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Nathalie Bauer (Traducteur)
EAN : 9782264037923
251 pages
10-18 (01/11/2004)
3.59/5   75 notes
Résumé :
Dans la Rome antique du Ier siècle après Jésus-Christ, le sénateur Publius Aurélius Statius nourrit une insatiable curiosité pour les énigmes. Épicurien convaincu, ce séducteur impénitent n'hésite pas à mettre son intuition au service de ses amis pour déjouer crimes, vengeances et complots. Secondé par Castor, un esclave aussi rusé qu'insolent, et par l'excentrique Pomponia, il promène sa toge blanche dans l'intimité d'une pax romana pas si paisible que ça.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Quand le roman policier rencontre l'empire romain, ça donne comme résultat les aventures du sénateur Publius Aurelius Statius. En fait, le livre Cave canem commence par une courte nouvelle, qui nous montre le jeune patricien alors qu'il succède à son père tout en résolvant une intrigue, un vol dans l'inventaire familial. C'est le début d'un intérêt et d'un talent hos pair pour résoudre des énigmes, d'une carrière de détective amateur. Puis, on en vient à l'histoire principale, qui se déroule plusieurs années plus tard. Publius Aurelius a vieilli (un peu) et changé. La narration répète à plusieurs reprises qu'il est devenu un épicurien convaincu qui aime jouir de la vie mais, à part profiter du vin et de la bonne bouffe, je l'ai peu remarqué en mode séduction. Je ne sais toujours pas si je l'aime mais l'enquête elle-même me paraît assez réussie.

Son vieil ami, le sénateur Fabricius l'invite dans sa villa pour l'aider à résoudre le meurtre de son fils ainé. Un oracle prédit la mort des autres membres de sa famille et, incidemment, ils commencent à périr les uns après les autres. Publius Aurelius ne croit plus aux interventions divines dans les affaires des hommes mais comment en convaincre ses amis ? Heureusement, il peut conter sur sa vieille amie Pomponia et son fidèle serviteur Castor qui a ses entrées chez les domestiques. le tout avec quelques rebondissements.

Cave canem est assez réussi, dans tous les cas, moi, je l'ai apprécié. Son auteure, Danila Comestri Montanaro a su concilier une bonne intrigue et la rigueur historique. Elle a su restituer (pour autant que j'en sache) l'atmosphère de la Rome antique, les us et coutumes, les gens, les relations familiales complexes avec tous ses beaux-enfants, fils par alliance, divorces et remariages. C'est qu'elle s'est bien documentée. D'ailleurs, à la totue fin, on retrouve un glossaire de termes grecs et romains ainsi que des appendices donnant des précisions supplémentaires sur des thèmes abordés dans l'ouvrage comme le calendrier, l'art divinatoire, etc. Bref, c'est un roman agréable et instructif à la fois.

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Nous sommes au premier siècle apprès Jésus Christ et nous suivons un sénateur romain invité chez des amis. A son arrivée le fils ainé de la famille vient de mourir. Mort accidentelle? le sénateur ne croit pas... et va mener l'enquête aidé de son peu scrupuleux domestique.

J'ai trouvé l'enquête intéressante, ainsi que le décor antique sympathique. J'ai aimé découvrir une famille de l'intérieur et la difficile cohabitation des uns et des autres au gré des divorces et des remariages mais alors la drague sempiternelle de tous les personnages m'a vraiment ennuyée...

Bon, découverte intéressante mais pas passionnante.

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Dépaysant. Agatha Chritie dans la Rome Antique

Le sénateur Aurelius, riche et puissant, enquêteur et humaniste ne sachant résister aux femmes, déploie ses talents d'observation et de déductions pour faire tourner ses petites cellules grises et les mettre au service de la vérité, tel un Hercule Poirot de l'aristocratie romaine.

Bien entenu l'enquête policière n'est que prétexte à la description de la vie et des moeurs de l'antique société romaine de manière dynamique et absolument pas ennuyeuse. L'intrigue, en quasi huis-clos est suffisante pour conserver au roman son attrait, et un lexique reprend les termes latins en explication. Une petite leçon historico-sociétale bienvenue clos l'ouvrage et vulgarise les thèmes abordés sur un plan romanesque.

L'humanisme d'Aurelius s'arrête tout de même à la porte de sa haute position sociale et reste ainsi un personnage qui bien que progressite de par son éducation et son intelligence n'est absolument pas niaiseux, et ne plombe pas la lecture par du politiquement correct. L'auteur reste réaliste quant à la description de la dure vie antique, sauf lorsqu'on est un riche et puissant sénateur utilisant au mieux ses prérogatives.

Le personnage de Castor, son débrouillard et pas toujours honnête serviteur grec, vaut le détour, et leurs joutes verbales, tel un duo comique, égayent le roman.

Bien entendu, vu l'époque, seule la perspicacité du curieux sénateur permet de dénouer les fils de l' intrigue au cours d'une enquête avec assez peu d'actions et beaucoup de secrets à faire avouer. Nous sommes confrontés à un polar antique intellectuel, et heureusement d'autres aventures du sénateur Aurelius ont pu nous parvenir à travers siècles, et sont à decouvrir pour sûrement notre plus grand plaisir.

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Publius Aurélius Statius, le héros de ce roman policier dont l'intrigue se situe dans la Rome antique du Ier siècle après Jésus-Christ, est sénateur. Il appartient à la classe des patriciens. Grand séducteur, aimant jouir de la vie, il est aussi extrêmement curieux et particulièrement perspicace. Avec l'aide de Castor, son esclave qui est aussi rusé que son maître, et de l'incroyable Pomponia , il va aider un de ses amis, un riche pisciculteur qui l'a invité à passer quelques jours de vacances chez lui, à découvrir qui assassiné son fils aîné.

Un roman policier d'une grande qualité. L'intrigue st bien menée et fait pénétrer dans cette société antique où tout n'est pas si rose ni si calme. le héros est aussi séduisant qu'agaçant mais certainement très attachant. Un premier roman qui donne envie de lire les autres

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Très peu porté sur les romans policiers, j'en lis quand même quelques-uns, à l'occasion. Ainsi, je n'ignore pas complètement Agatha Christie, Georges Simenon et Stieg Larsson, etc... Mais l'exotisme apporte beaucoup de piquant à ce type de littérature: Robert van Gulik, par exemple, m'a bien plu.

Cette fois, c'est le roman "Cave canem" qui s'est retrouvé par hasard dans mes mains; je l'ai lu avec d'autant plus d'intérêt que l'action se situe au temps de la Rome antique: le lecteur est donc convié à un voyage dans le passé. le récit a pour décor la société romaine du Ier siècle, qui est décrite sans indulgence - mais sans jugement de valeurs. L'enquête porte sur plusieurs meurtres commis dans une riche famille dans la région de Neapolis (Naples) et annoncés d'une manière sibylline dans une ancienne vaticination. Dans l'affaire, le sénateur Publius Aurelius Status, qui est en visite dans cette famille, joue le rôle de détective; c'est d'ailleurs un héros qui intervient d'une manière récurrente dans l'oeuvre de Danila Comastri Montanari. Aurelius et son entourage (notamment son esclave Castor) sont assez attachants.

Comme je ne suis pas futé, j'ai été très surpris quand l'auteure a révélé le nom et la motivation du ou de la coupable. Pour moi, c'est une lecture de vacances agréable, une oeuvre mineure mais qui ouvre des perspectives historiques: l'auteure a écrit un épilogue qui apporte des précisions utiles pour mieux comprendre le monde antique.

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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation

- Tu n'es pas convaincu, Aurelius, constata la matrone.

- Pas du tout. Je n'ai aucune confiance dans les oracles, les prophéties et les vaticinations. Le grand Épicure lui-même mettait en garde contre la divination en disant qu'elle ne repose sur aucun fondement réel, à l'instar des songes, que certains considèrent comme des dons du ciel... Entre nous soit dit, l'existence des dieux me semble tout aussi improbable, même si, en bon Romain, je jure sur le génie d'Auguste et je célèbre les rites propitiatoires que le mos majorum prévoit. Mais ces cérémonies concernent la loyauté à l'État, certes pas la foi la plus intime : heureusement, chacun est libre, à Rome, de vénérer le dieu qu'il veut, ou de n'en vénérer aucun, tant que la loi n'est pas violée.

- N'es-tu pas trop sceptique? demanda Paolina. L'avenir repose sur les genoux des dieux, qui le connaissent certainement.

- Mais ils ne se soucient pas de nous le communiquer à travers des comptines ambiguës. [...]

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- Demain, j'assisterai, moi aussi, à la fête de Faune, et je ne serai pas seule!

- Félicitations! Et qui est l'heureux élu?

- Oh, un homme important, le sénateur Publius Aurélius Statius! Tu m'accompagnes? demanda la jeune fille sans la moindre gêne.

- Pour ne pas faillir à ma réputation, c'est ça? Et qu'en sera-t-il de la tienne?

- J'ai seize ans, je ne suis pas belle et je commence à croire que ma virginité éloigné les hommes au lieu de les attirer...

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Les pères… personne ne connaît les pères des esclaves ! Les servantes appartiennent à tout le monde, et tu connais certainement le dicton : il n’y a aucune honte à faire ce que le maître ordonne !

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Tout le monde se plaint de la circulation, mais personne n’est prêt à renoncer au confort de son véhicule…

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Les esclaves avaient tout intérêt à simuler l’ignorance et à jouer les imbéciles : il n’était pas rare que cette attitude leur évite le fouet ou leur sauve la vie.

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Video de Danila Comastri Montanari (1) Voir plusAjouter une vidéo

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