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Claude Leroy (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070402281
304 pages
Éditeur : Gallimard (24/06/1998)
3.32/5   19 notes
Résumé :
« J'ai remonté l'Orénoque durant quatre-vingt-seize jours, quatre-vingt-seize jours en pirogue, et quand je suis revenu sur la côte, j'étais maigre, tanné, tout couvert de piqûres de moustiques, malade, mais j'étais fier de moi car je rapportais dans mon herbier une fleur de la forêt vierge, une fleur de la solitude, une fleur inédite, une fleur qui ne se laisse pas transplanter. C'est une variété de lis qu'on ne trouve qu'au plus profond de la jungle de l'Orénoque.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Funrider
  18 juillet 2018
Rien que le titre invite au voyage, et le lecteur n'est pas déçu. Blaise Cendrars nous invite à embarquer avec lui dans ses voyages exotiques (au Brésil notamment et en croisière sur l'Atlantique Sud) et à ouvrir les yeux sur les beautés du monde – et sa part de mystère : on y parle de loup-garou, de boa constrictor capable d'avaler un homme entier, de lac hanté par un crocodile jamais vu, etc.
Plus qu'un écrivain en vadrouille, Blaise Cendrars se voit comme un voyageur qui écrit, lui le poète, journaliste devenu aussi romancier. Au commandant qu'il rencontre sur un transatlantique il dira « Oh, vous savez, je voyage, j'écris, mais je ne suis pas un homme de lettres en voyage ». Sa vie s'est construite autour de ces rencontres, parfois fortuite, parfois à l'origine de relations plus durables, qu'il dévoile en partie dans ses romans d'aventure.
Ces rencontres, c'est le coeur de chacune de ses nouvelles, contées sous forme d'un souvenir, l'un appelant l'autre… Des récits croustillants sur des tranches de vie de personnages hauts en couleurs, comme le coronel Bento, dictateur terrifiant du fin fond du Brésil fasciné par Paris et ses fêtes.
D'oultremer à Indigo fait partie de cette série de nouvelles de Blaise Cendrars qu'on pourrait croire autobiographiques (avec : Histoires vraies, La vie dangereuse et D'oultremer à indigo). Mais elle nous montre une des facettes de Blaise Cendrars : il est impossible de distinguer ce qui est relève d'une vérité historique, géographique et ce qui relève de la fiction, pure invention de l'auteur. Blaise Cendrars présente d'ailleurs cette série comme le reflet de sa vérité, en dehors de toute vérité telle que l'Histoire s'en souviendrait.
Mais plus que le fond c'est la manière que l'on retient, cette façon de nous plonger dans l'action, de nous faire vivre ces aventures, comme si c'était nos propres souvenirs. Un mélange réussi de ce qu'était Blaise Cendrars à la fin des année 30 : un poète, journaliste, grand reporter, et romancier en devenir.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   26 septembre 2019
J’ai le goût du risque. Je ne suis pas un homme de cabinet. Jamais je n’ai su résister à l’appel de l’inconnu. Écrire est la chose la plus contraire à mon tempérament et je souffre comme un damné de rester enfermé entre quatre murs et de noircir du papier quand, dehors, la vie grouille, que j’entends la trompe des autos sur la route, le sifflet des locomotives, la sirène des paquebots, le ronronnement des moteurs d’avion et que je pense à des villes exotiques pleines de boutiques épatantes, à des pays perdus que je ne connais pas encore, à toutes les femmes que je pourrais rencontrer et avec qui je perdrais volontiers mon temps, aux hommes qui m’attendent peut-être, prêts à m’expliquer leur activité et à me faire gagner des tas, des tas d’argent.
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RenodRenod   25 septembre 2019
Comme nous quittions le port de Recife, un peu plus tard, et le dangereux môle de béton dépassé, je jetai le bouc puant par-dessus bord, dans notre sillage, la mer étant infestée de requins.

J’ai toujours entendu dire que les requins se livrent entre eux des combats homériques autour d’une proie et je croyais assister à un prodigieux spectacle. (…)

Les requins s’enfuirent et le bouc nageait, nageait vers la terre, le col tendu, sa tête démoniaque, avec les cornes et la barbiche, se détachant sur le disque du soleil couchant.

J’étais déçu.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   14 janvier 2015
Mais, diantre, pourquoi est-ce que le fameux professeur a baptisé son lis
sauvage septem colorata (…) ? Si je sais bien compter cela ne fait une
série que de six couleurs. Pourquoi dit-il sept, parce qu’il y a sept ciels,
sept couleurs dans l’arc-en-ciel, sept notes dans la gamme, que le sept
est un chiffre mystique, ou est-ce simplement un distrait comme ce savant
que cite Remy de Gourmont qui qualifia la coccinelle de coccinella
septem punctata alors que tous les enfants savent que les points noirs sur
le dos rouge des bêtes à bon Dieu vont toujours par paires : deux,
quatre, six, huit, mais jamais, au grand jamais sept ?
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RenodRenod   24 septembre 2019
Et vous (…) dites-moi donc si vous n’avez jamais eu peur quand vous vous tenez dans votre chambre ? Oui, n’est-ce pas ? Eh bien, en forêt vierge, c’est la même chose. On s’y tient seul. Le danger, ce sont nos propres imaginations qui le créent…
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London16London16   20 août 2020
J'étais en nage. J'avais les tempes battantes. J'avançais en aveugle. Je trébuchais dans le noir comme on tombe au fond de soi-même. Alors pour ne pas m'égarer, je me remis à penser à Ramuz. Que faisait-il à cette heure, Monsieur l'écrivain vaudois? Etait-il déjà couché? Dormait-il? Peut-être me voyait-il en rêve ou était-il en train d'écrire solitairement sous sa lampe? Et je vis nettement une main tenir une plume, et une plume courir sur une feuille de papier blanc vivement éclairé dans le cercle de lumière tombant d'un abat-jour, et cette feuille se couvrir d'écriture.
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Videos de Blaise Cendrars (62) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Blaise Cendrars
#apollinaire #enterrement #cultureprime 9 novembre 1918 : Apollinaire est emporté par la grippe espagnole. Écoutez Blaise Cendrars et Simone Weiss raconter l'étrange atmosphère qui régnait à son enterrement.
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