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ISBN : 2070369439
Éditeur : Gallimard (24/06/1977)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 188 notes)
Résumé :
Un homme qui veut changer sa vie s'engage sur un bateau. Sur ce bateau il y a une femme qui court le monde à la recherche du marin de Gibraltar qu'elle a aimé et qui a disparu.
L'amour naît entre l'homme qui veut changer sa vie et la femme qui cherche le marin de Gibraltar. Ensemble, ils vont rechercher avec scrupule ce marin disparu. S'ils le trouvent ce sera la fin de leur amour. Étrange contradiction.
De Sète à Tanger, de Tanger à Abidjan, et d'Abid... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
aaahhh
  04 août 2012
L'un de mes Duras préférés... Totalement Duras, absolument Duras. Bien sûr c'est lent, bien sûr c'est flou et troublant. Bien sûr c'est inachevé. C'est Duras. C'est tout ce qui fait la force de Duras!
Avec son style puissant et ô combien remarquable, l'auteur nous plonge ici encore dans une étrange et ambiguë passion, entre un homme et une femme qui ne se cherchaient pas et ne se trouveront jamais vraiment.
La mer, la chaleur, le voyage, les corps... Ce fut pour moi un plaisir de bout en bout que de suivre avec les mots de la grande Marguerite, le parcours de Sète à Léopoldville, de ces deux amoureux pétris de vie, de mort et de contradictions...
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michfred
  02 septembre 2017
Naviguer pour chercher, chercher pour ne pas trouver, naviguer pour aimer, trouver pour ne plus aimer.
Un océan de contradictions dans la houle obstinée de la phrase durassienne.
On aime ou on débarque. Moi, je reprendrais bien mon havre sac pour croiser sur ce bateau-là !
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ericbo
  14 janvier 2018
C'est tout à fait par hasard que j'ai trouvé ce roman et je n'ai pas regretté. J'ai vraiment bien aimé cette quête improbable qui nous emmène de Florence à Léopoldville dans les années 50, ces personnages à la recherche d'eux-même, d'un sens à leur vie. Duras décrit magnifiquement bien les relations humaines. La première partie en Italie est un ravissement. Par ailleurs, la réflexion sur les colonies me semble un des points importants du récit. Duras, née en Indochine, sait de quoi elle parle. La chasse au koudou comme symbole du massacre de l'innocence est également un point fort. (C'est du moins, mon interprétation). On notera juste un léger fléchissement de mon intérêt à peu près à la moitié du livre. Moment où l'intrigue s'étiole un peu et les dialogues assez répétitifs se noient dans de larges rasades de vin ou de whisky.
C'est un livre que je conseillerais à tous les amateurs du genre.
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SeelanddeTahiti
  08 février 2014
J'ai commencé à lire Marguerite Duras il y a presque vingt ans, et j'avoue que ce livre me bluffe ! Elle a réussi à me surprendre. Evidemment, elle y est toujours Duras, Duras un peu avant l'heure, quand elle essayait encore d'écrire des romans un peu classiques (quoique le rythme du Marin de Gibraltar contredise déjà cela), mais elle m'a surpris car le livre prend parfois des tonalités inattendues (pour moi).
La première partie du livre m'a paru un peu longue. On peut reprocher à l'auteur d'avoir pris pour narrateur un personnage un peu fantôme, dont on ne comprend pas trop pourquoi Anna, l'héroïne, tombe peu à peu amoureuse de lui. Excepté cette volonté qu'il a eu de briser les chaînes de sa vie. Bref, je trouve que le narrateur est surtout un prétexte à observer le personnage d'Anna, qui la fascine, et qui est elle-même envoûtée par le marin de Gibraltar.
L'histoire est incongrue, inrésumable, mais… on s'en fout ! C'est une variation sur l'impossibilité de l'amour, l'absurdité de l'existence, la soif d'absolu en réponse à la vacuité de la vie. A la fin du livre, quand les personnages abordent l'Afrique, le récit prend souvent des allures comiques. C'est surtout là que j'ai été surpris. J'avais oublié que Duras avait aussi fait quelques tentatives comiques au théâtre. Et surtout, elle est drôle ! Il faudrait faire lire le récit de la vie du marin de Gibraltar, en fin du livre, par le biographe du dernier roi du Dahomey, aux détracteurs de l'auteur. Un délice. Et les conversations au bar sur les sauriens et les glaciations du quaternaire… d'anthologie ! Un très bon Duras finalement !!!
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djathi
  12 juillet 2016
Quatrième roman de Miss Duras publié en 1952 .
Si le précédent Un barrage contre le pacifique comportait une épaisse densité autobiographique , il n'en est rien avec ce nouvel opus . Bien que naturellement on retrouvera quelques éléments empruntés à son parcours et qui deviendront des jalons inhérents à l'ensemble de son oeuvre .Si on ne nait pas pas de la lune , Duras encore moins et elle ne s'éloigne d'elle que pour mieux se retrouver peut-être .
Alors oui , il fait chaud bien sûr et un vague ennui s'installe dès les premières pages ....Le narrateur semble trainer comme un "spleen" Baudelairien .... Il s'en faudrait de peu pour qu'il soit aussi voluptueux.
Florence sous la chaleur estivale , un couple comme tant d'autres , de ceux qui forcent le trait pour faire oublier l'absence . Elle , c'est Jacqueline , pleine de"vi" (de) , lui c'est un fonctionnaire au ministère des colonies au service "état civil" . Ne pas vouloir visiter Florence sous la canicule et passer ses journées dans un bar comme un autre peut être un déclic pour avoir le courage de dire "tchao , je plaque tout et je commence une nouvelle vie" .
Citation :
"Le propre des optimistes c'est de vous exténuer"
,
et Jacqueline elle fait partie de cette race , la pire ou la meilleure selon sa propre adhérence au monde .
Citation :
"Je découvris que ce n'était pas vrai , qu'il était impossible qu'un humain pût aimer cette chaleur-là, que c'était le mensonge qu'elle avait toujours fait , le mensonge optimiste , que rien ne l'intéressait que parce qu'elle l'avait décidé et que parce qu'elle avait banni de sa vie ces libertés qui font l'humeur dangereusement changeante " .
Il fait toujours aussi chaud même si Jacqueline est partie et que c'est à Rocca , petite station balnéaire , où l'homme décide de faire peau neuve .
Et comme de bien entendu , puisque c'est l'été , le soleil la mer , une nouvelle romance s'installe . Et pas de ces petites histoires de peu qui finissent par ne pas laisser qu'un doux parfum de sale chaud et d'huile solaire mais une vraie ou fausse aventure amoureuse avec une belle américaine riche comme crésus , qui parcourt le globe sur son yacht à la recherche de son amour perdu , "Le marin de Gilbratar", accompagnée d'une dizaine de mâles pour la servir et la divertir peut-être .... .
Et comme de bien entendu , il s'embarque avec sa belle , l'ancien fonctionnaire au ministère des colonies préposé à l'état civil . Alors oublié "Le marin de Gilbratar" ? Evidemment non , Duras n'a pas la plume du mauvais goût . Plus présent que jamais , "Le marin de Gilbratar" , l'union fait la force et la conscience collective crée ...le mythe non ?
De marin s'il en fut , il n'existera que pour mieux nourrir la relation amoureuse entre Anna et le narrateur .La quête du désir , le jeu des corps et de âmes qui s'unissent en l'instant trouvent une prolongation dans ce mouvement incessant pour trouver le marin , celui de Gibraltar ! Anna et son amour perdu , le fonctionnaire et son besoin d'exister en dehors de sa fonction : voilà que les motivations s'entremêlent dans une relation quasi triangulaire autour de ce marin .
On embarque et on débarque , on croit trouver l'homme sous les traits de Gégé ,Pierrot ( si si elle ose Duras ) , on fait semblant d'espérer même si le marin de Gilbratar , ça ne peut décidément pas se cacher sous de tels pseudos .
Mais quelle importance , on voyage en attendant , on s'euphorise et on y va gaillardement dans" la picolette "( sinon ce ne serait pas Duras ) , Et on se laisse entrainer dans la loufoquerie la plus débridée jusqu'à l'absurde , sous une plume de plus en plus facétieuse, car il faut varier les plaisirs semble nous dire Miss Duras .
Au final : point de Marin ?
Bien sûr que si , il faut bien continuer l'aventure . Celle d'écrire pour cette croqueuse de mots , et puis aussi ou peut-être , celle d'éterniser le désir pour le besoin de l'imaginaire .
J'aime , j'aime , j'aime et je continuerai à la lire cette "sale gosse" !
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
ericboericbo   14 janvier 2018
Nous n'étions certes pas des touristes, nous ne pouvions pas en être, loin de là. Pour ceux qui cherchent un homme, les escales se valent toutes, elles sont beaucoup moins des sites naturels que des repaires d'hommes d'un certain genre.
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ericboericbo   13 janvier 2018
- En somme, tu es une belle putain.
- Si on veut. C'est ça, une putain ?
- C'est ça, je crois.
- Je veux bien, dit-elle.
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ericboericbo   13 janvier 2018
Quand on n'a pas de famille, continua-t'elle, pas de garde-robe, pas de papiers, pas de domicile, parce qu'on ne saurait que faire, bien au contraire, de ces assurances si goûtées des honnêtes gens et que sa seule personne est déjà difficile à transporter, est-ce que ce n'est pas au bord de la mer qu'on se sent le plus son aise ? Ou sur la mer ?
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ericboericbo   13 janvier 2018
- Qu'est-ce que tu faisais ?
- Ministère des Colonies. Service de l'Etat-civil. J'y suis resté huit ans.
- ça consistait en quoi le boulot ?
- A recopier des actes de naissance, de décès. Toute la journée.
- Terrible.
- Tu peux pas t'imaginer.
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ericboericbo   14 janvier 2018
On n'est pas le héros de sa propre cause.
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Videos de Marguerite Duras (188) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marguerite Duras
Lucinda CHILDS parle de Marguerite DURAS, de sa voix et de "La maladie de la mort", pièce qu'elle joue avec Michel PICCOLI dans une mise en scène de Robert WILSON. (29 septembre 1997.)
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