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ISBN : B07C53W3FM
Éditeur : (11/04/2018)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Manque de confiance en elle, aucune confiance en lui. De toute évidence, Noémie est jalouse. Pas de chance, Samuel plaît aux femmes. Un photographe doué quand il s'agit de sublimer des créatures de rêve. Si Noémie est aussi méfiante que vigilante, c'est qu'elle est échaudée. Il y a de quoi l'être quand on vit avec un menteur qui a tout gâché entre les cuisses d'une autre. Le genre d'erreur qu'on efface difficilement et dont on ne se remet pas vraiment. Par amour, po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  21 mai 2018
Tout d'abord un immense merci à Mathieu Biasotto pour m'avoir permis de découvrir son roman Jalouse. Un roman surprenant, dérangeant , frôlant l'écoeurement, la saturation . Est-ce parce que non loin de moi j'ai pu "observer" de visu les ravages causés par la Jalousie ? Je sors épuisée de cette lecture !
Noémie et Sam, Sam et Noémie un couple , un vrai mais le jour où, après une séance photo Sam ne résiste pas aux appâts de Léna et est pris en "flag "par une Noémie au tempérament de feu et à la jalousie maladive, tout bascule . La descente aux enfers commence , Sam est brisé mais décidé à résister et Noémie essaye de tout contrôler !
De chapitre en chapitre le mal évolue , que mijote Sam ? Noémie est elle jalouse à juste titre ? ... La chute , un peu too much à mon humble avis, vous apportera toutes les réponses escomptées ....
Une jolie plume au service d'un roman noir, certains parlent de Dark Romance , un style de récit qui ne me convient qu'à moitié mais au gré de mes lectures je compte renouer avec la prose de Mathieu Biasotto ,c'est promis .
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Soukiang
  14 avril 2018
Quand on forme un couple, un vrai couple, pas pour des raisons matérielles ou de convention, l'amour doit être le moteur, la raison d'être de faire un bout de chemin ensemble, de se projeter dans l'avenir, de mettre chacun la main à la pâte, d'afficher sa joie et sa bonne humeur, de se compléter, de se trouver des raisons de croire en l'autre, de faire confiance, de se réconforter en cas de coup dur.
Mais quand l'un des deux finit par tromper l'autre, peut-on lui donner une deuxième chance ? Jusqu'où peut-on aller pour prouver le contraire ?
Que reste-t-il vraiment de nos passions et de nos amours de la première heure ?
Pour Noémie et Samuel, la vie a dérapé un beau jour ...
Seront-ils prêt à franchir un nouveau cap ?
Pour avoir déjà lu quelques-uns de ses romans, inutile de tourner autour du pot, c'est un virage à 180 degrés que nous propose l'auteur, Matthieu Biasotto.
Après les thrillers qui vous glacent le sang ou qui vous embarquent très loin dans les frontières du fantastique ou du paranormal, une chose est sûre, vous trouverez toujours du suspense, cette montée d'adrénaline qui ne vous fera pas lâcher l'histoire, des personnages toujours en proie à des doutes existentielles ou face aux tourments de la vie, des intrigues tortueuses à souhait, une écriture qui sait vous faire harponner pour ne vous libérer qu'au dernier mot.
Je remercie l'auteur de sa confiance pour cette lecture qui ne fait que renforcer et confirmer tout le bien que je pense de sa plume, il y a des auteurs avec qui le contact opère et découle dès les premières lignes d'un livre et Matthieu Biasotto en fait parti, c'est inné et pas besoin de mots pour le démontrer.
"Quand on aime, on souffre en silence ..."
La jalousie est une émotion humaine, une division supplémentaire dans la complexité des rapports à autrui, il ne date pas d'hier, dans la théorie la plus absolue, elle n'existerait pas si le monde était habité seulement par deux personnes mais quand d'autres s'invitent dans la danse de la vie et de la mort, plus on est des fous plus on rit, si seulement, à priori ...
Les émotions contrariées, les affres de la vie qui déboulonnent et font vaciller les socles même les plus endurcis, les vrais sentiments qui se perdent dans le tumulte et des imbroglios les plus divers, l'humain a plusieurs facettes, chacun a sa manière de réagir, de prendre les choses en main, le silence et les non-dits sont des signes annonciateurs, les doutes s'installent pernicieusement, les esprits les plus fragilisés le sont davantage et cela participe inévitablement à cette peur de perdre l'autre, à craindre pour sa zone de confort puis insidieusement, une paranoïa de tous les instants vient se greffer dans le chaos mental, les meilleurs souvenirs d'antan ne deviennent plus que de lointaines évanescences qui renforcent alors tout le mal-être, fait remonter toutes les promesses et les désirs refoulés, il suffit d'un message par ci, d'un regard par là, cette jalousie agit comme un mauvais tour de magie, comme une gangrène qui étouffe, fait déborder des situations les plus banales vers un abandon de toutes les convictions, dans l'absence de l'autre et du touché charnel, ce manque qui fait nouer des banderilles dans le bas-ventre, vers ce qui s'apparente à cette inconscience et une fuite de ses repères habituelles.
La plume de l'auteur sert malicieusement une intrigue qui braque vers un virage délicat dès les premières lignes, une ambiance qui se charge subtilement, couche après couche, peut-on délivrer un deuxième sésame, cette chance unique qui survient après l'impensable, toute faute avouée est à moitié pardonnée, la jalousie n'est que le processus mental pour souligner sa propre insécurité, renvoie à ses réminiscences issues de l'enfance, les déceptions et les blessures qui ne sont jamais guéries, ce point de basculement qui entraîne toutes les personnes concernées de près ou de loin, personne n'est épargnée et cette sphère de l'entourage des protagonistes, tout le monde semble tracer son chemin et trouver la ligne de mire, faire au mieux ne suffit plus, chasser le naturel il revient au galop, ce roman parle d'amour perdu mais sert aussi de révélateur, quand bien même certains personnages se positionnent dans la périphérie du champ de mines, il suffit de quelques étincelles pour se retrouver au coeur du brasier.
"La jalousie est inséparable de l'amour, elle le suit toujours pas à pas." (François-Victor Hugo )
Addiction quand tu nous tiens, quand cet amour qui tenait de l'infaillible se met à trembler sur ses fondations, je te tue donc je t'aime, quand cet amour trouve un miroir au fond de soi, une vertigineuse plongée dans l'abysse mental, quand on est aucunement préparé, dire que c'est un uppercut ou un direct d'une droite que l'on se prend en pleine figure est un doux euphémisme, le deuil de l'autre s'invite malgré soi, difficile de s'en remettre, l'avoir vécu pour en comprendre tous les mécanismes pervers et sournois, des demi-vérités ou des demi-mensonges, du pareil au même, la souffrance du coeur atteint de nouvelles limites si c'est encore possible, le temps pansera les plaies, tôt ou tard au détour d'une conversation ou d'un mot, de ces instants de solitude asphyxiante, se retrouver face à un mur, enfoncé dans un dédoublement de personnalité, une violence des mots qui surgit, une stupeur et un cri de rage devant soi, le miroir renvoie son reflet dans ses plus larges démesures, un visage qui en dit long, une mise en perspective de ces deux personnages dans les frontières de l'impossible réconciliation, des émotions démultipliées tournoient dans son ventre, le corps en pâtit, dans cette phases de déni ou d'incompréhension la plus totale, l'idée de retrouver ses automatismes et ses valeurs premières deviennent la priorité, la raison de survivre et de vivre en dépend, perte des repères, perte d'estime de soi, vivre cette expérience pour mieux en sortir, pour se trouver d'autres qualités, à son corps défendant, la vie est loin d'être une sinécure, la haine de l'autre, dévastateur moment, rideau.
Que la vie ... recommence !
"J'ai fini par avoir peur de moi-même" (le témoignage de Marie, jalouse repentie)
Lire renvoie toujours à des souvenirs refoulés, à des degré divers en fonction de son vécu et de ses expériences de la vie, à des moments que l'on voudrait voir définitivement enterrés, c'est un catharsis, une délivrance que de lire Jalouse, comprendre c'est savoir, savoir c'est gérer, crever l'abscès, l'aspect psychologique de Jalouse est poussé à son paroxysme afin de mieux comprendre tous les tenants et aboutissants, par moment le personnage de Noémie peut sembler excessif, parfois le personnage de Samuel peut susciter toute sorte d'envies et pas des plus avouables, la qualité de ce roman réside bien dans sa faculté à transcender le genre romance du départ pour s'orienter vers d'autres horizons, vers d'autres profondeurs qui feront se poser une multitude de questions sur la fidélité, la morale existentielle, la liberté, le poids du passé, l'amour dans ce qu'elle se définit dans sa plus pure expression, des réflexions pertinentes, quelle est la limite à ne pas franchir pour accepter l'autre, jusqu'où peut-on aller chercher l'autre sans tomber dans le pathétisme ou la fin de non-recevoir, jongler avec les mécanismes de sa propre peur et du trop plein de sentiments sont des données sensibles, il suffit parfois juste d'une variable de contrariété ou d'un grain de sable pour enrayer la chaîne, la reconstruction passe-t-elle obligatoirement par une déconstruction de tous les acquis et constantes du passé, peut-on pardonner à l'autre, peut-être légitiment accepter de tourner la page ?
Autant de questions que de réponses à découvrir dans ce 12ème roman d'un auteur qui surprend à chaque fois par son audace et le savoir-faire acquis dans ses précédents livres, qui sait jouer des situations les plus ordinaires pour faire basculer nos émotions dans toutes les gammes possible, passer de la quiétude à l'effroi absolue, de la peur à la routine quotidienne d'un couple bien sous tous rapports, les fissures qui pointent, des blessures à l'âme, des fêlures qui tardent à apparaître dans les parties communes, toutes ces plages de dialogues réduits à leur plus simple expression, des soucis qui vrillent l'esprit, des données supplémentaires pour embrouiller et créant une dispersion au regard de l'essentiel, le regard de l'autre, le manque de confiance, l'émergence de conflits intérieurs et le respect vital de l'espace de l'autre, la rivalité, le mépris et la sourde angoisse à l'idée de se perdre dans les eaux tumultueuses de la vie et surtout cette peur viscérale de ... perdre l'autre, sa moitié, sa raison d'être, son point d'ancrage.
Vous l'avez compris, lire Jalouse est indispensable pour passer d'abord un excellent moment dans cette histoire oppressante, sombre par moment, la folie n'est jamais loin, la schizophrénie de ses personnages principaux, tous les écrous de sécurité sont dévissées, donner c'est partager, partager c'est donner, qui récolte le vent sème la tempête, tout est possible et c'est ce que j'apprécie dans toutes les histoires, être surpris, être déboussolé, sortir de son confort, lire des pages d'un page pour renvoyer subrepticement à sa propre existence, à ses ombres du passé ou à ses traumas, la vie apprend à mieux nous ... comprendre, on dit souvent qu'il ne suffit pas d'une vie pour y arriver alors autant commencer le plus tôt possible avant que cela ne soit trop tard.
Jalouse de Matthieu Biasotto est une réussite, je suis heureux de l'avoir lu et dévoré en deux temps, parfois prendre le temps de lire pose les questions et soutenir la raison de poursuivre, d'éprouver, de suivre les personnages dans des situations souvent inconfortables malgré eux, des épisodes de grande détresse morale et psychologique, jusqu'à la toute fin, se posera cette ultime interrogation, comment tout cela va-t-il se terminer ?
Impossible de ne pas conclure en saluant la couverture qui regorge de détails de l'histoire et que j'ai volontairement occultés pour me concentrer sur le ressenti et tous les ressorts dramatiques qui m'ont traversés lors de la lecture, Matthieu Biasotto est un écrivain indépendant, hors norme, un artiste du pinceau et des peintures acryliques, au service également d'autres auteurs indépendants pour imaginer et créer des couvertures originales, l'importance, au risque de le répéter, d'attiser le feu de la curiosité lors du premier contact entre un nouveau livre et le lecteur, le pousser dans ses derniers retranchements du début à la fin de la lecture de tous ses romans, Matthieu Biasotto sait y faire, nous captiver, nous prendre en otage mais pour le plus grand plaisir et pour la plus grande passion de ma vie : la lecture.
Et Jalouse pour prouver sa dimension à transcender un genre tout en défiant les lois du thriller, tout en les tordant et en les malaxant pour ajouter ... nouvelle corde à son arc de talentueux artiste.
Merci Matthieu pour cette nouvelle ivresse de lecture, de ces moments intimes avec Noémie et Samuel, c'est une fiction d'un réalisme accrue et d'une authenticité sans faille. A recommander !
❤️Jalouse de Matthieu Biasotto est un livre auto-édité que vous pouvez trouver en numérique et broché sur Amazon et aussi sur son site http://matthieubiasotto.com/
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Livresque78
  17 avril 2018
Jeune homme touche à tout, aux multiples talents, un véritable artiste dans l'âme. Et bien croyez le ou pas, j'ai tous les romans de cet auteur sur ma liseuse et pourtant, je n'avais encore pris la peine d'en lire aucun. Cette fois le thème de la jalousie m'a piqué au vif et je me suis donc lancée.
Il semblerait d'après ce que j'ai pu lire sur ce roman que Mathieu a ici totalement changé de style, je suis bien évidemment curieuse de me mettre enfin à la lecture de ses précédents romans.
J'arrête mes digressions et je vous parle enfin de JALOUSE, c'est un roman qui traite à merveille des difficultés de la vie de couple, il est certains que Noémie est jalouse et que cela pose un énorme problème dans son couple, mais il faut aussi dire qu'elle a des raisons. Pardonner, quitter, essayer d'oublier, ou mener la vie dure à un conjoint qui nous a trompé, trahi, qui a bafoué la confiance qui est l'oxygène du couple.
Noémie et Samuel sont donc privé de cet oxygène, et Mathieu Biasotto m'a embarqué dans cette histoire, j'aurai pu être agacée par Noémie, ses excès, ses méfiances persistantes, mais je me suis mise à sa place…
Nous savons tous que l'amour est beau, magique, qu'il nous transporte de bonheur, mais il peut aussi nous rendre amer, suspicieux, aigri, nous faire perdre confiance.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Mateiva
  13 avril 2018
J'ai adoré ! Avec ce roman l'auteur nous plonge en plein tourment affectif, un voyage entre le folie et la détresse, un plongeon au coeur d'une âme blessée, bafouée... tout simplement d'une femme trompée.
Page après page, c'est toute une palette de nuances que nous offre l'auteur, un mélange et entremêlement de douleur, de doute, de suppositions.
Noémie, héroïne de ce récit, possède une personnalité et un caractère aussi explosif que doux, passionné. C'est une femme trompée qui en voulant pardonner et ne plus douter perpétuellement, fini par se perdre elle-même.
L'histoire est menée tambour battant.
Samuel, le compagnon de Noémie, reste énigmatique jusqu'au mot fin. Il nous donne du fil à retordre avec son comportement, ses double-sens, ses silences. Des secrets qu'il s'impose qui, sans le vouloir, peuvent pousser à l'irréparable, à la faute. C'est un homme qui surprend, qui intrigue.
A chaque chapitre l'auteur nous malmène, nous torture l'esprit, tout comme avec son héroïne. Aucun répit ne nous est laissé. Une situation positive, un instant doux et hop, aussi sec, nous sautons à pieds joints dans le tourment, le questionnement, la colère, la crise. Les rebondissements s'enchaînent à une vitesse folle, nous donnant l'impression d'un tambourinement de coeur perpétuel.
Les personnages secondaires sont autant de pions que de personnes indispensables. Ils tendent à créer cette ambiguïté où vous avez l'impression d'être totalement fou, à côté de la plaque, d'être seule au monde avec votre détresse et votre cerveau qui carbure plein régime, à l'imagination la plus excentrique.
J'ai aimé la facon dont l'auteur a su développer chez son héroïne les différentes phases de sa jalousie, nous montrer comment son obsession peut gâcher la vie, sa vie... tout briser au lieu de tout réparer.
L'histoire est bien structurée, du début à la fin. Il y a du rythme, de l'action, des cris, des pleurs et beaucoup d'amour.
Un récit très cohérent, très réaliste et qui donne à réfléchir.
Encore une fois la plume de l'auteur m'a bluffée. Elle est percutante, franche, affûtée.
Une plume qui vous embarque avec elle, vous plonge au sens le plus profond des mots, des émotions. Et des émotions, croyez-moi, vous allez en ressentir, les toucher du bout des doigts : des fortes, des violentes, des douces, des sensuelles, des amères... un yoyo de pleurs et de petits bonheurs.
Et avec ce texte, et bien j'ai découvert un autre aspect, ou une nouvelle facette, au choix, de la plume de Matthieu Biasotto : un style poétique ! Avec parcimonie, de-ci, de-là, il nous pose cette poésie délicatement, sans bruit, cette poésie des mots, et cela finit de vous embarquer complètement pour vous faire chavirer indéniablement. Un petit coté lyrique qui fait grimper encore d'un cran cette plume déjà si expressive.
Un roman différent de ce que l'auteur a fait jusqu'à présent et je peux vous dire que c'est une réussite. Les dialogues sont bons, la narration excellente, les personnages exquis à souhait, tourmentés, passionnés, mystérieux, leur psychologie fascinante, et surtout un texte qui vous tient en haleine jusqu'au bout, un récit qui vous donne l'impression de vivre avec Noémie ce que elle, elle vit, ressent et pense.
Et cette fin ! Mon Dieu, cette fin... sublime... et ce petit mot personnel de l'auteur... encore plus magnifique.
La jalousie... un monde infini de possibilités, d'imagination, un terrain de jeu psychologique indéfini.
La jalousie... un sentiment aussi humain qu'animal (ce que peut paraître devenir Noémie parfois) et qui vous apporte autant de bien que de mal.
Mention spéciale pour la couverture : coup de coeur pour moi.
En bref, JALOUSE est un roman que j'ai adoré, qui m'a procurée autant de piqûres au coeur que de bonheur à l'âme. Un récit traité avec talent par Matthieu Biasotto, qui, par ses mots et son savoir-faire en suspens, nous transporte totalement dans la folie "Noémie".
A lire pour tout découvrir de ce sentiment parfois destructeur et pour vivre pleinement cette incursion dans le coeur meurtri d'une femme trahie.
Lien : http://mateiva.blogspot.fr/2..
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tislerkarine
  10 mai 2018
"On peut toujours faire quelque chose de ce qu'on a fait de nous" Jean Paul Sartre
Noémie et Samuel sont en couple. Il est photographe, elle est graphiste et ensemble ils forment un duo parfait. Sauf que la perfection n'est jamais en osmose avec la réalité, et ça, Noémie va en faire l'amer expérience. Samuel, la trompe avec une maquilleuse dans leur studio où il y fait aussi ses shooting photos. Elle le surprendra en plein coït.
Fortement ébranlée, la jolie cocue perdra toute confiance en lui, en elle et en eux. Depuis cet affront, la jeune femme doute sans cesse, le harcèle de questions, le maltraite d'une certaine manière en ne le laissant pas respirer. Elle est épuisée, fragilisée et même si elle ne l'a pas chassée de sa vie, elle l'aime de tout son coeur et cela la rend malheureuse. le sixième sens d'une femme n'est pas a prendre à la légère, Noémie a le sien en éveillé constant, et elle suspecte une infidélité de Samuel, elle va le traquer mais ce dernier ne laissera rien paraître.
Un couple à l'agonie, une flamme qui ne se rallume pas, une tension permanente sournoise et qui imprègne les nerfs, des mensonges, des trahisons, des cris, des larmes, des désillusions, des dangers et surtout une confiance envolée comme un envol de corbeaux au dessus du néant. Est ce que Noémie devient folle ou est elle juste paumée? Est ce la réalité ou l'imagination qui rende la jolie graphiste en état d'alerte constante? Samuel a t-il une autre liaison? Que cache t-il de si important? Sabrina la meilleure amie et la best de Noémie est-elle aussi mêlée à cette mascarade? Nicolas le confident de Samuel connaît il le secret de son ami?
Que de questions qui se fraient un chemin jusqu'à l'esprit et qui recherchent des réponses concrètes. La lectrice que je suis est restée en suspension latente à la fin de chaque chapitres, des interrogations, des questionnements, des espérances de ce que j'ai souhaitée pour Noémie ou pour Sam n'arrive pas ou au contraire se produise. Matthieu Biasotto m'a tourneboulé la cervelle en laissant ce suspens suspicieux, tendu et susceptible de craquer à tout instant. Les personnages sont éloquents et bien manipulés comme de gentilles marionnettes par un auteur au sang froid calculé et au sens du détail bien mesuré. Tout le long de ma lecture j'ai spéculée, j'ai cherché et finalement, je suis restée scotchée par une fin inattendue et improbable. Vraiment, cette histoire m'a fascinée et stressée. Ce couple est sur le fil tout le temps, il se déchire, se déteste, s'aime, se manipule, s'invective de mots injurieux mais au final l'amour reste leur port d'attache malgré la trahison.
Je vous conseille ce roman qui vous fera passer quelques moments très stimulant pour l'imagination mais aussi des instants de connivences avec le doute et l'angoisse.
Merci Matthieu Biasotto Auteur pour ta confiance et pour ce beau récit.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   15 avril 2018
Elle n’a pourtant pas besoin d’être « maladive » pour s’apparenter sur bien des aspects à un virus. Le syndrome dort en chacun de nous. Qu’on le veuille ou non, on le porte dans nos veines tel un poison. Manifestation silencieuse d’un manque de confiance envers les autres, mais aussi en soi, le Mal est là, tapi au fond de nous, prêt à ressurgir au moindre faux pas. 
 
Une phrase de rien du tout peut mettre le feu aux poudres. Un changement de comportement ou une distance inhabituelle suffit à éveiller les soupçons. Dès lors, la peur d’être trahie, remplacée ou prise pour une conne dévore tout sur son passage.
 
À partir de cet instant, on n’est plus la même, on sombre en spéculant sur les fautes de l’autre jusqu’à ce que la vie nous donne raison. Rien n’est en mesure de soulager la douleur provoquée par ces angoisses intermittentes. Il n’existe aucun vaccin, aucune pilule. Le seul remède pourrait être l’illusion du compromis ou du pardon.
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rkhettaouirkhettaoui   15 avril 2018
Beaucoup rêveraient d’être venus au monde avec sa gueule, d’avoir son style badass et de connaître le même succès sans avoir à forcer auprès des célibataires comme des mariées de tout âge. On peut dire que les mâles l’envient, à commencer par ses collègues serveur. Un mec normal n’aurait aucune raison de se plaindre d’un physique pareil, sauf que Samuel évolue dans un contexte particulier. Son aura est magnétique, mais il le vit un peu comme une malédiction depuis qu’il a franchi les limites.
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rkhettaouirkhettaoui   15 avril 2018
On veut quelque chose de tendance, de fonctionnel, d’irrésistible. Dans le métier, on dit qu’il faut que ce soit « sexy » à tout prix. Il s’agit de donner un coup de neuf sans pour autant mettre en péril l’ergonomie existante. L’objectif, c’est de faire mieux que le graphiste précédent. Le défi consiste à ne pas faire fuir les millions d’utilisateurs habitués à l’ancienne version et d’en séduire de nouveaux par la même occasion. Lourde responsabilité.
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rkhettaouirkhettaoui   15 avril 2018
La poitrine serrée, noircie par le doute, Noémie tente d’en savoir plus et d’accéder au contenu, mais l’appareil ne se déverrouille qu’avec l’empreinte digitale de son propriétaire. Cette précaution l’achève. Sa fièvre crève le plafond, sa respiration s’accélère parce que le passé revient sous une nouvelle forme pour lui briser le cœur, la briser tout entière. Elle voulait oublier, pardonner et aller de l’avant…
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rkhettaouirkhettaoui   15 avril 2018
On cède à l’obsession, on se fait du mal alors qu’en réalité, on cherche désespérément à panser notre cœur de grand brûlé. Sauf qu’il est trop tard. Sous la poitrine, tout est déjà réduit en cendres, tout est ravagé par une fièvre insoutenable. Une fièvre de cheval, à ne plus pouvoir tenir debout.
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