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ISBN : 2371140325
Éditeur : Envolume Editions (08/10/2015)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Qui n’a jamais rêvé de rencontrer « en vrai » une personnalité par-dessus tout admirée ? C’est ce qu’entreprend de faire la narratrice de La Bonne Distance, en tentant d’établir une correspondance avec un auteur majeur de la littérature contemporaine. Dans un premier temps l’écrivain se dérobe puis un jour, le miracle a lieu : il répond. Au fil des lettres envoyées comme des bouteilles à la mer se dessinent le portrait en creux de l’écrivain « Goncourisé » et l’esqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Piatka
  27 juin 2016
Ah cette fichue « bonne distance » dans les échanges épistolaires ! Pas facile de la trouver, de s'y tenir…Tous ceux qui s'y sont essayés un jour, sans connaître le destinataire bien sûr, savent un peu ou beaucoup ce que j'entends par là. C'est toujours un pari, mais aussi un jeu rapidement addictif, voire excitant si l'on obtient une réponse.
Si en plus vous vous adressez à quelqu'un de célèbre que vous admirez, c'est grisant - qui n'a jamais rêvé de communiquer avec son idole - mais aussi un brin intimidant, et éventuellement frustrant s'il y a aller sans retour.
« Bien que n'ayant aucun indice sur le sort réservé à mes lettres, je ne peux m'empêcher de continuer à vous écrire. Je vous écris en restant à distance, c'est tout. C'est le mot juste je crois pour être en relation avec vous. À bonne distance. Il me semble que vous ne laissez pas facilement les gens vous approcher et encore moins vous atteindre. »
En mai 2012, Eve Chambrot se lance dans l'aventure et écrit à Michel Houellebecq. Elle connait très bien son oeuvre, l'admire. Pendant presque une année, elle ne reçoit aucune réponse. Tenace et inventive, elle lui a demandé son autorisation pour écrire un livre sur lui, il finit par répondre. Le ton des lettres changent alors progressivement, passant de Monsieur à cher Monsieur, pour finir à cher Michel, jusqu'à la rencontre.
Ses lettres écrites de mai 2012 à Décembre 2014, "à la bonne distance", ne manquent pas de charme, d'humour, de citations intéressantes de l'écrivain ( pour autant que je puisse en juger, moi qui le connais assez peu ) et permettent d'esquisser un portrait sensible et personnel qui devrait intéresser les aficionados de Houellebecq.
« Vous dites ce que vous pensez sans vous soucier que l'on vous juge. Une liberté énorme, terrifiante, qui fait peur à tous ceux qui n'en ont pas le courage. Au lieu de vous admirer, ils vous conspuent. Moi vous me réjouissez. »
Un bémol demeure pour moi : le sens désespérément unique, l'absence d'échanges en fait dans ce livre. C'est certes un parti-pris ( ou une contrainte éditoriale ), mais c'est diablement frustrant à la longue. Certes, j'ai apprécié ce recueil de lettres au ton léger, agréable, souvent humoristique, dessinant un portrait en ombre chinoise, mais qu'il aurait été savoureux de lire les réponses de Michel.
Reçu dans le cadre d'une masse critique, je tiens à remercier
Babelio et Envolume pour l'envoi de ce livre accompagné d'un sympathique billet.
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Galirad
  19 juin 2016
Suite à ma participation à l'opération « Masse Critique » du mois de mai 2016, j'ai eu la joie, et je dois bien dire, la surprise, de trouver dans ma boîte aux lettres le très joli livre « La bonne distance » d'Eve CHAMBROT édité par la toute jeune maison « Envolume » que je ne connaissais pas.
Avant de vous livrer mes impressions de lecture, je tenais à remercier Marie-Delphine de BABELIO et les personnes d'« Envolume » qui ont eu la délicate attention de compléter leur envoi par un extrait du dossier de presse du roman et une carte manuscrite me souhaitant un beau moment de lecture.
J'avais été intriguée par le résumé présentant le roman « La narratrice tente d'établir une correspondance avec un auteur majeur de la littérature contemporaine ». Je me réjouissais, par avance, de découvrir cette correspondance et me promettais de déceler tous les indices pour découvrir quel était cet auteur « goncourisé » avec qui Eve CHAMBROT avait réussi à échanger des courriers.
Et comme à chaque fois que j'anticipe sur un évènement à venir, la réalité me rattrape, et met à mal mes prospectives.
Pas d'auteur à découvrir car, d'emblée, le baudeau rouge cernant l'ouvrage annonce, sans équivoque, que Michel Houellebecq en est la cible. Encore moins de correspondance à décrypter, puisque sur les 151 pages du roman vous ne lirez aucune ligne, pas même un mot supposé écrit par l'auteur admiré. le procédé est habile, parce que sans trahir Houellebecq, Eve nous livre Michel.
Paradoxalement, je n'en ai jamais autant appris sur ce « cher Michel », vous voyez celui qui tantôt défraie la chronique pour ses prises de positions radicales dans ses fictions, et qui tantôt, provoque de la compassion lorsqu'il apparait démuni sous les caméras de Gustave Kervern et Benoît Delépine.
L'écriture d'Eve CHAMBROT est fine et élégante pareille à la maison d'édition qui la publie.
Si sans bémol, j'ai aimé le déroulé et les tournures exquises de ses propos, j'ai été encore plus fascinée par la connaissance et l'analyse de son « Cher Michel » qu'elle était capable de produire pour en tracer un portrait aussi crédible et sensible.
Désormais, après ce beau moment de lecture, deux questions, aussi futiles semblent-elles être, me taraudent et ne cessent de vibrer de concert à mes oreilles : « Ce cher Michel, qu'a-t-il ressenti à la lecture de ce recueil qui met en exergue nombreuses de ses failles qui ne sont que le côté face de sa force tranquille ? Et Eve, a-telle deviné juste, quant à l'ordonnance de sa garde robe et « de la pile de pyjamas rayés sentant la Soupline » trônant sur l'étagère du bas ? »
Chers lecteurs, lancez-vous dans cette lecture, parce que comme moi vous en oublierez très rapidement vos a priori – s'ils en existaient - pour ne laisser la place qu'au bonheur vibrant qu'apporte la littérature avec ses multiples enchantements.
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fanfan50
  10 juin 2016
Grâce à Babelio dont je suis une fidèle babeliote, je viens de recevoir des éditions Envolume un petit roman épistolaire d'Eve Chambrot : "La Bonne distance, Lettres à un prix Goncourt". Il m'a été envoyé en format broché et non par e-book car je suis encore réticente à la lecture de livre sur une tablette. Mais il est disponible dans les deux versions, ce qui pourrait plaire à un public jeune.
Je l'ai lu rapidement et très facilement. L'écriture est agréable. Après la préface de Samuel Estier de l'Université de Lausanne qui constitue une sorte de mise en bouche, puis une courte citation de Marguerite Duras qui vient fort à propos, j'attaque la première lettre datée du 19 Mai et qui est très protocolaire. Elle commence par "Monsieur". Ensuite, nous aurons "Cher Monsieur", puis "Cher Monsieur Houellebecq", "Cher Michel Houellebecq", "Cher Michel", puis "Michel, cher Michel" et puis la dernière lettre où la narratrice revient à "Cher Michel Houellebecq". Pas de formules finales excepté dans l'avant-dernière lettre où elle risque un "Je t'embrasse, fort". Pour dire que c'est plein de pudeur, plein de retenue et très fort cependant.
En résumé, c'est un recueil de lettres qu'une admiratrice de 54 ans, écrivain, résidant à Ponte-Tresa en Italie mais lorraine de souche, adresse à Michel Houellebecq deux ans après qu'il ait reçu le Prix Goncourt pour son roman "La carte et le territoire" - en 2010. Ce roman avait fait sensation à l'époque car il y avait mis en scène sa propre mort. Pour notre plus grand plaisir, Michel a continué à écrire et son dernier roman "Soumission" est malheureusement passé à la trappe à sa sortie en janvier juste au moment des attentats parisiens. Pourtant c'est un sacré visionnaire et je ne peux m'empêcher d'adhérer pleinement à l'enthousiasme qui anime la rédactrice de toutes ces lettres enflammées.
Ce livre m'a redonné encore plus envie de relire les précédents écrits de Michel Houellebecq : "L'extension du domaine de la lutte" et "Les particules élémentaires" sont quasiment mes livres de chevet.
Et, comme la narratrice le dit page 82 : "Contrairement à ce que vous disiez dans une interview l'année dernière, il vous reste donc encore pas mal de livres à écrire - et vous m'en voyez égoïstement ravie".
Michel Houellebecq disait : le vie ne m'intéresse pas assez pour que je puisse me passer d'écrire" et bien, écrivez Michel, écrivez Eve et nous vous lirons avec grand plaisir.
Un petit livre qui fait l'éloge de la prose d'un grand écrivain contemporain : il serait regrettable qu'il passe inaperçu et je suis désolée que La grande Librairie n'en ait pas fait état lors de sa parution.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PiatkaPiatka   22 juin 2016
C'est difficile de cesser de vous écrire. C'est un peu comme en finir avec une addiction, on a décroché mais on pense tous les jours à reprendre. C'est une lutte de chaque instant. J'essaie de me mettre à distance raisonnable, j'essaie de prendre du recul, ou de la hauteur, enfin n'importe quel éloignement qui me soulagerait de la douleur de vous avoir perdu.
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PiatkaPiatka   06 juin 2016
Le problème avec l'angoisse c'est qu'elle se nourrit toute seule, elle enfle de façon concentrique, comme l'escargot construit sa coquille : tout est bon pour faire de la matière.
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PiatkaPiatka   04 juin 2016
On vous en veut pour la douleur, on vous est reconnaissant de la délivrance. C'est ainsi que pourrait se distribuer votre lectorat : vos détracteurs, qui nient la douleur que vous leur désignez, et vos admirateurs, qui apprécient le partage et le soulagement.
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fanfan50fanfan50   10 juin 2016
Vous avez raison, je vais tenter d'être un peu plus gaie cette fois ! Justement, ce que j'aime aussi chez vous, c'est votre humour, qui fait de la désespérance un pur joyau. Vous maniez l'euphémisme, l'understatement et la litote avec une rare maîtrise. Un jour, à un magistrat qui vous demande en début d'audience Vous êtes écrivain ?, vous répondez, au sommet de vous-même : Dans le meilleur des cas, oui... En 1998, lorsque le Goncourt vous échappe et que les médias tentent de débusquer votre supposé désarroi, vous dites : J'aurais tout à fait supporté de l'avoir. Certains ont pris cette pirouette élégante pour de l'arrogance... Cela doit souvent vous agacer d'être méjugé par des gens moins intelligents que vous.
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