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ISBN : 2070130355
Éditeur : Gallimard (03/06/2010)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 75 notes)
Résumé :
E. Fottorino évoque la relation qu'il a entretenue avec son père, obstétricien, issu d'une famille sud-marocaine : Longtemps je me suis interdit d'aimer deux pères à la fois. Michel, celui qui m'adopta à l'âge de dix ans, me donna son nom de Méditerranée, son temps infini, une affection aussi discrète que démesurée. En aimer un autre eût été à mes yeux une trahison. Pourtant j'avais bien sûr un père naturel, un père biologique : Maurice Maman, médecin accoucheur, Ju... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  18 mai 2019
J'ai lu il y a peu « l'homme qui m'aimait tout bas » et j'ai beaucoup aimé la sensibilité de Eric Fottorino et la relation qu'il entretient avec son père adoptif. Ici dans « questions à mon père », c'est la relation à son père biologique qui nous est présentée.
La dureté de l'auteur lorsqu'il est encore un jeune homme envers son père biologique se comprend mais j'ai eu durant ces passages beaucoup de tendresse pour ce père qui accepte en silence les reproches mais aussi la distance et la froideur de son fils. Puis les relations s'apaisent, il peut s 'autoriser à aimer ces deux hommes, ces deux figures paternelles. L'histoire est belle, touchante;
Toutefois, j'ai moins adhéré et j'ai même par moments trouvé longs les passages sur la culture juive, d'où seulement trois étoiles.
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araucaria
  13 février 2013
Eric Fottorino déjà quinquagénaire part à la découverte de son père biologique. Père qu'il avait longtemps ignoré car pensant qu'il l'avait volontairement abandonné. Il faudra la maturité de l'auteur pour se rapprocher enfin de son géniteur. le temps perdu ne se rattrape jamais mais ce livre prouve que l'on peut renouer des liens distendus. Un beau récit.
Lien : http://araucaria.20six.fr
Commenter  J’apprécie          341
lafilledepassage
  24 septembre 2015
Après avoir rendu hommage, dans « l'homme qui m'aimait tout bas », à l'homme qui l'a adopté lorsqu'il avait dix ans, Eric Fottorino nous parle de son père biologique, l'homme qui abandonna (abandonna ? j'entends déjà ici des objections. Mais oui pour moi, il s'agit d'un abandon) sa mère à l'annonce de la grossesse et qu'il rencontra seulement dix-sept ans après.
C'est un récit beaucoup moins lisse que « l'homme qui m'aimait tout bas ». Certainement parce qu'ici il est question d'abord, et avant tout, de la blessure d'un petit garçon abandonné par son père. Et l'auteur décrit avec beaucoup de sincérité le lent processus de réconciliation avec ce père qui fut d'abord haï, puis rejeté, puis ignoré. Mais peut-il aimer ce père qu'il ne connait pas, sans trahir l'autre, celui qui l'a adopté, qui lui a donné son nom et qui l'a aimé ?
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maggymauve
  10 décembre 2012
Dans « l'homme qui m'aimait tout bas » Eric parle de l'amour qu'il a reçu de Michel, ce père adoptif qui lui a donné son nom, une affection discrète mais démesurée.
Dans « question à mon père » Eric s'adresse cette fois à son père biologique Maurice Maman avec lequel il a manqué tous ses rendez-vous. Il a finalement attendu ses 50 ans et la maladie de Maurice pour le découvrir. Ce dernier est juif marocain, il a étudié la médecine en France libre. Maurice dont les papiers n'étaient plus en règle a du rentrer au Maroc et rata ainsi la naissance de son fils.
A sa naissance, Eric sera arraché à sa mère par sa grand mère maternelle qui le confia à une nourrice. La mère d' Eric le retrouvera et s'enfuira avec lui.
A l'âge de 10 ans, Eric a reçu le nom de Michel comme un cadeau, Fottorino, un nom méditerranéen, tunisien qui le rapproche de ses origines. A 17 ans, Eric éprouva la volonté de rencontrer Maurice.
Longtemps Eric a donné à Maurice le mauvais rôle (comme dans son roman « La Rochelle »), en considérant son père comme un lâche, un irresponsable. Mais tout en le niant, il espérait exister pour lui.
Il rêve que ses propres romans remplacent ceux d'Albert Cohen, l'auteur préféré de Maurice, dans la bibliothèque de ce dernier.
Eric découvre tardivement ses origines, une religion dont il ne connait rien, la vie de ses grand-parents qui le captive.
Savoir qui il est lui aura pris 50 ans.
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janemar
  10 février 2015
Un fils "abandonne" par son pere dans des circonstances particulières
Que le fils accepte de comprendre après des annees d'errance affective de rancoeur et finalement la reconnaissance de l'inutilité de trop de ressentiment. Mais pourquoi ce pere biologique retrouve. Ce Maurice prend il autant de place soudain? Est ce qualité professionnelle ? Est ce sa maladie incurable qui rapprochera le fils du pere ? N est ce pas surtout parce que d'origine juive le pere revêt alors un mystère des origines ? Ou l'origine d'une cailla limite a jamais inscrite dans nos gènes ? Ceci m'a un peu gênée' alors que la sincérité, l'affection, la tendresse la sincérité transpire sur toute la moitié du livre,
Le reste c'est à dire la démonstration détaillée de la pratique de la religion juive m'a un peu lassée par opposition au mépris du catholicisme comme si l'une était plus valable que l'autre (la sévérité des jugements catho par opposition aux pratiques juives. Peut être n'est ce la qu'un désir de vouloir racheter mais quoi ?
Je m'attendais à autre chose peut être me faudra t il les précédents ouvrages pour comprendre celui ci
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critiques presse (1)
Actualitte   05 janvier 2012
A travers ce texte, [Eric Fottorino] part à la recherche de son identité, de ses origines longtemps ignorées et délivre, dans un style sobre et à travers une écriture poétique et sensible, un portrait touchant et pudique de cet homme : Maurice Maman.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   13 février 2013
Je ne me suis jamais senti à mon aise parmi les catholiques, ça sonnait faux en moi, tous ces chants et cet amour dégoulinant à condition de ne jamais faire un pas de travers.
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NumoporoNumoporo   24 juillet 2012
Questions à mon père
Longtemps je me suis interdit d'aimer deux pères à la fois. Michel, celui qui m'adopta à l'âge de dix ans, me donna son nom de Méditerranée, son temps infini, une affection aussi discrète que démesurée. En aimer un autre eût été à mes yeux une trahison. Pourtant j'avais bien sûr un père naturel, un père biologique : Maurice Maman, médecin accoucheur , juif du Maroc, dont j'ai cru pouvoir nier l'existence après l'avoir vu à ma demande, l'année de mes dix-sept ans.
Michel et Maurice se sont rencontrés une fois, le jour de mon mariage. Puis Michel s'est donné la mort le 11 mars 2008, comme je l'ai raconté dans "L'homme qui aimait tout bas". Le moment était venu de me retourner vers mon "vrai père", Maurice Maman, d'autant qu'une maladie orpheline menaçait de l'emporter à tout instant. Au fil de nos conversations, je suis remonté à l'oasis du Tafilalet, au sud du Maroc, source de nos origines. J'ai découvert le visage de ses parents disparus, Mardochée et Fréha. Et aussi la dignité dont il fit preuve comme juif tout au long de sa vie, au Maroc et en France.
Pour étrange que cela paraisse, c'est parfois le rôle d'un fils de reconnaître son père. "Comme on peut aimer deux enfants, on peut aimer deux pères", m'a écrit Maurice. A présent je le sais.
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diablotin0diablotin0   18 mai 2019
Autrefois, ma grand-mère me désignait comme un enfant débrouillard et moi, roi du malentendu, je croyais être un enfant des brouillards, perdu au milieu de ses origines. Voilà que le voile se déchire, pas besoin de couteau. Grâce à toi, je comprends qui je suis. Si comprendre c'est aimer alors l'amour s'approche avant que tu t'éloignes.
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lolo13lolo13   02 avril 2016
Dans mon enfance le Maroc n'existait pas. Sauf à la craie blanche sur les ardoises des maraîchers, aux étals des Capucins à Bordeaux. A force, d'une semaine à l'autre, le nom s'effaçait un peu. Vers Noël surgissait des montagnes de mandarines à peau lustrée. Maroc. Ma grand-mère n'en achetait jamais."Trop cher", elle disait. Ou elle ne disait rien, passait devant en les ignorant. Pensait-elle à toi ? Méprisait-elle exprès ces merveilles de ton pays? Comment savoir aujourd'hui ? Son porte-monnaie était léger, son pas rapide, peut-être n'avait-elle rien vu. Je chipais de minuscules étiquettes autocollantes avec dessus marqué "Maroc" et je les collais sur le dos de ma main. Je me souviens de ce mot tatoué sur ma peau, "Maroc", et personne pour me dire que j'étais aussi un fruit de là-bas. Maroc, ça commençait par un possessif très doux et terminait sur le dur du rocher. Ma-roc. Je ne connaissais pas le goût des mandarines. Jusqu'au jour où une marchande m'en avait tendu un quartier. L'acidité m'a d'abord fait grimacer, puis aussitôt, ma dent crevant la fine membrane, j'ai senti le sucre du soleil, le jus gorgé de lumière. Le souvenir m'a duré longtemps, toute la vie, jusqu'à maintenant. Le goût du Maroc suave et qui fait pleurer en même temps.
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diablotin0diablotin0   18 mai 2019
Avant de me rencontrer tu pouvais vivre sans ma présence, même si la blessure te lançait à bas bruit. Tu m'avoues qu'à peine je suis reparti, tu n'as eu de cesse de me retrouver. Nos temps temps se sont soudain désaccordé. Tu ne me manquais plus. C'est moi qui suis devenu l'absent. L'obsession a changé de camp.
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Videos de Éric Fottorino (87) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Éric Fottorino
Présentation par Eric Fottorino, François Vey et Mathieu Sapin. Entretien avec Sylvie Hazebroucq.
Retrouvez la revue : https://www.mollat.com/livres/2330620/zadig-n-1-reparer-la-france
Note de Musique : Free Music Archive
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