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Adolphe Loève-Veimars (Traducteur)José Lambert (Préfacier, etc.)
ISBN : 2080703307
Éditeur : Flammarion (24/08/1993)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 157 notes)
Résumé :
Ce volume contient : Sur Hoffmann et les compositions fantastiques par Walter Scott, Le Majorat, Le Sanctus, Salvator Rosa, La Vie d'Artiste, Le Violon de Crémone, Marino Falieri, Le Bonheur au jeu.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
dbacquet
  29 avril 2012
Les contes d'hoffmann ont, malgré un lyrisme profond et un amour de l'art qui les élève, des accents sombres et inquiétants : ils peignent les vices et les tourments de l'âme humaine et l'on croit y déceler parfois les yeux étincelants d'un démon. Ils sont à l'instar d'une tragédie grecque truffés de prémonitions fatales et de rêves sanglants. Des spectres errent au milieu des débris, des couloirs d'un vieux château féodal, isolé sur une terre inhospitalière, au bord d'une mer qui mugit. Au milieu des masques de la pantomime des courtisans émaciés et grimaçants ne sont plus que colère et avarice. Hoffmann y met en scène des êtres difformes qui ressemblent à des insectes, des monstres de foire, des aventuriers sanguinaires, des femmes bavardes et cruelles, des mendiantes et des sorcières. Et quand deux amants s'aiment d'un amour absolu, il n' y a que la mort pour les réunir. Hoffmann a été souvent qualifié par ses contemporains de génie bizarre, faisant de son inspiration une sorte d'idéal contrastant avec les tristes vicissitudes de son existence. La traduction de Loève-Veimars fit en France la fortune de ces contes, qui frappèrent alors par leur singularité et leur modernité, leur richesse d'évocation et leur grande qualité musicale, emportant l'adhésion de Gautier, Nerval, Sand et de Baudelaire.
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dbacquet
  20 mai 2012
" L'inventeur, ou du moins le premier auteur célèbre qui ait introduit dans sa composition le FANTASTIQUE ou le grotesque surnaturel, était si près d'un véritable état de folie qu'il tremblait devant les fantômes de ses ouvrages. " C'est ainsi que Walter Scott présenta son contemporain et peut-être rival, tant il est vrai que celui-ci aimait, dans ses contes, qui avaient lancé alors une véritable mode, jouer avec le surnaturel et les peurs qu'il suscite. On y croise non seulement des revenants, des esprtis qui rôdent la nuit, ou qui sortent des souterrains, comme dans un roman noir, mais aussi parfois le diable, sous la forme d'un personnage grotesque et ricanant, Hoffmann ajoutant la satire au drame. Des visions s'accompagnent d'une profonde mélancolie et des troubles de l'esprit. Mais Hoffmann avait aussi un goût quasi mystique pour l'art, la peinture et la musique qu'il pratiquait également, et aimait donner pour cadre à ses anecdotes et récits les villes et les paysages, aux couleurs plus douces et plus chaudes, de l'Italie, et c'est souvent que l'amour y triomphe, après maints combats et péripéties, des forces les plus obscures.
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polarjazz
  30 janvier 2016
Hoffmann convoque les esprits d'Ossian, les spectres, le sphinx, un charlatan et d'autres mythes universels.
Et le basilic, herbe aromatique que j'utilise en cuisine et qui, ici est un animal mythique (souvent représenté par un petit reptile).
C'est une belle écriture, le fantastique est omniprésent. Ma seule réserve est la narration. J'ai du mal avec les témoins et le style indirecte.
Le conte que je préfère est "le vase d'or.
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LeManegeDePsylook
  25 juin 2013
Je me suis décidée à lire ce livre parce que je trouvais que cette lecture allait de paire avec le premier livre de contes fantastiques que j'ai chroniqué pour ce mois de juin: le Roi des Chats. Malheureusement, contrairement à ma précédente lecture, celle-ci est loin de m'avoir enchanté. Les histoires sont relativement sympathiques, mais le style littéraire de l'auteur, beaucoup trop ampoulé à mon goût et ne convenant que moyennement à ce genre de contes fantastiques, m'a grandement ralenti dans l'avancée de ma lecture, au point que les dernières pages ont été difficiles à terminer.
Parmi les 4 contes, mon préféré est sûrement le premier: L'homme au sable. Je l'ai trouvé relativement conforme à ce que j'attendais de ce livre: un peu sombre, parfois angoissant, entrainant le personnage principal -et par la même occasion le lecteur- à travers son obsession, sombrant jusqu'à la folie. Si ce livre est à lire, c'est pour cette histoire.
Le second à m'avoir relativement plu est le dernier: Maître Martin. Et pourtant, c'est celui qui m'a donné le plus de fil à retordre: je me suis endormie plusieurs fois, et cet après-midi, je préférais même faire autre chose que d'en terminer les 10 dernières pages. Ce qui m'a dérouté, c'est qu'il ne contenait rien de fantastique, à part une vague prédiction -qui pouvait être interprété n'importe comment. de plus, le déroulement de l'histoire était pour beaucoup prévisible;: finalement, c'était quand même assez décevant.
Le troisième en terme de préférence était le second conte: Bonheur au jeu. C'est quand même loin d'être une réussite à mes yeux, je n'ai pas accroché. le thème en est l'attrait du jeu, son addiction et les conséquences que cela engendre dans la majorité des cas. C'est une thématique et une atmosphère que je n'aime pas du tout. C'est un monde que je connais trop bien pour l'avoir côtoyé de trop près, en tant que spectatrice; un monde que je ne comprends pas et qui ne m'a jamais attiré.
Quant à la Cour d'Artus, je n'ai pas aimé. C'est le conte le plus court des trois et le moins intéressant de mon point de vue, même si, finalement, j'ai bien apprécié la fin, ça n'a pas suffit à le remonter dans mon estime. Au milieu, il est trop lent et on n'a l'impression que les personnages restent aussi figés que les personnages du tableau du conte.
Bref, vous l'aurez compris, une lecture plutôt décevante.
Lien : http://psylook.kimengumi.fr/..
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Notos
  28 octobre 2013
D'une écriture hallucinée et inspirante, ces contes semblent être faits de la substance même des récits populaires et opaques qui nous fascinent et nous échappent à la fois. Paradoxes délicieux entre symbolisme et candeur, simplicité et fantaisie, pittoresque et intemporel, ils nous frappent notre imagination comme ils ont frappé celle de nombreux auteurs et artistes européens du XIXème siècle, notamment Nodier, Gauthier, Nerval, Andersen, Pouchkine...
Sans conteste, l'un des plus grands monuments de l'univers du conte.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   05 février 2015
Je tressaillis, et je tombai sur le parquet, violemment terrassé par une horreur puissante. Coppelius me saisit alors. - Un petit animal ! un petit animal ! dit-il en grinçant affreusement des dents. A ces mots, il me jeta sur le fourneau dont la flamme brûlait déjà mes cheveux. - Maintenant, s'écria-t-il, nous avons des yeux, - des yeux, _ une belle paire d'yeux d'enfant ! Et il prit de ses mains dans le foyer une poignée de charbons en feu qu'il se disposait à me jeter au visage lorsque mon père lui cria les mains jointes : - Maître : maître ! laisse les yeux de mon Nathanaël.
Coppelius se mit à rire d'une façon bruyante. - Que l'enfant garde donc ses yeux, et qu'il fasse son pensum dans le monde ; mais, puisque le voilà, il faut que nous observions bien attentivement le mécanisme des pieds et des mains.
Ses doigts s'appesantirent alors si lourdement sur moi, que toutes les jointures de mes membres en craquèrent, et il me fit tourner les mains, puis les pieds, tantôt d'une façon, tantôt d'une autre. - Cela ne joue pas bien partout ! cela était bien comme cela était ! Le vieux de là-haut a parfaitement compris cela !

L'homme au sable
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PessoaPessoa   17 juin 2011
Je me trouvai donc seul dans la haute et vaste salle. La neige avait cessé de tomber, la tempête de mugir, et le disque de la lune brillait à travers les larges fenêtres cintrées, et éclairait d’une manière magique tous les sombres recoins de cette singulière construction, où ne pouvait pas pénétrer la clarté de ma bougie et celle du foyer. Comme on le voit souvent dans les vieux châteaux, les murailles et le plafond de la salle étaient décorés, à l’ancienne manière, de peintures fantastiques et d’arabesques dorés. Au milieu de grands tableaux, représentant des chasses aux loups et aux ours, s’avançaient en relief des figures d’hommes et d’animaux, découpées en bois, et peintes de diverses couleurs, auxquelles le reflet du feu et celui de la lune donnaient une singulière vérité. Entre les tableaux, on avait placé les portraits de grandeur naturelle des anciens barons en costume de chasse.
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MusardiseMusardise   05 février 2015
Nathanaël aperçut alors sur le parquet une paire d'yeux sanglants qui le regardaient fixement. Spalanzani les saisit et les lui lança si vivement qu'ils vinrent frapper sa poitrine. Le délire le saisit alors et confondit toutes ses pensées. - Hui, hui, hui... s'écria-t-il en pirouettant. Tourne, tourne, cercle de feu !... tourne, belle poupée de bois... Allons, valsons gaiement !... gaiement belle poupée !...

L'homme au sable
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genougenou   18 août 2015
Un bruit assourdissant, le cri répété: «Le théâtre commence !» me tirèrent du doux sommeil dans lequel j’étais tombé. Les basses murmuraient de concert, – un coup de timbales, – un accord de trompettes, un ut échappé lentement d’un hautbois, – les violons qui s’accordent : je me frotte les yeux. Le diable se serait-il joué de moi dans mon enivrement ? Non, je me trouve
dans la chambre de l’hôtel où je suis descendu hier, à demi-rompu. Précisément au-dessus de mon nez, pend le cordon rouge de la sonnette. Je le tire avec violence. Un garçon paraît.
– Mais, au nom du ciel, que signifie cette musique confuse, si près de moi? va-t-on donner un concert dans la maison ?
( Don Juan)
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LSHLSH   13 septembre 2008
Extrait de : Maître Martin (encore nommé : Le Tonnelier de Nuremberg.) : En travaillant au portrait de Rosa, mon coeur était redevenu calme ; j'avais satisfait en peintre une passion de peintre. Ce misérable état de tonnelier me semblait odieux, et, lorsque la vie réelle se trouve si proche, que je me vis à la veille de m'affubler d'un mariage et d'une maîtrise, je crus que j'allais entrer dans un cachot et me faire garrotter tout le reste de ma vie. Comment la vierge céleste que je porte en mon coeur peut-elle devenir ma femme ? Non ! Elle doit éternellement briller de la jeunesse, de la grâce et de la beauté que mon imagination lui a départies. Ah ! que mes désirs sont impatients ! Comment pourrais-je renoncer à mon art divin ? Bientôt je me baignerai de nouveau dans ton atmosphère embrasée, magnifique pays, patrie de tous les arts !
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Videos de Ernst Thedor Amadeus Hoffmann (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ernst Thedor Amadeus Hoffmann
Bande annonce du film Casse noisette, adaptation du roman d' Ernst Thedor Amadeus Hoffmann
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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