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Henri Robillot (Traducteur)Quentin Blake (Illustrateur)Marie Saint-Dizier (Collaborateur)
ISBN : 2070512541
Éditeur : Gallimard Jeunesse (30/11/-1)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 2373 notes)
Résumé :
Matilda est une petite fille très intelligente. Très, très intelligente. Elle apprend à lire toute seule à l'âge de trois ans, et elle adore ça.

Cela n'est malheureusement pas du goût de ses parents, deux abrutis qui préféreraient que leur fille regarde, comme eux, des émissions stupides à la télé.

À l'école, la petite Matilda n'est pas au bout de ses peines, puisque la directrice de l'établissement déteste les enfants et leur inflige... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (211) Voir plus Ajouter une critique
manU17
  12 mai 2012

Ma première incursion dans l'univers de Roald Dahl remonte à il y a bien longtemps quand je regardais sur FR3, oui vous lisez bien, la surprenante série britannique sorte d'anthologie à la « Hitchcock présente » librement inspirée de son recueil de nouvelles Bizarre, Bizarre. Je riais, parfois frissonnais, c'était toujours totalement inattendu donc j'adorais. Mais c'est beaucoup plus tard avec l'adaptation de son roman «jeunesse» Charlie et la chocolaterie par le génialissime Tim Burton que je l'ai véritablement découvert. Ensuite, c'est l'excellente critique de Livr0ns-n0us qui a achevé de me convaincre, il me fallait lire Matilda.

Matilda est une délicieuse petite fille de 5 ans, vive et intelligente doté de parents idiots, cupides et détestables, qui a la particularité d'être étonnamment douée pour la lecture. Pour assouvir sa fringale littéraire, elle bénéficie d'abord du soutien de la bibliothécaire de son village, Madame Folyot, qui la fournit en livres, de grands auteurs de préférence (Dickens, Hemingway, Kipling, Austen, Faulkner, Orwell…) car chez les Verdebois, on ne lit pas, «Une gamine doit penser à se faire belle pour décrocher plus tard un bon mari. C'est plus important que les livres […]» dixit Madame Verdebois. Matilda doit d'ailleurs, du moins au début, s'adonner à sa passion en cachette pour éviter leur courroux.

En parlant de courroux, à son entrée à l'école, Matilda se retrouve aussi confrontée à la terrifiante Mademoiselle Legourdin. Ex-championne olympique de lancer de marteau, directrice-garde chiourme, elle aurait davantage sa place dans un pénitencier de haute sécurité que dans une école primaire. Violente, obtuse, borné, je ne vous déconseille de vous mettre en travers de sa route, elle ne ferait de vous qu'une bouchée. Elle hait tous les élèves sans exception « ce ramassis de nabots » et ne rate jamais une occasion de faire preuve d'un autoritarisme et d'une violence aussi démentiels que disproportionnés envers les écoliers sous les prétextes les plus fallacieux.

Heureusement, Matilda va trouver en sa jeune institutrice, Mademoiselle Candy, une interlocutrice à sa mesure, attentionnée, compréhensive, à l'écoute. Elle est la première à s'intéresser aux dons de la petite fille et sans rien révéler de la suite de l'histoire, on peut dire qu'elles vont s'apporter beaucoup l'une à l'autre.

Concernant les quelques illustrations de Quentin Blake, je dois dire que je les trouve parfaites. Elles aèrent le texte et donne vit aux personnages de manière assez subtile. J'y vois plus une évocation des personnages et de leur univers, plutôt qu'une représentation parfaite qui ne laisserait plus aucune place à l'imagination. Elles sont donc un véritable complément au récit de l'auteur.

J'ai pris un immense plaisir à lire ce livre. C'est bien écrit, tantôt drôle, tantôt grave mais toujours juste malgré certains passages frôlant le grand guignol et d'autres flirtant avec le fantastique. Ces moments sont bien amenés, on se prend au jeu, on y croit, on vit ses aventures avec Matilda. Vous l'aurez compris, je me suis totalement laissé emporter par l'histoire, j'ai passé un excellent moment de divertissement intelligent. C'est donc le premier ouvrage de Roald Dahl que je lis mais assurément pas le dernier.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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anlixelle
  19 mai 2017
Matilda est probablement un de mes livres préférés de Roald Dahl, car c'est un livre sur la puissance et la supériorité de l'enfance, la capacité des enfants à traverser la bêtise humaine.
Avec Matilda, Roald Dahl signe là une belle satire sociale (les parents sont deux énergumènes ubuesques) qui malmène l'idée d'un déterminisme social, et claironne à ses jeunes lecteurs que tout est possible.
La personnalité courageuse de cette jeune héroïne, les rares adultes à l'aider (formidables bibliothécaire et Mlle Candy), la nature et son pouvoir, tout cela lui donne des armes et nous montre que la littérature peut agir comme un vaccin, parce que l'imaginaire est son armure !
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Under_The_Moon
  15 août 2014
Matilda est l'un des romans de Roald Dahl les plus connus, et aussi , peut-être, l'un des plus agréables à lire.
L'histoire de cette petite fille précoce qui a le malheur de naître dans une famille de gros beaufs, avec un escroc en guise de chef de famille ! Heureusement, la plume de l'écrivain est là pour aller à l'encontre de cette fatalité. Ainsi, la petite fille découvre le fabuleux monde des livres et rencontre la gentille Miss Honey, professeur qui changera le cours de son destin - et réciproquement!.
Ce roman illustre bien les talents de conteurs de cet écrivain gallois, étiqueter un peu trop facilement "écrivain jeunesse" car lorsqu'on y regarde de plus près, les critiques sont assez cinglantes …
Ici, on retrouve bien sûr le grand duel du Bien et du Mal version Roald Dalh : télévision vs livres.
La particularité de ce match dans Matilda, c'est que l'intertexualité tient une place importante dans ce roman - tant de références littéraire ! - , un bel hommage à la littérature anglo-saxonne (enfin, anglaise surtout ! ).
Les parents irresponsables, autre grand motif récurent dans les romans de l'écrivain est présent aussi. Mais derrière les portraits peu flatteurs de ses personnages (comme l'a fait Walt Disney dans ses films) , les lecteurs les moins "jeunes" comprendront que Dahl nous parle des relations toxiques souvent destructrices au sein des familles.
Les aficionados du genre retrouvent avec plaisir tout l'humour et le sens de la formule propre à ce talentueux écrivain que ses professeurs avalent à tort jugé "incapable" .
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livr0ns-n0us
  17 avril 2012
Il était temps que je mette mon nez dans ce roman qui a marqué bon nombre de têtes blondes, voire créé certaines vocations... J'ai découvert Roald Dahl sur le tard (à dire vrai, l'année dernière) avec Sacrées Sorcières qui m'avait bien plu sans être un coup de coeur. Néanmoins, j'ai aisément compris pourquoi la plume et l'univers de cet auteur pouvaient ravir aussi bien les enfants que les parents, et c'est ainsi que j'ai continué ma découverte avec Charlie et la Chocolaterie et La potion magique de George Bouillon. Avec Matilda, j'ai franchi un nouveau stade...
Comment expliquer la sensation que j'ai ressentie lorsque j'ai débuté cette lecture ? J'ai beaucoup de mal à mettre des mots sur cette espèce de fébrilité mâtinée de joie qui m'a saisie dès les premières pages, dès la 4° de couverture même. Matilda, c'est LA figure de la lectrice et, par conséquent, une sorte d'idole absolue pour tous ceux qui chérissent le livre et l'écrit (ce qui est bien évidemment mon cas). Comment ne pas admirer et apprécier cette petite fille qui, à 5 ans tout juste, a lu Dickens, Austen, Hemingway ou Orwell et qui n'est pourtant absolument pas consciente de son caractère extraordinaire ? On s'y attache d'autant plus qu'elle subit les attaques constantes de ses parents bêtes comme leurs pieds (et encore, c'est méchant pour les pieds !). Heureusement, Matlida trouve une alliée de poids : Mademoiselle Candy, une institutrice dont tout élève rêve. Au final, ces deux-là s'aideront autant l'une que l'autre...
Matilda est une sorte de roman jeunesse ultime car Roald Dahl arrive à y réunir une foule incroyable d'éléments plaisants sans tomber dans la surenchère ou le ridicule : l'aventure, le fantastique, les parents méchants que l'on adore détester, la directrice-dragon, l'institutrice merveilleuse, l'héroïne intelligente et modeste, l'humour et la victoire de la justice... le ton est à la fois léger, drôle et terriblement cynique. Je ne résiste pas à l'envie de vous donner un petit extrait :
- Nous, on n'est pas pour la lecture des livres, dit M. Verdebois. C'est pas en restant assis sur ses fesses et en bouquinant qu'on gagne sa vie ! Des bouquins, chez nous, y en a pas !
- Je vois, dit Mlle Candy. Enfin je suis seulement venue vous dire que Matilda est particulièrement douée. Mais je suppose que vous le saviez déjà.
- Évidemment, je savais qu'elle savait lire, intervint la mère. Elle passe sa vie, enfermée dans sa chambre, à se farcir la tête d'un tas de sottises.
- Mais ça ne vous étonne pas, insista Mlle Candy, qu'une petite fille de cinq ans lise de longs romans de Dickens ou d'Hemingway ? Ça ne vous fait pas bondir de joie ?
- Pas spécialement, dit la mère. Les intellectuelles, j'en n'ai rien à faire. Une gamine doit penser à se faire belle pour décrocher plus tard un bon mari. C'est plus important que les livres, ça, mademoiselle Condé.
Loin de desservir le roman, les personnages très caricaturaux et les situations cliché permettent au contraire à l'auteur d'exprimer toute ses idées avec une ironie mordante jubilatoire. On s'amuse autant de la langue que de l'histoire merveilleusement portée par les illustration de Quentin Blake. Aussitôt ouvert, aussitôt dévoré : Matilda est un roman époustouflant qu'il est indispensable de lire au moins une fois dans sa vie !
Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot..
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LiliGalipette
  30 janvier 2010
Roman de Roald Dahl.
Cinq ans à peine, et Matilda est déjà "une adorable petite dévoreuse de livres." (p.11) Après avoir englouti tous les livres pour enfants de la bibliothèque, elle a lu l'intégrale de Charles Dickens et de Jane Austen, et elle se régale des textes de John Steinbeck et d'Ernest Hemingway. Mais ses parents sont loin d'éprouver de la fierté pour leur petit prodige. le père est un concessionnaire automobile verreux, la mère est incapable de passer une journée sans jouer au Loto ou sans regarder ses feuilletons à la télé. Matilda est l'objet de leurs continuelles brimades et moqueries. Haute comme trois pommes, elle n'en a pas moins du caractère et le sens de la justice. Elle décide de se venger avec des facéties d'enfant, en s'en prenant essentiellement aux cheveux de son père, avec de la glu, de la lotion décolorante ou des histoires de fantômes. C'est à l'école qu'elle fait surtout montre de son génie. La douce institutrice, Mlle Candy, a fort à faire pour la soustraire à l'acharnement haineux de Mlle Legourdin, la directrice de l'établissement. Mais les enfants le savent, les miracles existent.
Voilà une bien charmante histoire. Un conte de fées des temps modernes. Tout y est: les parents qui abandonnent leur enfant, la vilaine sorcière, les fées charitables, et l'enfant héros. Je ne connais pas les noms des personnages dans la version originale, mais la traduction est savoureuse. Les parents de Matilda répondent au patronyme de Verdebois, tout à fait approprié quand on sait comment le père bidouille les moteurs de voitures avec de la sciure de bois. M. et Mme Verdebois sont d'immondes bestioles xylophages. Les livres sont faits de pâte de bois. Les parents Verdebois sont donc d'infâmes empêcheurs de tourner en rond dans le monde des livres. C.Q.F.D!
Sous son apparence de dompteur de fauves, Mlle Legourdin répond bien à son nom, et assume sa réputation d'ogre de la cour de récréation. Les fées tutélaires sont Mme Folyot (presque Folio), la bibliothécaire, et Mlle Candy, l'institutrice. La première ouvre à l'enfant le monde des livres. La seconde, malgré son passé de Cendrillon, est aussi une fée. Elle protège les dons de Matilda. Son nom évoque la douceur des sucreries dont se régalent les gamins. Elle est un peu agaçante tout de même avec son éternelle gentillesse et son regard de Calimero... Et comme dans tout conte de fée qui se respecte, tout est bien qui finit bien: les méchants ont été boutés hors de la place, et les gentils prennent leur aise devant une tasse de thé et des tartines de confiture!
Le plus drôle, c'est quand Matilda se révèle être une Carrie des bacs à sable. le conte pour enfants perd de sa mièvrerie et gagne en férocité et en drôlerie. Les illustrations de Quentin Blake soulignent le côté un peu farfelu des personnages. Loin des rondeurs habituelles que nous sommes habitués à voir dans les albums pour la jeunesse, le trait de Quentin Blake ressemble aux dessins satiriques des journaux.
Le texte se lit à toute allure. Normal, me direz-vous, c'est pour des enfants de 10 ans... Quand j'avais 10 ans, et que je l'ai lu pour la première fois, je l'ai dévoré aussi vite. Je m'étais promis de le relire, et je procrastinais depuis trop longtemps. Voilà qui est fait!
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Citations et extraits (86) Voir plus Ajouter une citation
lilibaliliba   06 mars 2010
Au cours des six mois suivants, sous l'oeil ému et attentif de Mme Folyot, Matilda lut les livres suivants :

Nicholas Nickelby, de Charles Dickens
Oliver Twist, de Charles Dickens
Jane Eyre, de Charlotte Brontë
Orgueil et Préjugés, de Jane Austen
Tess d'Urbervilled'Urberville, de Thomas Hardy
Kim, de Rudyard Kipling
L'Homme invisible, de H.G. Wells
Le Vieil Homme et la Mer, d'Ernest HemingwayHemingway
Le Bruit et la Fureur, de William Faulkner
Les Raisins de la colère, de John Steinbeck
Les bons compagnons, de J.B. PriestleyPriestley
Le rocher de Brighton, de Graham Greeene
La ferme des animaux, de George Orwell

C'était une liste impressionnante et Mme Folyot était maintenant au comble de l'émerveillement et de l'excitation, mais sans doute fit-elle bien de ne pas donner libre cours à ses émotions. Tout autre témoin des prouesses littéraires d'une si petite fille se serait sans doute empressé d'en faire toute une histoire et de clamer la nouvelle sur les toits, mais telle n'était pas Mme Folyot.
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manU17manU17   14 mai 2012

Les dirigeants d'établissements scolaire sont, en général, choisis parce qu'ils font preuve d'éminentes qualités. Ils comprennent les enfants et prennent leurs intérêts à coeur. Ils sont ouverts et compréhensifs. Ils ont un sincère souci de la justice et de l'éducation de ceux qui leur sont confiés. Mlle Legourdin, elle, ne possédait aucune de ces qualités. Et comment elle avait pu accéder à son poste demeurait un véritable mystère.
C'était une espèce de monstre femelle d'aspect redoutable. Elle avait en effet accompli, dans sa jeunesse, des performances en athlétisme et sa musculature était encore impressionnante. Il suffisait de regarder son cou de taureau, ses épaules massives, ses bras musculeux, ses poignets noueux, ses jambes puissantes pour l'imaginer capable de tordre des bars de fer ou de déchirer en deux un annuaire téléphonique.[...] Elle avait un menton agressif, une bouche cruelle et de petits yeux arrogants.[...] Bref, elle évoquait plus une dresseuse de molosses sanguinaires que la directrice d'une paisible école primaire.
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lilibaliliba   06 mars 2010
Elle avait l'esprit si vif et si délié et apprenait avec une telle facilité que même les parents les plus obtus auraient reconnu des dons aussi exceptionnels. Mais M. et Mme Verdebois étaient, eux, si bornés, si confinés dans leurs petites existences étriquées et stupides, qu'ils n'avaient rien remarqué de particulier chez leur fille.
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lilibaliliba   06 mars 2010
"Pères et mères sont des gens bien curieux. Même lorsque leurs rejetons sont les pires des poisons imaginables, ils persistent à les trouver merveilleux. Certains parents vont plus loin : l'adoration les aveugle à tel point qu'ils arrivent à se persuader du génie de leur progéniture. Mais, après tout, quel mal à cela ? Ainsi va le monde. C'est seulement quand les parents commencent à nous vanter les mérites de leurs odieux moutards que nous nous mettons à crier : "'Ah, non, assez ! Vite, de l'air ! Vous allez nous rendre malades !"

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lilibaliliba   06 mars 2010
De loin en loin, il arrive qu'on rencontre des parents qui adoptent l'attitude opposée et ne manifestent pas le moindre intérêt pour leurs enfants. Ceux-là sont, à coup sûr, bien pires que les admirateurs béats.

Monsieur et Madame Verdebois appartenaient à cette espèce. Ils avaient un fils appelé Michael et une fille du nom de Matilda, et considéraient cette dernière à peu près comme une croûte sur une plaie. Une croûte, il faut s'y résigner jusqu'à ce qu'on puisse la détacher, s'en défaire et la bazarder.
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Videos de Roald Dahl (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Roald Dahl
Après Guy de Maupassant ou encore Paolo Coelho, c'est au tour de l'immense romancier britannique Roald Dahl de passer sur le gril des "5 choses que vous ne devez pas savoir" !
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