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ISBN : 2757870696
Éditeur : Points (01/01/2018)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Six degrés de liberté c’est l’histoire d’une jeune fille qui désire repousser les limites de l’expérience humaine, d’un hacker qui veut optimiser la circulation mondiale des bananes et des coussins, d’une employée de la gendarmerie qui rêve d’en finir une bonne fois pour toutes avec la géographie, d’un conteneur fantôme qui sillonne les mers et les écrans d’ordinateurs, d’un septuagénaire qui perd un boulon, d’une acheteuse compulsive bipolaire, de six perruches et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Erik35
  30 janvier 2018
MAMAN LES P'TITS CONTAINERS QUI VONT SUR L'EAU ONT-ILS (ETC)...?
Ouvrage lu dans le cadre du Prix du Meilleur Roman Points 2018.
Nous vivons dans un monde tout à la fois de plus en plus consumériste et totalement mondialisé, ce n'est pas franchement la découverte de l'année. Ce sont même deux des facteurs parmi les plus importants pour que triomphe enfin le capitalisme économique universel. Or, nous oublions trop souvent que pour que cette mondialisation ait lieu, il ne lui suffit pas de pouvoir communiquer par téléphone ou par ordinateur, ni d'échanger des devises ou des actions à la micro-seconde, il lui faut aussi, malgré tout, un corps véritable, quelque chose qui n'est pas que du domaine de la virtualité omniprésente et presque totalement omnisciente. Les marchandises sont ce corps, mais il leur faut aussi un système nerveux ainsi qu'un système sanguin performant. Les grandes routes maritimes sont ce système, les cellules essentielles en sont rien moins que ces centaines de milliers de containers sillonnant la planète jours après jours afin de nous apporter qui nos jouets de Noel, qui nos bananes, qui les pièces qui permettront d'assembler la voiture que l'on attend impatiemment.
C'est à partir de ce constat trop souvent méconnu, parce que dans les coulisses, que Nicolas Dickener a pu concevoir Six degrés de liberté. Mais reprenons depuis le commencement.
Rédigé par un jeune romancier québécois, l'essentiel de ce livre se déroule entre Montréal et sa plus lointaine conurbation. Il met en scène trois personnages un peu à la marge - sans être le moins du monde des marginaux -. D'une part Jay, une femme de bientôt quarante années qui, après une vie des plus rocambolesques de monte en l'air internationale, entre Mexique et Canada, travaille désormais pour la "GRC" (Gendarmerie Royale du Canada) en échange d'une liberté conditionnelle. Bien qu'assignée aux peu palpitantes affaires de fraudes à la carte de paiement, elle va, au cours de cette histoire, s'intéresser à cette étrange histoire de container fantôme répondant au doux surnom de "Papa Zoulou", son référencement exact étant le moins mémorable PZIU 127 002 7... D'autre part, deux jeunes gens - ils ne sont encore qu'adolescents dans une large première partie du roman qui les présente sous forme d'une analepse s'entremêlant alternativement au présent de Jay - vivant dans un patelin un peu pommé de la quatrième couronne de la banlieue montréalaise et qui occupent leurs importants temps libres comme ils le peuvent. Il y a Lisa, une jeune fille pleine de ressource, aventureuse passionnée de bricolage, mais qui s'ennuie passablement, même lorsqu'elle s'est promise d'aider son père, moyennant butin, à vider une énième bicoque qu'il a racheté pour la retaper puis le revendre. Sa mère, elle ne la voit qu'un week-end sur deux, et c'est bien assez puisqu'elle est contrainte de l'accompagner chaque fois dans l'accomplissement de son addiction favorite : passer tout le dimanche dans ce temple de la consommation qu'est l'Ikéa local... Fort heureusement, Lisa a un ami d'enfance inséparable, Éric, qui souffre d'une agoraphobie terrible le vouant littéralement à une vie de reclus dans sa propre chambre. Mais cet ami n'est pas qu'un cas pathologique, c'est aussi un véritable petit génie de l'informatique - qui s'est découvert cette passion en devenant hacker -, ce qui va permettre à nos deux bidouilleurs de monter leur véritable premier projet : lancer l'appareil photo numérique de la mère du garçon à des hauteurs stratosphériques à l'aide d'un ballon gonflé à l'hélium. Ce sera, hélas, un cuisant échec, la balise devant leur permettre de récupérer l'ensemble semblant avoir eu une défaillance... Cependant, la vie va se charger de séparer les deux compères, ou, plus exactement, la mère du garçon, ce qui va l'embarquer vers le Danemark natal et professionnel du nouveau compagnon de cette dernière. Les années vont passer mais pas cette amitié, malgré la réussite aussi inattendue que fulgurante d'Éric dans le domaine de la programmation dédiée au fret maritime... L'aventure peut alors véritablement débuter !
L'ensemble est d'une construction solide, d'une grande facilité de lecture, avec l'alternance systématique de chapitres, de plus en plus brefs au fur et à mesure où l'on se rapproche du dénouement, montrant l'avancée de ce qui est, au fond, une véritable enquête policière, avec l'existence des deux ados, que l'on finit par retrouver parfaitement adultes sur la dernière partie de l'ouvrage. Six degrés de liberté se lit donc très aisément, ne négligeant pas, ici et là, la critique acerbe de notre société de consommation, hyper-marketée, où les objets sont devenus "intelligents" là où ils sont avant tout connectés, via le wi-fi, les uns aux autres, un monde où un jeune homme certes intelligent, presque totalement asocial mais surtout très spécialisé, a pu s'enrichir à une vitesse astronomique grâce à ses start-up là où sa meilleure amie, futée et d'évidence douée de ses mains, a bien de la peine à joindre les deux bouts. Un monde de grande solitude, composée de familles totalement éclatée pratiquant un amour très calibré, presque sec. Un monde aussi où il est de plus en plus difficile de passer entre les gouttes de la surveillance universelle, où il possible, en quelques clics, de savoir - d'un point de vue strictement consumériste - qui vous êtes, où vous êtes, à quelle heure, pourquoi, éventuellement avec qui. Un monde où le moindre écart à cette surveillance obligatoire (mais qui ne dit pas son nom) est source d'inquiétude, de panique presque et des pires fantasmes (terrorisme, grand banditisme, immigration massive, etc). Un monde d'êtres devenus plus ou moins interchangeables, tous plus ou moins identiques dans leurs désirs, leurs rêves, leurs vies et où la moindre originalité vraie, qui s'acharne malgré tout à subsister, passerait presque pour de la déviance politique et anarchisante...!
Bien sûr, ces thématiques ne sont abordées que sommairement et sans s'appesantir par Nicolas Dickner. Son livre est, avant tout, une sorte de thriller économique, un roman (juste ce qu'il faut de) noir sur notre société hyper-connectée, parcellisée, "big-brotherisée", lentement mais surement déshumanisée. Sérieusement construit et documenté - au point de lasser un peu dans certains chapitres consacrés à la mise en oeuvre pratique et technique du projet des deux jeunes amis, même s'il était, paradoxalement, difficile pour l'auteur qu'il puisse s'en absoudre -, évitant l'accumulation de personnages secondaires aux contours mal dessinés - à l'exception des trois principaux protagonistes, rapidement esquissés, légèrement caricaturaux mais finalement assez crédibles psychologiquement, le roman n'est peuplé que de figurants plus ou moins présents - Six degrés de liberté se lit comme un agréable roman de plage ou pour accompagner les jours sombres de l'hiver, sans passionner outre mesure (le suspense manque un peu de tension) ni bouleverser l'ordre du monde (les critiques de celui-ci sont juste mais manquent de profondeur) mais sans presque jamais ennuyer le lecteur (le style est aisé, agréable, vif et la trame fort bien imaginée).
On reprochera sans doute surtout à l'ensemble de demeurer dans les limites de cette fameuse "zone de confort" du lecteur lambda que l'ouvrage n'ose jamais véritablement atteindre et encore moins dépasser. Pas certain que ce bouquin restera des années dans les mémoires mais les amateurs du genre y trouveront probablement leur compte, n'est-ce pas là l'essentiel ?
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AudreyT
  05 février 2017
Avant toutes choses, un grand merci à Babelio et aux Éditions du Seuil pour l'envoi du dernier roman de Nicolas Dickner.
Qui est Papa Zoulou ? Ou plutôt, où est-il ?
Papa Zoulou est un conteneur, mais ce qui le différencie des milliers d'autres boîtes, c'est qu'il se faufile de ports en ports sans que personne ne l'attrape. Que transporte-t-il ? Voilà toute la question...
Jay, employée à la gendarmerie Royale du Canada va se pencher sur l'affaire, mais en secret, car son créneau ce sont les fraudes aux cartes de crédit. Quelque part à Montréal, elle va croiser l'histoire de Lisa et Éric, deux adolescents inséparables qui rêvent de dépasser les limites de la technologie...
Il est compliqué de résumer ce roman, pas en raison de la complexité de l'histoire mais bien pour ne rien dévoiler de l'intrigue. Nicolas Dickner nous emmène dans le monde de l'industrie maritime et son écriture plaisante et fluide nous pousse à nous y sentir bien !! L'histoire semble décalée mais elle possède un fond intéressant et cette histoire de géographie est plutôt originale... Laissez-vous tenter, vous risquez d'être dépaysé !!!
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mumuboc
  31 janvier 2018
Livre lu dans le cadre du prix du roman le Points 2018
C'est un récit qui ne correspond à rien de ce que l'on peut connaître quoique..... des hackers, geeks, une enquêtrice au passé trouble, une adolescente bricoleuse et douée en informatique qui tente de trouver sa place entre un père qui restaure des maisons avant de les vendre, une mère qui passe ses dimanches chez Ikea, son meilleur ami Eric, agoraphobe, génie informatique, programmateur et hacker, tout cela on l'a plus ou moins déjà lu mais pas de cette façon, même si par moment j'avais l'impression de retrouver des traces de Millénium.....
Le récit alterne les chapitres entre Lisa, 15 ans, qui passe son temps entre des parents divorcés qui ne se préoccupent pas vraiment d'elle et c'est même plutôt elle qui s'occupe ou aide ses parents, et Jay, enquêtrice dans l'Enclave, Service de la GRC (Gendarmerie Royale du Canada) spécialisé dans les enquêtes sur des fraudes et qui va s'intéresser à la disparition d'un conteneur..... Pas commun me direz-vous ! Non pas commun et ce roman n'est pas commun du tout et il est en plus pas facile de le synthétiser et même de tout comprendre alors en faire une critique....
Les narrations des deux personnages principaux se déroulent à deux rythmes différents : celui de Lisa sur plusieurs mois tandis que celui de Jay sur quelques jours mais cela ne gênent pas la lecture et sont nécessaires pour le bon déroulé et la bonne compréhension de l'intrigue. le passé de Jay n'est pas très explicite même si on se doute qu'elle est sous le coup d'une interdiction de circuler suite à des malversations.
C'est un reflet de notre Société et de ses travers : tous repérés, tous pistés, nos névroses dans un monde hyper connecté et comment redonner un sens à nos vies dans un système qui a le pouvoir soi-disant d'hyper sécurisé le monde..... mais les deux amis vont montrer les limites du système et même éloignés l'un de l'autre (l'une au Canada, l'autre au Danemark)  ils feront voyager Papa Zoulou, un conteneur autour de la terre et je vous laisse découvrir les "détails" de ce conteneur.....
Les reproches que je ferai seront d'ordre rédactionnels : en effet les termes informatiques, GPS etc les nombreux acronymes  qui obligent à régulièrement se plonger dans l'annexe en fin de livre, les phrases en anglais (tout le monde ne maîtrise pas l'anglais et des traductions en bas de page auraient facilité la compréhension), compliquent la lecture  qui, déjà par elle-même n'est pas simple et un peu déroutante, mais retire un peu du rythme. C'est une écriture assez directe, efficace comme peut l'être un programme informatique.
Je me suis intéressée à la mise en place du projet, ce qu'il était mais sans plus. On n'a pas toutes les clés, les tenants, les aboutissants et il n'y a pas cette petite musique intérieure que j'attends quand je lis un livre, quel que soit le sujet, qui me pousse à tourner les pages par plaisir, curiosité ou intérêt.
C'est un roman générationnel, je pense, pour une tranche de population jeune, qui maîtrise l'informatique, internet et ses implications dans nos vies de tous les jours mais j'ai malgré tout pris du plaisir à le lire, même si la fin m'a déçue et je m'attendais à quelque chose de plus "flamboyant".....
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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Meps
  30 décembre 2018
Ce livre coche quasiment toutes les cases de ce qui me permet de qualifier une lecture d'agréable.
D'abord, un mode de narration original. Bon, on connait bien la technique de l'alternance des chapitres avec des personnages différents mais l'auteur mène le tout avec intelligence et on se plait à imaginer la façon dont le tout va se relier, les indices sont subtils au début et plus évidents plus on s'approche de la fin mais le tout est bien maîtrisé.
Ensuite , un sujet qui sort des sentiers battus ou au moins un angle d'attaque décalé. le livre fait un peu les deux, abordant la mondialisation par le biais des containers, rarement choisi comme héros par les romanciers. Cela rejoint une autre des conditions, le fait d'être le reflet d'une époque et d'un lieu, et c'est notre époque que Dickner parvient parfaitement à brosser avec quelques pages vraiment réussies sur certains magasins emblématiques ou sur l'utilisation des nouvelles technologies.
Enfin des personnages attachants auxquels on peut s'identifier. Ici l'auteur dresse une galerie de portraits qui pourrait faire peur au premier abord mais constitue du coup une sorte d'étude sur les différentes psychoses que notre époque ne fait que renforcer.
Tout cela se fait au service d'une histoire qui, sans révolutionner la littérature, nous fait passer un bon moment et nous pousse à réfléchir aux comportements contemporains, avec une idéologie d'ouverture qui se rapproche de la mienne donc plutôt agréable à voir développé.
Sans attendre au chef d'oeuvre un bon livre d'un jeune auteur québecois que je recommande et j'aurais sans doute la curiosité de tenter une autre lecture d'un de ses romans.
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SeriallectriceSV
  28 juillet 2017
Étrange, étonnant, plein d'humour, un scénario très prenant, original, mêlant les genres, bien mené, avec des rebondissements assez inattendus. Une chouette découverte, un très bon moment de lecture, qui interpelle et qui suscite réflexions et interrogations sur notre société de consommation à outrance, décrite avec lucidité et tournée en dérision, et sur les flux de passagers clandestins prêts à tout pour se déplacer, fuir une situation en s'affranchissement de la légalité et des frontières.
«[...] le Black Friday. Les clients écrasés contre les vitres en attendant l'heure d'ouverture des magasins. Les gamins piétinés, les chevilles foulées, les côtes fêlées. Afin d'atteindre une pyramide de Xbox en solde, une femme de Los Angeles s'est frayé un chemin au poivre de Cayenne. L'an prochain, la mode sera au Taser. On verra ensuite apparaître le cocktail Molotov, la mitrailleuse, le bazooka. Rien n'arrête la marche du progrès.»
Les personnages sont assez loufoques, des solitaires dans l'âme, au penchant geek très prononcé pour certains, qui m'ont parfois laissé sur le bord de la route, j'ai pas toujours tout compris, mais j'ai passé un bon moment avec eux, un moment assez drôle et ludique. Je me suis vraiment amusée au point de ne pas lâcher ce livre et de le dérouler non-stop jusque la chute.
Une jolie fresque de notre société moderne, dont le héros est un container Papa Zoulou, plutôt original, non ?, un sujet donc aux abords très simples, mais que l'auteur rend passionnant !
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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critiques presse (6)
LeMonde   09 mars 2017
Documentation maniaque, narration sous contrainte et souffle romanesque : voici « Six degrés de liberté ».
Lire la critique sur le site : LeMonde
Chatelaine   04 mai 2015
Un fabuleux jeu de piste où l’on retrouve avec bonheur l’auteur du foisonnant best-seller Nikolski.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LActualite   08 avril 2015
Cette intelligence incisive, alliée à un humour irrésistible, parcourt le roman comme un fil conducteur et nous guide là où on ne pensait pas aller. Il suffit de se laisser transporter.
Lire la critique sur le site : LActualite
LaPresse   23 mars 2015
Le roman de la mondialisation foisonnant et brillant, à la construction aussi précise qu'un mécanisme d'horlogerie.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse   16 mars 2015
Un style à la fois épuré et ludique qui a fait la marque de Nicolas Dickner.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   16 mars 2015
Un étonnant voyage clandestin.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   25 janvier 2018
Jay a stationné la voiture en face de Caméra Expert. Assise au volant, elle examine la boutique, se prépare mentalement. Elle ne sait pas ce qui l'attend derrière cette porte vitrée. Les petits détaillants sont devenus si rares. Acheter chez Best Buy a fini par distendre notre vision du monde. L'habitude s'est installée des employés innombrables et blasés, des incessantes rotations de personnel, des planchers labyrinthiques. La perspective de commercer en temps réel avec un humain véritable a désormais quelque chose d'intimidant.

[NB : Best Buy est une entreprise américaine de vente de matériel électronique grand public, présente surtout aux États-Unis et au Canada. Elle est actuellement dirigée par un français].
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Erik35Erik35   25 janvier 2018
Jay se tape les soixante-douze mille marches qui la séparent de la surface en grommelant. Ses cuisses brûlent, elle a le souffle court. Elle se sent ridicule et gériatrique. Tôt ou tard, elle devra imiter Mahesh et aller suer sur un tapis roulant les mardis et jeudis midi. Arpenter l'austère géographie de la répétition. Prendre des suppléments protéiniques, de la vitamine D.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   28 juillet 2017
Lisa vide son deuxième litre d’eau minérale, assise en tailleur sur le seuil du garage. Elle regarde les conteneurs stationnés de l’autre côté de la rue. Assis sur le bord d’un quai de chargement, un type grille une cigarette. Lisa se demande ce qu’ils mijotent au juste dans cet entrepôt beige et dépourvu de raison sociale. Les conteneurs sont anonymes. Ils pourraient aussi bien renfermer de l’électronique, des bottes d’hiver ou du hasch que des ressortissants roumains. Comment savoir? L’opacité est la clé de voûte du capitalisme moderne.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   28 juillet 2017
Les grandes routes commerciales du vingtième siècle aboutissaient dans ce grenier, et tout en jouant de la fourche, Lisa se demande par quel délire géopolitique ces objets ont pu être désirés, achetés, amassés, utilisés, chéris, puis entassés strate après strate dans ce grenier insalubre jusqu'à former une masse indissociable, par endroits, de la masse de guano et de cadavres de chauves-souris.
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LabibliothequedemarjorieLabibliothequedemarjorie   11 avril 2017
Mots de l'auteur : "J'éprouve une fascination de longue date pour les conteneurs. Une attirance peut-être enfantine pour ces grosses boîtes qui évoquent à la fois les Lego et le modélisme ferroviaire, reconnaît-il. Mais au-delà de leur apparence anodine, les conteneurs constituent une clé de lecture formidable du monde dans lequel nous vivons: ils permettent de faire l'analyse géopolitique de l'espace collectif aussi bien que domestique. Lorsque m'est venue - subitement - l'idée d'utiliser un conteneur en tant que véhicule, j'ai su que je tenais un angle d'attaque intéressant. Un véritable moteur narratif. Tout le reste a découlé de cette image somme toute assez simple."
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Videos de Nicolas Dickner (7) Voir plusAjouter une vidéo
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