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Michel Lee Landa (Traducteur)Germaine Beaumont (Préfacier, etc.)
EAN : 9782253098126
150 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/1995)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 676 notes)
Résumé :
Chaque année, la jeune Mary Morstan, dont le père, officier dans l'armée des Indes, a disparu voilà longtemps, reçoit par la poste le présent d'une perle. Le jour où une lettre lui fixe un mystérieux rendez-vous, elle demande au célèbre Sherlock Holmes de l'y accompagner... Cependant que le bon Dr Watson est conquis par le charme de la jeune fille, nous nous enfonçons dans une des plus ténébreuses énigmes qui se soient offertes à la sagacité du détective. L'Inde des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  14 mai 2020
Sherlock Holmes et John Watson sont désormais bien installés dans leur appartement de Baker street et le médecin a pu expérimenter les bons et les mauvais côtés de son colocataire, dont le pire est sans doute son addiction aux drogues dures, exacerbée par l'ennui et l'inactivité. Aussi, les deux amis sont-ils ravis de recevoir mademoiselle Mary Morstan qui vient solliciter leur aide. La charmante jeune fille est confrontée à un problème de taille : un inconnu lui a donné rendez-vous pour lui parler d'une injustice dont elle serait victime. Or, mademoiselle Mostan ne sait pas du tout de quoi il pourrait s'agir et souhaiterait être accompagnée lors de la rencontre. Tombé sous le charme, le docteur Watson est prêt à tout pour aider Mary tandis que Holmes voit là une occasion d'exercer ses talents. le duo d'enquêteurs va alors se retrouver au coeur d'une sordide affaire de meurtre et de trésor volé.
Après l'Utah et les mormons d'Une étude en rouge, Conan Doyle nous emmène cette fois-ci dans l'Inde coloniale du XIXè siècle. Mystère, exotisme, trahison et pierres précieuses sont les ingrédients d'une enquête où Sherlock Holmes fera encore preuve d'une perspicacité et d'un sens de la déduction hors du commun. Fidèle à lui-même, le détective est arrogant, prétentieux et invivable mais il sait démêler les énigmes comme personne. Quand à son acolyte, s'il s'élève contre les prises de drogue de son nouvel ami, il sait aussi être admiratif de ces phénoménales capacités.
Il faut aimer les romans à énigmes pour apprécier le signe des quatre et surtout être attaché aux personnages de Sherlock et Watson car littérairement le livre est un peu frustrant. Les seconds rôles ne sont pas très fouillés, le style n'est pas fabuleux et les évènements s'enchaînent un peu trop rapidement. Restent les belles descriptions des rues de Londres et le dépaysement du voyage en Inde. Et puis c'est un classique du genre, à lire donc.
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Foxfire
  04 octobre 2016
"Le signe des quatre" est mon premier Sherlock Holmes. Et oui, je l'avoue, je n'avais jamais lu aucune aventure du célèbre détective. En fait, j'ai de grandes lacunes concernant le roman policier classique, je n'ai lu ni Agatha Christie, ni Gaston Leroux... Quand je me suis intéressée au polar, je suis directement allée vers le roman noir sans passer par la case roman à énigme. Comme on dit, mieux vaut tard que jamais.
Finalement, "le signe des quatre" aura été une lecture en demie-teinte.
J'ai trouvé dans ce récit les éléments typiques qui ne m'attirent guère dans le roman policier à énigme. Je suis plus sensible à l'atmosphère d'un polar qu'à l'intrigue en elle-même. Et là, comme dans tout roman policier à énigme, l'enquête est au coeur du récit, est son essence même. Je n'ai guère réussi à me passionner pour l'intrigue. Certes, c'est plutôt ludique et parfois amusant de voir Holmes déduire le pot aux roses à partir de rien. Mais les recherches d'indices et les déductions en série, ce n'est pas mon truc. J'étais parfois au bord de l'ennui.
Par ailleurs, les personnages sont assez peu fouillés. Peut-être "le signe des quatre" n'était-il pas le meilleur choix pour une première rencontre. J'aurais sans doute dû commencer par le début avec "une étude en rouge" pour faire connaissance avec Holmes et Watson. Qui qu'il en soit j'ai trouvé les personnages généralement assez simplistes et manquant d'épaisseur. L'accent est définitivement mis sur l'intrigue au détriment de la caractérisation des personnages.
Cependant, j'ai tout de même apprécié ma lecture. Tout d'abord, grâce au personnage de Holmes lui-même qui est un héros plutôt inattendu. Hautain, pédant, presque odieux, il est loin d'être lisse. L'auteur fait d'ailleurs preuve d'une audace qui a de quoi encore choquer aujourd'hui en présentant Holmes comme un toxicomane totalement assumé. En témoigne ce superbe dialogue final dans lequel Watson dit à Holmes (en substance, c'est pas du par coeur) : la police a la gloire, je trouve le bonheur conjugal, et vous que vous reste-t-il ? et se voit répondre : la cocaïne mon cher Watson !
Génial et osé !
Ensuite, l'écriture de Conan Doyle m'a séduite. La plume fluide et vive et le sens du rythme dont fait preuve l'auteur ont permis de maintenir mon intérêt malgré mon manque de passion pour l'intrigue.
Et surtout, j'ai aimé les passages descriptifs. Si j'aime le roman noir, c'est en particulier pour l'ambiance. Et justement, les descriptions de Londres sont saisissantes. Conan Doyle sait indéniablement transcrire ce qui fait cette ville à l'époque, ses rues populaires et grouillantes, les bords de la Tamise, ses quartiers chics, ses travailleurs, ses odeurs... On s'y croirait.
Le roman policier à énigme ne supplantera jamais le roman noir dans mon coeur de lectrice mais je continuerai de combler mes lacunes en la matière. Et si mes prochaines lectures dans ce registre proposent autant de qualités que celle-ci, rattraper mon retard s'annonce très plaisant.
Challenge Petits plaisirs 2016 - 41
Challenge XIXème siècle 2016 - 14
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lecassin
  22 mai 2013
« le signe des quatre », publié en 1890 est le deuxième roman de Sir Arthur Conan Doyle, après « Une étude en rouge ». « Une étude en rouge » où on avait assisté à la rencontre et à l'installation en colocation de Sherlock Holmes et du Dr Watson.
Ici, le Dr Watson rencontre la charmante Mary Morstan, une potentielle riche héritière qui ne le laissera pas indifférent, et qu'il demandera en mariage. En fait, la rencontre se passe au 221B, Baker Street alors que la belle est venue demander de l'aide à Holmes sur les conseils de sa patronne : son père était navigateur aux Indes. Il est décédé depuis dix ans et elle reçoit, depuis six ans, à intervalles réguliers, des perles d'une grande valeur ; et le jour même de cette visite, elle vient de recevoir un pli anonyme qui lui enjoint de se rendre à un rendez-vous, accompagnée ou non, pourvu que ce ne soit pas par la police…
Holmes, qui noie son oisiveté et son ennui dans l'usage de produits illicites accepte de l'aider…
On a souvent souligné le caractère alimentaire que représente ce deuxième volume rédigé à la va vite (un mois) afin de ne pas perturber la rédaction de « La compagnie blanche », un ouvrage historique…Mais quel dommage si Sir Arthur, avait renoncé !
Dans « Une étude en rouge », l'auteur nous plongeait en Amérique, chez les Mormons. Ici il nous emmène en Inde, et c'est toujours le même plaisir pour moi de me laisser entraîner aux côtés du maître de la déduction et de son compère, le Dr Watson…même si le maître nous apparaît ici pour le moins cyclothymique et misogyne.
Bientôt, « le chien des Baskerville », un chef d'oeuvre.
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Myriam3
  17 mai 2018
Cette fois-ci, Sherlock et son acolyte Watson partent à la fois à la recherche d'un trésor et d'un assassin, après qu'une jeune femme, Mlle Morstan, vient les voir pour enquêter sur la disparition de son père, des années plus tôt. Elle a justement un rendez-vous avec un anonyme voulant réparer une injustice dont elle est victime et dont elle ne sait rien. Nos deux héros l'accompagnent...
Très vite, le récit nous plonge dans l'Inde mystérieuse du 19ème siècle, alors colonie anglaise et en proie à des rébellions. D'ailleurs, le ton colonialiste ne manque pas ici, traitant les colonisés de sauvages sans morale ni parole. On est pas loin de dépeindre les Anglais comme les victimes de ces barbares et non comme leurs colons et bien que le texte date de plus d'un siècle, la pilule est parfois dure à avaler.
Passé cette marque d'un passé européen pas vraiment glorieux, j'ose dire que je me suis légèrement ennuyée lors de la poursuite sur la Tamise et que cette fois-ci, contrairement aux autres aventures de nos héros, je n'ai pas pu rentrer dans l'intrigue, malheureusement.
Cependant, comme dans les autres récits de Conan Doyle, le mystère est bien présent et l'atmosphère s'y prête.
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PiertyM
  08 mai 2020
C'est toujours avec plaisir qu'on retrouve Sherlock avec son fidèle Watson! Ici, c'est la nature déséquilibrée presque invivable de Sherlock qui se révèle au docteur Watson. Tout agit de façon contradictoire en cet homme, un fin observateur, une activité qui ne bouscule pas ses méninges le perturbe, l'oisiveté le trouble et éveille en lui cette addiction à la cocaïne. Mais Watson apprend à vivre avec cet homme, à s'accommoder à son univers et à l'apprécier. Quand arrive mademoiselle Morstan et que l'affaire du trésor d'Agar éclate, on retrouve un Sherlock revêtit de sa veste d'un fin analyste dans la logique criminelle, capable de tout pour parvenir à un résultat même s'il lui faudrait se transformer en un vieux grincheux..
Le signe des quatre est encore le deuxième épisode des aventures de Sherlock pourtant on y passe déjà un bon moment en compagnie de ce duo! Véritable régal!
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
Vingt100Vingt100   21 novembre 2012
Sherlock Holmes prit la bouteille au coin de la cheminée, puis sortit la seringue hypodermique de son étui de cuir. Ses longs doigts pâles et nerveux préparèrent l'aiguille avant de relever la manche gauche de sa chemise. Un instant son regard pensif s'arrêta sur le réseau veineux de l'avant-bras criblé d'innombrable traces de piqûres. Puis il y enfonça l'aiguille avec précision, injecta le liquide, et se cala dans le fauteuil de velours en poussant un long soupir de satisfaction.
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SylSyl   29 octobre 2013
« Nous étions en septembre ; la soirée s’annonçait aussi lugubre que le jour. Un brouillard dense et humide imprégnait la grande ville. Des nuages couleur de boue se trainaient misérablement au-dessus des rues boueuses. Le long du Strand, les lampadaires n’étaient plus que des points de lumière diffuse et détrempée, jetant une faible lueur circulaire sur le pavé gluant. Les lumières jaunes des vitrines éclairaient par places l’atmosphère moite. Il y avait, me semblait-il, quelque chose de fantastique et d’étrange dans cette procession sans fin de visages surgissant un instant pour disparaître ensuite : visages tristes ou heureux, hagards ou satisfaits. Glissant de la morne obscurité à la lumière pour retomber bientôt dans les ténèbres, ils symbolisaient l’humanité entière… »
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sld09sld09   03 août 2017
Winwod Reade est bon sur ce sujet-là, dit Holmes. Il fait remarquer que si l'homme, en tant qu'individu, est une énigme insoluble, dans la masse il devient une certitude mathématique. Vous ne pouvez jamais, par exemple, prédire ce que fera un homme donné, mais vous pouvez dire précisément ce que sera capable de faire un groupe d'un certain nombre d'entre eux. Les individus varient, mais les pourcentages restent constants.
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lecassinlecassin   22 mai 2013
Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité.
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PuckPuck   16 janvier 2011
-Le partage ne me semble pas juste. Vous avez tout fait dans cette affaire. J'y trouve une épouse, Jones en tire tout l'honneur, mais vous, que vous reste-t-il donc?
-Pour moi, dit Sherlock Holmes, il me reste toujours mon flacon de cocaïne, et il étendit pour le prendre, sa longue main blanche
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