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Denis Cheissoux (Collaborateur)Franck Steffan (Collaborateur)
ISBN : 2213643210
Éditeur : Fayard (06/01/2010)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes)
Résumé :

La nature est sans prix puisque sans elle nous ne serions pas. Elle nourrit, guérit et offre mille services gratuits dont nous n'avons même pas idée. Les sols cultivables s'épuisent. Les stocks de produits de la mer régressent et on pêche des poissons des profondeurs à 40 ans, alors qu'ils ne se reproduisent qu'à 50.

Les populations d'abeilles s'effondrent, compromettant la pollinisation et donc la production de fruits et légumes. Partout... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Fapifap
  25 novembre 2014
Il est toujours difficile de se lancer dans ce genre d'ouvrage. Non pas que le sujet de l'écologie ne soit pas intéressant, bien au contraire, mais se confronter à la dure réalité de l'état de notre planète nourricière est angoissant et culpabilisant.
Ici Jean-Marie Pelt aborde son ouvrage par différentes thématiques. On retrouve une partie sur la biodiversité, les ressources offertes par la nature (la Terre nourricière, les dons de la mer, les plantes qui guérissent), une autre sur les services rendus par la nature (les forêts, les prairies, le sol) avec un passage marquant sur le déclin de nos abeilles qui meurent dans l'indifférence générale, victime de l'agriculture intensive, agriculture elle même victime d'une urbanisation galopante. Et l'homme dans tout cela? Il fait office de quatrième partie et croyez moi ce n'est pas glorieux...
Alors comment faire passer un message essentiel? car il s'agit ici d'un sujet plus qu'essentiel qui va bouleverser notre économie, notre politique voir notre façon de vivre dans même pas un demi siècle. Qu'allons nous léguer à nos enfants? L'auteur tente ici une ébauche de réponse en tentant de nous choquer avec simplicité, ce qui n'est pas le cas de tous les scientifiques.
Car ici le sujet prend le pas sur l'intérêt même de la critique de ce livre et c'est peut être pour cela d'ailleurs que ce livre est bien fait.
Je vous le conseille ami de Babélio car après cette lecture nous avons envie, à notre microcosmique échelle, de rendre notre environnement plus sain. Vive le vert, le vrai. Et prenons nous à rêver d'un dollars ringardisé.
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lysiane3
  25 janvier 2016
Le regretté Jean-Marie Pelt, de son vivant professeur de biologie végétale et de pharmacologie à l'Université de Metz, nous propose ici un ouvrage célébrant les innombrables bienfaits de la nature, sans laquelle nous ne serions pas,en pointant parallèlement du doigt les dégâts causés par les hommes sur cette même terre nourricière. Des exemples précis ainsi que des chiffres tirés de l'Histoire ou de travaux récents viennent soutenir la thèse selon laquelle les ressources naturelles s'épuisent. Les services rendus par la terre, la mer, les sols, les prairies ou encore les abeilles, sont énumérés et montrent combien l'Homme doit absolument ouvrir les yeux sur leur valeur et prendre en compte leurs "dons précieux". Heureusement, les efforts fournis par un nombre croissant d'individus permettant de ralentir ou même d'éviter la diminution, voire la suppression, des produits de la mer ou des produits végétaux nés de la pollinisation des abeilles, sont également mis en avant et conduisent le lecteur à ne pas se défaire de son optimisme quant à l'état dans lequel nous laisserons le globe terrestre à nos enfants - ou à nous-même, l'usure écologique étant plus rapide qu'on ne l'imaginait il y a de cela quelques années! Sauvegardons cette biodiversité indispensable à notre survie!
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perfchris
  16 octobre 2011
L'auteur, scientifique de renom, démontre tout au long de son propos, l'utilité et la générosité de la nature envers l'Homme qui en abuse. Il lie également la tolérance, la diversité à la protection de la biodiversité.
Comme pour beaucoup de ses ouvrages, JM Pelt sait capter son lecteur pour l'informer sans le noyer dans une masse de données, d'informations. Il le captive par la simplicité. Je trouve intéressant le parallèle qu'il fait entre la diversité culturelle et la biodiversité. Cela nous amène à réfléchir sur notre propre conception de la société, de ses composantes et à voir d'une autre manière ce qui fait nos différences.
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Ledraveur
  18 avril 2017
Jean-Marie PELT part d'une idée-source, se référant à la légende Inuit de Sedna, pour nous ouvrir à ce qu'il nomme « l'ethnodiversité » et son concept de devenir en conscience de l'Humanité et le respect de la Vie de la Terre.
Partant du constat que nos sociétés issues du Néolithique considèrent la Nature comme “res nullus” (« chose sans valeur »), et ce depuis le droit romain ; fournisseuse de biens, mais dénuée pensait-on, de valeur. Or voici que les limites de cette façon de voir apparaissent, précise-t-il s'il en était besoin !
Rappelant au passage que « La forêt n'est pas que du bois !», il nous parle de notre globale “inconnaissance” des océans et des mers, représentant une biomasse équivalente à celle de toutes les forêts terrestres réunies !
Il nous avertissait dès les années 1980, que nous dépassions la biocapacité et que notre patrimoine est dès lors en déficit ; nous “mangeons notre capital Vie” !
Lien : http://www.versautrechose.fr/
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
LedraveurLedraveur   18 avril 2017
De la biodiversité à l'ethnodiversité
Pis : sur ses marges, l'islam radical génère une nouvelle variété de martyrs bien différents de ceux qui donnèrent leur vie dans les cirques de Rome ou d'ailleurs. Ces martyrs-là étaient assassinés. Or, la terminologie s'est dévoyée, et dans les officines de l'islamisme extrême est martyr celui qui se tue en tuant des innocents. Le martyr est un assassin !
Après un millénaire au fil duquel les plus sombres épisodes se sont succédé — croisades, Inquisition, extermination des cathares, guerres de Religion, écrasement des peuples autochtones... —, le christianisme s'est départi de ses accès de virulence et d'agressivité. Plus souvent victimes que bourreaux, les chrétiens vivent dans le monde entier leur foi dans le respect des diversités, et, en France, dans un silence médiatique quasi absolu. Certes, les réactions identitaires ne lui sont pas étrangères, comme on le voit dans certains courants évangélistes purs et durs qu'illustra si bien la dialectique rudimentaire de George Bush junior décidant du Bien et du Mal. Certes, l'Église catholique tend à se recentrer sur son aile droite, avec le désir de réintégrer les courants intégristes niant les apports du concile Vatican II. Absolument hermétique au concept d'évolution, l'église d'Ecône célèbre la « messe de toujours », celle de Pie V, instaurée après la Réforme au XVIe siècle. « Semper idem » — “toujours pareil” —, tel pourrait être la devise de ces courants marginaux qui s'arriment à la conviction que hors de l'Église catholique, apostolique et romaine il n'est point de salut. Ce qui revient à vouer les quatre cinquièmes de l'humanité à la damnation éternelle !
p. 215 – 16
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LedraveurLedraveur   18 avril 2017
La forêt n'est pas que du bois
… Chateaubriand fut frappé par la dégradation du couvert forestier au fur et à mesure qu'il s'éloignait de l'Europe occidentale et progressait vers l'est. Les montagnes pelées de la Grèce lui inspirèrent cette phrase célèbre : « Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent ! » Jean-Baptiste Lamarck exprimait les mêmes préoccupations lorsqu'il écrivit, en vrai visionnaire : « L'homme, par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition, en un mot par son insouciance pour l'avenir et pour ses semblables, semble travailler à l'anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce. En détruisant partout les grands végétaux qui protégeaient le sol, pour des objets qui satisfont son avidité du moment, il amène rapidement à la stérilité ce sol qu'il habite, donne lieu au tarissement des sources, en écarte les animaux qui y trouvaient leur subsistance, et fait que de grandes parties du globe, autrefois très fertiles et très peuplées à tous égards, sont maintenant nues, stériles, inhabitables et désertes (...). On dirait que l'homme est destiné à s'exterminer lui-même après avoir rendu le globe inhabitable*. »
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* Jean-Baptiste Lamarck, Système analytique des connaissances positives de l'homme, 1820.
p. 135 – 36
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FapifapFapifap   25 novembre 2014
"Affamées et empoisonnées dans les campagnes, les abeilles ont pris l'habitude de faire leurs courses en ville, car nos cités, moins affectées par les pesticides, sont plus riches en diversité florale. Les miels urbains connaissent désormais un franc succès, ce qui n'est pas un mince paradoxe!"
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LedraveurLedraveur   18 avril 2017
De la biodiversité à l'ethnodiversité
Chercher le point d'équilibre entre le respect de chacun et le bien-être de tous : tel est l'unique chemin qui conduira peut-être un jour la communauté humaine à savoir dénouer pacifiquement les conflits pour atteindre à ce but suprême : la paix.
Mais une telle démarche exige une conversion intérieure de l'esprit et du cœur. « Sois en toi-même le changement que tu souhaites pour le monde », disait Gandhi. Or ce changement est à l’œuvre.
p. 218

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« Les dons précieux de la nature », Jean-Marie PELT - éd. Fayard © - 2010
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FapifapFapifap   20 novembre 2014
"L'évolution ayant poursuivi son labeur durant 3,5 milliards d'années, la vie s'est multipliée et diversifiée sur Terre avec une prodigieuse exubérance. Elle nous offre, à nous humains venus sur le tard, le riche menu de ses productions, de sa biodiversité. Il ne nous reste plus qu'à passer à table et à consommer: Madame l'Humanité est servie.

Mais à consommer avec modération..."
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Videos de Jean-Marie Pelt (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Pelt
Rencontre avec Jean-Marie Pelt à l'occasion de la sortie de son livre "L"évolution vue par un botaniste".
>Sciences de la nature et mathématiques>Sciences de la vie, biologie>Propriétés générales de la vie. Origine de la vie (65)
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