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ISBN : 207044872X
Éditeur : Gallimard (12/04/2013)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.68/5 (sur 69 notes)
Résumé :

Paris 1761, dans le rougeoiement crépusculaire de la monarchie, une couleur nouvelle apparaît, un "jaune vie" éclatant, qui va révolutionner d'un sourire l'art pictural.

Frangonard invente le bonheur... et Sophie Chauveau, avec le talent si particulier qui est le sien, brosse avec un formidable luxe de détails, la fresque foisonnante et méconnue de ses soixante-quatorze années d'existence.

Du soleil de Grasse aux ruelles lug... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Bigmammy
24 mai 2012
Je gardais cet ouvrage pour la bonne bouche, me souvenant avec délices de « La Passion Lippi » du même auteur, publié en 2004. Je l'ai lu avec intérêt, certes, mais sans le plaisir attendu. Qu'y manque-t'il au juste ? En fait, il est trop : trop documenté, trop dense, trop romancé. On ne sait plus s'il s'agit d'un roman historique ou d'une biographie.
Et c'est vrai que la vie de Frago – ainsi signait Jean-Honoré Fragonard (1732 – 1806) – ressemble à un roman. Fils d'un ouvrier gantier un peu escroc, issu d'une famille tentaculaire d'origine italienne rassemblée à Grasse oeuvrant dans la parfumerie et les gants, il « monte » à Paris dès l'âge de 6 ans et développe rapidement ses talents extraordinaires de dessinateur, puis de peintre. Il est reçu au Grand Prix de Rome avec un fantastique tableau de genre historique « Jéroboam sacrifiant aux idoles », fera le Grand Tour en Europe grâce à un mécène mal embouché et surtout rencontrera d'autres peintres qui seront ses indéfectibles amis, en particulier Hubert Robert et l'Abbé de Saint Non.
Le grand mérite du livre est de nous donner à voir le quotidien des artistes de ce siècle des Lumières qui se termine si dramatiquement dans les affres de la Révolution. Chardin, Boucher, Natoire, Greuze, Carle Vernet puis son fils Horace, Hubert Robert le bon géant, Gros, et surtout Jacques-Louis David, l'homme de pouvoir qui soutient Frago toute sa vie, Vien, Prud'hon … Nous les regardons dans le couloir des galeries du Louvre, où le Roi les héberge et d'où l'Empereur les délogera en 1805.
Frago est un homme de petite taille, à la tignasse rousse indomptée et aux yeux gris, tellement spirituel, modeste, gentil, souriant qu'il séduit tout le monde, et en particulier toutes les femmes. Sa peinture en atteste, avec des scènes friponnes qui font les délices des acheteurs. Jusqu'à ce qu'il épouse une de ses cousines, Marie-Anne Gérard, qui l'adore et lui fera une vie confortable en gérant ses commandes. Accessoirement, c'est aussi une miniaturiste de talent. Elle fait venir auprès d'elle sa très jeune et belle soeur, Marguerite. le livre nous livre alors un secret : Alexandre-Evariste, le fils de Jean-Honoré né en 1780, est son enfant à elle, et non celui de Marie-Anne, qui n'a donné naissance qu'à la gracieuse Rosalie, née en 1769. Lorsque Rosalie meurt en 1788, son père est inconsolable et ne retrouvera jamais sa joie et de vivre et de peindre.
Fragonard est un maître absolu du mouvement et de la couleur, en particulier ce jaune de Naples qu'il applique partout. Il a pour seuls élèves sa jeune belle-soeur, qui aura son heure de gloire en fréquentant assidûment Joséphine de Beauharnais , puis son fils, avec lequel il entre très tôt en opposition, et qui deviendra un des chantres du style « Troubadour » très prisé au début du XIXème siècle. La Révolution passera en ruinant la famille, mais le peintre est déjà passé de mode pour être soupçonné d'avoir donné trop de gages aux anciens despotes…
En tous cas, la lecture de ce livre m'a furieusement donné envie d'aller au Louvre pour voir d'un oeil nouveau les grands (et même les petits maîtres du XVIIIème siècle. Ce n'est pas le moindre de ses mérites, mais on aurait pu éviter certaines longueurs.
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ATOS
26 août 2014
1606-1806. Durant deux cents ans, peintres, sculpteurs graveurs et tapissiers du Roy se verront « protégés », dans la partie basse de la grande galerie du Louvre.
Logements, ateliers. le Louvre était un véritable capharnaüm. Continuellement en mouvement, rempli de bruit, de vie. On travaillait au Louvre. On traversait les périples de l'Histoire. On s'entraidait. On apprenait, on éduquait, on discutait, on comparait, on élaborait,on s'aimait, on s'engueulait, on y naissait, on y mourrait aussi.
Jamais fini, toujours en travaux, D'Henri IV à Louis le 16e. Bonaparte y mettra fin. Il faut de la place pour entasser les oeuvres que l'Empereur s'approprie lors de ses conquêtes.
Place ! il faut faire place. «"Qu'on me foute tous ces bougres à la porte ! ».
La Pompadour n'est plus. Marigny non plus. Les artistes quittent le Louvre, les ateliers n'existent plus. Boucher, Chardin Fragonnard, David, Greuze, La Tour, Marguerite Gérard, et « Frago », Jean-Honoré Fragonard, L'enfant de Grasse, le diablotin, amoureux fou du bonheur et de la vie. Frago avec ses chiens, et toute sa ménagerie, Frago qui arpentait les jardins des Tuileries en promenant « Flemmard ».
Il aurait du être gantier parfumeur, il aurait pu. Mais le goût des couleurs l'a pris au berceau. Sa mère ne voulait pas qu'il soit l'esclave d'une famille, d'une corporation. Alors ce sera Paris. Pour la vie.
«  Ce peintre de magie »comme l'appelaient Edmond et Jules de Goncourt. Ce nouvel Fa-presto. le peintre des couleurs, de la lumière, du mouvement. Des batailles d'oreillers, des gueules d'anges, des escarpolettes, des verrous, des orages, des chemises enlevées, du feu aux poudres, des grands secrets, des liaisons dangereuses, des baisers volés, des coquettes, de l'instant, des rubans envolés, des linges éveillés, des dentelles froissées , quelques moments pour l'éternité , et du soleil, son soleil toujours un peu, beaucoup, toujours, partout.
Et puis 1793. Un torrent de sang se met à couler sur les pavés de Paris, noire de sang. Tout ce sang pour nourrir l'Empire. Peu à peu Frago en perd le goût des couleurs. Il referme la boite de ses pigments. Terminé, il ne peindra plus jamais. le sang s'est écoulé le long du temps, le Louvre est à présent un musée. Plus rien des ateliers, plus de cris, plus d'odeurs de soupe mêlées aux effluves des huiles et des vernis, plus de cavalcades d'enfants, plus de claquements de portes, de jappements, de poussière de plâtre, de coups de burin et de marteaux, rien.... juste tout ce qu'ils nous ont donné.
Astrid Shriqui Garain
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Taraxacum
15 septembre 2015
Plus qu'une biographie, Fragonard, l'invention du bonheur est un roman. Bien que merveilleusement documenté, il lui manque la rigueur pour entrer dans la catégorie biographie: l'auteur s'offre des libertés, se met dans la tête de Fragonard, estime à tout bout de champ savoir exactement ce qu'il pense, pousse même le culot jusqu'à estimer qu'Alexendre-Evariste, fils du peintre si célèbre et lui-même peintre, n'est pas le fils du lit conjugal mais le fils d'une liaison avec sa belle-soeur, la miniaturiste....
Malgré cet énervant travers, il y a de très bonnes choses dans ce roman, à commencer par l'ambiance. Pas tellement au début quand l'auteur nous conte l'enfance grassoisse de Frago, mais à Paris ! Au Louvre! On peut presque sentir la peinture et entendre l'ambiance quand il s'installe dans la galerie du Louvre, qu'Henri IV avait dédié aux artistes et d'où Napoléon les chassera. C'est l'occasion de se remettre dans l'oreille le nom de tous les grands artistes de cette époque et de voir la Révolution et les bouleversements qui suivront sous un prisme ma foi inhabituel, du point de vue de tous ces peintres qui travaillaient sous l'Ancien Régime, en sont suspects, qui vont devoir s'adapter aux modes, mais aussi à la disparition des commanditaires, qui vont voir le monde changer et bouleverser leurs vies qui ne tendaient qu'à l'Art.
Hélas quelques longueurs mais un livre que je suis tout de même contente d'avoir lu.
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Zazette97
29 décembre 2011
Paru le 27 octobre dernier, "Fragonard. L'invention du bonheur" est signé de la française Sophie Chauveau, également auteure des romans "L'Obsession Vinci", "Le Rêve Boticelli" ou encore de "Diderot, le génie débraillé".
C'est à Grasse, en plein siècle des Lumières, que naquit le jeune Fragonard, enfant sensible essentiellement élevé par une mère pragmatique mais toujours soucieuse de son bien-être.
Alors qu'il manifeste un talent certain pour le dessin et la peinture, sa mère l'emmène chez François Boucher, grand portraitiste de son temps plébiscité par Madame de Pompadour, maîtresse du roi Louis XV.
Après un séjour chez le peintre Chardin, Fragonard rejoint le cercle des apprentis de Boucher qui voit en lui le futur détenteur du prix de Rome.
Et il a vu juste ! Mais à son arrivée à la capitale, Fragonard accepte mal l'ambiance stricte qui règne à l'académie. Il pourra heureusement compter sur l'amitié d'Hubert Robert et de Saint-Non, puis plus tard de son maître Natoire, pour encourager ce talent dont il doute tant.
Tous apprécient la compagnie de ce petit homme chaleureux, toujours enjoué, dont les toiles respirent la joie de vivre et l'émerveillement que lui inspirent les femmes, la nature, les animaux, les enfants.
Au diable la peinture d'histoire, c'est dans les paysages bucoliques et les scènes de genre que le jeune peintre éprouve le plus de plaisir à décliner son art.
A Rome, ses amis et lui mènent une vie de bohème, heureux de leur succès sans cesse renouvelé auprès des femmes. Mais voilà qu'il est temps de rentrer à Paris où Fragonard souhaite trouver son indépendance.
Pour gagner de quoi vivre, il accumule les commandes légères, que certains qualifieront de "licencieuses".
La mort du peintre Deshays lui fera hériter de son atelier au Louvre où il rejoindra le clan des Illustres.
Malgré la vétusté de l'endroit, l'ambiance entre artistes y est fraternelle et propice à l'échange plus qu'à la rivalité.
Alors qu'il vient d'essuyer un cuisant échec au Salon de 1767 où on lui reproche de s'être dispersé dans tous les genres et d'avoir laissé le vice contaminer son talent, il recroise Marie-Anne Gérard, fille de la meilleure amie de sa mère, qui deviendra sa femme.
Peintre tout comme lui, elle seule le comprend, lui offre l'équilibre dont il a besoin ainsi qu'une fille, Rosalie.
Marie-Anne est rejointe par sa soeur Marguerite qui deviendra l'élève (mais pas seulement) de Fragonard.
Tous formeront une famille épanouie par ce même amour pour l'art, ambiance propice pour le peintre à la réalisation de nombreuses toiles représentant des scènes familières disant le bonheur intime.
La mort de sa fille Rosalie, qui n'arrive pas à trouver sa place dans cette famille d'artistes, jettera un voile définitif sur la personnalité joviale du peintre tandis que la Révolution, déclarée un an plus tard, le plongera dans une totale indifférence.
Son absence de parti pris lui vaut le statut de contre-révolutionnaire alors que Fragonard ne demande qu'à retrouver cette insouciance qui est le leitmotiv de sa peinture.
Chapeauté par son ami David, Fragonard se voit confier le catalogage des oeuvres qui trouveront leur place dans le futur Musée de France, une mission dont il aura la charge tout au long de la Révolution, de la Convention et du Directoire et laquelle lui permettra de sauver des flammes bien des oeuvres issues du pinceau d'amis peintres et même du sien !
Aussi, si le peintre nous a laissé une quantité de toiles pleines de ce jaune vie dont lui seul avait le secret, c'est aussi grâce à sa connaissance sensible de l'art que de nombreuses oeuvres peuvent encore se dresser sous nos yeux aujourd'hui...
Lorsque Les Agents Littéraires m'ont proposé de découvrir la vie de Fragonard, j'ai eu comme un doute. Fragonard, le parfumeur ? Non, le peintre. Ah.
Ce n'est qu'en me rendant sur Google images que j'ai pu relier certaines toiles connues à ce nom de famille derrière lequel se cache en fait plusieurs artistes.
Pour info, il n'existe aucune parenté entre la marque de parfums et 'Frago', simplement un hommage au peintre qui comme la marque vit le jour à Grâce (peut-être aussi parce le jaune liquoreux du peintre rappelait la couleur du parfum ?)
Si tout comme moi, Fragonard le peintre ne vous dit rien au premier abord, vous le connaissez certainement grâce à cette oeuvre : "La liseuse".
Il n'en fallut pas plus pour que je me laisse charmer par la luminosité et la grâce qui émanaient de chacune des toiles aperçues.
"Fragonard. L'invention du bonheur" m'a fait l'effet d'un curieux objet littéraire oscillant entre biographie et roman historique.
Si le respect d'une certaine chronologie et une vraisemblance dans le récit laissent penser à une biographie, le lecteur ne trouvera ici aucune notice bibliographique attestant de la véracité des faits énoncés.
Qui plus est la qualité de l'écriture et le style vivant de l'auteure contrastent quelque peu avec l'austérité présente dans bon nombre de biographies et le rapprochent davantage du roman.
Aussi le qualifierais-je de "biographie romancée".
La passion investie par Sophie Chauveau dans ce texte est indéniable. Non seulement pour explorer la palette d'émotions ressenties par le peintre et l'homme à la lueur d'événements marquants tout au long de sa vie, mais également pour réhabiliter le rôle majeur des femmes ayant gravité autour de lui.
Une femme et une mère pour ainsi dire identiques, des femmes organisées sans être autoritaires, admiratrices de son talent et protectrices vis-à-vis de ce clan grassois qui à l'image d'une mafia souhaiterait voir l'homme renoncer à la peinture pour des occupations plus lucratives.
Ses femmes tout comme ses amis peintres formaient une famille d'artistes veillant toujours à ce que Fragonard puisse pleinement déployer son talent.
C'est sans doute au nom de ce même talent et de toutes les personnes qui l'ont soutenu que Sophie Chauveau a voulu ici rendre hommage à l'homme et réhabiliter dans nos mémoires le peintre qu'il était.
Pari fort réussi selon moi ! J'ai d'ailleurs passé autant de temps à lire ce livre qu'à admirer ses toiles sur mon écran.
Un portrait d'autant plus intéressant qu'il s'inscrit dans un contexte historique particulièrement riche (et lourd, faut-il le préciser), l'occasion d'en apprendre davantage sur l'administration des arts et le statut réservé aux artistes à l'aube et au lendemain de la Révolution.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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leluez
08 mai 2012
Sophie Chauveau, toujours aussi pédagogue.
Après nous avoir emmené à Florence avec Lippi, Botticelli et Vinci, puis à Paris sur les pas de Diderot, Sophie Chauveau nous décrit de nouveau le monde de la peinture d'une façon claire et sensible. J'ai redécouvert toute une époque.
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Zazette97Zazette9729 décembre 2011
Les arrivages de la Belgique annexée font remuer à Frago des centaines de tableaux pour les identifier. Ensuite, à lui d'attester un nom sur chaque oeuvre. Il reconnaît et repêche un Ribera dit l'Espagnolet. Des dessins des maîtres de Cologne aux grands tableaux de Rubens venus d'Anvers, des Rembrandt du Stathouder de Hollande, c'est lui qui les accueille, les trie, les identifie. Irremplaçable dans sa connaissance des petits maîtres décadents. Il est le plus précis sinon le plus expert dans l'identification des dessins. Il y met tout son coeur. La minutie, la patience qu'il déploie le tiennent éloigné des lieux où l'on verse le sang de leurs propriétaires. Il redoute de croiser sur une charrette un ci-devant avec qui il aurait jadis soupé, qu'il aurait portraituré...il préfère aller arpenter au loin les allées des parcs privés, ou s'enfermer pour rédiger des rapports sur les propositions d'acquisitions ou sur les restaurations en cours. Il inaugure toutes sortes de métiers, de conservateur de musée à directeur du personnel. S'inquiétant de la sécurité des collections à la rémunération ou l'approvisionnement en bois de chauffage des gardiens. p.334
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claudeparis936claudeparis93621 octobre 2015
Fragonard s'assoit devant "La Ronde de Nuit" et ne bouge plus. Sous le choc, il demeure là figé, en tétanie devant "Le Repas de la garde bourgeoise" aussi. Après plusieurs jours de sidération où chaque matin, il revient s'asseoir devant ces chefs-d'oeuvre, médusé, il entreprend de les copier. Rembrandt surtout l'hypnotise. Chez Veermer, il est comme chez lui. Chez Ruysdael tout l'enchante mais Rembrandt, c'est autre chose. Il le fait basculer dans un autre monde.
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claudeparis936claudeparis93625 octobre 2015
Qu'elle raconte des massacres ou mette en scène la vie quotidienne, toute peinture parle de l'instant fragile où l'on peint. Un tableau ne témoigne jamais que du point de vue de l'artiste, des techniques en cours, des pigments à la mode, des cadrages actuels... La peinture en dépit qu'elle en ait, parle d'abord toujours de peinture. La Grandeur, les thèmes éternels, fondateurs de toute civilisation, sont pareillement donnés à lire au travers de l'ordonnance d'un jardin que dans une Annonciation ou le regard d'un enfant d'aujourd'hui.
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BigmammyBigmammy24 mai 2012
Combien de peintres font les pires bassesses pour obtenir ces commandes qu'il dédaigne ? Frago au contraire supplie l'Académie de l'exempter d'exécuter le plafond de la galerie d'Apollon, commande royale tout de même, sous prétexte qu'il n'a pas le temps. Et on l'en libère ! En contrepartie, l'Académie lui commande un autre tableau qu'il n'exécute pas davantage. Il n'a toujours pas le temps de s'ennuyer.
Il est libre.
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claudeparis936claudeparis93622 octobre 2015
Ses dessins au lavis, à la sanguine, au bistre, sont d'une liberté plus grande encore. Les amateurs se les arrachent cependant que les cercles intellectuels le boudent ostensiblement. Fragonard charme, fascine, se fait plaisir et plaît. Ce qui, de tout temps, déplaît aux snobs.
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Videos de Sophie Chauveau (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sophie Chauveau
Sophie Chauveau fait la lecture d'un extrait de son anthologie. En savoir plus sur "(D)'Écrire la beauté" : http://bit.ly/2dbVVXS
« La beauté ne se contente pas de nous réjouir, d'éclairer certaines heures de nos existences, de magnifier le monde, d'enchanter la vie, la beauté sait aussi déranger. » Inspirée par la littérature, la philosophie, la sociologie, l'histoire... et des représentations de la beauté (photos, peintures et sculptures de toutes époques), Sophie Chauveau nous propose une anthologie très personnelle et originale.
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