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EAN : 9782070344437
256 pages
Gallimard (28/02/2008)
3.42/5   192 notes
Résumé :
Le jeune flic Célestin Louise, apprécié de ses supérieurs, aurait pu rester à l'arrière où il s'illustrait dans la poursuite des criminels.
En novembre 1914 pourtant, le jeune enquêteur à la Brigade criminelle de Paris se retrouve en première ligne à Verdun sous les ordres d'un lieutenant à peine plus âgé que lui.
C'est la découverte, sous les bombes, dans les tranchées, de la folie de la guerre avec son rythme macabre d'assauts et de retraites, avec... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
3,42

sur 192 notes

Tostaky61
  16 décembre 2016
Il y a deux ans, j'avais découvert, au hasard de mes lectures, Thierry Bourcy et son policier Célestin Louise, au travers du roman le gendarme scalpé. Un livre qui m'avait quelque peu laissé sur ma faim.
Aujourd'hui, je termine le premier de la série, La cote 512.
La genèse. Des personnages aux décors , il y a tout ce qui me manquait dans ma précédente lecture, mais c'est logique. Bref, je ne peux qu'encourager les futurs lecteurs à prendre l'histoire depuis le début.
1914, mobilisation générale, Célestin Louise, jeune policier parisien choisit de répondre à l'appel de la Nation.
Au milieu des horreurs de la Grande Guerre, un flic reste un flic, et quand le lieutenant de sa compagnie est abattu d'une balle dans le dos, Célestin décide de mener son enquête.
Si la trame policière est assez classique, l'intérêt du livre, pour moi, réside dans le contexte et la période historique dans laquelle elle se déroule.
Parce que notre inspecteur, il met le nez dans la boue et le sang. Parce que notre inspecteur il tremble sous les bombes et le froid glacial. Parce que notre inspecteur n'est plus tout à fait le même à la fin du livre.
Non, la guerre n'est pas jolie. Thierry Bourcy ne fait pas de son policier un super héros, c'est un homme, un simple soldat. Un camarade de combat. Dans les tranchées, on est tous pareil, pas de bourgeois, de paysan, d'ouvrier, de voleur ou de gendarme, tous unis, pour le meilleur et pour le pire, la solidarité est de mise.
Bourcy nous emmène au coeur de la bataille il nous écrit la peur et l'horreur.
Un livre sans prétention qui risque de décontenancer les amateurs de polar et de ravir ceux de romans historiques et de cette période en particulier. Il y a des façons différentes d'aborder une lecture, selon ce qu'on espère y trouver.
En tout cas, moi je pense que je vais bientôt retrouver les protagonistes de cette série.
Parce que comme Célestin Louise, je ne peux pas abandonner mes camarades de combat, pas question de rester planqué derrière un bureau... Allons enfants de la Patrie......
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Diabolau
  09 mars 2022
Il se trouve que j'ai quelques connaissances sur la guerre 14. Bien loin de celles d'un historien, mais disons que pour un amateur, je me débrouille. Aussi, quand j'ai lu le pitch de ce bouquin, je me suis demandé comment l'auteur avait fait pour qu'un fantassin puisse mener une enquête au front sans que ça paraisse invraisemblable.
Eh bien en fait, c'est assez simple : il n'y parvient pas.
Outre le fait que la narration a la platitude d'un produit de grande série, et que les dialogues sont sans relief, ce roman se distingue surtout comme étant un tissu d'invraisemblances et d'anachronismes, et une longue série de deus ex machina qui m'ont fait de trop nombreuses fois lever les yeux au ciel.
Célestin déserte de son poste en première ligne (fin 14) pour aller apporter un cadavre à l'arrière et menacer de mort un médecin major. Ce dernier, pas rancunier pour un sou, lui fait un certificat médical complaisant pour lui permettre de mener sa petite enquête (personnelle) loin du front. Fin 14, donc, où la notion même de permission était une lointaine chimère.
Plus grave, Célestin, déjà miraculé deux fois, décide d'en rajouter une couche et de se faire accompagner par son propre camarade pour se dénoncer lui-même pour désertion et passer en conseil de guerre... mais tout va bien, car les gendarmes s'en foutent (!)
Et tout ce traficotage, dans quel but ? Approcher un armurier, pour qu'il lui dise si la balle du meurtre est française ou allemande. Car Célestin, biffin de première ligne, ne sait pas reconnaître les balles françaises, ce qui est bien normal, puisqu'il en tire lui-même en moyenne une bonne dizaine par jour (!)
L'armurier ne lui en tient pourtant pas rigueur, et attention, c'est pas n'importe quel armurier ! le gars, il teste déjà un fusil-mitrailleur à l'automne 14 (le premier sera mis en service fin 1916 de mémoire). Et il est capable de savoir si deux balles ont été tirées par le même fusil, c'est dire si c'est un balisticien en avance sur son temps. Faut dire que tout le bouquin est en avance sur son temps, vu qu'on aura le droit à une attaque au gaz et à plusieurs attaques à la grenade, toujours fin 14.
Entre-temps, un remake de la scène de la mine copié-collé des Croix de bois de Dorgelès (mais en beaucoup moins bien écrit, évidemment). Un hommage ? Un peu grossier, quand même.
"Le monde est petit" doit être un adage cher à Thierry Bourcy, car son héros croise toujours des gens qui se connaissent les uns les autres, ou revoit ensuite de façon déterminante des personnages qu'il a déjà croisés auparavant de façon inopinée et apparemment sans importance. Vous avez dit vieilles ficelles ? de cette grosseur là, vous pouvez sans craindre vous y suspendre pour descendre une montagne en rappel.
Célestin a également le don surhumain de surprendre les conversations privées et compromettantes, d'assister par chance aux scènes embarrassantes pour les tiers (genre, quand il va pisser, ou se promener dans les bois), ou de recevoir des indices tombés du ciel... et à la fin, quand l'auteur en a marre (heureusement, moi aussi, et depuis longtemps !), il fait en sorte de croiser un gars qui lui dit : "tiens, j'ai croisé ton meurtrier y a pas cent mètres !"
Mais malheur, le maudit a un vélo !
Qu'à cela ne tienne, le copain de Célestin, lui, il a un avion, hé hé. Alors, qui c'est qu'a la plus grosse, gamin ?
En fait, tout ça fait penser à un Tex Avery.
Et ce qui laisse songeur, c'est que l'auteur étale sa bibliographie en préface : Dorgelès, Barbusse, Miquel, Audoin-Rouzeau et j'en passe... so, the question is : à quoi pensait-il en lisant ces vénérables ouvrages, pour arriver à un produit fini où il se tamponne à ce point le coquillard de son sujet ?
Franchement, non. Il faut être un minimum sérieux quand on écrit un roman historique.
Quand on écrit un roman tout court, d'ailleurs.
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sabine59
  24 décembre 2016
L'originalité de ce livre, c'est d'être à mi-chemin entre roman historique et policier.
Le décor:la guerre 14- 18 depuis la mobilisation jusqu'à l'enfer des tranchées.Le personnage principal, qui mène ici sa première enquête au coeur de la guerre, c'est le jeune inspecteur Célestin Louise. D'autres enquêtes suivront.
J'ai beaucoup apprécié Célestin, son charisme, sa générosité.J'ai trouvé par ailleurs que la vie dans les tranchées est bien décrite, les angoisses de la mort, les horreurs vécues au quotidien, la fausse perception aussi que le monde extérieur avait de ce que vivaient les soldats.
Cependant, est-ce crédible qu'un soldat, plus occupé à se maintenir en vie qu'à enquêter, ait l'esprit à chercher les preuves d'un assassinat, ait du temps à consacrer à cela ? L'intrigue policière est d'ailleurs assez peu consistante.Et certains détails se révèlent invraisemblables.
Mais je garde un bon souvenir de cette lecture, j'ai même envie d'en apprendre un peu plus sur le sympathique Célestin.De ce point de vue, le pari est gagné pour l'auteur...
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Phil56
  21 février 2018
Thierry Bourcy nous convie à suivre son héros Célestin Louise, flic et soldat français dans la guerre de 14-18.
Dès le départ attiré par l'étrangeté de cette démarche littéraire, je me suis donc lancé dans l'aventure.
Sept romans plus tard, tirons-en le bilan et, au vu des quelque 90 critiques déjà émises, allons à l'essentiel.
Le Célestin "soldat" correspond plus ou moins à l'horizon de mes attentes.
Du sinistre quotidien des tranchées aux assauts sanglants et meurtriers, des si courtes "pauses" entre deux montées en première ligne aux permissions aussi rares que frustrantes tant moralement qu'affectivement, de la "camaraderie" du front à l'indifférence de l'arrière avec son défilé de planqués en tous genres (galonnés de préférence)... tout cela est généralement bien rendu, plutôt crédible, non dépourvu d'humour et agrémenté de quelques brins d'antimilitarisme de bon aloi mais sans plus.
Le Célestin "flic" ne m'a, par contre, guère convaincu.
En effet, les intrigues développées par l'auteur tout au long de cette saga se révèlent bien souvent assez faibles d'écriture et de contenu.
D'une part : Énigmes policières abracadabrantes, aux grosses ficelles scénaristiques, sans grandes surprises ni originalité particulière le tout frisant l'invraisemblance - D'autre part : Surabondance des dialogues, pas toujours très élaborés, au détriment d'une narration qui, quant à elle, manque singulièrement de relief, d'épaisseur, de profondeur psychologique et de qualité stylistique.
Mon impression : Romancier en pilotage automatique paraissant essentiellement soucieux de se conformer à un canevas d'écriture soigneusement préétabli à l'instar de ces réalisateurs de séries TV préformatées omniprésentes sur nos petits écrans.
En guise de conclusion, puis-je me permettre de vous donner un conseil ?
Souhaitez-vous plonger dans l'enfer de cette première grande boucherie humaine de l'ère industrielle tout en suivant une enquête policière des plus palpitantes ?
Dégustez alors, sans tarder, la BD Notre Mère la Guerre de Kris (récit) et Maël (dessin et couleur) déclinée en quatre complaintes chez Futuropolis.
Vous découvrirez des personnages haut en couleur, plus vrais que nature, une intrigue minutieusement documentée servie par un graphisme époustouflant.
Tout y est fouillé, travaillé, façonné avec soin, intelligence et sensibilité.
Une pure merveille au scénario finement ciselé, à l'écriture aussi précise que concise.
Vous m'en direz des nouvelles !
PS : Ne vous étonnez pas.
J'ai posté simultanément cette critique sur La cote 512 premier opus apparemment le plus lu de la saga et sur Les ombres du Rochambeau clôturant le cycle et bizarrement (?) le moins lu des sept, espérant, de la sorte, susciter quelques commentaires ...
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argali
  14 juillet 2014
Quelle idée originale que ce policier historique au coeur de la Grande Guerre !
Découvert chez Joyeux Drille puis chez Paikanne, je m'étais promis de le lire dès que j'en aurais l'occasion. Je ne le regrette pas.
Le roman débute avec l'annonce de la mobilisation. Sans hésiter, Célestin Louise s'engage. Il sent que c'est son devoir et ne peut laisser partir les copains sans lui. le hasard va le mettre en présence d'un jeune voleur qu'il a déjà eu l'occasion d'arrêter. Au fil du temps, ils vont se rapprocher, s'apprécier et ne plus se quitter. Avec trois autres soldats, ils sont unis comme les doigts de la main, s'épaulant, se réconfortant et se divertissant les uns les autres. Alors quand Louise décide d'enquêter sur la mort du lieutenant de Mérange, bien qu'ils trouvent ça fou, ils vont former l'union sacrée et l'aider dans sa démarche comme ils s'entraident dans les tranchées. Tandis qu'un hiver glacial cède la place au printemps, ils vont affronter les charges suicidaires, les bombardements, la peur, les trêves inattendues et la mortelle indifférence des généraux, capables de laisser une compagnie dans les tranchées alors qu'ils savent qu'une galerie a été creusée en-dessous afin de la dynamiter. En ont-ils bavé ces pauvres soldats !
Et toujours cette idée fixe de Louise : découvrir le meurtrier et comprendre !
Ce premier roman de Thierry Bourcy qui date de 2005 plonge le lecteur dans une époque apocalyptique et sa force est de nous emmener dans une intrigue policière à travers des faits historiques véridiques et une atmosphère parfaitement décrite. Que ce soit sur le front ou à l'arrière, le contexte historique est précis. L'écriture au style agréable et fluide nous permet d'entrer dans les tranchées avec un héros attachant, rigoureux et débonnaire à la fois et ressentir ses émotions. Témoin de la vie quotidienne des poilus, de l'horreur des combats et des conditions de survie, Louise en est aussi le rapporteur. le rapporteur d'une histoire méconnue des générations actuelles, celle d'une France coupée en deux où la société vivant loin des combats veut oublier cette guerre et fuit tout ce qui la lui rappelle.
La description de ces deux mondes est ce qui m'a plu le plus dans ce policier de facture classique que je recommande vivement.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
shousounshousoun   28 mars 2014
Quand Célestin entra, Raymond était entrain de terminer un croissant qu’il trempait salement dans une tasse de café, tout en lisant un document étalé devant lui.
- On nous laisse le choix, Célestin. On peut partir, mais on peut aussi rester ici, des flics, il y en a toujours besoin.
Célestin jeta un coup d’œil sur le formulaire officiel, accrocha son chapeau au perroquet et s’assit face à son collègue.
- Moi, je pars.
- T’es dingue. Tu veux aller te faire tuer ?
- Je me sens pas de rester ici, quand les copains seront en première ligne.
Raymond haussa les épaules.
- C’est toi que ça regarde.
- Il n’y a pas que lui que ça regarde.
Les deux inspecteurs se retournèrent vers leur chef, Auxence Minier, un grand gaillard au cou de taureau qui venait d’entrer dans la pièce.
- Si tu pars, Célestin, je perds un de mes meilleurs éléments.
- Merci pour moi ! fit Raymond.
- Toi, Raymond, tu manges trop : tu as du mal à courir.
Il se tourna vers Célestin.
- Alors, c’est sûr ? Tu nous laisses tomber ?
- Je ne suis pas indispensable, patron.
- Sans doute que non, mais ça va pas être drôle, ici. S’il y a le moindre problème de ravitaillement, d’épidémie, de panique … Et je te passe les espions en tous genres, les putes et les escrocs !
- Et la solidarité nationale ?
- Qu’est-ce que tu crois, Louise ? C’est comme d’habitude, chacun pour soi et Dieu pour tous. Tâche de pas t’en prendre une !
Minier esquissa un sourire, envoya une bourrade chaleureuse à son adjoint et quitta le bureau.
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shousounshousoun   29 mars 2014
- Pourquoi cette panique, Louise ? Je n'ai jamais vu les hommes dans cet état, même au plus fort d'un bombardement.
- Ils ne veulent pas de cette mort -là, mon lieutenant, c'est une torture. Ils n'ont pas peur de prendre une balle dans la tête ou de se faire couper en deux par un obus, mais d'entendre leur mort qui avance, seconde après seconde, sans rien pouvoir faire, c'est au dessus de leurs forces.
Doussac hocha la tête et resta silencieux. Il recracha lentement la fumée de sa cigarette.
- Je pense qu'il arrive toujours un moment où la guerre est au-dessus de nos forces. Et c'est à ce moment-là, précisément, que l'on choisit d'être vainqueur ou vaincu. Regagnez votre poste Louise, et dites aux hommes de ne pas s'affoler.
p 139
+ Lire la suite
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Tostaky61Tostaky61   16 décembre 2016
- Vous venez du front, monsieur ?
- Oui, madame.
- C'est du sang, que vous avez là, sur votre manche ?
- Peut-être, je ne sais pas. Du sang, là-bas, il y en a partout.
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GrouchoGroucho   11 mars 2017
- On nous laisse le choix, Célestin. On peut partir, mais on peut aussi rester ici, des flics, il y en a toujours besoin.
Célestin jeta un coup d’œil sur le formulaire officiel, accrocha son chapeau au perroquet et s'assit face à son collègue.
- Moi, je pars.
- T'es dingue. Tu veux te faire tuer ?
- Je ne me sens pas de rester ici quand les copains seront en première ligne.
Commenter  J’apprécie          10
cvd64cvd64   30 juillet 2020
Pourquoi cette panique, Louise ? Je n'ai jamais vu les hommes dans cet état, même au plus fort d'un bombardement.

- Ils ne veulent pas de cette mort -là, mon lieutenant, c'est une torture. Ils n'ont pas peur de prendre une balle dans la tête ou de se faire couper en deux par un obus, mais d'entendre leur mort qui avance, seconde après seconde, sans rien pouvoir faire, c'est au dessus de leurs forces.

Doussac hocha la tête et resta silencieux. Il recracha lentement la fumée de sa cigarette.

- Je pense qu'il arrive toujours un moment où la guerre est au-dessus de nos forces. Et c'est à ce moment-là, précisément, que l'on choisit d'être vainqueur ou vaincu. Regagnez votre poste Louise, et dites aux hommes de ne pas s'affoler.
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