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EAN : 9782709661836
Éditeur : J.-C. Lattès (28/02/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.56/5 (sur 413 notes)
Résumé :
"À quarante-sept ans, je n'avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d'oie ni ride du sillon nasogénien, d'amertume ou du décolleté; aucun cheveu blanc, aucune cerne; j'avais trente ans, désespérément." Il y a celle qui ne vieillira pas, car elle a été emportée trop tôt.Celle qui prend de l'âge sans s'en soucier, parce qu'elle a d'autres problèmes.Celle qui cherche à paraître plus jeune pour garder son mari, et qui finit par tout perdre.Et puis, il ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (139) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  04 mars 2019
Il y a chez Delacourt quelque chose de curieux . Loin de nombreux auteurs dont on se demande " où ils vont chercher tout ça " , lui tend simplement la main pour " saisir ce qui passe à sa portée ". Alors , c'est vrai , c'est tellement évident que ça peut paraître un peu naïf sauf que...Oui , " sauf que " Delacourt , il a un regard , un vrai , il voit , analyse , utilise ce qui lui est offert et , lorsque la " machine " se met en route , ses mots , ses mots poétiques , subtils , vont lier le tout pour en faire un mets délicieux . Delacourt , c'est un chef trois étoiles qui joue avec les ingrédients qu'il trouve ici et là , mais jamais très loin , ce qui fait dire , comme un certain commissaire " Bon Dieu ! Mais c'est bien sûr ! "
Oui , bon , pour comprendre cette référence , il faut tout de même avoir vécu donc ....vieilli . Et ça tombe bien , non ? Car la vieillesse , c'est le thème de ce roman . Figurez - vous que ,Martine / Betty , son " enveloppe extérieure " , elle ne vieillit pas .Super , me direz- vous , terminés les " ô temps ,suspends ton vol , ô viellesse ennemie ou encore le célèbre " la vieillesse est un naufrage " du Général. Oui , ce doit être bien , plus de chirurgie esthétique ( dont nombre de résultats, hummm....) , plus de pommades miracles , de pilules aux vertus reconnues ...Oh oui , que d'économies , que de bien-être . Dans une société du " paraître ", le sourire retrouverait en permanence sa place sur tous les visages....Bon , oui , d'accord , le chômage mais , bien peu de chose en fait .
Sauf que Delacourt arrive pour casser cette image idyllique , le bougre , et il va nous en " faire " une de ces fables dont il a le secret .
Comment? . Ah ben , ça , pour le savoir , il faut lire et ce qui pourrait n'être qu'un aimable divertissement prendra un tour plus profond , plus émouvant.
Ce petit livre se lit vite , il a quelque chose de sympa et , parfois de grave , un mélange subtil , vous ai - je dit . Laissez - vous tenter , votre vie n'en sera certes pas transformée , mais , comme pour un bon repas , vous aurez senti le vrai goût de l'authentique .
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jeunejane
  29 avril 2019
Martine vit une enfance avec une mère aimante. Le père part pour la guerre d'Algérie et en revient avec une jambe en moins, complètement changé, tourmenté, subissant des douleurs nerveuses à la jambe perdue.
La mère de Martine ne reconnaît pas ce mari dans cet homme sombre. Elle commence à sortir avec une amie et perd la vie dans un accident. Martine a 13 ans.
Sa mère va beaucoup lui manquer à toutes les étapes de sa vie, quand elle devient une jeune fille, quand elle se marie, quand elle devient maman d'un petit Sébastien.
Heureusement, Martine garde le portrait de sa mère intacte, qui ne vieillit pas.
Martine se fait appeler Betty. Son mari, André, compagnon, parcourt les chemins pour réaliser des oeuvres d'art.
Alors Betty sort beaucoup tout en restant fidèle.
Le compagnon d'une amie, photographe réalise un cliché d'elle chaque année dans la même position. Elle constate qu'elle ne change pas physiquement. Elle s'en persuade et son opinion est renforcée par les compliments de ses amis.
Cependant ses organes internes vieillissent normalement.
Vérité sur sa beauté physique inaltérable, illusion?
Personnellement, je me suis forgé ma petite opinion.
Martine-Betty, tellement habitée par le cadre de sa mère , par ce visage qui ne vieillit pas , se construit la même vérité.
Ceci étant dit, Betty est une belle personne qui aime son fils, son mari. Grégoire Delacourt en parle merveilleusement bien et nous tisse une belle histoire qui peut être vraie, un conte ?
A nous de trancher...
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Pancrace
  13 février 2020
Je me souviens que ma mère n'a jamais « fait » son âge. Elle était toujours radieuse, enchantée des compliments qu'elle recevait. Pour elle, ce témoignage d'une certaine résistance à la marche du temps a toujours été une source de joie, un bain de plaisir. Même si les éloges proférés n'étaient sûrement pas toujours désintéressés.
Je me rappelle aussi qu'un dimanche des années 60, nous sommes allés, ma main dans la sienne au cinéma du quartier voir « La déesse de feu » avec Ursula Andress qui traverse le grand feu bleu et ne vieillit plus. Jamais.
Beauté, jeunesse et grâce pour toujours. Une divinité était née. J'ai vu une série B naïve et niaise. J'étais sous le charme.
Figée à 30ans sans jamais n'avoir franchi de feu de quelques couleurs que ce soit, Betty, la femme qui ne vieillissait pas ne sera jamais une divinité, cette halte de la marche de la vie deviendra pour elle une calamité, un cauchemar.
Imaginez-vous paraître plus jeune que votre fils qui vous présente sa chérie, une jeune femme de votre âge.
Envisagez-vous d'affronter quotidiennement les regards de jalousie féroce ou les formules assassines de vos amies proches, certaines que vous cachez un secret bien gardé.
Bien pire encore, percevez le désespoir de votre époux qui rêvait de vieillir doucement à vos côtés, « de voir l'automne éclore sur tes mains et toutes nos belles années sur ton visage, elles auraient dessiné notre vie, et nos joies. »
Une amie, avec qui je lis de concert ce roman m'a dit : « Sous les couverts de cette histoire un peu farfelue, il y a tellement de thèmes si sérieux, de prises de conscience que j'aime vraiment énormément cette lecture. » Moi aussi.
De surcroit, les écrits de Grégoire Delacourt me donnent envie de lire à voix haute, la fluidité et le naturel de la musique de ses mots confèrent au phrasé un chant aussi plaisant et délié que puissant et imagé. Je lis sans bégayer (Mort de Lire). Ces formules sont addictives comme des bonbons acides et sucrés, lorsque le premier est avalé, la boite est mangée.
Ici, dès la première ligne énoncée, le livre est dévoré.
Ce texte demeurera jeune et frais à jamais, « sans la griffe d'une ride ».
Le thème est intemporel.
Toute l'humanité sans considération de sexes, de races ou de couches sociales se contemplera jusqu'à la nuit des temps dans un miroir, un rétroviseur ou un selfie pour apprécier et déchiffrer sa vie, de sa jeunesse insolente à son inévitable déchéance.
« Il faut aimer le temps qui passe, il rend unique ce qu'on a vécu. »
La vieillesse est-elle une victoire ou un naufrage ? Vous avez trois heures…

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Marmara
  12 mars 2019
Quel beau roman ! Quelle belle plume ! Certains lecteurs parlent d'ouvrages qui ont changé leur vie, et bien que je ne puisse pas en dire autant, je dois reconnaître que ce livre a de manière incontestable, changé le regard que jusqu'ici je portais sur le temps qui passe, et les changements qu'il opère sur notre apparence. Si nous n'acceptons pas de gaîté de coeur les rides et autres "outrages" du temps, peut-être est-ce parceque nous n'avons pas compris que notre visage, qui change à mesure que passent les années, nous conduit vers d'autres joies, d'autres histoires, et nous permet, entre autres, de maintenir le lien avec ceux qui nous sont chers.
D'une plume oh combien poétique, Grégoire Delacourt nous invite à suivre le parcours de Betty, qui par je ne sais quel caprice de la nature, s'est figée dans la fraîcheur de ses trente ans, ainsi que celui d'Odette, rigolote et émouvante, dont la plastique, à son grand désespoir ! s'est accordée au tempo du temps.
Avec humour et poésie, l'auteur évoque les désillusions auxquelles sont exposées ces deux femmes. L'une que la nature a voulu éternellement jeune, et l'autre qui se berce de l'illusion que la jeunesse peut s'acheter, et au passage, lui donner la garantie d'être aimée.
"La femme qui ne vieillissait pas " est un livre d'une grande profondeur, un livre qui appelle à la réflexion, un livre dans lequel l'auteur explique son point de vue sur la nécessité de ce qui nous afflige, la temporalité. La temporalité de la jeunesse, celle de tout ce à quoi nous tenons, et voire même, celle de la vie.
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Symphonie
  18 mars 2019
Dans ce roman Grégoire DELACOURT décrit un sujet plutôt atypique : La dissonance entre la jeunesse et la dégénérescence d'un couple.
Après les supplications de Fabrice, un ami du couple, Betty se laisse prendre au jeu des portraits, une passion qu'exerce ce dernier en observant les différents clichés des personnes qu'il rencontre régulièrement.
Chaque année, à une date régulière, Betty se glisse dans les mêmes vêtements, prend la même pose et laisse l'appareil photo faire son oeuvre. Au fil des ans, le constat plus que troublant, fascine, laissant la médecine perplexe ! Si son corps poursuit normalement la désintégration dûe à son âge, il en est tout autrement pour son apparence physique et pour cause ! : Betty ne vieillit pas ! Depuis le décès brutal de sa mère, pas une ride, pas un cheveu blanc n'apparaît. Contrairement aux autres femmes, ce n'est pas le poids de la vieillesse qu'elle va devoir supporter, mais celui de la jeunesse, au point de mettre son couple en péril. André, torturé par l'image que lui renvoie sa femme, mal à l'aise face aux regards portés sur leur apparente différence d'âge en fait part à Betty qui le quitte, impuissante face à cette révélation de l'homme de sa vie auprès duquel elle s'imaginait vieillir.
Si le début de son célibat lui apporte quelques aventures auprès de jeunes hommes grâce à son apparence de jeune femme séduisante, il ne sera pas sans produire des situations complexes avec son lot d'injustices qu'elle supporte de moins en moins.
Lassée de cette vie sans l'amour de celui qui a partagé tant d'années de sa vie, Betty va prendre une décision à faire hérisser les cheveux sur la tête des accros au bistouri.
Le thème abordé par l'auteur, nous amène au questionnement de la chirurgie esthétique qui a encore de beaux jours devant elle, certes, mais également celui de la chirurgie réparatrice qui fait également des miracles dans ce domaine.
La femme qui ne vieillissait pas m'a littéralement happée. Une histoire sensible, captivante, portée par la plume magistrale de Grégoire DELACOURT dont la renommée n'est plus à faire.
Un roman surprenant, empreint de tendresse et de sensibilité.
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critiques presse (5)
Chatelaine   07 août 2018
Pourquoi le lire ? Pour retrouver la plume fine de l’auteur de "La liste de mes envies", qui flirte ici avec le fantastique en imaginant les possibles aléas d’un rêve vieux comme le monde : rester jeune.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
Actualitte   22 mai 2018
Avec La femme qui ne vieillissait pas, Grégoire Delacourt parle de la perte, du décès et de la solitude qui surviennent. De la sensation d’abandon à la vie qui s’avance, un roman sensible et fort.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeJournaldeQuebec   23 avril 2018
Avec ce sixième roman, l’écrivain français Grégoire Delacourt raconte l’histoire touchante d’une femme dont le seul vœu sera bientôt de vieillir normalement.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   09 mars 2018
La jeunesse éternelle est un châtiment. L'auteur de La liste de mes envies en donne une fable fantastique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   08 mars 2018
Grégoire Delacourt publie ces jours-ci son sixième roman aux Editions JC Lattès. "La femme qui ne vieillissait pas" est un conte réaliste sur le rêve de beaucoup de d'hommes et de femmes : arrêter le temps qui passe quand il est encore temps.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (148) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   29 avril 2019
Papa semblait heureux avec Françoise. Il n'y avait pas entre eux, je l'ai dit, cette passion comme avec maman, cette incandescence, mais une amitié rare, une complicité de chaque instant. Avec elle, je le voyais rire comme jamais je ne l'avais vu rire, un rire du ventre de la terre.
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PancracePancrace   12 février 2020
Vieillir est douloureux et féroce...On regarde les photographies de ses vingt ans, on cherche à se ressembler de nouveau, puis on finit par baisser les bras comme d'autres les lèvent pour se rendre.
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PancracePancrace   09 février 2020
Les rencontres les plus décisives sont toujours les plus simples me semble-t-il, juste un hasard, une seconde d'inattention, et voilà l'autre qui s'immisce, nous réchauffe alors que nous n'avions pas froid.
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montmartinmontmartin   18 avril 2018
je voulais vieillir auprès d'un homme bon, patient et puis un jour être grand-mère, devenir ces deux petits vieux que l'on croise parfois dans un parc, sur un banc, qui se tiennent la main et dont les beautés ont déteint l'une sur l'autre.
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ValerieLacailleValerieLacaille   07 mars 2018
J'aimais l'odeur de la sciure dans ses cheveux, de fougères, de sève sur sa peau; j'aimais l'impatience de ses larges mains qui me déshabillaient - arrachaient mes vêtements, plutôt; j'aimais son appétit de moi, insatiable, ses soupirs, ses râles, sa façon de m'étreindre, de m'étouffer, de m'aspirer en lui comme un buvard l'encre, son talent à me faire perdre pied; j'aimais sa conjugaison amoureuse.
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Videos de Grégoire Delacourt (55) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Grégoire Delacourt
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