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ISBN : 2714454445
Éditeur : Belfond (14/08/2013)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 80 notes)
Résumé :
Le portrait de trois prédateurs. Danton, Hugo et Churchill. Trois héros qui ont en commun d’avoir été confronté très tôt à la mort, d’avoir survécu et d’y avoir puisé une force dévorante. Trois survivants qui ont opposé leur monstruosité à la faucheuse.
Trois grands fauves, ou comment défier la mort en trois leçons.
Trois portraits fragmentés et subjectifs, raccourcis saisissants d’une vérité qui échappe aux historiens. Une filiation imaginaire se tiss... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Sando
  13 septembre 2013
Danton, le miraculé, Hugo le dévoreur, adepte du spiritisme, ou encore Churchill, le belliqueux… Ce qui pouvait n'être que des anecdotes dans la vie de ces trois grands hommes que sont Danton, Victor Hugo et Churchill se transformera, sous la plume d'Hugo Boris, en faits marquants, révélateurs de la personnalité de chacun d'eux, de leur appétit vorace pour la vie et pour la gloire…
« Trois grands fauves » dresse le portrait savoureux et passionnant de trois grands hommes qui ont en commun leur goût pour la conquête, pour la domination ainsi qu'un véritable don pour l'éloquence. de grands hommes certes, qui n'en étaient pas moins des hommes avec leurs faiblesses, leurs failles et leurs doutes. Un texte court, peut-être trop, j'aurais aimé en découvrir plus sur chacun et que les portraits soient davantage creusés. Néanmoins, le roman se lit avec plaisir et un réel intérêt et permet d'en apprendre un peu plus de grands noms de notre histoire. La plume d'Hugo Boris est fluide, vivante et permet aux personnages de revivre sous sa main. Une découverte sympathique et instructive!
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sandrine57
  14 août 2013
Trois grands hommes, trois grands fauves, trois portraits. Danton, Hugo et Churchill ont marqué leur époque. Pourquoi ? Quel feu les animait ? Quels obstacles ont-ils surmonté pour passer du statut de simple mortel à celui de légende vivante ? Est-ce en flirtant avec la mort qu'on devient un monstre sacré ?
En trois portraits subtils, trois biographies fragmentées et romancées, Hugo Boris tente de définir ce qui fait d'un homme, un homme d'exception. Danton, Hugo et Churchill sont des survivants qui ont vu passer la mort à plusieurs reprises sans qu'elle ne les emporte. Ils se sont nourris de cette invincibilité pour grandir et regarder de haut les aléas de la vie. Et, quand finalement, la mort a vaincu, ce fut une demi-victoire puisqu'ils sont immortels au regard de l'Histoire.

Trois très beaux textes qui croquent les moments-clés de la vie de ces grands hommes sans assommer par trop de détails. Hugo BORIS va à l'essentiel pour donner à lire la force de ses trois personnages mais aussi leurs faiblesses, leurs failles, leurs blessures les plus profondes. A lire pour la beauté de l'écriture mais à compléter par d'autres lectures plus approfondies. Car ce livre ouvre l'appétit mais laisse un peu sur sa faim …
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SebastienFritsch
  22 septembre 2013
Il y a des romans que je dévore, tournant frénétiquement les pages et restant éveillé jusqu'à des heures peu recommandables à mon âge, dans le seul but de découvrir qui, quoi, comment et pourquoi. Donnez-moi un Michael Connelly ou un Patricia Parry et vous êtes sûr que ça va se finir comme ça.
A l'inverse, il y a des livres que je déguste. Et plutôt que deux ou trois heures, je passerai en leur compagnie deux ou trois semaines, quel qu'en soit le nombre de pages. Pour le plaisir de laisser résonner en moi la mélodie d'une phrase ou de savourer la clarté d'une idée, la beauté d'une image, d'une scène, ou encore pour ne pas quitter trop rapidement une ambiance dans laquelle j'avance avec bonheur. Pour moi, Zweig et Modiano sont les champions de cette catégorie. Rejoints depuis quelques années par Hugo Boris.
Son tout premier roman, le Baiser dans la nuque, m'avait donné cette envie de lenteur : la tendre mélancolie qui l'habite est si finement rendue, par un style à la fois poétique et réaliste, qu'elle ne saurait souffrir la précipitation.
Quelques années après La Délégation norvégienne, bien plus cruel et mystérieux, m'avait happé, entre ses arbres sombres et sous sa neige immaculée, pour me tirer à toute vitesse vers la fin - mais, là encore, plus d'une page méritait que l'on s'arrête, tant l'exercice de style que constitue ce livre est éblouissant.
Le troisième ouvrage de cet auteur, Je n'ai pas dansé depuis longtemps, m'avait pris entre deux feux : le désir d'avancer, de découvrir, de connaître, de comprendre et l'envie de vivre le plus longtemps possible cette expérience spatiale unique, décrite par une plume si particulière.
Et finalement, Trois Grands Fauvesest arrivé. Et j'ai vécu plusieurs jours de lecture admirative.
Ce roman nous fait partager quelques moments de la vie de trois personnages exceptionnels : Danton, Hugo et Churchill. Des personnages exceptionnels, mais aussi des hommes comme tous les autres, partageant avec le commun des mortels la fragilité, les inquiétudes, les peurs, les pulsions qui sont inhérentes à l'espèce humaine. de ces trois hommes, nous ne suivrons pas toute l'existence, ne nous arrêtant qu'à certaines étapes. Etapes parfois historiques, mais plus souvent intimes, au cours desquels la douleur, les questionnements ou, au contraire, la chaleur et la tendresse, la détermination ou le courage montreront ces trois grands fauves plus comme des "hommes" que comme des "personnages".
Une autre ligne directrice commune entre ces trois biographies sélectives, est le choix délibéré de l'auteur de nous montrer ces trois figures à chaque extrémité de leurs vies respectives. Blessures des premières années de vie et désillusions de la vieillesse, peurs d'enfance et amertume d'une fin de carrière, convictions inébranlables d'un jeune esprit et angoisse deséspérée de celui qui approche la mort, courage d'un jeune lion et sagesse d'un vieil animal solitaire.
Le talent d'Hugo Boris est, en partie, dans sa façon de redonner vie à ces hommes dans des situations aussi différentes, avec des pensées, des états d'âmes, des contraintes si variées, et tout en respectant la véracité historique. L'autre partie de ce talent tient à sa plume : élégante, riche, vivante et toujours très précise, elle n'a rien de ces écritures en vogue qui prétendent réinventer la langue en la massacrant ou qui érigent en principe suprème la spontanéité la plus débridée, excluant tout retravail voire même tout travail un peu exigeant.
Alors même si Hugo Boris ne rugit pas sur tous les plateaux télé et dans toutes les pages littéraires de journaux et magazines, je lui souhaite de continuer, bien à l'écart des animaux de basse-cour, son parcours de grand fauve de la littérature. Il en a la carrure et le pas tranquille.
Lien : http://sebastienfritsch.cana..
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isabelleisapure
  06 novembre 2013
Les grands fauves possèdent ces caractéristiques que sont, la force, l'instinct, la ruse et la majesté qui imposent à la fois la crainte et le respect voire l'admiration.
Hugo Boris ne pouvait alors pas choisir de meilleure image que celle des grands félins pour illustrer la puissance de Danton, Hugo et Churchill
En trois synthèses de leur vie respective, personnelle comme publique, il souligne comment chacun d'entre eux a en effet montré à travers les épreuves vitales dès son enfance et durant sa vie intense la manière dont ces atouts qu'ils ont en commun façonnent leurs convictions et leur donnent la force et « l'art »de les mettre en oeuvre fussent-elles justes ou erronées et quelles qu'en soit les conséquences qu'ils aient à assumer, comme ce fut le cas de chacun de ces trois immenses personnages.
Ce qui n'est pour autant pas une ligne droite, leur vie « privée » s'il en est une, les montre ici à leur « taille humaine » avec cette complexité qu'il leur a fallu sans cesse dominer pour ne pas dévier de cette trajectoire qui devait être la leur. C'est sans doute l'intérêt de cet ouvrage, bien écrit, même qui tout de même n'apporte pas de choses très nouvelles…
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frenchbooklover
  25 octobre 2013
"Mai 1763. Ce n'est pas la Champagne humide ici, mais la pouilleuse, celle que la craie rend stérile. La petite taille de l'enfant ne lui permet pas de connaître l'étendue de la plaine. Il en entend le silence les jours sans vent. Il marche vers la vache qu'il a aperçue, là-bas, dans le pré. Il l'a reconnue, c'est la sienne, elle cherche l'ombre d'une haie. La mère de l'enfant n'a pas eu la force de l'allaiter à sa naissance. Il s'accroupit sous la lourde grappe, prend un pis dans la main pour faire gicler le lait. Il ignore qu'il va mourir dans une seconde"
Ainsi débute le nouveau roman de Hugo Boris. Un roman consacré à trois hommes extraordinaires: Danton, Hugo et Churchill. Trois destins qui, apparemment, paraissent distincts mais que l'écrivain va rapprocher.
Dès les premières pages, j'ai été impressionnée par le style. J'ai trouvé qu'il s'en dégageait une grande force, tout à fait en adéquation avec le sujet traité.
De plus, la scène d'ouverture m'a semblé particulièrement frappante. Danton, âgé de 4 ans, cherche à boire du lait de sa vache nourricière et reçoit un coup de sabot d'un taureau. Visiblement, peu échaudé par cette expérience, il retourne près d'un autre bovin et se fait écraser le nez. Un incident avec un troupeau de porcs, suivi d'une chute dans une mare et d'une petite vérole finissent par le défigurer.
Puis, Hugo Boris s'attache à nous raconter, par bribes, l'existence de ce révolutionnaire si célèbre.
C'est d'ailleurs le procédé qu'il utilise pour les trois grands personnages de l'histoire qu'il dépeint. Il se concentre sur certaines scènes importantes de leur existence.
De Danton, on voit ainsi la montée à Paris, l'intérêt qu'il commence à porter à la politique...Et la scène de sa mort. Je pense que je garderai cette dernière longtemps en mémoire car l'auteur a su rendre toute la force de cet homme, toute sa bravoure et sa confiance dans la vie.
"N'oublie pas, surtout n'oublie pas, de montrer ma tête au peuple, elle en vaut la peine"
En ce qui concerne Hugo, on s'attarde plus sur son exil à Guernesey, ses séances de spiritisme, son goût pour les femmes (il tenait un carnet en latin et italien de toutes ses conquêtes) et ses rapports avec sa famille (son côté vampirique avec ses enfants et protecteur avec ses petits-enfants). Je ne vous cacherai pas qu'autant je reconnais du talent à cet artiste, autant je déteste l'homme. Ce qu'en montre le romancier n'a fait que renforcer ce sentiment. Une scène m'a particulièrement marquée: celle d'un déjeuner avec des intellectuels aux côtés de son fils mourant.
De Churchill, on apprend son enfance auprès d'un père absent et peu aimant, son courage en Afrique du Sud, sa rencontre avortée avec Hitler, son investissement à Paris pendant la débâcle française....C'est la partie qui m'a sans doute le plus intéressée et j'en suis ressortie avec l'envie de me plonger dans une biographie sur cet homme hors normes.
En revanche, je dois avouer que j'ai plus considéré cet ouvrage comme un recueil de nouvelles que comme un roman. Certes, Danton, Hugo et Churchill sont des êtres d'une force incomparable. Ils dévorent tout ce qui les entoure et il devait être bien difficile de vivre dans leur ombre (ce qu'a particulièrement bien montré l'auteur pour les deux premiers). de même, un lien est tissé entre eux (je ne l'expliciterai pas, de peur de gâcher votre lecture). Mais, à l'exception de ces deux points, je me suis plus sentie lectrice de trois récits différents.
Un autre bémol que je souhaiterais également souligner, c'est le côté parfois trop fragmenté de ces histoires. J'ai regretté de ne pas passer assez de temps sur certaines périodes de leur existence.
Bref, vous l'aurez compris: ce roman ne constitue pas un coup de coeur. Néanmoins, j'ai trouvé que Trois Grands fauves était un ouvrage intéressant, doté d'un style fort et dont certaines scènes resteront gravées longtemps. Pour les amateurs de biographie romancée, il représente aussi une bonne première porte d'entrée aux destins de Danton, Hugo et Churchill.
Merci à Babelio et aux éditions Belfond pour cette découverte!
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critiques presse (2)
Telerama   13 novembre 2013
Le texte fonctionne à l'adrénaline, trouve immédiatement son tempo, un souffle impressionnant. Il joue en virtuose des accélérations et des changements de rythme, le style variant subtilement d'une époque à l'autre. Bref, c'est un feu d'artifice. Mais aussi un livre bouleversant. Sur la fragilité des mémoires et des destins.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   29 août 2013
Danton, Hugo, Churchill... Quel combat pour devenir un grand homme! Trois portraits mélancoliques signés Hugo Boris.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
PalmyrePalmyre   29 septembre 2015
Le reste du temps, il le dépense sans compter, ne s'accordant de repos ni de corps ni d'esprit. On le voit marcher des heures à travers la lande escarpée, en bottes et en vareuse. Il s'émerveille au printemps des miracles de la sève arrosée à plaisir par l'Océan, se penche sur les plantes des dunes et des grèves, le chou marin, le rosier pimprenelle. Il longe avec bonheur les murailles de lilas et de giroflées, se réjouit au spectacle des joubarbes qui fleurissent sur les toits de chaume. A cheval, on le voit galoper dans l'écume des marées montantes.
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Delphine-OlympeDelphine-Olympe   27 septembre 2013
Si tantôt il susurre pour vérifier la qualité du silence, c'est pour mieux rugir aussitôt, faire crépiter les mots suivants, déployer cette énergie dans laquelle chaque auditeur vient puiser un élan. La voix est l'organe dont il est le plus fier, celui sur lequel il bâtit son oeuvre impalpable. Proposer de faire du royaume une république quand on ignore tout de ce nouveau régime, demander la déchéance de l'Autrichienne et du Gros Capet, poser les jalons du suffrage universel : des mots. Ils resteraient sans vie s'il ne les inséminait dans les esprits de sa voix rauque, tapie dans les graves. Il en fait des idées-forces, de ces leviers qui basculent un monde pour en dresser un nouveau.
p.25
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kathelkathel   20 août 2013
Il s’accroupit sous la lourde grappe, prend un pis dans la main pour faire gicler le lait. Il ignore qu’il va mourir dans une seconde. Le branle d’un sabot lui fait lâcher prise. Une ombre lui bouche le soleil. Il tend les deux bras en avant pour se protéger, écrasé par le poids gigantesque du taureau. Le mâle échappé le piétine en beuglant. L’animal le soulève de terre. Le petit hurle, se débat, fait rempart de ses mains en pure perte. L’une des cornes lui emporte la bouche. Dans sa gorge, le goût du sang se mêle à celui du lait.
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SebastienFritschSebastienFritsch   22 septembre 2013
Je t'aimerai jusqu'au bout, je t'aimerai en France, je t'aimerai sur les mers et les océans, je t'aimerai dans les airs avec une confiance et une force croissante, je t'aimerai quel qu'en soit le prix, je t'aimerai sur les plages, je t'aimerai sur nos terrains d'aviation, je t'aimerai dans les champs et dans les rues, je t'aimerai dans les collines, jamais je ne cesserai.
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mariechmariech   25 septembre 2015
- Riez un peu , et apprenez à rire avec vos hommes .
La guerre est un jeu qu'il faut jouer avec le sourire .Si vous êtes incapables de sourire , grimacez . Si vous êtes incapables de grimacer , tenez - vous à l'écart jusqu'à ce que vous en soyez capables .
Churchill p 144
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