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ISBN : 2253071382
Éditeur : Le Livre de Poche (03/01/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.49/5 (sur 339 notes)
Résumé :
Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie.
Aussitôt, elle sait.
Après On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt explore dans ce roman virtuose la puissance du désir et la fragilité de nos existences.
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Critiques, Analyses et Avis (123) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  10 avril 2017
Dans cette vaste maison blanche sur le golf de Bondues, non loin de Lille, vit Emma. Presque la quarantaine, jolie. Un mariage sérieux avec Olivier depuis 18 ans et 3 beaux enfants. Elle travaille dans le Vieux-Lille, dans un magasin de vêtements pour enfants tandis que lui dirige une importante concession de voitures. Un jour, dans une brasserie, dans un décor semblable à un film de Sautet, elle remarque un homme. Elle regarde d'abord sa bouche puis ses lèvres et sa fossette qui creuse ses joues. Tout en elle tremble. Vacille. Une bouffée de désir la submerge. Ce premier jour, il ne la voit pas et repart avec ses amis. le lendemain, elle retourne rue de Béthune, à la brasserie André. Cette fois-ci, il est seul et leurs regards se sont croisés. Elle ne veut pas d'amant. Juste un vertige. Elle sait que sa vie va basculer... 
Grégoire Delacourt habite à merveille le personnage d'Emma et décrit avec passion le destin de cette femme soudainement éprise de désir pour cet homme rencontré par hasard. de suite, elle sait qu'il est un homme qui fait tout quitter à une femme. Pourtant heureuse dans sa vie, Emma basculera. Ce roman sur le désir, sur la passion, revisite le thème de la femme infidèle. Divisé en trois parties bien distinctes et d'inégale facture: la première décrivant avec justesse le sentiment amoureux et le désir, les deux suivantes basculant parfois dans le romanesque. L'on ne pourra pas toutefois reprocher à l'auteur ces tournants inattendus pimentant le sel de la vie et son analyse fine et subtile des sentiments, parsemant ici et là de jolies formules. Une danse surprenante et bouleversante qui dépeint précisément la confusion des sentiments. 
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canel
  15 août 2017
« Mais la vie, c'est danser au bord de l'abîme, ce n'est pas tricoter à longueur de journée. » (p. 206)
Ça se discute, ma jolie quadra en crise, fallait peut-être y penser avant de fabriquer des gamins. On est responsable de ceux qu'on aime, surtout quand ils sont encore si jeunes, si fragiles, et qu'on est leur maman. On peut partir, mais pas comme ça, brusquement, totalement.
Elle m'a horripilée, cette Emma qui veut planter là son mari (encore que lui, il le mérite peut-être...) et ses trois ados de douze à seize ans, pour un regard, une bouche, des mains et une voix de velours. Pour se sentir vibrer (une dernière fois ?) à quarante ans, tant que la mécanique est encore bien lubrifiée. Parce qu'elle ne fait pas dans la demi-mesure, je l'ai trouvée égoïste, immature et terriblement cruelle.
Après 'La liste de mes envies', je n'étais plus attirée par cet auteur. Mais la présentation qu'il a faite de ce dernier ouvrage, sur un salon littéraire, m'a alléchée : un conte traditionnel revisité, j'accours !
L'histoire d'Emma est celle de la jolie petite chèvre de Monsieur Seguin (A. Daudet), en gros. Tout pour être heureuse, mais prête à mourir pour jouir sans entraves, toujours plus loin, toujours plus haut.
La ressemblance est bien là, et G. Delacourt a plein de choses sensées à nous dire sur l'amour, le couple, le désir, la vie, la mort. Et sur l'incontournable 'Carpe Diem', qui fait recette.
Et comme le monsieur a été publicitaire avant d'être romancier, il a le sens de la formule, il sait faire palpiter nos petits coeurs de ménagères de tout âge, nous prendre par les sentiments et par la ch****, nous faire croire que toi et moi, on le vaut bien, ce dernier amour fou.
Il sait aussi se réapproprier les idées des autres, plus ou moins grossièrement - dans ces cas-là, on peut toujours parler de clin d'oeil (à Duras, par exemple, comme après ce dialogue qui sonne comme une pâle copie de 'Moderato Cantabile').
Mon avis est mitigé, parce que j'ai alterné à la lecture entre colère, émotion et agacement face aux poncifs. Parce que je n'aime pas les romances, ni les recettes 'faciles', ni les mots attendus. Ni être une cible marketing.
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jeunejane
  09 janvier 2018
Emma ( Emmanuelle) a 40 ans, trois enfants, un mari dévoué.
Comme son prénom historique nous le laisse supposer, elle s'ennuie dans la vie qui présente une impression de non abouti.
Son prénom entier a aussi une histoire cinématographique plus que sensuelle mais elle n'ira pas jusque là.
Elle se contentera d'éprouver un énorme coup de foudre envers un homme rencontré par hasard dans une brasserie et ce sera réciproque. Par le regard d'abord et venons-en aux faits ensuite.
On versera dans le drame, amour,passion, et sa suite habituelle.
Viendront la maladie... et le retour aux réalités.
Tout cela vu par un homme, Grégoire Delacourt, et c'est bien ce point qui m'a dérangée.
Je n'ai pas aimé sa façon de se glisser dans la peau d'une femme, d'en faire un portrait de femme qui n'a pas su se réaliser dans son métier, qui vomit dans les voitures de son mari, qui a besoin d'appeler celui-ci quand elle est en difficulté et j'en passe.
Non mais, en 2017, on s'entraide dans un couple. Ce n'est pas l'homme fort qui protège la femme faible. Une femme s'assume actuellement et depuis longtemps, Monsieur Delacourt.
Le temps de Flaubert est dépassé et le 20ème siècle aussi. Déjà, ma mère qui a commencé à travailler en 1946, m'encourageait à rester indépendante par rapport à mon mari.
Descendez donc dans votre époque, cher monsieur.
Evoluez un peu messieurs, enfin, certains. En une semaine, j'ai vu deux écrivains tomber dans le même piège.
Cela étant dit, les phrases de l'auteur sont très bien écrites.
Dans la première partie où Emma s'égare dans ses sens en folie, les chapitres sont numérotés à l'envers.
Les passages de "La chèvre de Monsieur Seguin" sont habilement glissés à bon escient dans l'histoire.
Beaucoup d'extraits font référence au cinéma, aux chansons et j'ai beaucoup aimé celui consacré à Claude Sautet. L'auteur nous fait vraiment revivre l'ambiance de ses scènes de films.
Dans la deuxième partie où Emma reprend pied avec la réalité, les chapitres sont numérotés en crescendo.
En conclusion, Grégoire Delacourt livre là un bon roman mais ses valeurs et sa façon de parler des femmes ne conviennent pas à mon caractère.

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FleurDuBien
  14 février 2017
Je suis triste et heureuse à la fois d'avoir terminé ce magnifique roman.
A danser au bord de l'abîme, on rique de tomber ou de s'envoler. Mon âme a choisi les deux.
Ce livre fera partie de mes livres préférés, dans le top 10 pour être plus précise.
Déjà, performance insensée, Monsieur Delacourt écrit avec la plume d'une femme, lui si homme. de bout en bout, le génie aidant, nous lisons le témoignage d'une femme, à aucun moment, la masculinité de l'auteur n'a transpiré.
Attention ! A ne lire que si on va bien, tout début de dépression ne supporterait pas l'infinie tristesse de ce livre... Non, plus sérieusement, il vaut mieux aller bien sinon on est mal pendant au moins une semaine.
Cette écriture est d'une beauté inoubliable.
C'est beau comme une tragédie grecque, triste, infiniment triste comme un film italien.
C'est la lourdeur de la peine, la fulgurance des douleurs, le déchirement des adieux.
Je ne veux pas toucher à l'histoire, ni résumer l'intrigue.
Par pudeur peut être, tant j'ai eu mal à lire ce livre, tant les pleurs m'ont secoué, la mélancolie m'a rejointe, la joie est devenue tristesse.
La pauvre Emmanuelle, Emma (Bovary ?), est l'héroïne de cette tragédie. Car comment nommer cette portion de vie autrement ? Certains destins basculent trop fort et trop vite. C'est le cas de cette femme courageuse, qui perd tout.
J'ai adoré les répliques de Sautet (César et Rosalie), j'ai adoré le parallèle avec La chèvre de Monsieur Seguin, j'ai tout aimé, tout dévoré.
La lecture de ce livre est une aventure, aventure effroyablement triste, poignante, et d'une beauté sans nom.
Parfois, j'ai retrouvé la plume d'Anna Galvada. Avec le plus grand plaisir.
Oui, vous l'aurez compris, vous ne pourrez pas faire l'économie de ce livre.
Tentez l'expérience, vous ne serez pas déçu.
PS : Voilà, par contre, si vous avez un livre très gai à me conseiller, style gros rire gras en se tenant les côtes, merci par avance, je préfèrerai cela aux antidépresseurs....
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hcdahlem
  06 janvier 2017
L'auteur de la Liste de mes envies et des Quatre Saisons de l'été nous revient avec un roman qui devrait élargir encore davantage le cercle de ses lecteurs, car si sa plume est toujours aussi élégante, elle va cette fois chercher plus profondément les tourments de l'âme. À l'anecdote vient désormais s'ajouter la gravité, aux bonheurs de l'amour viennent désormais se mêler la douleur de l'absence et du deuil.
La première – bonne – surprise est d'avoir choisi le point de vue d'une femme comme narratrice. Une femme dont la confession est sans concessions : « Je transcris ici l'enchaînement des faits tel qu'il s'est déroulé. Je ne commenterai pas l'irrépressibilité de mon désir – elle est sans doute à chercher du côté du sacré.
Je veux juste essayer de démonter la mécanique du désastre. de comprendre pourquoi, plus tard, j'ai incisé à jamais le coeur de ceux que j'aimais. »
Emmanuelle et Olivier ont plutôt bien réussi. le couple a trois enfants, le mari une bonne situation, Emma arrondit ses fins de mois dans un magasin de vêtements. Un petit bonheur tranquille qui cache toutefois une frustration, une usure, un mal-être : « Je me vidais de moi-même. Je m'essoufflais à ne pas m'envoler. Je pâlissais, et Olivier parfois s'inquiétait – il parlait alors de quelques jours ailleurs, l'Espagne, l'Italie, les lacs, comme si leur profondeur allait engloutir ma mélancolie. Mais nous ne partions pas, parce qu'il y avait les enfants, parce qu'il y avait la concession, et parce que j'avais fini par mettre toutes mes frustrations dans ma poche, un mouchoir par-dessus, comme me l'avait enseigné ma mère. »
Une mère qui prenait aussi la peine de lui lire une histoire chaque soir et qui lui a ainsi donné le goût des histoires et des héroïnes. En suivant les aventures de la chèvre de monsieur Seguin – qui servira de fil rouge tout au long du livre – de Claudine mise en scène par Colette, de la Lily Bart d'Edith Wharton ou des personnages imaginés par Louise de Vilmorin, elle va se construire un imaginaire propice à accepter le regard que lui jette un jour un homme dans la brasserie André.
Sans échanger un mot, elle va tomber amoureuse, fondre de désir. Simplement parce qu'«Il y a des hommes qui vous trouvent jolie et d'autres qui vous rendent jolie». Peu importe le séisme que cette rencontre peut provoquer, peu importe les conséquences du dialogue qui finit par s'installer :
«– Je m'appelle Alexandre et je pense à vous depuis trois semaines.
– Je tiens une boutique de vêtements pour enfants. Mais plus pour très longtemps.
– Je suis journaliste à La Voix du Nord. Les pages «culture».
Sauf que le beau scénario d'Emma et d'Alexandre va s'effondrer avant même d'avoir pu se concrétiser. Pas par peur, pas à cause de la pression – très forte – des enfants pour empêcher la rupture, pas à cause des conjoints respectifs. À cause d'un fait divers banal.
« Une jeune fille est installée à deux tables de la mienne. Soudain, une autre arrive. Pâle. C'est son amie. Elle s'excuse d'être en retard. Ils ont bloqué la Grand-Place, dit-elle. Un type. En V'Lille. Qui s'est fait renverser par un bus. Je crois qu'il est mort. »
Le roman va alors basculer. de la tentative d'évasion à la réclusion. Emma n'a pas le courage de rentrer chez elle et d'oublier ce drame. Elle erre quelques temps avant de finir dans un mobile home du camping Pomme de pin à Cucq.
« Je sais maintenant que le deuil est un amour qui n'a plus d'endroit où se loger. » dira-t-elle pour résumer cette période sombre que de nouvelles connaissances vont tenter d'adoucir. Mais Emma reste lucide : « J'avais abandonné mon mari, mes trois enfants, pour les lèvres d'un homme et pour mille espérances. J'avais erré de longs mois dans ma tentation, j'avais surnagé dans son absence. Et je m'étais perdue dans ce vide. »
L'apaisement viendra avec la troisième partie. Aussi paradoxalement que cela peut sembler, l'apaisement viendra avec une nouvelle épreuve, le cancer dont est victime Olivier. « Viennent alors les tests, les IRM, les PET scan, les décisions, les antalgiques puissants, le dextropropoxyphène, l'oxycodone, les indécisions, l'hydropmorphone. Vient cette période cotonneuse d'avant les séismes, ce temps suspendu où plus rien n'a de valeur (…) Vient enfin le séisme. L'instant où tout bascule. Où plus rien n'a d'importance. » On peut alors tout se dire, laisser tomber les masques. Cette danse au bord de l'abîme est bouleversante. Elle vous fera comprendre que «la vie est la courte distance entre deux vides» et que chacun doit être libre de choisir comment parcourir cette courte distance.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   06 mars 2017
Car cet ancien publicitaire, qui manie le verbe à merveille, sait comment conjuguer à tous les temps les innombrables déclinaisons du sentiment amoureux et, par ricochet, comment nous toucher droit au cœur.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   02 février 2017
Une femme, mariée et mère de trois enfants, tombe follement amoureuse d'un inconnu… C'est Madame Bovary dans le Nord.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (165) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   09 janvier 2018
Claude Sautet.
J'ai toujours adoré ses films. Son humanité féminine. les trajectoires de sa caméra - que l'on suit comme les effluves d'un parfum de femme, ou l'ivresse d'un alcool d'homme, le long d'un zinc de café, dans une brasserie enfumée, brouillardeuse.
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MoumouneMoumoune   11 janvier 2018
-Vous croyez que je paye pour mes péchés Mimi?
-Pour avoir voulu être heureuse avec un homme ?
-Pour avoir quitté mes enfants. Avoir blessé mon mari.
-Je ne sais pas si on paye pour ses péchés, mon petit. On vit avec, et ça fait déjà assez mal.........
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jeunejanejeunejane   09 janvier 2018
- Tout va bien, avais-je balbutié. Olivier va venir me chercher. Olivier, c'est mon mari.
Je l'avais appelé quelques minutes plus tôt, juste avant la honte qui m'avait anéantie, l'avalanche qui m'avait fait me cogner en moi-même, entraînanat des blessures indécelables...
Au son de ma voix, il avait tout laissé tomber.
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marina53marina53   10 avril 2017
La vie est la courte distance entre deux vides.
On gesticule pour la remplir. On traîne pour l'étirer. On voudrait qu'elle s'éternise. On s'invente même parfois des doubles vies. On respire et on ment. On regarde sans voir. On veut profiter de tout et tout glisse entre les doigts. On aime et c'est déjà fini. On croit au futur et le passé est déjà là. On est si vite oublié. On ne veut pas perdre et, lorsque vient la fin, on refuse de baisser les paupières. On refuse la poignée de terre sur notre peau glacée. Il faut pourtant savoir lâcher prise.
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prune42prune42   19 juillet 2017
Il y a de très nombreuses routes des vins.
Nous avons choisi l'une de celles de Provence - non pas parce qu'elle est la plus ancienne, parce que y craquettent les cigales, y embaume la lavande, y poussent les chênes verts, les oliviers, les genévriers, non pas parce que y coulent des torrents d'eau claire, y serpentent parfois des larmes de puisatière, y résonnent des colères de boulanger trompé, ou parce que les jours de mistral, on peut y entendre Marius, Mirèio ou Bobi, mais parce qu'il y fait beau dès les premiers jours du printemps, parce que Olivier voulait, une fois encore, sentir le soleil sur sa peau, une fois encore cette chaleur-là, qui fleure le monoï ou la vanille des huiles, une fois encore ressentir le vent tiède, légèrement salé, sur son visage, une fois encore voir la mer qui se fond dans le ciel, à l'approche du soir, et dessine un tableau sur lequel toutes les histoires peuvent s'écrire, une fois encore connaître l'heure magique où le soleil brunit les peaux, étire les ombres, et semble mettre le feu à la cime des pins, comme des torches de fête, une dernière fois prendre un petit déjeuner sous un platane au tronc pelé, une table de fer forgé, bancale, nappe blanche amidonnée, argenterie lourde et fatiguée, café clair, brûlant, jus d'oranges pressées, le bonheur simple d'une gorgée fraîche, presque glacée (...)
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Grégoire Delacourt - On n'est pas couché 25 février 2017 #ONPC
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