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ISBN : 2265087661
Éditeur : Fleuve Editions (13/11/2008)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 520 notes)
Résumé :
Ils sont là. Ils approchent.
Aboiements. Tonnerre de sabots au galop…
La forêt est si profonde… Rien ne sert de crier.
C’est le plus dangereux des jeux. Le dernier tabou. Le gibier interdit…
Le hasard les a désignés. Diane aurait dû rester à l’hôtel, ce jour-là. Au mauvais endroit, au mauvais moment…Quant à Rémy le SDF, s’il a perdu tout espoir depuis longtemps, c’est la peur au ventre qu’il tente d’échapper à la traque.
Ils sont i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (143) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  17 juillet 2015
Noir, très noir. Karine Giébel signe là un roman sombre, qui met en évidence les aspects les plus abjects de l'humanité.
Deux récits parallèles, deux traques nauséabondes : mieux vaut avoir un mental de ravi de la crèche pour s'y plonger.
Que ce soit les quatre paumés, SDF ou sans papiers, qui se retrouvent gibiers d'une chasse à l'homme ou une jeune femme témoin involontaire d'une exécution sommaire presqu'accidentelle, l'instinct de survie est le même : fuir, malgré une issue quasi-certaine. pour retarder la douleur physique, la fin, sans pouvoir esquiver la souffrance morale, profonde, injuste et avilissante.
Les seules belles âmes sont les victimes ce qui renforce le sentiment de honte d'appartenir à la même espèce que ces fumiers. On est loin de la compassion, de la miséricorde. Les neurones miroir, qui existent chez bien des animaux ne sont pas partagés équitablement chez les humains.

L'écriture est extrêmement efficace, comme d'habitude chez Karine Giébel, mais plus insoutenable que dans ses polars où l'enquête permet de mettre à distance la noirceur des personnages, le temps de se creuser les méninges pour repérer les coupables.
Une seule issue, se promettre que le prochain livre ouvert sera une bluette ou un livre pour enfant de moins de 4 ans…
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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kuroineko
  10 novembre 2017
Giébel qui rime avec scalpel. Avec mortel. Avec criminel... Avec pimprenelle aussi mais là, ça n'éclaire pas mon propos.
Chiens de sang est un récit court, haletant, sombre et angoissant. L'humanité façon Karine ne prête pas à rêver. le roman multiplie les angles et les points de vue. Pour reprendre une expression cynégétique qui colle au sujet, le lecteur court deux lièvres en même temps.
Il y a Diane, photographe parisienne venue en Sologne pour un reportage. La Diane chasseresse n'est pas de mise ici et la jeune femme se retrouve à fuir pour sauver sa vie, témoin involontaire de ce qu'elle n'aurait pas dû voir.
Il y a Rémy SDF dans la capitale qui est débarqué dans un château cévénol. Non pour y mener la vie de, mais pour remplacer le renard, avec deux Tchétchènes et un Malien, dans une monstrueuse chasse à courre.
Le thème n'est certes pas nouveau et a déjà été utilisé en littérature comme au cinéma. Pour autant, Karine Giébel parvient à écrire dessus une intrigue qui ne sent pas le réchauffé. Ça palpite de vie et d'adrénaline. Même avec son court format, elle réussit à donner une profondeur à ses personnages en les inscrivant dans un vécu, avec ses bonheurs et, surtout, ses déboires.
En revanche, quelques petites choses m'ont parues maladroites et inutiles dans le cours du roman. Certaines introspections qui n'amènent rien et, au contraire, se posent comme un cheveu sur la soupe. J'avais déjà ressenti cela dans Les morsures de l'ombre, précédemment.
Ce léger bémol n'entame pas sérieusement l'équilibre du tout. Maîtresse Giébel s'impose, à juste titre, comme une des grandes plumes noires françaises. Elle fouille et fouaille les âmes et les coeurs des hommes pour en extirper une noirceur inquiétante et angoissante, les abjections les plus sordides. L'espoir, lui, est une denrée fort rare dans son univers.
Aucune ambiguïté : chez elle, on n'est pas chez les Bisounours!
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diablotin0
  26 juin 2016
Je termine ce livre essoufflée ! On court tout le long du livre, on court pour fuir, pour échapper à une mort certaine. Alors oui, on ne perd pas son temps, on avance sans poser le livre, sans reprendre un peu d'énergie . La construction du livre renforce ce rythme effréné puisque deux histoires en parallèle se succèdent, s'entremêlent se croisent.
Malgré la noirceur de ce roman et la mise en avant de l'homme dans ce qu'il a de plus mauvais, Karine Giebel nous fait reprendre confiance en l'humanité à travers Rémy et ses "compagnons" d'infortune.
Le fait que ce livre soit court (250 pages) ne permet pas d'approfondir la personnalité, la psychologie des personnages et c'est vrai qu'il y avait pourtant matière !!! mais en même temps, si Karine Giebel avait opté pour un format plus dense, cela aurait sans doute nuit à la pression qui ne nous lâche pas une seconde. Cette impression de rapidité tient également à ce petit format. Une fois de plus, je suis donc conquise par vous Madame Giebel ! Merci
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Annette55
  14 février 2015
C'est mon premier livre de Karine Giebel et je n'ai pas l'habitude de lire des thrillers, d'où une critique peut- être naïve......"Les chasseurs d'un côté ,les proies de l'autre" voilà comment on pourrait résumer cet ouvrage ou encore" Un meurtrier dénué de remords ressemble à s'y méprendre à un innocent".....
Et d'abord qu'ont en commun, Rémy un SDF,ancien ingénieur se retrouvant à la rue à cause d'une faute que son épouse ne lui a pas pardonné? Une journaliste,Diane,qui se trouve dans la forêt de Sologne, au mauvais endroit, à un mauvais moment ? En raison d'une rupture douloureuse impossible à oublier qu'elle se remémore sans cesse? Et trois clandestins: un malien loin de son aimée: Salimata et deux tchétchènes " invités" dans une magnifique demeure?
Une marche forcée dans la forêt Solognote entrecoupée de Landes, de tourbières, d'étangs, de piéges redoutables, d'arbres, tantôt des chênes, des charmes, des châtaigniers, tantôt des pins.....à perte de vue.
Je n'en dévoilerai pas plus, les deux traques débutent au même moment, les phrases sont courtes, un mot, deux mots, trois mots, des questions,des secrets, des concerts d'aboiements,la peur, le souffle qui manque, les grondements de l'orage, les chasseurs, les hennissements , les brûlures,les blessures.....les coups de feu....la plume est rapide et efficace, le rythme est soutenu, il n'y a ni longueurs ni mots de trop.....
C'est un roman mené de main de maitre palpitant, haletant, une chasse à l'homme....le poids de la peur qui comprime le coeur , courir, courir, vite, toujours plus vite, on est happé, complétement pris, emporté au sein de ces deux histoires la fin est ....surprenante...." On compare parfois la cruauté de l'homme à celle des fauves, c'est faire injure à ces derniers".....
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tousleslivres
  29 juin 2015
Pourquoi 7/10 alors que toutes les autres lecture de Karine Giebel sont des coup de coeur... et bien parce que celle-ci ne m'a pas totalement convaincue. En effet, deux histoire similaires parallèlement dépeinte ici ne m'ont pas emportée comme les autres romans du même auteur.
Diana, phonographe, 31 ans, son mec l'a plaqué, son chien est mort, elle n'a plu que son travail dans la vie. Diane est témoin d'un meurtre perpétré par deux chasseurs. En effet elle était dans la foret, dans les Cévennes, tôt le matin pour faire quelques photos quand elle est témoin du meurtre d'un Hermite, un homme qui vit seul dans uns cabane au beau milieu des bois.
Rémy 36 ans, clodo. Un château entouré d'une foret en Sologne. La foret dans laquelle il s'y passe des choses étranges. Pourtant Rémy avait tout pour être heureux, mari comblé, papa gâteau, ingénieur d'un PME. Un joli pavillon en banlieue de Lyon, des amis, une belle voiture, un chien de race, chaque hiver une semaine au ski dans une station huppée, chaque été une semaine en Espagne au bord des plus belles plages. Jusqu'au jour où il a fait une énorme connerie, la connerie de sa vie : il a couché avec la femme du patron. Il a tout perdu, son job, sa femme qui ne lui a pas pardonné, même après 10 ans... le voilà SDF, c'est aller tellement vite qu'il n'a pas eu le temps de comprendre.
Il vont tous les deux être pris en chasse par des chasseurs d'un nouveau genre, une chasse à l'homme !!! dans deux forets différentes, deux course poursuite pour sauver sa peau. Rémy n'est pas seul, il est accompagné par d'autres hommes, comme lui qui n'ont plu rien à perdre, ils sont ou sans papiers ou en cavales. Les chasseurs sont là la chasse et pour rien d 'autre, ils sont payer pour avoir ce droit !!!
L'auteur, Karine Giebel nous dépeint, ici, un thriller assez noir qui se passe entièrement dans les bois, deux chasse à l'homme haletantes. Un petit livre qui se lit très vite, digne d'un nouvelle, un petit thriller pour passer un bon moment, mais pas forcément du très grand Karine Giebel comme j'en ai déjà lu...
Lien : http://tousleslivres.canalbl..
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   02 mars 2017
Il découvre la soupe populaire, les Restos du Cœur auxquels il n'avait jamais daigné filer le moindre centime mais qui, sans rancune, lui donnent à bouffer.
Il découvre la déchéance, progressive, implacable. Qui le grignote, jour après jour.
Il découvre le regard des autres, féroce ou compatissant, posé sur lui, telle une insulte.
Insoutenable.
Il découvre l'indifférence de la foule, ces milliards de gens qui évitent seulement de le piétiner.
Ces gens dont il faisait partie, avant.
Il apprend la solitude au milieu des autres. La pire de toutes. La plus cruelle.
Il apprend à tendre la main, aux portières des bagnoles, aux passants dans le métro, aux voyageurs dans les gares. Il apprend combien ça fait mal.
Il apprend la belle étoile, le froid, la pluie, l'orage.
Pisser dans les caniveaux ou les jardinières. Ne pas se laver tous les jours, ne pas manger à tous les repas.
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CrossroadsCrossroads   15 mars 2011
Gagner sa vie...Quelle curieuse expression ! songe Rémy .
Gagner de quoi s'offrir l'écran plasma dernier cri pour s'avachir le soir venu sur leur canapé pleine peau et recevoir leur intraveineuse de pub .
De quoi s'acheter un 4x4 ou une berline à crédit qu'ils exhiberont fierement le week-end .
De quoi équiper chaque membre de la tribu du portable qui fait appareil photo , baladeur , camescope , connexion internet , télévision . Et , accessoirement , sert à téléphoner .
Bref , de quoi s'endetter pour tout ce dont ils n'ont pas besoin , mais dont on les assure qu'ils ne peuvent se passer pour mener une vie normale .
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Midane83Midane83   12 septembre 2015
Courir; toujours plus vite. Plus loin. Fuir la mort qui plane au-dessus d'eux; oiseau de proie aux ailes gigantesques dont l'ombre les dévore déjà. Diane a choisi la fuite. D'instinct. Elle sait qu'ils sont derrière. Juste derrière. Avance minime, infime. Comme son espérance de vie, désormais. Pourtant, elle marche. Pourtant, elle veut vivre. Rémy avance. Avec le poids de la peur qui comprime son cœur. Le poids de la fatigue, comme un boulet enchaîné à ses jambes. Il devrait être ailleurs, en ce moment même. En compagnie de sa femme et de sa fille. Mais non, il est là, errant dans ces bois inhospitaliers, avec ces inconnus qui fuient comme lui. Il est devenu une proie. Rien qu'une proie. Il n'existe plus. Déjà mort. Alors, pourquoi a-t-il aussi peur? Le monde est ainsi fait, qui ne changera jamais. Les chasseurs d'un côté, les proies de l'autre.
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Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   02 octobre 2017
Soudain, la brise légère leur chuchote un bruit familier. Celui des chiens qui hurlent.
Ils ne sont jamais très loin.
Ils ne sont jamais à l'abri.
Sauf que maintenant, ils sont armés eux aussi.
Un flingue pour trois. Cinq balles pour trois vies.
C'est mince, mais ça les réconforte un peu.
Et puis, il y a l'amitié qui se noue entre eux. Ils ne se connaissent pas, pourtant. Mais les circonstances accélèrent les choses.
Devenir frères d'armes, ça tisse les liens. Lutter contre un ennemi commun, ça gomme les différences.
+ Lire la suite
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ladesiderienneladesiderienne   03 mars 2017
Ils ne sont jamais à l'abri.
Sauf que maintenant, ils sont armés eux aussi.
Un flingue pour trois. Cinq balles pour trois vies.
C'est mince, mais ça les réconforte un peu.
Et puis il y a l'amitié qui se noue entre eux. Ils ne se connaissent pas, pourtant. Mais les circonstances accélèrent les choses.
Devenir frères d'armes, ça tisse des liens. Lutter contre un ennemi commun, ça gomme les différences.
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Videos de Karine Giebel (45) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karine Giebel
Deux jumelles, une meurtrière? le crime impuni le reste-t-il longtemps ?
Alice a éliminé sa jumelle, Célia Envieuse de la vie parfaite de sa soeur, elle va enfin pouvoir prendre sa place. Mais Alice va apprendre à ses dépens qu'il faut toujours se méfier des apparences.
Sans mon ombre, d'Edmonde Permingeat
Dans la lignée de Michel Bussi et Karine Giébel, Edmonde Permingeat s?affirme comme une personnalité majeure dans le suspense. Une personnalité avec laquelle il faudra compter.
http://www.editionsarchipel.com/livre/sans-mon-ombre/
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