pas qu'à faire sourire et sous l'humour parfois facile, une réflexion ou un point de vue intéressent, à moins que ce ne soit une étymologie qui instruise. Et que dire de cet Agelaste, inconnu de mes dictionnaires, signifiant personne qui ne sait pas rire.
Le bouquin est court, on peut y picorer à son aise sans souci de chronologie, en fonction de son intérêt pour telle ou telle cible. Sous la légèreté apparente tout le monde en prend pour son grade, les autres comme vous-mêmes, puisque on est toujours l'autre de quelqu'un. le plus souvent souriant, c'est drôle sans être indispensable non plus car ce genre de chroniques ont déjà été – à peu près - lues ou entendues ailleurs (blogs, humoristes etc.) dites avec d'autres mots.
Vous savez que ma préoccupation première est la gestion de vos intérêts, alors si vous me demandiez s'il faut acheter l'ouvrage, je vous conseillerais plutôt de l'emprunter dans une bibliothèque ou bien de le lire chez votre libraire tout simplement, c'est vite fait et bien suffisant, vous en ressortirez avec le sourire aux lèvres. Bien sûr, l'éditeur et l'auteur vont faire la gueule, mais ça leur passera vite puisqu'ils sont bien placés pour savoir que les autres, c'est des sales types !
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   14 mars 2014
La promiscuité, c'est la proximité moins l'espace vital. Les gens n'ont pas la moindre notion de votre espace vital. De leur propre espace vital non plus, souvent. Ils viennent vous parler sous le nez et, plus vous reculez, plus ils avancent. Il y a quantité de places libres dans le train, mais ils choisissent de s'asseoir à côté de vous. A la plage, pour un peu, ils mettraient leur serviette sur la vôtre. (p. 68)
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ZilizZiliz   13 mars 2014
Le Touriste voyage en avion, en train, en paquebot, en car, en pousse-pousse. Le Voyageur se déplace en Land Rover. Le Voyageur déplie d'imposantes cartes d'état major sur le capot de son 4X4 et rédige un journal de voyage. Le Touriste recopie ses "meilleurs pensées des Tropiques" sur dix cartes postales, au comptoir de la réception de l'hôtel, et feuillette un guide touristique. On voit bien la différence.
Comme il lui arrive souvent de traverser des pays dont de nombreux habitants vivent en dessous du fameux "seuil de pauvreté" [...], il arrive que le Touriste attrape mauvaise conscience. L'année prochaine, il fera don d'une pioche pour creuser un puits au Burkina Faso.
(p. 17)
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ZilizZiliz   13 mars 2014
Il y a tout de même un truc pour repérer le Lambda. Parlez lui de l'individu Lambda, vous verrez. Il ignore absolument qu'il s'agit de lui. Il va vous parler des autres. (p. 107-108)
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urbanbikeurbanbike   16 février 2010
« Maman craignait que notre vieille servante ne tombât malade de surmenage », note Proust quelque part.
Le léger malaise et l'indisposition passagère (heureusement sans gravité) voisinent avec les épidémies les plus redoutables. La contagion menace. La rémission précède la rechute. Le Malade prévoit le pire. Des effets secondaires empoisonnants. Des affections nosocomiales. On lui enlève les amygdales ou des polypes au gros côlon, il ressortira de l'hôpital avec une infection pulmonaire. Enfin, comme il se dit au comptoir du Café des Boulistes, « il faut bien mourir de quelque chose ».

Tout cela contribue à rendre le Malade insupportable. D'autant plus insupportable qu'il n'est pas toujours très malade. Il est seulement mal fichu. Souffreteux. Un peu dérangé. Patraque. Oui, mon Dieu, c'est embêtant, bien sûr, d'être toujours patraque. Mais enfin, c'est bénin, non ? Ben non ! Quand ça lui arrive personnellement, à lui, rien n'est bénin. Inutile d'essayer de vous mettre à sa place. D'ailleurs vous n'en avez aucune envie, ne serait-ce qu'à cause de cette migraine persistante qui vous rend toute discussion pénible.
Le fétu de paille qu'il a dans l'oeil empêche le Malade d'apercevoir la poutre dans l'oeil de son voisin. Au royaume du bénin, l'aveuglement est roi.
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ZilizZiliz   13 mars 2014
Passons rapidement sur la foule innombrable de ceux qui n'ont rien à vendre et qui se vendent très bien quand même - également répartis pratiquement dans toutes les professions. On en voit couramment à la télévision ou dans les meetings électoraux. (p. 53)
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Videos de Jacques André Bertrand (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques André Bertrand
Interview par Aïda Valceanu dans l'émission "Portrait d'artiste" d'Alexandra Bertrand, éditrice de BookLight, avec présentation des trois ouvrages déjà parus au catalogue de la maison. Vidéo publiée avec l'aimable accord de TV Vendée.
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