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EAN : 9782709659567
320 pages
Éditeur : J.-C. Lattès (28/12/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.51/5 (sur 720 notes)
Résumé :
"Moi, je crois au premier regard, maman.
Je crois à la première impression. Je crois au langage de la chair. Au langage des yeux. Au vertige. A la foudre.

-Ce à quoi tu crois, ma petite fille. Cela aboutit au chagrin."

Il y a les promesses que l'on se fait à vingt ans. Et les rencontres que nous réserve le hasard. Il y a le bonheur que l'on croyait tenir, et celui après lequel on court. Il y a urgence à vivre.
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Critiques, Analyses et Avis (220) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  27 août 2019
Désir, bouche ouverte, s'offre tout entier, désir, tu danses, tu flottes, tu brûles, désir, viens je te veux.
Évanescence des sens en émois, sens je te sens, sens sans sens, sens qu'as-tu fait de mon sang brûlant, sens, battements de sens, papillon des sens.
Pulsion jusqu'à ta folie, tu me happes, tu me prends comme une sangsue accrochée au filet du désir des sens.
Les corps se lâchent. La peau se tend. Des mains pour une caresse. Des lèvres pour être mouillée, prises ouvertes jusqu'au coeur.
Danser au bord de l'abîme.
Car pour elle, Emma, elle, Emmanuelle, la vie il faut l'abîmer, la tordre, la pincer, la laisser nous rendre fous.
A la brasserie André, c'est le coup de foudre.
Emmanuelle. Alexandre.
Deux êtres indisponibles qui pourtant se veulent tout à l'autre. Chaque objet est prétexte à érotiser la vie. Chaque mot n'est que désir.
La voix.
L'odeur.
Le regard.
Les lèvres.
Les cheveux.
Vapeur des sens.
Les corps brûlent.
Les âmes chavirent.
Danser au bord de l'abîme, c'est l'amour sans le faire, c'est l'obsession d'exister à travers le désir. Être dans l'autre. Sur l'autre. Par l'autre.
J'hésitais je dois bien l'avouer entre une étoile et cinq étoiles pour ce roman de Grégoire Delacourt. Une étoile parce que cela frisait la déraison, l'absurdité, une femme mariée qui s'éprend subitement d'un inconnu dans un bistro. Qui laisse tout. Sans regret. Sans amertume. Sans conscience. Puis non, le désir, les mots sensuels, l'emprise de cette danse sur mon propre désir, les trois cents et quelques citations, c'est fort, ça brûle, c'est grandiose. Grégoire Delacourt, dans un gant de velours, sur des draps de satin éveille la sensualité, il donne envie, il allume chaque parcelle de la peau.
Un roman fiévreux qui s'élance à la poursuite d'une femme qui aime une fois et pour toujours.
Du grand art pour public averti.
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marina53
  10 avril 2017
Dans cette vaste maison blanche sur le golf de Bondues, non loin de Lille, vit Emma. Presque la quarantaine, jolie. Un mariage sérieux avec Olivier depuis 18 ans et 3 beaux enfants. Elle travaille dans le Vieux-Lille, dans un magasin de vêtements pour enfants tandis que lui dirige une importante concession de voitures. Un jour, dans une brasserie, dans un décor semblable à un film de Sautet, elle remarque un homme. Elle regarde d'abord sa bouche puis ses lèvres et sa fossette qui creuse ses joues. Tout en elle tremble. Vacille. Une bouffée de désir la submerge. Ce premier jour, il ne la voit pas et repart avec ses amis. le lendemain, elle retourne rue de Béthune, à la brasserie André. Cette fois-ci, il est seul et leurs regards se sont croisés. Elle ne veut pas d'amant. Juste un vertige. Elle sait que sa vie va basculer... 
Grégoire Delacourt habite à merveille le personnage d'Emma et décrit avec passion le destin de cette femme soudainement éprise de désir pour cet homme rencontré par hasard. de suite, elle sait qu'il est un homme qui fait tout quitter à une femme. Pourtant heureuse dans sa vie, Emma basculera. Ce roman sur le désir, sur la passion, revisite le thème de la femme infidèle. Divisé en trois parties bien distinctes et d'inégale facture: la première décrivant avec justesse le sentiment amoureux et le désir, les deux suivantes basculant parfois dans le romanesque. L'on ne pourra pas toutefois reprocher à l'auteur ces tournants inattendus pimentant le sel de la vie et son analyse fine et subtile des sentiments, parsemant ici et là de jolies formules. Une danse surprenante et bouleversante qui dépeint précisément la confusion des sentiments. 
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Ziliz
  15 août 2017
« Mais la vie, c'est danser au bord de l'abîme, ce n'est pas tricoter à longueur de journée. » (p. 206)
Ça se discute, ma jolie quadra en crise, fallait peut-être y penser avant de fabriquer des gamins. On est responsable de ceux qu'on aime, surtout quand ils sont encore si jeunes, si fragiles, et qu'on est leur maman. On peut partir, mais pas comme ça, brusquement, totalement.
Elle m'a horripilée, cette Emma qui veut planter là son mari (encore que lui, il le mérite peut-être...) et ses trois ados de douze à seize ans, pour un regard, une bouche, des mains et une voix de velours. Pour se sentir vibrer (une dernière fois ?) à quarante ans, tant que la mécanique est encore bien lubrifiée. Parce qu'elle ne fait pas dans la demi-mesure, je l'ai trouvée égoïste, immature et terriblement cruelle.
Après 'La liste de mes envies', je n'étais plus attirée par cet auteur. Mais la présentation qu'il a faite de ce dernier ouvrage, sur un salon littéraire, m'a alléchée : un conte traditionnel revisité, j'accours !
L'histoire d'Emma est celle de la jolie petite chèvre de Monsieur Seguin (A. Daudet), en gros. Tout pour être heureuse, mais prête à mourir pour jouir sans entraves, toujours plus loin, toujours plus haut.
La ressemblance est bien là, et G. Delacourt a plein de choses sensées à nous dire sur l'amour, le couple, le désir, la vie, la mort. Et sur l'incontournable 'Carpe Diem', qui fait recette.
Et comme le monsieur a été publicitaire avant d'être romancier, il a le sens de la formule, il sait faire palpiter nos petits coeurs de ménagères de tout âge, nous prendre par les sentiments et par la ch****, nous faire croire que toi et moi, on le vaut bien, ce dernier amour fou.
Il sait aussi se réapproprier les idées des autres, plus ou moins grossièrement - dans ces cas-là, on peut toujours parler de clin d'oeil (à Duras, par exemple, comme après ce dialogue qui sonne comme une pâle copie de 'Moderato Cantabile').
Mon avis est mitigé, parce que j'ai alterné à la lecture entre colère, émotion et agacement face aux poncifs. Parce que je n'aime pas les romances, ni les recettes 'faciles', ni les mots attendus. Ni être une cible marketing.
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FleurDuBien
  14 février 2017
Je suis triste et heureuse à la fois d'avoir terminé ce magnifique roman.
A danser au bord de l'abîme, on rique de tomber ou de s'envoler. Mon âme a choisi les deux.
Ce livre fera partie de mes livres préférés, dans le top 10 pour être plus précise.
Déjà, performance insensée, Monsieur Delacourt écrit avec la plume d'une femme, lui si homme. de bout en bout, le génie aidant, nous lisons le témoignage d'une femme, à aucun moment, la masculinité de l'auteur n'a transpiré.
Attention ! A ne lire que si on va bien, tout début de dépression ne supporterait pas l'infinie tristesse de ce livre... Non, plus sérieusement, il vaut mieux aller bien sinon on est mal pendant au moins une semaine.
Cette écriture est d'une beauté inoubliable.
C'est beau comme une tragédie grecque, triste, infiniment triste comme un film italien.
C'est la lourdeur de la peine, la fulgurance des douleurs, le déchirement des adieux.
Je ne veux pas toucher à l'histoire, ni résumer l'intrigue.
Par pudeur peut être, tant j'ai eu mal à lire ce livre, tant les pleurs m'ont secoué, la mélancolie m'a rejointe, la joie est devenue tristesse.
La pauvre Emmanuelle, Emma (Bovary ?), est l'héroïne de cette tragédie. Car comment nommer cette portion de vie autrement ? Certains destins basculent trop fort et trop vite. C'est le cas de cette femme courageuse, qui perd tout.
J'ai adoré les répliques de Sautet (César et Rosalie), j'ai adoré le parallèle avec La chèvre de Monsieur Seguin, j'ai tout aimé, tout dévoré.
La lecture de ce livre est une aventure, aventure effroyablement triste, poignante, et d'une beauté sans nom.
Parfois, j'ai retrouvé la plume d'Anna Galvada. Avec le plus grand plaisir.
Oui, vous l'aurez compris, vous ne pourrez pas faire l'économie de ce livre.
Tentez l'expérience, vous ne serez pas déçu.
PS : Voilà, par contre, si vous avez un livre très gai à me conseiller, style gros rire gras en se tenant les côtes, merci par avance, je préfèrerai cela aux antidépresseurs....
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Jolap
  22 janvier 2019
Quarante ans. Emma a quarante ans et loin de se contenter de l'ambiance feutrée que lui offre un mari aimant et attentif, loin de se rendre compte du bonheur que lui procurent ses trois enfants, loin de mesurer leurs besoins elle se précipite volontairement dans une aventure qui ressemble à un fantasme, à un orage, à la foudre d'abord puissante, violente et énergisante puis bouleversante, dévastatrice, brûlante. C'est ce qu'elle croit.
Emma des temps modernes plus audacieuse, plus exigeante, plus indépendante, plus entière.
Elle désirait sans vraiment le préciser sans doute, une bonne ondée, rafraîchissante, salvatrice histoire de remettre les points sur les i, de raviver sa pleine conscience un peu ensuquée, de remettre ses sentiments à niveau et de sortir de son quotidien un peu trop facile, trop sage, trop lassant et sans mystère.
L'auteur, se met dans la peau d'une femme pour écrire ses frustations, l'usure du couple, les silences pesants et l'attention qui s'érode et finit par s'épuiser.
Emma s'épuise. le désir d'une autre vie, ce mirage, cette espérance a déclenché un séisme. Emma a eu toutes les peines du monde à maîtriser cette avalanche de douleurs, de souffrances et de deuil.
Seulement voilà ! N'est pas Madame Bovary qui veut….
Emma Bovary bouscule les codes d'une époque où la femme était soumise à un mari tout-puissant. Sa réputation pouvait être entachée d'une manière indélébile surtout en province en 1856. Pour ces raisons elle est une héroïne incontestable qui, malgré la morale et la religion, entrouvre la porte d'une liberté chérie à toutes les femmes d' aujourd'hui. Elle ose. Elle transgresse. Elle tord ses chaines et commence à ouvrir les nôtres.
C'est un homme, aussi, qui a traduit ces sentiments de lutte intérieure, de prise de risques incroyables. Gustave Flaubert, « l'homme-plume » comme il se surnommait lui-même. Une écriture exceptionnellement pure, simple, élégante, essentielle.
Danser au bord de l'abîme met en scène une femme qui ne semble pas si forte que ça. Elle a recours à son mari dès qu'un coup de vent lui fait baisser la tête. Il semble liquéfié devant elle. Il ne lui impose rien. C'est elle qui demande sa protection.
Un jour, elle tombe amoureuse d'une bouche, d'un sourire, d'une image tellement floue qu'elle aurait pu s'appeler utopie ou miséricorde. Cela se passe dans un café. Elle quitte son domicile pour une impression mal définie. Elle n'a ni enjeu, ni dessein et s'installe dans le noir obsédant d'une caravane. Son mari reste pantois, malheureux ne sachant vraiment pas ce qu'il a pu faire ou ne pas faire pour en arriver là !
J'ai lu tout le livre, ses forces souvent, ses incohérences de temps en temps. L'auteur a fait de son héroïne une poupée rassasiée, une amoureuse sans amoureux, une mère sans griffes et une femme marchant dans le vide.
Elle ne ressemble pas à l'histoire qu'elle raconte.
J'ai beaucoup aimé le parallèle avec la chèvre de Monsieur Seguin. A chaque chapitre un passage de ce conte merveilleux vient trôner, un peu comme une ponctuation fort habile, et lui donner un peu plus de corps, de relief, de sens. Bien vu….
Pour conclure j'ai passé un bon moment tout de même mais j'aurai préféré me gratter la tête en lisant une histoire profonde, difficile. J'aurai accompagné avec grand plaisir Emma au lieu de la suivre à distance dans ce périple.
Là j'ai senti très vite qu'elle n'avait pas besoin de moi…..
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   06 mars 2017
Car cet ancien publicitaire, qui manie le verbe à merveille, sait comment conjuguer à tous les temps les innombrables déclinaisons du sentiment amoureux et, par ricochet, comment nous toucher droit au cœur.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   02 février 2017
Une femme, mariée et mère de trois enfants, tombe follement amoureuse d'un inconnu… C'est Madame Bovary dans le Nord.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (388) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   10 avril 2017
La vie est la courte distance entre deux vides.
On gesticule pour la remplir. On traîne pour l'étirer. On voudrait qu'elle s'éternise. On s'invente même parfois des doubles vies. On respire et on ment. On regarde sans voir. On veut profiter de tout et tout glisse entre les doigts. On aime et c'est déjà fini. On croit au futur et le passé est déjà là. On est si vite oublié. On ne veut pas perdre et, lorsque vient la fin, on refuse de baisser les paupières. On refuse la poignée de terre sur notre peau glacée. Il faut pourtant savoir lâcher prise.
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prune42prune42   19 juillet 2017
Il y a de très nombreuses routes des vins.
Nous avons choisi l'une de celles de Provence - non pas parce qu'elle est la plus ancienne, parce que y craquettent les cigales, y embaume la lavande, y poussent les chênes verts, les oliviers, les genévriers, non pas parce que y coulent des torrents d'eau claire, y serpentent parfois des larmes de puisatière, y résonnent des colères de boulanger trompé, ou parce que les jours de mistral, on peut y entendre Marius, Mirèio ou Bobi, mais parce qu'il y fait beau dès les premiers jours du printemps, parce que Olivier voulait, une fois encore, sentir le soleil sur sa peau, une fois encore cette chaleur-là, qui fleure le monoï ou la vanille des huiles, une fois encore ressentir le vent tiède, légèrement salé, sur son visage, une fois encore voir la mer qui se fond dans le ciel, à l'approche du soir, et dessine un tableau sur lequel toutes les histoires peuvent s'écrire, une fois encore connaître l'heure magique où le soleil brunit les peaux, étire les ombres, et semble mettre le feu à la cime des pins, comme des torches de fête, une dernière fois prendre un petit déjeuner sous un platane au tronc pelé, une table de fer forgé, bancale, nappe blanche amidonnée, argenterie lourde et fatiguée, café clair, brûlant, jus d'oranges pressées, le bonheur simple d'une gorgée fraîche, presque glacée (...)
+ Lire la suite
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marina53marina53   19 avril 2017
Le désir ne tient pas toute une vie, m'avait-elle dit.
L'amour non plus, lui avais-je répondu. Moi, je crois au premier regard, maman. Je crois à la première impression. Je crois au langage de la chair. Au langage des yeux. Au vertige. À la foudre.
- Ce à quoi tu crois, ma petite fille, cela aboutit au chagrin.
Commenter  J’apprécie          421
StelphiqueStelphique   01 février 2018
Un coup de tonnerre, la foudre, un coup de tête, une vie qui se dilue, comme une aquarelle, une autre qui apparaît. C'était aussi simple que cela. Aussi beau. Aussi définitif.
Et tellement déraisonnable - mais n'est-ce pas la déraison parfois qui a raison?
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marina53marina53   11 avril 2017
Je découvre avec amertume que nos souffrances ne sont jamais profondément enfouies, nos corps jamais assez vastes pour y enterrer toutes nos douleurs.
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