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ISBN : 2021077209
Éditeur : Seuil (23/08/2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.7/5 (sur 834 notes)
Résumé :
Parmi les jeunes chercheurs qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887, Alexandre Yersin aura mené l'existence la plus mouvementée. "Ce n'est pas une vie que de ne pas bouger", écrit-il. Très vite il part en Asie, se fait marin, puis explorateur. Découvreur à Hong Kong, en 1894, du bacille de la peste, il s’installe en Indochine, à Nha Trang, loin du brouhaha des guerres, et multiplie les observations scientifiques, développe la cul... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (180) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  05 octobre 2012
Coup de projecteur sur un touche-à-tout de génie, bienfaiteur de l'humanité injustement oublié du grand public et dont la vie méritait bien un roman, merci Patrick Deville.
C'est avec un enthousiasme contagieux que Patrick Deville nous convoque sur les traces trépidantes de cet homme hors du commun, « pasteurien » des premiers jours mais passionné pas tant d'autres sciences qu'il en négligea les honneurs qu'il aurait pu récolter en traînant dans les salons parisiens.
Le ton est vif, incisif, ironique pour décrire une vie menée tambour battant par un génie universel qui fut souvent le premier dans ses multiples domaines de prédilections, le premier à isoler le bacille de la peste et à réaliser un vaccin, mais aussi le premier à importer une automobile en Asie, et « premier voyageur à relier par voie de terre la côte de l'Annam au Kampuchéa », un des premiers également à voyager en dirigeable pour relier Paris à l'Indochine.
Ascète au désintéressement total, curieux et scientifique insatiable, médecin, biologiste, physicien, botaniste, architecte, agronome Yersin s'enthousiasmait pour tout ce qui pouvait améliorer la vie et le confort de l'humanité sans jamais vraiment se frotter à cette humanité qu'il gardait à distance. Insensible aux honneurs, étranger à la politique, imperméable à la corruption, il a mené une vie aventureuse et solitaire que Patrick Deville livre de façon passionnante : un esprit libre et anticonformiste qu'il n'hésite pas à comparer à Rimbaud et même à Louis-Ferdinand Destouches, ancien pasteurien renégat alias Céline.
Pour l'anecdote, allez voir sur Google les photos de Nha Thrang : on comprend assez bien qu'il aie préféré y vivre ses dernières années plutôt qu'auprès des paillasses de l'Institut Pasteur.
Près de chez moi, l'hôpital s'appelle Louis Mourier : quand on lit les 3 lignes consacrées à Louis Mourier sur Google, on se demande pourquoi pas un hôpital en France ne porte le nom d'Alexandre Yersin…
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petitsoleil
  27 mars 2016
Je sais qu'il y a déjà de très nombreuses critiques, ce livre étant paru il y a quelques années, salué et encensé par la presse, primé ...
Justement, je dois reconnaître mes torts, j'ai failli passer à côté d'un chef-d'oeuvre. Justement parce que le livre était primé, je crains parfois les attentes excessives qui peuvent naître d'un battage médiatique, de prix littéraires reconnus. Peut-être aussi à cause d'un titre qui me semble à la fois peu représentatif du livre, un peu réducteur ... et peu engageant pour le lecteur, je n'avais pas trop envie de me plonger dans ce livre.
Heureusement que ma mère a insisté pour que je le lise et me l'a prêté, et heureusement que j'ai trouvé de nombreuses citations et critiques positives sur Babelio.
Biographie, roman ou chronique scientifique, peu m'importe.
Le livre m'a plu, m'a vraiment intéressée, passionnée. L'auteur m'a fait connaître la vie et les découvertes d'Alexandre Yersin, dont je connaissais le nom mais guère plus. Il faut dire que la France a bien plus célébré Pasteur.
Pasteur sensible aux honneurs plus que ne le fut Yersin, Pasteur qui a inspiré et soutenu tant de scientifiques et créé "une école" et des Instituts, en France puis ailleurs dans le monde.
Yersin lui aussi faisait partie de la bande des pasteuriens, et nous découvrons ses intérêts et passions multiples par le biais de récits sur sa vie, ses voyages, ses correspondances : avec sa mère Fanny, sa soeur Emilie, avec ses amis et collègues pasteuriens notamment Calmette et Roux ...
Du côté du style, j'ai souri aux nombreuses évocations du "fantôme du futur", mais n'y ai pas vu plus qu'une facétie d'un auteur par ailleurs érudit et qui maîtrise très bien son sujet. le livre est parfaitement documenté, le destin hors normes de Yersin narré avec verve et érudition, sans phrases pompeuses ni jargon, dans une grande clarté.
J'ai un peu regretté les nombreux allers retours entre le début et la fin de la vie de Yersin, personnage suffisamment romanesque à mon goût, touche-à-tout, engagé dans des correspondances épistolaires de longue durée, sans cesse novateur, dans une curiosité intellectuelle renouvelée. Même si longtemps, Yersin a méprisé politique, histoire, littérature et peinture, il reste un personnage très romanesque et bien ancré dans son époque. Médecin et scientifique qui a largement contribué à des inventions importantes, Yersin est ici mis à l'honneur dans un livre bien écrit.
Passionnant !
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carre
  25 novembre 2012
Alexandre Yersin, aura vécu plusieurs vies, s'en remettant à chaque fois à son enthousiasme et sa curiosité pour aller vers des contrées qui désarçonnent ces amis. Puis lorsque que l'intérêt décroit, le natif de Genève rebondit sur autre chose.
Yersin Pasteurien fidèle, découvreur du bacille de la peste et son vaccin, excusez du peu, est un électron libre. Les honneurs, les soirées mondaines trop peu pour lui. Lui c'est la passion, les voyages, la recherche, l'innovation qui sont ces moteurs. Il se lance dans des projets qu'il prend à bras le corps, les triture, les décortique, les mène puis quand l'envie ce fait moindre, il passe à autre chose. Toujours en avance sur ces contemporains.
Patrick Deville dont j'avais aimé « Equatoria » est à la hauteur du personnage dont il suit les pas. Son écriture est ironique, fluide, sa chronologie éclatée peu surprendre au début, mais rend au contraire encore plus fascinant ce personnage atypique. Peste et choléra rend hommage à un grand bonhomme solitaire, fidèle en amitié qui traversa la première partie du vingtième siècle dans l'ombre. Deville le met en lumière avec ce roman. Ce n'est que justice.
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sandrine57
  25 août 2014
Alexandre Yersin ? La plupart des gens ne savent pas qui il est, et même, n'en n'ont jamais entendu parlé. Sans doute est-ce parce l'homme s'est toujours tenu à l'écart des mondanités et des honneurs. Pourtant, on lui doit, entre autres, la découverte du bacille de la peste et la mise au point de son vaccin. Scientifique de génie, collaborateur de Pasteur, Yersin ne s'est pas contenté d'une seule discipline ni d'une seule vie. Pour ne jamais s'enfermer, s'ennuyer, il a touché à tout : la médecine, la bactériologie, l'ethnologie, agronomie, l'exploration, l'aviation, la botanique, la mécanique, etc. Avide de connaissances, tout l'intéresse, mis à part l'art et la politique. Car si Yersin se préoccupe du bien de l'humanité et oeuvre pour un monde meilleur, il évite de se mêler à ses semblables, sorte de misanthrope contradictoire. Trop à l'étroit dans les laboratoires de l'Institut Pasteur, il part pour l'Indochine où il sera médecin de bord pour les Messageries Maritimes et finira par s'installer à Nha Trang pour y créer son paradis. Mais il ne s'agit pas pour Yersin de profiter de la douceur de vivre et de la beauté des paysages qui l'entourent. Très vite, il se rêve explorateur, traversant la jungle hostile, ouvrant des routes, rencontrant des populations inconnues. Mais pasteurien un jour, pasteurien toujours, l'Institut le sollicite pour ouvrir un centre à Saïgon, tâche dont il s'acquitte avec zèle, pour mieux reprendre sa vie aventureuse une fois sa mission accomplie. Toujours guidé par la passion et la curiosité, Alexandre Yersin a vécu mille vies, libre, insatiable, audacieux, jusqu'à sa mort.

S'il a eu une vie fascinante et s'est investi avec passion dans de nombreux projets d'envergure, Alexandre Yersin, en tant qu'homme, n'est pas tout à fait à l'abri de certaines lacunes. Son indifférence aux problèmes du monde, son refus de s'impliquer, sa misogynie évidente, en font un personnage fort peu attachant sur le plan humain. Cependant ses contributions dans des domaines aussi différents qu'hétéroclites montrent tout le génie d'un homme qui semble austère de prime abord. On peut donc comprendre que Patrick DEVILLE ait voulu lui rendre justice avec cette biographie très bien documentée qui lève le voile sur un des grands hommes du XXè siècle. Au fil des pages, des voyages, des enthousiasmes de son sujet, on finit par prendre goût à cet hyperactif touche-à-tout, impatient de connaître sa prochaine ''lubie''. Pourtant, il faut bien du courage pour s'accrocher au style particulièrement agaçant de l'auteur. Des phrases courtes, sèches, sans verbe parfois. Des redondances ridicules : Pasteur décrit comme ''le vieil homme à la redingote noire'', Yersin étant ''l'orphelin d'Aubonne'', etc. Plus de simplicité n'aurait pas nui. Et Deville ne s'arrête pas là dans le maniérisme. Il ose se mettre lui-même en scène. Sous prétexte de suivre les pas de Yersin dans ses nombreux voyages, il ''invente'' un ''fantôme du futur'' qui hante les lieux où a vécu Yersin, observe et fait même des prédictions sur l'avenir. Nul intérêt dans le procédé, on se doutait bien, à la lecture du livre, que DEVILLE s'était très bien renseigné sur son sujet, les preuves de son travail de documentation sont superfétatoires. Et passons aussi sur le rapprochement Yersin / Rimbaud, difficilement convaincant, les détails sur les inventions en tout genre de l'époque qui viennent se greffer artificiellement au récit et dans lesquels DEVILLE s'égare parfois. Heureusement, son personnage est suffisamment fort pour sauver l'ensemble du naufrage. La vie, riche et captivante, d'Alexandre Yersin méritait bien un livre, dommage que celui-ci pêche par le style...Restent la description d'une époque, la rencontre avec des célébrités du monde de la science et bien sûr la sortie de l'ombre de Yersin.
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Kittiwake
  29 septembre 2012
Patrick Deville nous invite ici au voyage multidimensionnel, à savoir dans le temps et dans l'espace sans se soucier de l'unité de temps,ou de lieu, ni même d'action : on estr donc bien loin de la scène classique, au risque de s'y perdre. Oubliée la chronologie. Même les personnages ne sont pas sûrs de leur appartenance à une époque : un mystérieux fantôme.du futur (s'appellerait-il Patrick D.?) côtoie le héros de ce récit, Alexandre Yersin, surdoué multicarte, réalisant des prouesses tant en médecine qu'en exploration topographique et anthropologique à une époque "Où la nature n'est pas encore une vieillarde fragile qu'il faut protéger, mais un redoutable ennemi qu'il faut vaincre".Indifférent aux conflits qui agitent la première moitié du vingtième siècle, Yersin n'a de cesse de découvrir de nouveaux territoires, risquant sa vie ( et sauvé in extremis par ses connaissances médicales).
L'écriture est déroutante : le lecteur, bien installé dans un chromo désuet tout à fait dans le ton des récits de voyages du dix-neuvième siècle, écarquille tout à coup les yeux quand il croit avoir lu que l'on faisait allusion au téléphone mobile! de même, l'auteur fait peu de cas de la syntaxe, au lecteur de comprendre, sans verbe, ou sans sujet, une suite de mots entre deux points.
Et tout ce fatras déjanté sur un sujet peu cocasse à l'origine finit par créer une connivence. D'autant qu'il est drôle, Patrick Deville, quand il évoque ce «dictateur en noir et gris qui imite assez bien Chaplin», ou aborde à sa façon la physiologie des poules :»Comme chacun sait, il fait chaud à l'intérieur d'une poule. Quarante deux degrés. Bien plus chaud qu'à l'intérieur d'un mouton. Qui garde sa petite laine»
Un temps d'adaptation est donc nécessaire pour être sous le charme, mais cela vaut le coup quelquefois de sortir des sentiers battus, que l'on soit savant, ou romancier
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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critiques presse (8)
Culturebox   03 octobre 2012
L'écriture de Deville est affûtée, ramenée à l'essentiel. Ce récit vif, nerveux, précis, n'est jamais roboratif. Et pourtant, il s'en passe des choses avec Yersin. Une idée chasse l'autre, un projet cache toujours un suivant. Mais Deville fait régner l'ordre dans ce grand déballage.
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LaPresse   17 septembre 2012
Grande réussite que ce roman érudit et passionnant, consacré à un scientifique moins connu que son maître, Pasteur, mais moins embaumé par la légende.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeSoir   03 septembre 2012
On sourit souvent dans un roman que son titre n'annonçait pas si réjouissant.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LePoint   27 août 2012
Peste et choléra est un roman dépaysant à la Stevenson, et mystérieux comme un Jules Verne.

Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   23 août 2012
Sûr de ses faits, [l'auteur] s'autorise quelques facéties de style nimbées d'humour. Il faut y voir l'ultime élégance d'un dandy qui, l'air de rien, façonne une oeuvre.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   22 août 2012
Patrick Deville a choisi de consacrer à Yersin ce roman où l'aventure et la poésie, la médecine et la géographie, l'érudition et la fantaisie, la mélancolie et l'ironie se disputent de bout en bout la vedette, composant ensemble un tissu romanesque singulier, extrêmement élégant et attachant.
Lire la critique sur le site : Telerama
LePoint   09 août 2012
Peste et choléra est un roman dépaysant à la Stevenson, et mystérieux comme un Jules Verne.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   23 juillet 2012
De Louis Pasteur au président Paul Doumer en passant par le maréchal Lyautey, "c'est la grande histoire de la colonisation" qu'évoque à nouveau Patrick Deville dans cet opus très documenté - à l'extrême ?
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (197) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   12 août 2013
Le maître de Pasteur était Biot. Étudiant, il avait assisté à la cérémonie de réception à l'Académie française et entendu son discours, ses conseils de vieux savant aux jeunes scientifiques, les exhortant à se mettre au service de la recherche pure : "Peut-être la foule ignorera votre nom et ne saura pas que vous existez. Mais vous serez connus, estimés, recherchés d'un petit nombre d'hommes éminents, répartis sur toute la surface du globe, vos émules, vos pairs dans le sénat universel des intelligences, eux seuls ayant le droit de vous apprécier et de vous assigner un rang, un rang mérité, dont ni l'influence d'un ministre, ni la volonté d'un prince, ni le caprice populaire ne pourront vous faire descendre, comme ils ne pourraient vous y élever, et qui demeurera, tant que vous serez fidèles à la science qui vous le donne.

pages 168 - 169
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OdeOde   17 juillet 2013
Yersin roule entre ses paumes une boule gluante de latex, la transperce du doigt, l'étire, et modèle une couronne : un pneu pour sa bicyclette Peugeot. Il admire l'intuition et le génie de l'inventeur du pneu. Il se doute bien que le nom de Dunlop demeurera mieux inscrit dans la mémoire des hommes que celui du découvreur du bacille de la peste. Parce que la peste va disparaître et le pneu proliférer. Il ne conçoit peut-être pas, cependant, qu'en un siècle les engins à pneus, les vélos puis les autos, les motos, les camions puis les avions, provoqueront autant de morts violentes que la grande terreur en noir.
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OdeOde   16 juillet 2013
On confond souvent, tant qu'on n'attrape ni l'une ni l'autre, la peste avec la lèpre. La grande peste du Moyen Âge, la peste noire, c'est vingt-cinq millions de morts qu'il faut rapporter à la démographie. La moitié de la population de l'Europe est décimée. Aucune guerre encore n'a jamais causé une telle hécatombe. L'ampleur du fléau est métaphysique, elle dit le courroux divin, le Châtiment.
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mpbecasmpbecas   30 août 2012
" Pasteur fut le premier enfilant un peu partout des thermomètres dans les cloaques et les anus à constater que les températures élevées de certains oiseaux interdisent aux virus de s'y développer. On inocule le charbon du Mouton à une poule : elle s'en fout et rigole. Ça la chatouille. On la plonge dans une baignoire d'eau froide : elle fait moins la maline et meurt du charbon. Si la poule mouillée est sortie à temps, elle est atteinte de la maladie mais se guérit toute seule, bat des ailes pour se réchauffer en insultant le laborantin..."
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litolfflitolff   05 octobre 2012
Yersin est un homme seul. Il sait que rien de grand jamais ne s'est fait dans la multitude. Il déteste le groupe, dans lequel l'intelligence est inversement proportionnelle au nombre des membres qui le composent. Le génie est toujours seul. Le conseil atteint à la lucidité du hamster. Le stade à la perspicacité de la paramécie.
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