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ISBN : 2246815894
Éditeur : Grasset (14/03/2018)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 68 notes)
Résumé :
"J'ai neuf ans. Un dimanche de mai, je rentre seule de la fête de l'école, un monsieur me suit. Un jour blanc. Après, la confusion. Année après année, avancer dans la nuit. Quand on n'a pas les mots, on se tait, on s'enferme, on s'éteint, alors les mots, je les ai cherchés. Longtemps. Et de mots en mots, je me suis mise à écrire. Je suis partie du dimanche de mai et j'ai traversé mon passé, j'ai confronté les faits, et phrase après phrase, j'ai épuisé la violence à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
Paola93130
  24 mai 2018
Avant tout, remercier Netgalley et les Éditions Grasset pour l'envoi de ce témoignage.
Merci beaucoup.
Ensuite, préciser que je n'écris ce petit billet que pour respecter mon engagement auprès des deux associations citées plus haut…Parce que ce texte n'est pas critiquable…C'est comme pour le témoignage de Nadia Murad. On ne chronique pas la souffrance, on ne critique pas la douleur. D'autant moins qu'il s'agit du viol d'une petite fille de 9 ans…
Donc, je ne vais pas critiquer, apprécier ou tergiverser sur ce texte. Très bien écrit, soit dit en passant. Qui transmet « parfaitement » (comme si le viol d'un petit ange osait être parfait) le traumatisme, l'horreur, l'incompréhension, l'injustice d'Adélaïde. Au risque de vous choquer, au risque de perdre des amis Babeliens, je vais vous dire, rapidement, ce que je pense d'une situation pareille.
Pour moi, le viol est, de loin, le crime le plus affreux, le plus odieux qui puisse exister. Même tuer me semble « plus doux », « moins grave » que le viol. Quand un criminel tue, il efface une vie, il éteint une lumière définitivement. Irréversiblement. La vie achevée ne souffre plus. La victime s'éteint et disparait dans un néant inconnu pour les uns ou dans un éventuel paradis ignoré pour les autres. Bref, c'est fini. Switch-off. Par contre, je pense que, quand un monstre viole, il tue « à long terme ». La victime meurt tous les jours, la lumière ne brille plus même si la lampe est toujours là. La Vie n'est plus libre d'être vécue. Elle étouffe, elle s'étiole, la Vie. Dans son témoignage, le corps aussi martyrisé que l'âme, le coeur aussi tourmenté que l'esprit, Adélaïde se sent déshumanisée. Elle parle de salissure, de meurtrissure. Méduses gluantes. Médusée d'horreur. Elle souffre et se fait souffrir. Elle hurle et vomit. Elle se sent coupable (mon Dieu, mais pourquoi ?). Elle hait, se hait et n'arrive ni à aimer, ni à se laisser aimer…Restons-en là. Le chemin de croix est tellement pénible qu'on en pleure. Son courage inouï lui permettra, cependant, de renaitre plus ou moins, après l'arrestation, le procès et la condamnation de son tortionnaire.
C'est de la condamnation dont je souhaite vous parler. Toute l'horreur du crime, DES crimes d'ailleurs (il a violé en série, ce salop) mène à une peine de 18 ans de prison. MOI, JE trouve la condamnation bien légère. JE voudrais presque la peine de mort…Mais là….soudain JE BLOQUE. Désolée, PAOLA93130. On ne peut exiger d'aucun juge, qu'il prenne la responsabilité de protéger la société d'un tel salopard en l'éliminant, tout simplement. Aucun avocat ne doit demander la peine capitale pour venger la mort lente d'une petite fille de 9 ans qui ne sait même pas ce qui lui est arrivé, au fond. Aucun juré ne peut décider qu'un tel individu est indigne de vivre. Aucun bourreau officiel ne peut rayer de la surface de la terre un monstre pareil.
Non. Non à la peine de mort dans les cas de viol ! Je serais moi-même incapable d'exiger un tel châtiment à quelque magistrat que ce soit, même si ça m'arrivait à moi ou à mon enfant….Je n'exigerais jamais une chose pareille…..
………..Ce serait MOI, et MOI SEULE, qui le descendrait. En lui faisant exploser la tête d'une balle gros calibre, comme il m'aurait explosé le coeur lors de son acte odieux.
Je souhaite bon courage et beaucoup de bonheur à toutes les Adélaïdes du monde. Qu'elles puissent renaitre et être heureuses.
24/05/2018
PS. : Après un échange avec Mme Adélaïde BON, j'ai légèrement modifié mon billet. Mon opinion sur le destin des violeurs n'engage que moi.
Paola93130 - 29/05/2018
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isabelleisapure
  08 mai 2018
J'écris ces lignes en pensant à un petit ange, elle en portait le nom. Angélique avait treize ans, sur les photos elle souriait à la vie jusqu'à ce que son chemin croise celui d'un pervers et meure sous les coups qu'il lui asséna après l'avoir violée.
Le drame vécu par Adélaïde Bon fait échos à celui d'Angélique et de toutes ces enfants, jeunes filles ou jeunes femmes qui se sentent salies et coupables à jamais pour avoir croisé la route d'un être immonde .
Adélaïde Bon avait 9 ans lorsqu'elle a été violée par un voisin. Elle a dû essayer de vivre avec « ses méduses », ses colères, ses rebellions d'adolescente.
Elle a mis 20 ans à se reconstruire, jusqu'à ce qu'on retrouve son agresseur qui va finalement être jugé. Une étape déterminante pour mettre un terme à ces années de souffrance.
Aujourd'hui mariée et mère de famille, la jeune femme se bat pour qu'aucune enfant ne se retrouve seule sur la banquise au milieu des méduses qui la dévorent peu à peu.
Je peine à imaginer le courage qu'il a fallu à l'auteure pour mettre des mots sur cette souffrance indicible.
« La petite fille sur la banquise » est un document magnifique et émouvant, d'une grande force d'évocation.
Ce livre permet d'ouvrir les yeux sur les souffrances subies comme une honte par des milliers d'enfants abusés.
Merci aux Editions Grasset et à NetGalley pour ce partenariat.

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Fleitour
  16 juillet 2018
Il est rare de lire un livre autobiographique de cette qualité. La qualité de l'écriture et du récit éclaire la vie d' Adélaïde Bon, en un lumineux récit, comme pour un spectacle, un éclairage qui permet de mettre en valeur l'intention de l'auteur.
Bien des écrivains, ont la certitude d'être lu, avec attention jusqu'au bout, mais cette voix si jeune et si sombre, cette douleur qui tétanise, l' écouter pour lui offrir ce joyau, votre lecture, lire ses mots tous ses mots, de "la petite Fille sur la Banquise".

Ici pour un premier roman se rendre visible, ne rien cacher d'essentiel, est une démarche qui me bouleverse. Faites comme tous ceux qui ont croisé Adélaîde, son journal, cette confession livrée à ses cahiers bleus, griffonnés pour qu'elle n'oublie pas, pour qu'elle retrouve les traces de ce jour maudit où son regard a croisé un prédateur aux yeux glacés.

"Elle n'est plus là. Elle est morte."P 12
C'est le corps qui parle, ce sont les sens qui relient la petite fille à la vie. Là haut, dans sa tête, quelqu'un a tout effacé, il ne reste qu'une douleur sans nom, une nausée, des gestes automatiques, c'est moi qui suis sale, honteuse, comment vivre ça.
C'est semblable à un deuil, la perte à 8 ans de la maman les sensations sont les mêmes, elle n'est plus là, je suis morte, incapable de dire de pleurer, dans ce no man's land, “ça flotte dit elle". page 12
Beaucoup plus tard elle dira enfin:
“Quelqu'un lui a fait du mal, quelqu'un lui a fait ce mot là. Et si la clef c'était ce mot là .P 105”
Elle découvre qu'elle n'est pas seule qu'il faut se battre, que le corps a quelque chose de si précieux.
Toutes les peurs, toutes les angoisses s'incrustent dans la peau.

Une fois ouvert le chemin de sa rédemption, le procès, la naissance de son premier enfant, Adélaïde Bon nous immerge dans le dédale de la réalité de la condition féminine, non pas celle des comptes dorés, mais celle des violences que subissent les femmes. Fossé d'incompréhension ou manque d'information, le chemin qui mènera les hommes à respecter enfin le corps des femmes semble si abyssal.

Témoigner, devient sa litanie elle écrit page 246, "sans nos témoignages tremblants, nos voix qui se rompent, nos visages tirés de larmes contenues, sans nous, l'horreur du crime s'estompe et le criminel triomphe".
Le sentier est encore long, qu'importe!
"15 000 € pour le viol, on peut détruire la vie d'une femme pour le prix d'une voiture d'occasion."p 247
Dans la sinuosité de ce parcours chaotique, se cache un mari aimant, il ne comprend pas tout mais qu'importe! Il est là aussi, il est là, il la soutient même quand elle revit le drame et qu'il s'épuise de sa tendresse.
La force de ce roman est porté par cet amour, discret, efficace, démesuré.
Adélaïde n'abandonne pas, jamais les mêmes dans les ténèbres, la vie, elle luit.
Cette joie elle est capable dans les dernières pages de nous la faire partager, charnellement avec le feu d'artifice de tout son corps, à pleines dents, page 252 ," l'odeur des aiguilles de pin roulées au bout des doigts, dans mes paumes, la chaleur vibrante et moire d'une poignée de terre grasse."
Un quelque chose d'inoubliable.
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Dominique84
  21 mars 2018
C'est avec beaucoup de tendresse et d'effroi en même temps que j'ai lu le livre d'Adélaïde Bon, ce bouleversant témoignage qui retrace le long et éprouvant combat mené pour une reconstruction après un viol.
C'est à 9 ans que le destin d'Adélaïde a basculé, c'est à 9 ans qu'elle a échoué sur la banquise, seule avec son secret. Elle a mis 20 ans à se reconstruire en livrant un combat acharné contre ce mal pour lequel elle ne trouvait pas de mot et qui la dévorait de l'intérieur, elle le comparera à des méduses qui s'immiscent lentement en elle et qui la dévorent sans que personne ne s'en aperçoivent.
Aujourd'hui, Adélaïde Bon tend la main à toutes les victimes de viol et lance un appel pour que la loi et la prise en charge des victimes changent et évoluent, afin qu'elles ne vivent plus dans une solitude morbide et une honte injustifiée, afin qu'elles soient écoutées et surtout comprises.
Les victimes de violences sexuelles créent souvent une sorte de mémoire traumatique enfouie de l'événement. Elles développent des comportements intimes qui les isolent et souffrent de symptômes dont elles ignorent l'origine. “Plus on a été agressé jeune, plus a de mal à voir le rapport entre la crise de panique au présent et l'agression du passé”.
Désormais,  elle va se couper un peu plus des autres, “sourire, dissimuler, s'épuiser. Passer chaque journée en dehors de soi. Se vivre déportée, sans que nul ne sache”. “Elle rit toujours, peut-être un peu plus qu'avant, c'est qu'elle a le coeur si lourd que quand la joie lui vient, elle s'y jette”.
Elle va meurtrir ce corps qu'elle hait et qui ne lui appartient plus, ignorant  qu'elle est dans le déni total de la violence subie, construisant un bouclier de résistance aux autres et au mal.
“Elle n'a pas idée de ce que ce mot femme, sexualité féminine pourrait signifier, elle une femme dans une civilisation façonnée par les hommes, elle ne connaît sa sexualité qu'à l'aune de la leur”.
Au centre du récit - comme un avant et un après - elle écrit (enfin) le mot VIOL (un mot jusque-là écarté, nié du récit). Elle n'hésite pas à décrire sans ambages ni figures de style les situations insoutenables que subissent les femmes dans les espaces publics par exemple où “les hommes mesurent leur trique à l'effroi qu'ils causent”
C'est un combat qui s'engage, un combat pour la survie, une route longue et périlleuse dont elle ne connaît pas l'issue. Elle rêve seulement d'un mieux, elle cherche du secours parmi les différentes thérapies qui lui sont offertes. Sa plus grande épreuve sera libératrice, quand, assise sur le banc des victimes parmi d'autres victimes, elle croisera avec effroi les yeux de son agresseur. Cette ultime épreuve lui permettra alors d'analyser, de comprendre ce qui lui est arrivé, de se déculpabiliser aux yeux des autres, de partager avec d'autres, d'écrire. “Je suis ce qu'il reste d'une femme après qu'on l'a violée. Et de l'écrire me renoue, me relie, me répare”.
“C'est un livre, quand bien même les sujets dont il parle sont extrêmement douloureux, que j'ai écrit avec beaucoup de douceur et de tendresse, pour toutes les autres petites filles qui sont coincées sur la banquise.” dit-elle. Merci Adélaïde pour ce témoignage bouleversant, merci pour le courage d'avoir mis en mot la douleur lancinante qui a accompagné votre vie durant toutes ces années, merci au nom de toutes les femmes bafouées, agressées et violées qui vivent seules leur souffrance.
Lien : http://dominique84.overblog...
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Fabie13600
  29 mars 2018
Je dois remercier Netgalley pour leur catalogue et aux éditions Grasset de proposer leurs ouvrages ce qui m'a donné l'occasion de découvrir ce livre qui est juste poignant et criant de sincérité.
Quand j'ai lu le résumé, en tant que femme et maman, je n'ai pu rester indifférente par ces mots mais cette histoire s'adresse à tous et pas seulement aux femmes bien au contraire.
C'est un roman à la fois bouleversant, perturbant, cruel parfois mais c'est surtout un message de courage, de persévérance et d'espoir.
L'auteure nous dévoile avec des mots directs, vrais, sincères, sans tabou, une part d'elle-même, un traumatisme comme malheureusement beaucoup trop de personnes le vivent dans le silence et l'indifférence absolue.
J'ai donc commencé cette lecture sans savoir où elle allait m'amener et j'avoue que j'ai été très troublée, émue et révoltée.
Parlons un peu de ce récit. Nous découvrons donc une petite fille de 9 ans, Adélaïde, avec toute l'insouciance, l'innocence, l'inconscience relative à cet âge. Elle vit au sein d'une famille aimante, soudée et ce sera là un de ses points forts. Mais voilà qu'un homme, un monstre, va lui faire perdre non seulement sa candeur mais aussi sa foi dans les autres, dans la vie et par sa faute elle va se renfermer, s'habiller d'une carapace, d'un masque pour cacher les tréfonds de son esprit et de son âme.
Elle va devoir se reconstruire malgré ses failles pour survivre. Elle va chercher à comprendre, à décrypter ses tourments grâce à différents biais jusqu'au jour où elle va arriver à mettre des mots sur ses maux.
Adélaïde nous livre un récit poignant, authentique, fracassant et détaille le travail qu'elle a dû effectuer sur elle-même pendant ces longues années, 20 ans, pour pourvoir enfin arriver à mettre entre parenthèse cet affreux dimanche de mai et sortir de sa torpeur.
Ce témoignage nous dévoile la face cachée de ces actes sur les victimes, les conséquences sur les vies, les dégâts sur leurs psychés donc tous les éléments qu'elles doivent affronter. Parfois jugées avant qu'elles ne sachent elles-mêmes mettre des noms sur les choses qu'elles ont subies ou alors avoir simplement le courage d'en parler à autrui et même dans ce cas là rien n'est gagné bien au contraire. On leur demande de se livrer, se raconter les actes démentiels qu'elles ont endurés sans pour autant qu'il y est des résultats derrière.
Mais surtout cette histoire nous fait réaliser que les victimes se sentent trop souvent coupables alors que les vrais coupables restent dans l'indifférence, le détachement total, continuent à vivre dans une impunité absolue.
Je suis vraiment révoltée par ces agissements mais surtout par le manque de reconnaissance ou tout simplement par notre impuissance.
Pour finir ce livre, malgré le sujet difficile, est juste magnifique et devrait être lu par le plus grand nombre alors je ne peux évidement que vous le conseiller.
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   23 avril 2018
On n’est pas fier d’être un "mâle" quand on lit le récit d’Adélaïde Bon, "La petite fille sur la banquise".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
nathavhnathavh   02 août 2018
En France, on peut détruire la vie d'une femme pour le prix d'une voiture d'occasion.
A l'une d'entre nous, dont l'histoire n'est ni plus ni moins terrifiante, ni plus ni moins sordide, il accorde le double. Pourquoi ? On l'ignore, ces décisions-là n'ont pas à être motivées. L'a-t-il trouvée plus émouvante ? Plus digne de recevoir la considération de l'Etat ? Sa vie à elle aurait-elle plus de prix ? Souffrir ne suffit pas, il faut mériter l'empathie qu'on nous porte.
+ Lire la suite
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nathavhnathavh   02 août 2018
Elle ne sent pas les méduses s'immiscer en elle ce jour-là, elle ne sent pas les longs tentacules transparents la pénétrer, elle ne sait pas que leurs filaments vont l'entraîner peu à peu dans une histoire qui n'est pas la sienne, qui ne la concerne pas. Elle ne sait pas qu'ils vont la déporter de sa route, l'attirer vers des profondeurs désertes et inhospitalières, entraver jusqu'au moindre de ses pas, la faire douter de ses poings, rétrécir année après année le monde qui l'entoure à une petite poche d'air sans issue. Elle ne sait pas que désormais elle est en guerre et que l'armée ennemie habite en elle.
+ Lire la suite
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nathavhnathavh   02 août 2018
Le temps d'un viol, le monsieur de l'escalier, s'est immiscé dans les replis de mon cerveau, il a laissé sa haine et sa perversité macérer dans l'antichambre de ma mémoire, et jour après jour, elles m'ont dégouliné au dedans, elles ont colonisé chacune de mes pensées, elles ont contaminé ma vie.
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nathavhnathavh   02 août 2018
Excédant mes attentes, tous viendront, mon mari, ma mère, mes soeurs, mon frère, mes tantes, un cousin. Chaque jour, le voile qui nous séparait se déchirera un peu plus, je me laisserai prendre dans leurs bras et dans nos étreintes furtives tant de mots se passeront désormais d'être dits.
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nathavhnathavh   02 août 2018
Depuis ce dimanche du mois de mai, vingt-quatre années d'invasions par effraction, à toute heure, à tout instant. Pensée de boue après pensée de boue, je me suis retrouvée enterrée tremblante, écrasée sous la haine de moi-même et de la terreur que ça se voie, que ça se sache.
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Videos de Adélaïde Bon (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Adélaïde Bon
Adélaïde Bon : La petite fille sur la banquise.
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