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EAN : 9782757834817
345 pages
Points (17/05/2013)
3.66/5   48 notes
Résumé :
C'est le journal d'une traversée du continent africain à la hauteur de l'Equateur, depuis les îles autrefois portugaises de Sao Tomé et Principe, dans l'Atlantique, jusqu'à Zanzibar dans l'océan Indien. Le prétexte, le point de départ, est le transfert controversé des dépouilles de Savorgnan de Brazza et de sa famille, d'Alger où elles reposaient depuis le début du XXe siècle jusqu'à Brazzaville où on leur édifie un mausolée.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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sweetie
  21 mars 2021
Amorcé par Pura Vida, je poursuis avec Equatoria le cycle d'aventures de Patrick Deville bien nommé Sic Transit, qui se clôt par Kampuchéa.
« Ces hommes auront rêvé d'être plus grands qu'eux-mêmes, ils auront semé le désordre et la désolation autour d'eux, couvert leurs entreprises aventureuses du nom des idéologies du temps, s'emparant de celle qui est à leur portée comme d'un flambeau, l'exploration, la colonisation, la décolonisation, la libération des peuples, le communisme, l'aide humanitaire… »
Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905), Albert Schweitzer (1875-1965), sir Henry Morton Stanley (1841-1904), David Livingstone (1813-1873), Ernesto Che Guevara (1928-1967), et tant d'autres moins connus qui ont sillonné le sol africain pour la beauté pure de la découverte ou pour l'appropriation et l'exploitation du territoire, Patrick Deville s'attache à leurs pas et refait leurs parcours le long du fleuve Congo, d'ouest en est de la ligne équatoriale.
L'esprit qui parcourt ce roman est à l'image de ce qu'offre Deville dans la littérature française : une ouverture sur le monde agrémentée de faits historiques, le tout enrobé d'une écriture aux envolées parfois poétiques mais qui sait prendre un tournant concret lorsque nécessaire. J'aime beaucoup ce que produit cet auteur et l'effet de surprise qui m'attend lorsque j'ouvre un de ces écrits. Cette constance dans l'originalité de ses thèmes et de sa vision narrative lui garantit une place de choix dans mon palmarès d'auteurs choyés.
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michdesol
  06 septembre 2020
Patrick Deville est un grand voyageur. Ici il nous embarque pour l'Afrique équatoriale, qu'il va parcourir d'est en ouest, principalement sur les fleuves, comme les grands explorateurs, ces aventuriers que l'école républicaine nous présenta comme de « grands hommes », pour une certaine génération du moins, et que nous regardons aujourd'hui heureusement avec esprit critique.
Mais pour l'auteur la géographie et L Histoire sont inséparables. Nous irons donc avec lui du Gabon en Angola, d'Algérie au Congo, du confetti de Sao Tomé à Zanzibar, j'en passe, accompagnés de Brazza, Stanley, Levingstone, et tant d'autres dont Guevara qui connut un échec cinglant, tous convoqués à la barre des témoins.
Cela fait beaucoup. « Qui trop embrasse mal étreint ». On s'y perd vite dans cette jungle d'aventuriers et d'explorateurs, pas tous animés des meilleures intentions, loin de là, même si le thème sous-jacent du livre est la colonisation, le rapport avec les populations autochtones qui souffrent des conflits entre grandes puissances. Il aurait été préférable que le « roman » se concentre sur moins de personnages.
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carre
  15 mars 2012
Patrick Deville raconte à la faveur du transport des cendres de Savorgnan de Brazza d'Alger à un mausolée sur le fleuve Congo ce récit de voyage. Deville vit au rythme des pays traversés, il écoute, hume, respire, s'imprègne des odeurs, témoigne de la géopolitique passée et présente, vit au rythme du fleuves, de ces habitants, un voyageur classieux, à l'écriture élégante, mélange d'humour, de poésie. Deville prend le temps de vivre, un privilège rare dont il se fait le témoin dilettant et respectueux. Embarquez, le capitaine Deville vous enchantera.
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Charybde2
  16 mars 2013
Parcours de l'Afrique centrale contemporaine sur les traces mythiques de Savorgnan de Brazza.
Publié en 2009, le huitième livre de Patrick Deville (et son deuxième au Seuil) prend cette fois les traces de l'atypique explorateur franco-italien Savorgnan de Brazza, dont l'audace, qui en fit le seul vrai "rival", à l'époque, de Stanley, et la posture résolument anti-esclavagiste (à l'instar d'un David Livingstone) servent de prétextes bienvenus à l'auteur pour explorer l'Afrique centrale historique et contemporaine, de la minuscule île de Sao Tomé et Principe, avec son héritage marxiste et ses révolutions de palais, aux grands lacs (tout particulièrement le lac Tanganyika et sa situation unique de point de rencontre (beaucoup plus que Fachoda en réalité) des ambitions coloniales du XIXème siècle pourrissant, lorsque les colonnes anglaises, françaises, allemandes et belges convergeaient vers ses rives, ou encore aux rivages de Zanzibar, de ses survivances tardives de la traite et de l'esclavage sous l'égide des sultans de Mascate jusqu'à la sanglante révolution de 1964 et à la fusion politique donnant naissance à la moderne Tanzanie, en passant par l'Angola et le Congo des guérillas marxistes et au bref passage de Che Guevara au coeur des années 60.
Le grand talent de l'écrivain-voyageur, sa capacité assez rare à associer les mises en perspective de la "grande histoire" et les anecdotes de la "petite histoire", s'expriment ici pleinement, avec peut-être toutefois un poil moins de brio que dans son "Kampuchea" qui suivra.
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Flodopas78
  31 mars 2014
Dans ce récit de voyage, Patrick Deville part sur les pas de Pierre Savorgnan de Brazza, explorateur français qui le premier remonta le fleuve Ogooué (Gabon) et permit à la France d'annexer la rive gauche du Congo. Récit un peu confus en raison de ses allers retours continuels entre le passé et le présent et la succession de portraits éclatés des explorateurs de l'époque, Henri Stanley, Livingstone mais aussi quelques lignes biographiques sur Albert Schweitzer, Conrad et Emin Pacha, tous ayant en commun d'avoir arpenté l'Afrique équatoriale d'est en ouest ou d'ouest en est. En dépit de ce foisonnement d'anecdotes, l'auteur réussit à traduire l'imbroglio politique, historique et ethnique que vivent les états de l'Afrique équatoriale qui n'en finissent pas de démêler les fils de leur héritage colonialiste.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
michdesolmichdesol   06 septembre 2020
On ne sait trop si on admire ces hommes, Brazza ou Savimbi, Stanley ou Guevara. On les envie un peu, oui. D'avoir cru qu'il était possible de contraindre l'Histoire en marchant droit devant soi au milieu de la forêt. On éprouve moins de respect à l'égard des sédentaires. On a tort sans doute. La sagesse doit être de cultiver son jardin. De classer sa bibliothèque. On aimerait pouvoir les détester, ces fauteurs de troubles brûlés d'inquiétude. On n'y parvient pas vraiment.
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jack56jack56   28 octobre 2014
Près de l'église une école, un dispensaire, et un bistrot dans lequel j'offre un verre à deux vieux chrétiens avant que nous ne descendions ensemble vers la jetée des pêcheurs, au-dessus de laquelle la carcasse d'une automobile est encastrée dans un cocotier à mi- pente, regrettable habitude des chrétiens de conduire ivres morts, selon Ali.
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jack56jack56   28 octobre 2014
Si tous les oiseaux disparaissaient d'un coup, certains d'entre nous mettraient longtemps à s'en apercevoir, ou l'apprendraient dans les journaux, comme on apprend les coups d'Etat, et lèveraient vers le ciel leurs sourcils froncés en cherchant à voir un piaf.
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jack56jack56   28 octobre 2014
Il ne voit pas que le ver est dans le fruit. Que les plus nobles desseins produisent les pires ravages. Il se met le doigt dans l'œil. Ses efforts immenses ouvriront la voie aux exploiteurs qui asserviront et décimeront les populations.
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EnrouteEnroute   13 septembre 2015
La traite n'est pas une histoire ancienne. Des hommes dont je vois les yeux ont vu les yeux de leur grand-père qui fut un homme enchaîné.
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Videos de Patrick Deville (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Deville
A l'occasion des Correspondances de Manosque 2021, Patrick Deville vous présente son ouvrage "Fenua" aux éditions Seuil . Rentrée littéraire automne 2021.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2542577/patrick-deville-fenua
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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