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EAN : 9782265087668
294 pages
Éditeur : Fleuve Editions (13/11/2008)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 626 notes)
Résumé :
Ils sont là. Ils approchent.
Aboiements. Tonnerre de sabots au galop…
La forêt est si profonde… Rien ne sert de crier.
C’est le plus dangereux des jeux. Le dernier tabou. Le gibier interdit…
Le hasard les a désignés. Diane aurait dû rester à l’hôtel, ce jour-là. Au mauvais endroit, au mauvais moment…Quant à Rémy le SDF, s’il a perdu tout espoir depuis longtemps, c’est la peur au ventre qu’il tente d’échapper à la traque.
Ils sont i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (162) Voir plus Ajouter une critique
Yggdrasila
  15 août 2019
Je quitte à peine ce bouquin que j'entame la rédaction de sa chronique.
Étant toujours inspirée lorsqu'il s'agit d'une histoire de Karine Giebel, c'est avec joie que je partage mon avis, même si ce roman ne fait pas partie de mes préférés de l'auteure.
Le récit est alterné par deux histoires, deux intrigues.
D'un côté il y a Diane, une photographe esseulée venue prendre quelques clichés de la région des Cévennes. Isolée en pleine nature, elle va se retrouver dans une situation dramatique.
De plus, un assassin rôde dans la région...
L'autre histoire se déroule à quelques kilomètres avec Rémy, un jeune SDF. Après un acte héroïque, il se voit offrir une chance de s'en sortir. Mais ne va-t-il pas droit vers un piège ?
Ces deux histoires nous mènent vers d'implacables traques.
Ici, comme dans tous les univers de Giebel, la pitié n'existe pas.
Bien que la vénerie soit considérée comme une tradition, ici plus question de distinguer l'homme de l'animal.
Les règles ont changé, les proies aussi.
Au fil des pages, les terribles heures défilent, les corps s'épuisent, les souffrances ne cessent de s'amplifier.
J'ai suivi avec attention ces deux histoires.
Le mystère reste entier sur le tueur cévenol et les soupçons passent de l'un à l'autre.
Mon attachement pour les personnages était intense envers ceux qui subissent, tandis que j'ai détesté les chasseurs assoiffés de sang. Leur sadisme faisait d'eux des personnages abjects.
Le roman est court, les intrigues prenantes, mais les chasses à l'homme s'éternisent quelque peu. Au cours de ma lecture, je me suis parfois impatientée.
Le lien entre les deux histoires est un peu trop banal. Mais ce roman possède quelques messages forts sur le pouvoir de l'argent et les différences sociales.
Les dénouements sont quant à eux plutôt surprenants.
Un bon roman, mais pas le meilleur.
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Kittiwake
  17 juillet 2015
Noir, très noir. Karine Giébel signe là un roman sombre, qui met en évidence les aspects les plus abjects de l'humanité.
Deux récits parallèles, deux traques nauséabondes : mieux vaut avoir un mental de ravi de la crèche pour s'y plonger.
Que ce soit les quatre paumés, SDF ou sans papiers, qui se retrouvent gibiers d'une chasse à l'homme ou une jeune femme témoin involontaire d'une exécution sommaire presqu'accidentelle, l'instinct de survie est le même : fuir, malgré une issue quasi-certaine. pour retarder la douleur physique, la fin, sans pouvoir esquiver la souffrance morale, profonde, injuste et avilissante.
Les seules belles âmes sont les victimes ce qui renforce le sentiment de honte d'appartenir à la même espèce que ces fumiers. On est loin de la compassion, de la miséricorde. Les neurones miroir, qui existent chez bien des animaux ne sont pas partagés équitablement chez les humains.

L'écriture est extrêmement efficace, comme d'habitude chez Karine Giébel, mais plus insoutenable que dans ses polars où l'enquête permet de mettre à distance la noirceur des personnages, le temps de se creuser les méninges pour repérer les coupables.
Une seule issue, se promettre que le prochain livre ouvert sera une bluette ou un livre pour enfant de moins de 4 ans…
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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diablotin0
  26 juin 2016
Je termine ce livre essoufflée ! On court tout le long du livre, on court pour fuir, pour échapper à une mort certaine. Alors oui, on ne perd pas son temps, on avance sans poser le livre, sans reprendre un peu d'énergie . La construction du livre renforce ce rythme effréné puisque deux histoires en parallèle se succèdent, s'entremêlent se croisent.
Malgré la noirceur de ce roman et la mise en avant de l'homme dans ce qu'il a de plus mauvais, Karine Giebel nous fait reprendre confiance en l'humanité à travers Rémy et ses "compagnons" d'infortune.
Le fait que ce livre soit court (250 pages) ne permet pas d'approfondir la personnalité, la psychologie des personnages et c'est vrai qu'il y avait pourtant matière !!! mais en même temps, si Karine Giebel avait opté pour un format plus dense, cela aurait sans doute nuit à la pression qui ne nous lâche pas une seconde. Cette impression de rapidité tient également à ce petit format. Une fois de plus, je suis donc conquise par vous Madame Giebel ! Merci
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kuroineko
  10 novembre 2017
Giébel qui rime avec scalpel. Avec mortel. Avec criminel... Avec pimprenelle aussi mais là, ça n'éclaire pas mon propos.
Chiens de sang est un récit court, haletant, sombre et angoissant. L'humanité façon Karine ne prête pas à rêver. le roman multiplie les angles et les points de vue. Pour reprendre une expression cynégétique qui colle au sujet, le lecteur court deux lièvres en même temps.
Il y a Diane, photographe parisienne venue en Sologne pour un reportage. La Diane chasseresse n'est pas de mise ici et la jeune femme se retrouve à fuir pour sauver sa vie, témoin involontaire de ce qu'elle n'aurait pas dû voir.
Il y a Rémy SDF dans la capitale qui est débarqué dans un château cévénol. Non pour y mener la vie de, mais pour remplacer le renard, avec deux Tchétchènes et un Malien, dans une monstrueuse chasse à courre.
Le thème n'est certes pas nouveau et a déjà été utilisé en littérature comme au cinéma. Pour autant, Karine Giébel parvient à écrire dessus une intrigue qui ne sent pas le réchauffé. Ça palpite de vie et d'adrénaline. Même avec son court format, elle réussit à donner une profondeur à ses personnages en les inscrivant dans un vécu, avec ses bonheurs et, surtout, ses déboires.
En revanche, quelques petites choses m'ont parues maladroites et inutiles dans le cours du roman. Certaines introspections qui n'amènent rien et, au contraire, se posent comme un cheveu sur la soupe. J'avais déjà ressenti cela dans Les morsures de l'ombre, précédemment.
Ce léger bémol n'entame pas sérieusement l'équilibre du tout. Maîtresse Giébel s'impose, à juste titre, comme une des grandes plumes noires françaises. Elle fouille et fouaille les âmes et les coeurs des hommes pour en extirper une noirceur inquiétante et angoissante, les abjections les plus sordides. L'espoir, lui, est une denrée fort rare dans son univers.
Aucune ambiguïté : chez elle, on n'est pas chez les Bisounours!
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iz43
  01 février 2020
Mon premier karine Giebel et certainement pas le dernier.
Un roman court qui m'a tenue en haleine jusqu'au bout. Un roman choc. Un roman cruel.
J'ai été surprise par le style de l'auteure. Des phrases courtes qui claquent comme des gifles. Des mots qui tranchent, qui frappent. Deux histoires qui s'entremêlent. de la noirceur. de la violence. La honte aussi.
Karine Giebel nous sert un roman très noir qui montre ce qu'il y a de plus cruel et inhumain chez l'homme.
D'un côté, Diane, photographe, partie faire un reportage photo dans les Cévennes se retrouve bien malgré elle témoin d'une scène horrible et prise pour cible à son tour.
De l'autre, Rémi SDF, après avoir sauvé un homme qui se faisait agresser se rend compte qu'il est tombé dans un terrible piège. Il se retrouve avec 3 autres compagnons d'infortune dans une chasse à l'homme.
Courir. Sentir ses poumons prêts à exploser. Se relever. Entendre les chiens hurler. Ne jamais s'arrêter. Continuer malgré la souffrance. Y croire encore.
Diane et Rémi n'ont pas le choix. Courir à perdre haleine pour sa survie.
Je ne m'attendais pas à un récit comme ça mais j'ai beaucoup aimé.
J'ai été de tout coeur avec les victimes qui restent dignes jusqu'au bout. Rémi est particulièrement touchant et généreux. Quant aux traqueurs je les ai détestés. Ils représentent le pire de l'espèce humaine. Des gens qui ont trop d'argent et se prennent le grand frisson à traquer et tuer d'autres êtres vivants qui valent bien mieux qu'eux même si "ce ne sont que "des pauvres gens, SDF et sans papiers.

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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   02 mars 2017
Il découvre la soupe populaire, les Restos du Cœur auxquels il n'avait jamais daigné filer le moindre centime mais qui, sans rancune, lui donnent à bouffer.
Il découvre la déchéance, progressive, implacable. Qui le grignote, jour après jour.
Il découvre le regard des autres, féroce ou compatissant, posé sur lui, telle une insulte.
Insoutenable.
Il découvre l'indifférence de la foule, ces milliards de gens qui évitent seulement de le piétiner.
Ces gens dont il faisait partie, avant.
Il apprend la solitude au milieu des autres. La pire de toutes. La plus cruelle.
Il apprend à tendre la main, aux portières des bagnoles, aux passants dans le métro, aux voyageurs dans les gares. Il apprend combien ça fait mal.
Il apprend la belle étoile, le froid, la pluie, l'orage.
Pisser dans les caniveaux ou les jardinières. Ne pas se laver tous les jours, ne pas manger à tous les repas.
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YggdrasilaYggdrasila   13 août 2019
Mais les amis, les vrais, sont des perles rares. Rémy l’a appris à ses dépens.

Le dicton le dit bien, il faut être dans la merde pour les reconnaître à coup sûr. Là, aucun doute possible.
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YggdrasilaYggdrasila   13 août 2019
Il ne voyait pas la chose ainsi. Ses fantasmes se désagrègent, ses certitudes aussi. Il n’est plus certain d’avoir envie.

C’est le problème avec les fantasmes, d’ailleurs. Il vaut souvent mieux ne pas essayer de les réaliser.
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CrossroadsCrossroads   15 mars 2011
Gagner sa vie...Quelle curieuse expression ! songe Rémy .
Gagner de quoi s'offrir l'écran plasma dernier cri pour s'avachir le soir venu sur leur canapé pleine peau et recevoir leur intraveineuse de pub .
De quoi s'acheter un 4x4 ou une berline à crédit qu'ils exhiberont fierement le week-end .
De quoi équiper chaque membre de la tribu du portable qui fait appareil photo , baladeur , camescope , connexion internet , télévision . Et , accessoirement , sert à téléphoner .
Bref , de quoi s'endetter pour tout ce dont ils n'ont pas besoin , mais dont on les assure qu'ils ne peuvent se passer pour mener une vie normale .
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Midane83Midane83   12 septembre 2015
Courir; toujours plus vite. Plus loin. Fuir la mort qui plane au-dessus d'eux; oiseau de proie aux ailes gigantesques dont l'ombre les dévore déjà. Diane a choisi la fuite. D'instinct. Elle sait qu'ils sont derrière. Juste derrière. Avance minime, infime. Comme son espérance de vie, désormais. Pourtant, elle marche. Pourtant, elle veut vivre. Rémy avance. Avec le poids de la peur qui comprime son cœur. Le poids de la fatigue, comme un boulet enchaîné à ses jambes. Il devrait être ailleurs, en ce moment même. En compagnie de sa femme et de sa fille. Mais non, il est là, errant dans ces bois inhospitaliers, avec ces inconnus qui fuient comme lui. Il est devenu une proie. Rien qu'une proie. Il n'existe plus. Déjà mort. Alors, pourquoi a-t-il aussi peur? Le monde est ainsi fait, qui ne changera jamais. Les chasseurs d'un côté, les proies de l'autre.
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Karine Giebel sera en dédicace conférence à Bargemon le 11 Janvier 2014
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